Des armes ont été saisies pour défaut d’autorisation légale. Interview du commissaire principal de police.
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IMEI OBLIGATOIRE : Les téléphones sans identification valide encore en masse sur le marché
Malgré le compte à rebours, le combat est loin d’être gagné. Des téléphones sans numéro d’identification (IMEI), se trouvent encore dans plusieurs boutiques malgré l’approche du délai d’expiration de leur autorisation de vente.
«Nous vendons des téléphones sous licence et des copies et nous continuons à le faire. Il est sûr que ces appareils n’ont pas d’IMEI valides », confie une vendeuse d’une boutique spécialisée à Behoririka. Son cas n’est pas isolé dans les échoppes voisines, mais également pour le cas de certains marchands à Analakely.
Et pourtant, l’Autorité de régulation des technologies et de communication (ARTEC), avait déjà prévenu. « À partir du 30 juin 2019, ces téléphones sans identification valide ne peuvent plus être utilisés sur les réseaux des opérations », réitère Laurent Rakotomanga, directeur de l’homologation et du contrôle technique au sein de l’agence de régulation des télécommunications. Et l’importation de téléphones sans IMEI valides est interdite depuis le début de l’année 2018.
L’ARTEC avait expliqué sa décision par un souci de sécurité du public et pour l’amélioration du service proposé aux usagers. Elle évoque des problèmes de santé provoqués par les téléphones contrefaits, mais également des éventuelles perturbations des télécommunications pouvant dégrader la qualité de service des réseaux.
L’échéance expirera ainsi d’ici à quatre mois alors que le marché reste encore inondé d’appareils prochainement non-utilisables sur les réseaux de téléphonie. Déjà, l’aspect concernant la régularité de certaines boutiques spécialisées semble se poser. « Notre patron ne veut pas nous parler davantage sur notre magasin. Et quand on évoque l’aspect réglementaire de notre boutique, il monte le ton », confie une vendeuse de l’une des échoppes. Il existe pourtant une liste de magasins et importateurs agréés par l’ARTEC, qui proposent des produits conformes à la loi.
Force est de constater que la plupart des vendeurs de téléphones, dans les boutiques à Behoririka, sollicités refusent de s’exprimer sur la conformité de leurs commerces par rapport à la liste établie par l’agence de régulation. « Il y avait encore eu un arrivage de nouveaux produits la semaine dernière» confie une vendeuse dans un centre commercial à Analakely, indiquant ne pas connaître l’origine des produits. Or, la menace de saisie des produits non-conformes auprès de la douane plane sur les importateurs de téléphones non-réglementaires sans autorisation.
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CHARBON BOIS PRÉCIEUX
L’initiative d’interdire toute exploitation, coupe et l’exportation de bois précieux est une étape plus que louable dans la lutte contre la déforestation et les trafics en tout genre. En outre l’arrestation musclée d’une personne recherchée dans le trafic de bois de rose a fait grand bruit cette semaine, un signal fort donc qui devrait permettre de donner la crédibilité nécessaire au Gouvernement.
Mais cette démarche, n’est pour le moment qu’une goutte dans l’océan. En zone rurale, loin des salons feutrés des trafiquants exportateurs de bois précieux et des médias, quand Rakoto ou Rabe a faim, et bien il a faim… Donc textes de lois, parcs nationaux, sont le cadet de ses soucis, s’il doit produire du charbon pour se nourrir lui et les siens, et bien il coupera ce qu’il trouvera sur son chemin, y compris palissandre, bois d’ébène, ou bois de rose. Cela ne l’excuse définitivement en rien, mais si les besoins primaires ne sont pas assouvis, n’allez pas lui jeter la première pierre. On peut cependant au moins reconnaître à Rakoto ou Rabe, qu’il n’en tire pas grand bénéfice, car l’exportation n’est clairement pas dans son plan…
En outre, on n’aura cesse de le répéter, la pression du bois énergie est telle (+90% de la consommation), que sans alternative durable et socialement acceptée par le pouvoir d’achat des ménages, la destruction des forêts continuera… Donc un grand bravo pour l’arrêt de l’exportation, une décision rapide démontrant la volonté de la prise en main du problème à bras-le-corps, mais par exemple nous conseillerons de pousser parallèlement le développement rapide de l’agriculture et de l’élevage, car « Ventre affamé n’a point d’oreilles » …
En attendant, le charbon bois précieux devrait toujours se trouver sur certains étals…

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LOGEMENT : Des droits et des obligations réciproques pour les locataires et les bailleurs
Entre un locataire et un propriétaire, les relations se doivent d’être toujours cordiales et courtoises. Ce qui n’est pas toujours facile dans la mesure où celles-ci concernent un bien et de l’argent. Elles peuvent pourtant être sereines et de nombreux malentendus peuvent être évités si chaque partie connaît et respecte ses droits et ses obligations. Quelques points à savoir.
Le contenu du contrat de bail d’habitation
Le contrat de bail d’habitation est le fondement des droits et obligations des deux parties co-contractantes. Le contrat comprend des mentions obligatoires et facultatives. « En principe, le contrat de bail d’habitation doit avoir un objet et mentionner le prix du loyer à payer, la durée de la location ainsi que les modalités de révision du prix », explique Francis Ralay, avocat et juriste. Dans la pratique, le fokontany vise le contrat d’habitation. « À part le prix du loyer, figure également dans le document le délai de paiement chaque mois, les réparations à effectuer par le locataire ou sur le compte du bailleurs ainsi que les conditions dans lesquelles le locataire quittera les lieux, » explique Fara Harisoa Razafimahazo, Adjoint d’un chef de Fokontany.
La réparation des équipements
La réparation des équipements à la disposition des locataires est à leur charge durant la période de location. « Le locataire est tenue de réparer les outils à leur usage, tels que les robinets, les ampoules, les vitres cassées même si le texte ne clarifie pas les détails. À cela s’ajoute les charges communales et la voirie », indique Francis Ralay. Les charges locatives doivent être détaillées par écrit lors de conclusion du contrat dans la mesure où les accords verbaux peuvent souvent conduire à des malentendus entre le locataire et son bailleur. « Les constructions ou les réparations des grands travaux, comme la construction d’un mur de soutènement, sont par contre à la charge du bailleur » poursuit-il.
La fixation du loyer
Des locataires se plaignent souvent de devoir payer plus que ce qui a été prévu à la conclusion du contrat. Un propriétaire réplique que « le montant des loyers n’augmente pas toujours » mais qu’ils sont parfois tenus d’effectuer des changements « par rapport à l’inflation et par rapport aux réparations à faire pour que le bien ne perde pas de la valeur ».
Un juriste explique néanmoins que les loyers, aussi bien la fixation des prix que leur révision doivent respecter certaines règles. Ainsi, le loyer est fixé selon que l’immeuble est nouvellement construit ou est déjà ancien. Le prix, souligne le juriste, est à l’appréciation du bailleur pendant les cinq ans qui suivent la construction même si le preneur peut le négocier. Au-delà de cinq ans, la fixation du prix suit la clause d’indexation des prix, selon nombre de portes, d’étages ou de fenêtres, selon que le local se trouve au premier plan ou au deuxième plan, mais aussi selon son accessibilité et sa localisation par rapport au centre-ville. Le paiement initial peut également comprendre une caution qui sera remboursée à l’expiration du contrat, sauf si des dégâts considérables sont constatés.
L’augmentation des loyers
La loi prévoit également des conditions pour l’augmentation du loyer. Une majoration illicite et abusive, comme l’exigence de charges non prévues, est passible de sanctions pouvant aller d’une simple amende à une peine d’emprisonnement de 1 à 6 mois, rappelle Francis Ralay.
Le règlement des différends
En cas de mésentente lors de l’exécution du contrat, le règlement se fait souvent à l’amiable en vue de trouver un terrain d’entente entre les parties. Les discussions se font au niveau du fokontany dont le chef rédige un procès-verbal (PV) signé avec la mention – Lu et approuvé – par les deux parties. « Passer par le Fokontany est nécessaire pour avoir l’aval du chef fokontany et pour avoir un acte authentifié » explique Fara Harisoa Razafimahazo.
Au moment où le recours amiable est épuisé, il faut constater le manquement par voie d’huissier à travers une lettre de mise en demeure avec obligation de payer si le différend porte sur le paiement du loyer. L’exploit d’un huissier constitue une preuve devant le tribunal. Un délai de grâce peut être accordé au profit du preneur. Dans le cadre d’un bail d’habitation, le Fokontany est l’organe le plus consulté au niveau local. Fara Harisoa Razafimahazo, Adjoint d’un chef fokontany affirme que les autorités locales du fokontany reçoivent chaque année quatre à cinq cas de doléances de non paiement de loyer.
L’expulsion et le renvoi en bail d’habitation
Dans un contrat de bail, la résiliation doit toujours respecter quelques conditions. Le propriétaire comme le locataire peuvent interrompre le contrat à tout moment, et celui qui veut le faire doit donner congé à l’autre partie. Si le propriétaire veut mettre fin au contrat, il doit toujours en aviser son locataire et respecter un délai de préavis de trois mois. Il doit également motiver le « renvoi » qui peut être dû au non paiement de loyer, à la vétusté de l’immeuble ou qui peut tout simplement être son droit de reprise. Si le souhait de rompre le contrat vient du locataire, le congé peut être donné un mois avant le départ.
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HOMMAGE : La question du fokonolona de Ratsimandrava reste d’actualité
Quarante-quatre ans après son assassinat, le Colonel Richard Ratsimandrava continue d’inspirer les politiciens malgaches avec sa théorie basée sur le fokonolona.
11 février 1975-11 février 2019. Il y a 44 ans, le Colonel Richard Ratsimandrava tombe sous les balles d’un commando lors d’une embuscade à Ambohijatovo Ambony. Il venait, six jours plus tôt, de recevoir les pleins pouvoirs des mains du général Ramanantsoa pour diriger le pays. Avant cela, l’officier supérieur était ministre de l’Intérieur du gouvernement de transition et s’était fait connaître, entre autres, par son émission radiodiffusé « Alaolana » où il avait mis en avant sa théorie basée sur le « fokonolona ».
L’idée est d’unir dans leur attachement et leurs engagements à la communauté les membres d’une société aux origines, aux religions, aux races et eux ethnies pourtant diverses. La théorie, aujourd’hui, est loi d’être démodée : de nombreux hommes politiques la reprennent, l’adaptent à leur sauce et la proposent aux électeurs.
A la dernière élection présidentielle, pas moins de deux candidats ont repris le thème fokonolona dans leur campagne. Ny Rado Rafalimanana, l’un d’entre eux, s’est même prévalu de s’inspirer de la théorie de l’ancien chef de l’État. Son « vatoeka », a-t-il déclaré, n’est pas un nouveau projet. Mais s’il affirme ne pas copier celui du défunt chef de l’État, il dit vouloir poursuivre un programme « oublié et méconnu de la plupart des Malgaches ».
Le candidat Zafimahaleo Rasolofondraosolo, alias Dama, a lui aussi beaucoup insisté sur le concept du « fokonolona » comme base du développement pendant la campagne électorale. « Le ‘fokonolona’ est le berceau de notre République », estime-t-il.
Le parti politique Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN) d’Edgard Razafindravahy n’a pas participé à la présidentielle, mais le concept de la refondation qu’il prône mise sur l’idéal de Richard Ratsimandrava de diriger l’État par la base « le fokonolona ». Les jeunes du parti suivent des formations théorique et pratique afin de poursuivre et d’adapter ce concept initié par l’ancien chef de l’État.
Haja Rasamimanana, fondateur de l’ONG « Exprimez-vous ! », œuvrant pour la promotion de la jeunesse et l’éducation citoyenne, disait en avril 2018 que si « nous voulons ériger une société prospère, il faut se pencher d’abord sur nos racines ». Et les racines, pour lui, c’est bien le concept de « fokonolona » encore une fois, la communauté. « La démocratie occidentale ne correspond pas à notre culture, ce qui rend les débats actuels difficiles », pense-t-il.





