Catégorie : À la une

  • MAUVAISE GOUVERNANCE : Une centaine de milliards d’ariary de deniers publics disparus en dix ans

    MAUVAISE GOUVERNANCE : Une centaine de milliards d’ariary de deniers publics disparus en dix ans

    Le Contrôle de discipline du budget financier (CDBF) établit des infractions coûteuses pour les contribuables dans la gestion des derniers publics.

    Des chiffres qui interpellent. Julliard Rakotomalala, directeur de la prévention du Contrôle de discipline du budget financier (CDBF) a dévoilé la disparition de près d’une centaine de milliards d’ariary de deniers publics ces dix dernières années, lors d’une conférence mercredi à Anosy. Il s’agit d’une tendance d’une disparition d’une dizaine de milliards d’ariary chaque année.

    Ces chiffres sont obtenus grâce aux dossiers de saisine enregistrés auprès de l’autorité administrative pour le contrôle des finances publiques. Il s’agit des dossiers de saisine enregistrés, le nombre de dossier en cours d’instruction et le nombre de décisions rendues par le Conseil du CDBF, organisme compétent pour examiner les fautes de gestion et pour prononcer les sanctions.

    Dans cette liste, les maires et les directeurs généraux des ministères se trouvent en première ligne des personnes impliquées dans lesdits dossiers avec 31% des cas enregistrés. 13% concernent les personnes responsables des marchés publics et autant de cas pour les cadres supérieurs des ministères et organes étatiques.

    La fausse certification de service figure en tête de liste des infractions constatées, avec 49% des cas enregistrés. 18% des dossiers concernent la violation et l’omission d’application des prescriptions des marchés publics, tandis que 15% des cas sont liés à la soustraction frauduleuse de deniers publics.

    « Le détournement de fonds est l’une des principales causes qui entraînent cette perte des deniers publics », explique Nicole Ravelonjanahary, directeur de la coordination interne auprès du ministère des Finances et du budget. « Mais le manque de vulgarisation des informations claires sur les dépenses pour le grand public, en constitue une autre», poursuit-elle.

    Des failles sont constatées au niveau de l’utilisation des ressources comme c’est le cas de la faible gestion des investissements et la faible production des services publics. Or, « chaque ariary dépensé par l’État doit fournir un service pour les Malgaches », rappelle Nicole Ravelonjanahary.

    Des initiatives pour améliorer la gestion des finances publiques sont avancées par le CDBF, qui examine aussi les fautes tout en donnant des sanctions. Un paiement d’une amende qui s’élève à trois millions ariary jusqu’à 30 millions d’ariary sera imposé pour ceux qui sont sanctionnés.

    La mise en place d’un outil d’autoévaluation de la performance de la gestion des finances publiques (PEFA) est aussi avancée. « C’est un concept (…) qui permet de fournir une efficacité des services et d’assurer une meilleure allocation des ressources », explique Nicole Ravelonjanahary.

  • Lalaina Danielle de BLESSday, une société organisatrice d’évènementiels

    Lalaina Danielle de BLESSday, une société organisatrice d’évènementiels

    Mino ANDRIAMIJORO, Brand Ambassador de www.2424.mg, organisateur de StartupDating , a invité quelques startups à venir présenter leurs entreprises respectives. Aujourd’hui, nous accueillons Lalaina Danielle de BLESSday, une société organisatrice d’évènementiels.

  • FESTIVAL MONDIAL DES LÉMURIENS

    FESTIVAL MONDIAL DES LÉMURIENS

    Protégéons nos forêts ! On ne le répètera jamais assez chez www.2424.mg ! Le « FESTIVAL MONDIAL DES LÉMURIENS » a pour objectif de sensibiliser à la protection de ces primates et de leur environnement, en vue d’obtenir la création d’une « JOURNÉE MONDIALE POUR LES LÉMURIENS ». Une très belle initiative !

  • Huit cas confirmés de peste à Madagascar

    Huit cas confirmés de peste à Madagascar

    Le ministère de la Santé publique évoque huit cas confirmés de peste dans son communiqué du vendredi. Le laboratoire central de peste recense trois personnes décédées à cause de la peste pulmonaire depuis le 1er août. Il fait état de cinq cas de peste bubonique dont un décédé depuis le 1er août. Si deux individus touchés sont guéris, deux autres suivent encore un traitement médical selon le ministère. Ankazobe, Ambalavao, Miarinarivo et Ambatofinandrahina sont les zones identifiées comme étant impactées par la peste.

    La semaine dernière, le nombre de cas confirmés de peste était de six. Le premier cas de peste bubonique a été confirmé le 19 août du côté d’Ankazobe. Le deuxième cas de peste bubonique a été rapporté le 25 août, toujours dans le même district. Le patient atteint de peste pulmonaire a été notifié le 04 septembre à Ambalavao. Celui-ci n’a pas survécu à la maladie.

  • PORTRAIT : RICHARD RASOLOFOMANA, FABRICANT DE PAVÉ

    PORTRAIT : RICHARD RASOLOFOMANA, FABRICANT DE PAVÉ

    Monsieur Richard RASOLOFOMANA est un artisan spécialisé dans les pavés depuis quelques années maintenant. Il a créé son entreprise, et son message est beau et plein de bon sens ! Écoutez le !

  • TAMBOHO SUITES

    TAMBOHO SUITES

    Visite guidée de TAMBOHO SUITES. Nous avons eu le plaisir de découvrir ce nouveau concept d’hôtel en plein centre ville d’Antananarivo. Modernité, design, services offerts, les promoteurs ont visé l’excellence. Chez www.2424.mg, on adhère sans réserve aucune ! Le secteur privé moteur du développement de Madagascar, encore un bel exemple, bravo aux promoteurs !

  • FOOTBALL-ÉLIMINATOIRE CAN 2019 : Un match décisif dans des conditions peu reluisantes pour les Barea à Vontovorona

    FOOTBALL-ÉLIMINATOIRE CAN 2019 : Un match décisif dans des conditions peu reluisantes pour les Barea à Vontovorona

    Sauf énorme changement, les Barea auront peu de temps de récupération pour le match face à la Guinée Équatoriale à Vontovorona. Un match qui risque d’être décisif pour la qualification à la CAN dans un stade de moindre capacité et sur un terrain synthétique.

    Les joueurs des Barea, l’équipe nationale de football, devront batailler ferme pour arracher la qualification à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 au Cameroun. À priori, ils ne bénéficieront pas des conditions optimales pour le match retour, crucial, face à la Guinée Équatoriale.

    « Il n’y aura pas de vol direct entre la Guinée-Equatoriale et Madagascar », a confirmé Sarindra Randrianasolo, secrétaire générale de la Fédération malgache de football (FMF) mercredi. Les Barea arriveront à Antananarivo le lundi 15 octobre à bord d’un vol régulier, soit environ 24 heures avant le match contre la Guinée Équatoriale le lendemain. Pourtant, l’équipe nationale malgache livrera déjà un match important chez son concurrent direct le samedi 13 octobre.

    Faneva Ima Andriantsima, capitaine des Barea, avait demandé aux férus du ballon rond d’aider l’équipe nationale sur la possibilité de disposer d’un avion pour un vol direct juste après le match aller du 13 octobre, à Bata ou à Malabo, après le bon match nul contre le Sénégal le 9 septembre. L’objectif est de pouvoir bénéficier d’un temps supplémentaire de récupération de 24 heures. Mais son vœu ne sera pas exaucé.

    Sarindra Randrianasolo concède que la FMF n’a pas pu trouver un avion pour satisfaire les Barea. À entendre l’explication de la SG de la FMF, l’instance suprême du football malgache avait tenté de trouver une solution, en vain.

    La seule consolation pour les Barea est que les Équato-Guinéens auront également les mêmes conditions qu’eux pour ce match. Seulement, l’équipe nationale malgache doit se faire une raison pour disputer un match important avec un soutien moindre que celui qu’elle aurait pu bénéficier au stade municipal de Mahamasina.

    La FMF confirme la tenue du match au stade de Vontovorona. « Nous avons informé les gens », officialise Sarindra Randrianasolo. L’enceinte a une capacité d’accueil nettement inférieure à celle de Mahamasina, suspendu par la Confédération africaine de football (CAF) après le drame du 9 septembre avant match contre le Sénégal. Les Barea devront également jouer sur un terrain synthétique alors que la plupart de ses membres sont habitués à jouer sur un gazon naturel.

    Les Barea n’auront pas ainsi toutes les cartes en main pour écarter les Équato-Guinéens de leur marche vers le Cameroun. Cela fait un bout de temps que l’équipe nationale malgache n’avait pas eu autant de chance de disputer sa première CAN. Après le match nul contre le Sénégal, les Barea se trouvent à la deuxième place avec quatre points, soit une unité de plus que la Guinée-Équatoriale. En cas de bons résultats lors de la double confrontation avec son principal concurrent, derrière le favori sénégalais, la route vers le Cameroun leur est grande ouverte. Dans le cas contraire, la séance de rattrapage face à l’ogre sénégalais risque d’être difficile.

  • CONFÉRENCE : La non-maîtrise du circuit d’acquisition d’armes accroît l’insécurité

    CONFÉRENCE : La non-maîtrise du circuit d’acquisition d’armes accroît l’insécurité

    Un chiffre qui fait réfléchir sur l’existence des armes à feu qui circulent est constaté alors que la source de leur provenance n’est pas très claire.

    L’insécurité et la prolifération des armes sont liées, du moins pour le cas de Madagascar. « 95% des crimes (…) tels que les cambriolages, les vols de bœufs, les kidnappings, etc. se font toujours avec des armes », constate le général de division Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la gendarmerie nationale, lors de la conférence sur les armes légères, à Soanierana mercredi.

    Dans une certaine mesure, le chiffre concernant les armes à feu récupérées en trois ans éclaire les propos de l’officier général. Durant cette période, les autorités avaient saisi 92 armes de guerre dont 26 kalachnikovs, pourtant destinés exclusivement aux forces de l’ordre.

    Par ailleurs, un autre chiffre, qui fait réfléchir, est soulevé durant la conférence. Entre 2013 et 2018, rien qu’à Fianarantsoa, 1010 fusils ont été enregistrés. Pour tout Madagascar, il y a 54 927 fusils recensés.

    Dans son intervention le commandant de la gendarmerie soutient la non-maîtrise de l’importation d’armes à feu derrière ce bilan. « Beaucoup d’armes à feu sont entrées à Madagascar de manière illégale. Il y en a beaucoup qui n’ont jamais été vendues par Neron [magasin autorisé à importer et à vendre certains types d’armes à feu] mais qui ont eu des autorisations légales », établit l’officier général. Ce qui conduit à l’hypothèse d’un blanchiment d’armes dans la Grande île.

    Le gouvernement confirme la circulation d’armes de guerre. « Des personnes sensibilisées ont déjà rendu des armes de catégories I qui ne doivent pas être utilisés par les particuliers », glisse le Vice-Amiral Marie Jean Lucien Rakotoarisoa, secrétaire général du ministère de la Défense nationale, faisant part des résultats du « mois de l’amnistie des armes à feu », initié par les autorités.

    Le contournement de la loi concernant l’enregistrement des armes à feu facilite leur circulation illégale. « Le texte relatif à la délivrance des autorisations de port d’armes n’est pas respecté. C’est pourquoi les malfaiteurs obtiennent facilement ces armes », déplore le général Njatoarisoa Andrianjanaka. Pour ce qui est des armes de guerre, les crises politiques avaient toujours été avancées pour expliquer leur circulation sur le territoire.

    À un moment donné, le niveau de l’insécurité est tel que certains députés sont allés jusqu’à caresser l’idée d’une facilitation de l’acquisition des armes pour les citoyens pour se défendre face aux bandits armés. Mais l’idée avait été balayée du revers de main par l’Exécutif, arguant l’accroissement du risque d’escalade de violence au sein de la société.

    Pour faire face à la circulation non-contrôlée des armes à feu, le commandant de la gendarmerie propose une piste de solution. « Un changement du système de contrôle au niveau de la défense et de la sécurité est nécessaire pour éviter le blanchiment des armes qui est très répandu actuellement. Cela devrait également permettre d’éviter que ce trafic ne prenne pas une ampleur particulière», prône-t-il. Une initiative visant rendre plus efficace la procédure pour répertorier les armes à feu avait déjà fait son chemin au sein des forces de l’ordre.