Catégorie : À la une

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES : Levée de boucliers contre un accord de pêche avec la Chine

    RESSOURCES HALIEUTIQUES : Levée de boucliers contre un accord de pêche avec la Chine

    Inquiétudes de la société civile. Des organisations de la société civile dénoncent la signature par le président de la République démissionnaire d’un accord-cadre avec la Chine sur le développement de l’économie bleue.

    Dans un communiqué, elles martèlent que « sous couvert d’opportunité économique, cet accord menace le développement durable et la préservation de notre environnement marin et côtier ».
    Le ministère de la Pêche et des ressources halieutiques a fait part de son « regret » par rapport à l’entente. Il affirme ne pas être au courant des tenants et aboutissants du projet.

    Cet accord qui engage la Grande ile pour les dix ans à venir, a été signé le 5 septembre, deux jours avant la démission du président de la République sortant, Hery Rajaonarimampianina.

    La signature s’est faite en Chine entre le Consortium d’investisseurs chinois Taihe Century Investments Developments co.Ltd et l’Agence Malagasy de Développement économique et de Promotion des entreprises (AMDP). Elle s’est déroulée en présence de l’ancien président.

  • SANTÉ : Médecins de l’océan Indien au chevet de 9 000 patients à Mananjary

    SANTÉ : Médecins de l’océan Indien au chevet de 9 000 patients à Mananjary

    « Médecins pour l’Océan Indien » (MOI) de nouveau à Madagascar. Pour cette 63ème mission dans la Grande Île, elle programme une mission de dix jours, du 8 au 18 octobre, à Mananjary et à Antsenavolo.

    « L’objectif est de traiter gratuitement un maximum de malades (…) Nous voulons nettement mieux assurer la couverture médicale en brousse » précise docteur Firoze Koytcha, président de M.O.I. L’association s’attend à procéder à des soins médico-chirurgicaux de près de 9000 patients.

    Une cinquante de spécialistes, composés, entre autres, de ressortissants malgaches, camerounais, mauriciens, réunionnais composent la mission. Ils vont se diviser en deux équipes. Une première équipe se base au centre hospitalier de Mananjary. Elle va s’occuper des soins, touchant entre autres, la chirurgie, l’ophtalmologie, l’optique, l’O.R.L, la cardiologie, la gastro-entérologie et ou encore l’échographie.

    Par ailleurs, une délégation itinérante, composée de médecins généralistes, va opérer en brousse. Elle sera accompagnée par une équipe de prothésistes qui prendra en charge la pédiatrie et la chirurgie-dentisterie. Outre les soins, les missionnaires vont également partager leur savoir-faire et mener des actions de sensibilisation. Des formations sont octroyées aux équipes soignantes locales et aux internes du Centre hospitalier universitaire (CHU) à Fianarantsoa. Les élèves des écoles primaires de Mananjary seront sensibilisés aux bonnes habitudes en matière d’hygiène bucco-dentaire.

    La 63e mission des Médecins de l’océan Indien à Madagascar a été rendu possible grâce, entre autres, à l’appui financier du Conseil départemental de La Réunion, par la quincaillerie Sambatra « ainsi que nos habituels sponsors réunionnais et malgaches », selon le communiqué de l’association. « Chaque mission correspond à un budget d’environ 60 000 euros. Nous voulons montrer un investissement exemplaire », conclut le président de MOI.

  • DR. FIROZE KOYTCHA : UN MÉDECIN AU GRAND CŒUR

    DR. FIROZE KOYTCHA : UN MÉDECIN AU GRAND CŒUR

    Interview d’un grand homme, né à Madagascar sur l’île de Sainte-Marie, devenu chirugien à la Réunion, mais qui depuis des dizaines d’années n’a jamais oublié la terre qui l’a vu naître. Dr FIROZE KOYTCHA revient une fois de plus cette année, enchainer une nouvelle mission humanitaire avec son ONG Médecins de l’Océan Indien. Merci d’avoir contribué à la santé de dizaines de milliers de personnes.

  • LANTO RATSIDA : « Les jeunes manquent de vision »

    LANTO RATSIDA : « Les jeunes manquent de vision »

    Lanto Ratsida, président de l’Observatoire de la jeunesse et sociologue, regrette que les jeunes n’aient pas en tête ce qu’ils ont envie de devenir plus tard. Ce qui constitue un blocage au développement des programmes qui les concernent.

    Une jeunesse qui ne sait pas où elle va. Le constat du sociologue et président de l’Observatoire de la jeunesse, est amer. « Les jeunes malgaches manquent de vision », a-t-il déclaré au cours d’une conférence donnée dans le cadre de la Journée Convergences et repères organisée le 28 septembre. La vision, explique-t-il, est « l’image que l’on se crée de l’avenir dans notre imagination et qui nous permet de déterminer toutes les stratégies qui vont guider nos actions et nos tâches au quotidien ». Et à l’entendre, les jeunes Malgaches semblent évoluer au jour le jour et ne prennent pas en main leur avenir.

    « Pour être un leader, il faut avoir une vision »

    Les conséquences de cette absence de vision sont catastrophiques. Faute de vision, les jeunes manquent de leadership. « Pour être un leader, il faut avoir une vision », insiste le sociologue. Et en l’absence de vision, ils ne prennent pas activement part aux discussions sur l’avenir du pays. Ils ne sont pas non plus impliqués dans la définition de leur carrière et dans ce qu’ils vont devenir dans cinq ou dix ans, ainsi que le regrette encore Lanto Ratsida.

    C’est ainsi que les programmes de développement ne tiennent pas compte de cette proportion importante de la population. Le président de l’observatoire de la jeunesse donne l’exemple de la région d’Analamanga où sur 144 communes, seules deux ont un projet sur les jeunes.

    Afin de pallier cette absence de vision, la journée Convergences et repères a proposé aux jeunes des séances de partage d’expériences et de visions. Grâce aux échanges qui ont eu lieu entre les diverses associations ayant répondu à l’invitation « nous avons pu développer la manière de fixer notre vision », indique Stéphanie Rabefiringa, présidente de l’une des organisations participantes. « Nous avons également appris comment communiquer avec les jeunes et comment être un leader », poursuit-elle. Jare Rakotonandrasana, président de l’association Uni Vers Vintsy Tana se dit « impatient de participer à la deuxième édition de l’événement ». « Cela nous a permis d’évoluer », reconnaît-il.

  • 2ÈME PROMOTION SAYNA

    2ÈME PROMOTION SAYNA

    La sortie de la deuxième promotion de SAYNA s’est faite dans la soirée du 28 septembre. Ils étaient au nombre de 12 et ont tous su monter un projet de développement web. Ces derniers ont réussi à intégrer des entreprises telles qu’Orange Madagascar, Passion4Humanity ou le Groupe SMTP. Pour rappel Matina RAZAFIMAHEFA, est Ambassadrice de marque de 2424.MG. On y était ! Reportage.

  • INTERVIEW ESTI

    INTERVIEW ESTI

    Durant la conférence sur le e-commerce à Madagascar, pendant la FEIOI 2018 (Forum Économique des Îles de l’Océan Indien), nous avons eu le plaisir de rencontrer le M. Randrianarisoa RIDJANIRAINY de l’ESTI, une école d’informatique en alternance à Madagascar. Interview.

  • RESSOURCES FORESTIÈRES : La commercialisation des stocks de bois de rose n’est pas dans l’immédiat

    RESSOURCES FORESTIÈRES : La commercialisation des stocks de bois de rose n’est pas dans l’immédiat

    Le gouvernement malgache se montre prudent pour évoquer le calendrier pour la vente des stocks de bois de rose, saisis et déclarés.

    Du travail à faire. Il faut encore que le gouvernement se conforme aux recommandations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) pour pouvoir prétendre à la cession des stocks de bois précieux.

    « Il existe des recommandations émises par la CITES avant de pouvoir vendre [les stocks de bois de rose] », a rappelé Guillaume Randriantefiarison, ministre de l’Environnement, de l’écologie et des forêts, à Antsahavola jeudi. Il résume ainsi la situation et le sort des stocks de bois de rose, saisis ou déclarés, que le gouvernement malgache compte vendre mais qui restent encore sous embargo.

    Les autorités malgaches se montrent prudentes pour dévoiler un calendrier précis pour se conformer aux recommandations de la CITES, la convention censée veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces. « Ce sera fait dans un délai le plus court possible », se contente d’avancer Eric Rabenasolo, directeur général des Forêts, au sein dudit ministère.

    Et pour cause, aucune des trois recommandations émises par la CITES n’est encore respectée. Il s’agit des « poursuites [judiciaires]» engagées contre des personnes impliquées dans le trafic de bois de rose, de l’inventaire des stocks ainsi que de la mise en œuvre de la rationalisation de la gestion pérenne des bois précieux.

    L’Alliance Voahary Gasy (AVG), la plateforme de la société civile pour la protection de l’environnement, ne cesse de réclamer des sanctions exemplaires concernant les trafiquants de bois précieux. Son président de conseil d’administration, Ndranto Razakamanarina, avait cité des noms d’anciens et actuels responsables étatiques, soupçonnés d’être impliqués dans le trafic du bois de rose.

    Par ailleurs, il reste encore du chemin pour boucler l’inventaire des stocks de bois de rose, saisis et déclarés, car « pour l’instant, 1/6 des stocks sont encore inventoriés », reconnaît le ministre de l’Environnement, de l’écologie et des forêts. Les stocks de bois de rose déclarés ne sont pas encore inventoriés. Le membre du gouvernement laisse entendre le manque de moyens pour réaliser l’opération. L’épineuse question relative à la définition du statut des stocks déclarés auprès des opérateurs en bois n’est pas non plus réglée.

    Enfin, Madagascar doit encore mettre en œuvre un plan de la rationalisation de la gestion de ses ressources. « Les scientifiques malgaches ne sont, pour le moment, capables de mener une étude permettant d’équilibrer la biodiversité en cas d’exploitation massive de cette richesse verte. C’est l’une des principale failles qui nous empêchent encore de valoriser notre richesse et c’est un blocage pour nous », affirme Guillaume Randriatefiarison. La signature de convention entre le ministère et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fait partie de la concrétisation de ce plan pour l’identification des espèces.

  • SANTÉ : La dépénalisation de l’avortement en question

    SANTÉ : La dépénalisation de l’avortement en question

    L’avortement doit-il être autorisé par la loi ou pas ? La question est en débat à Madagascar depuis que le Parlement a décidé en 2017 de maintenir le statu quo sur les dispositions légales régissant le sujet. Sur la Grande ile, interrompre une grossesse, quelle qu’en soit la raison, reste donc actuellement un délit passible de prison.

    Cette décision a réveillé les militantes du droit des femmes à disposer de leur corps. Regroupés au sein d’un collectif qu’ils ont appelé Nifin’Akanga, ces activistes ont relancé le débat autour de la question. Plusieurs rencontres autour du thème de l’avortement ont ainsi été organisées cette année pour aborder le sujet sur le thème « L’avortement. Parlons-en ». L’occasion pour de nombreuses personnalités de s’exprimer sur un sujet qui jusqu’alors semblait tabou.

    Car les interruptions de grossesse sont une réalité sur la Grande ile. Les chiffres avancés durant les discussions organisées par Nifin’Akanga parlent de 75 000 cas par an. Les centres de santé, pour ne citer que le centre hospitalier universitaire de gynécologie obstétrique Befelatanana, accueillent également un certain nombre de complications d’avortements dont certains se terminent par des décès.

    Dépénaliser ou pas l’avortement. Là est donc la question. Les responsables religieux sont évidemment contre. Une opinion partagée par nombreux de leurs fidèles. Mais les opinions évoluent et de plus en plus de personnes partagent l’idée que au moins l’interruption thérapeutique et médicale des grossesses, celles qui constituent un danger pour la mère, puisse être autorisée.