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  • ÉLECTION : Une pléthore de candidats pour la présidentielle du 7 novembre

    ÉLECTION : Une pléthore de candidats pour la présidentielle du 7 novembre

    La Haute cour constitutionnelle (HCC ) a enregistré 46 dossiers de candidature en vue de la présidentielle du 7 novembre. Ce nombre tutoie le record absolu de la présidentielle de 2013.

    Les candidats, ou leurs représentants, se sont bousculés à la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour se plier aux formalités administratives, à Ambohidahy mardi. Ils étaient 18 à attendre le dernier jour du dépôt de candidature.

    Au final, la juridiction constitutionnelle enregistre 46 dossiers pour la présidentielle du 7 novembre. Outre le président en exercice, Hery Rajaonarimampianina, ils sont trois anciens chefs d’Etat à vouloir s’aligner à la course à savoir Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Un chef d’institution en exercice se présente également à la présidentielle. Il s’agit de Jean-Max Rakotomamonjy, président de l’Assemblée nationale.

    Un nombre élevé d’anciens membres du gouvernement sont aussi candidats. Il s’agit de trois anciens premiers ministres, Olivier Mahafaly, Jean Ravelonarivo et Omer Beriziky, et de six ministres. Ce sont notamment Rolland Jules Etienne, Paul Rabary, Rolland Ratsiraka, Joseph Martin Randriamampionona, Benjamin Andriamparany Radavidson et Randriamanantsoa Tabera.

    La HCC a jusqu’au 26 août pour la publication de la liste officielle

    Outre les hommes politiques issus des partis, des hommes d’affaires, des hauts fonctionnaires, des chanteurs, des pasteurs, des chercheurs, des juristes ou encore des « journalistes » complètent le tableau. C’est, entre autres, le cas d’Erick Rajaonary, d’Orlando Robimanana, de Zafimahaleo Rasolofondraoso dit Dama, du pasteur André Christian Mailhol, de Stephan Narson, d’Arlette Ramaroson ou encore de Armandine Savaron Rasoamalala.

    Record

    Toutes ces candidatures doivent encore être soumises à la validation de la HCC qui a jusqu’au 26 août pour la publication de la liste officielle. Pour être retenues et validées, les candidatures doivent remplir certaines conditions, liées aux candidats eux-mêmes et à leurs dossiers. L’expérience des dernières élections montre que certains prétendants sont recalés en raison du non-respect des critères d’éligibilité ou pour dossier incomplet.

    Le nombre de 46 prétendants ne constitue pas un record dans les annales des élections à Madagascar.

    Le nombre de 46 prétendants ne constitue pas un record dans les annales des élections à Madagascar. En 2013, ils étaient 50 à avoir soumis leur dossier à la Cour électorale spéciale (CES). Mais celle-ci, après examen des candidatures, n’en a retenues que 33.

    Ces chiffres sont néanmoins élevés, comparés à ceux des années précédentes. Lors de la présidentielle de 1965, ils étaient quatre à se présenter à la course à la magistrature suprême. En 1982, ils n’y en avait que deux, soit deux de moins par rapport au scrutin de 1989, du temps de la IIe République.

    Le nombre des candidats a commencé à augmenter après les manifestations de 1991. En 1992, la HCC a enregistré huit candidatures, 17 en 1996. Six candidats étaient en lice en 2001 et 14 en 2006. Les chiffres ont explosé en 2013, au sortir de la crise politique de 2009.

  • VIE D’ETUDIANTS : Les dossiers d’inscription auprès des différentes universités à préparer à l’avance

    VIE D’ETUDIANTS : Les dossiers d’inscription auprès des différentes universités à préparer à l’avance

    Récupérer son diplôme ou encore toute autre paperasse administrative nécessaire à la constitution d’un dossier officiel auprès des services concernés n’est pas toujours évident. Pour faciliter vos démarches, suivez le guide.

    L’inscription à une université implique toujours la présentation de la copie du diplôme de baccalauréat et celle du dernier diplôme le plus élevé. La première précaution est de toujours s’y prendre suffisamment à l’avance pour avoir de la marge. Les délais auprès des administrations universitaires notamment sont souvent élastiques.

    L’obtention du diplôme de baccalauréat prend par exemple entre dix et trente jours, en fonction du volume des demandes qui parviennent à l’office du baccalauréat. Pour les autres diplômes, comme la licence ou le master, les délais que se donnent les établissements d’enseignement supérieur public sont encore plus longs : 30 à 60 jours.

    Université d’Ankatso -source Wikipédia Falimalala

    La délivrance d’un diplôme nécessite par ailleurs le paiement d’un droit qui peut varier d’un établissement à l’autre, et d’un diplôme à l’autre. Si ce droit est de 20 000 ariary pour le baccalauréat, il est de 30 000 ariary, voire plus, pour des diplômes plus élevés. Le versement de ce droit, en outre, peut être particulièrement difficile.

    Les banques auprès desquelles le versement doit être effectué ont, en effet, tendance à limiter les horaires de réception des étudiants. Ces banques ne prévoient par exemple que deux à trois heures par jour, à partir de 8h, souvent jusqu’à 10h, plus rarement jusqu’à 11h, pour percevoir le versement en faveur des comptes des établissements universitaires. Afin de ne pas subir les longues files d’attente d’étudiants en période d’inscription, entamer les démarches au plus tôt est un conseil qui reste censé.

    Équivalence

    Mais avant toute démarche, il est important de s’assurer que le relevé de notes attestant de la réussite au diplôme prétendu soit disponible. Ce document qui doit être précieusement conservé est exigé à chaque étape d’une inscription auprès d’une Université, notamment étrangère. Pour s’inscrire à un doctorat par exemple, la plupart des universités demandent, en plus de la photocopie du diplôme du baccalauréat, l’original et les copies des relevés de notes.

    Se préparer à l’avance reste le maître-mot

    Pour les étudiants issus des établissements privés souhaitant intégrer une grande école ou briguant un poste important, la demande d’une attestation ou d’un certificat d’équivalence peut encore rallonger le délai de sept à dix jours supplémentaires. C’est le temps que demande le ministère chargé de la Fonction publique pour évaluer l’équivalence d’un diplôme. La réception des dossiers de demande d’équivalence, dans lequel doit se trouver une copie certifiée conforme à l’original de la carte d’identité nationale, par ailleurs, ne se fait que toutes les matinées.

    Enfin, le document qu’il est important de se procurer à l’avance quand on souhaite participer à un concours d’entrée dans une grande école ou pour un poste important est le bulletin numéro 3 du casier judiciaire. La demande doit être faite tous les matins du lundi au mercredi jusqu’à 9h auprès du greffe du tribunal de première instance du domicile de la personne concernée. L’administration judiciaire demandant un délai de deux à cinq jours pour traiter les dossiers, se préparer à l’avance reste le maître-mot.

  • ENTREPRENEURIAT : Le SIM à cœur ouvert avec les jeunes sur les difficultés du secteur industriel

    ENTREPRENEURIAT : Le SIM à cœur ouvert avec les jeunes sur les difficultés du secteur industriel

    De nombreux jeunes souhaitant intégrer le secteur industriel ont tenu à s’assurer sur ce qui les attend dans le monde de l’industrie avant de se lancer dans l’entrepreneuriat. Le président du Syndicat des industries de Madagascar leur a donné des conseils.

    Le SIM depuis 60 ans défend l’industrie locale

    « Comment placer nos produits sur le marché alors que la concurrence est rude ? » « Comment faire face à l’arrivée des investisseurs étrangers qui vont bénéficier de nombreux avantages avec la loi sur les Zones économiques spéciales (ZES) ? » « Par où commencer quand on veut exporter ces produits ? » « Où trouver les financements pour démarrer une activité ? » « Qu’est-ce qui est proposé pour la protection des jeunes créateurs d’entreprises ? »

    La conférence débat organisée le 16 août dernier au Centre d’excellence en entrepreneuriat (CEENTRE) a été l’occasion pour les jeunes de poser des questions sur les différentes démarches à entreprendre pour lancer une entreprise, mais aussi sur les éventuels obstacles qui pourraient se dresser sur le chemin. Le conférencier, Fredy Rajaonera, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), a tenté de les rassurer, sans pour autant leur cacher les réalités.

    Les principales inquiétudes des jeunes venus nombreux à la conférence ont porté sur le financement, les débouchés, la concurrence mais aussi sur la lourdeur des taxes et des impôts qu’il faut payer à l’Etat. « Comment peut-on concurrencer les produits importés des pays avec lesquels l’État a conclu des accords commerciaux alors que nos produits sont lourdement imposés ? » s’insurge un étudiant en management des industries. « Cette politique fiscale peut rendre frileux les plus déterminés », poursuit-il.

    Dépasser les obstacles

    « Les taxes à l’exportation des produits transformés à Madagascar doivent également être diminuées »

    Les jeunes ayant assisté à la conférence ont mis en avant leur volonté de s’engager dans le secteur de l’industrie, et ont montré qu’ils avaient des idées et des produits à transformer. Pour eux, il est important que l’État baisse les impôts réclamés aux jeunes entreprises afin de les aider à se lancer puis à s’épanouir. « Les taxes à l’exportation des produits transformés à Madagascar doivent également être diminuées », suggèrent-ils, « tandis que les taxes sur les produits importés doivent être augmentés ».

    Reconnaissant que « les taxes pèsent sur les entreprises malgaches », Fredy Rajaonera a souligné les combats menés par son organisation dans ce sens. Il a notamment soulevé la mise en place de la Loi sur le développement industriel de Madagascar (LDIM) qui devrait « ouvrir une nouvelle ère pour le secteur de l’industrie ».

    Cette loi, initiée par le SIM, prévoit pour les industriels des avantages fiscaux ainsi que divers appuis, comme l’Agence nationale pour le développement de l’Industrie ou le Fonds national pour le développement de l’industrie. « Nous sommes en attente des décrets d’application et la loi peut entrer en vigueur », a indiqué le président du SIM.

    Malgré ce texte, Fredy Rajaonera, invite les jeunes à aller de l’avant et à ne pas toujours attendre l’État. « Il ne faut pas se décourager face aux démarches et procédures administratives », a-t-il recommandé à son auditoire. « Soyez convaincus de ce que vous faites, enfoncez les portes et ne restez pas bloqués sur les problèmes financiers », a-t-il martelé. « Vous êtes de futurs entrepreneurs, vous êtes de nouveaux talents », a-t-il conclu.

  • TENDANCE : Pov by Soherina, une collection militante

    TENDANCE : Pov by Soherina, une collection militante

    Pour faire passer ses messages patriotiques, rien de tel que porter un tee-shirt floqué de dessins humoristiques mais faisant réfléchir. Le concept est signé Pov et Unité Zéro, créatrice de la marque Soherina.

    Pov by Soherina est née de la rencontre entre un dessinateur, Pov, et une marque de vêtements, Soherina, lancée par la société textile Unité Zéro. Il s’agit d’une collection de tee-shirts produits à Madagascar par une société de droit malgache et véhiculant des messages civiques et patriotiques illustrés par des caricatures de Pov, William Rasoanaivo pour l’état-civil.

    Mélangeant l’absurdité et l’humour, les dessins floqués sur les tee-shirts dénoncent, entre autres, les difficultés dans lesquelles les industriels malgaches vivent. Ils incitent aussi les Malgaches à consommer du « Vita Malagasy », le Made in Madagascar. Le patriotisme économique est un thème auquel les associés d’Unité Zéro et le caricaturiste tiennent.

    Rivo Rakotondrasanjy (premier plan) présentant un des modèles avec Pov (au centre)

    « Parmi la collection, il y a le tee-shirt ‘Vokatry ny Tany’ qui dénonce le fait que pour tout ce qui est produit importé, les autorités déroulent le tapis rouge, alors que rien n’est fait pour aider des entreprises malgaches embourbées dans les difficultés », explique Rivo Rakotondrasanjy, un des associés.

    En plus de vouloir être les porte-drapeaux du Vita Malagasy, « nous voulons aussi être le symbole de ce que vivent les entreprises malgaches », poursuit ce militant de l’entrepreneuriat, également administrateur du Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama – Groupement des opérateurs privés malagasy).

    Pour les Malgaches

    Les messages dessinés sur les tee-shirts parlent aussi de civisme, de préservation de l’environnement, d’identité et du quotidien des Malgaches, que ceux-ci se trouvent à Madagascar ou à l’étranger. La collection cible principalement les consommateurs basés à Madagascar, mais « nous visons aussi la diaspora et nous avons conçu des tee-shirts qui racontent leur quotidien », indique encore Rivo Rakotondrasanjy.

    Faire prendre conscience aux gens

    Pour Pov qui est à la fois dessinateur de presse et bédéiste, les tee-shirts de la collection Pov by Soherina, constituent un autre support pour sa passion et ses engagements. L’idée, souligne-t-il, est de faire prendre conscience aux gens mais aussi de les inciter à « assumer leurs gestes et leur comportement, puis éventuellement, à les changer ». « Quand on porte quelque chose, c’est parce qu’on l’a observé, lu le message, et peut-être même, parce qu’on y adhère », ajoute-t-il.

    Basée à Vontovorona dans un local de 300m², Unité Zéro tisse, file et confectionne elle-même ses produits. Ceux-ci vont des tee-shirts aux combinaisons en passant par des polos et des casquettes. « À l’exception des fils pour fabriquer le tissu, tout est de Madagascar », précise Rivo Rakotondrasanjy. Le statut de la société est également de droit malgache. « Nous n’avons pas voulu créer une entreprise franche parce que nous destinons nos produits au marché local », souligne celui qui est aussi gérant de la société.

  • ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    La réduction de la déforestation passe par la réduction de l’utilisation du bois énergie, et notamment du charbon. Un certain nombre de techniques ont été développés pour ce faire.

    Madagascar n’a plus d’autre choix. La Grande île doit réduire sa consommation de bois énergie pour ralentir sa déforestation. Les chiffres révélés lors de l’atelier de présentation de la stratégie nationale d’approvisionnement en bois énergie font état d’une demande annuelle de 18 millions de m3 de ce combustible alors que l’offre nationale est de 9 millions de m3.

    La cuisson par le bois énergie ou le charbon – source Wikipédia Steve Evans

    Les prévisions sont encore plus éloquentes. Selon le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, « avec la demande effrénée en ressources en bois énergie, conjuguée avec la croissance démographique, il est estimé que d’ici à 2030, les besoins seront de deux fois plus élevés que leur niveau actuel alors que la tendance est à la baisse des ressources ».

    Déforestation à Madagascar – source Wikipédia Diorit

    Une étude sur l’évolution de la couverture de forêts naturelle à Madagascar entre 2005 et 2010, publiée en 2013, indique, par ailleurs que, en cinq ans, la Grande île a perdu 180 000 ha de forêt, soit près de 36 000 ha de perte annuelle. Cette déforestation est principalement due à la surconsommation du bois énergie qui, à entendre le ministre chargé de l’Énergie, « assure la cuisson alimentaire d’une bonne partie, sinon de la quasi-totalité de la population malgache ».

    Les chiffres avancés par le ministère chargé de l’Environnement précisent que 92% des ménages malgaches utilisent soit le bois de chauffe soit le charbon de bois pour leur énergie domestique. « Ces ménages risquent de faire face à une pénurie grave de bois énergie, notamment du charbon de bois », soulève encore Lantoniaina Rasoloelison.

    Afin de réduire la consommation de bois énergie, le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures préconise le recours aux énergies de substitution et de complément comme le gaz, l’éthanol ou l’électricité. Mais la principale stratégie consiste à économiser le charbon de bois à travers une diversité de techniques qui en permettent l’utilisation tout en la diminuant.

    Moitié moins

    fatana mitsitsy, ou des foyers à cuisson économique

    De nombreuses initiatives se sont ainsi développées ces dernières années pour fabriquer des « fatana mitsitsy », ou des foyers à cuisson économique. A base de terre cuite, ces foyers améliorés conservent davantage la chaleur et permettent de cuire les aliments tout en économisant les combustibles utilisés. Des formations à la fabrication artisanale de ce type de foyers ont été organisées par diverses organisations nationales et internationales afin d’en faciliter la distribution auprès des communautés.

    « Les utilisateurs de nos foyers utilisent moitié moins de charbon », glisse un responsable de la société Bionerr, entreprise de fabrication plus « industrielle » de fours et de foyers améliorés. Le responsable précise par ailleurs que les foyers issus de leurs ateliers peuvent utiliser des combustibles autres que le charbon. C’est ainsi que l’on trouve, aux côtés d’une diversité de fours et de foyers modernes en argile et en fer, des pommes de pin, des copeaux de bois ou encore des rafles de maïs.

    Dans le but de réduire la perte de la couverture forestière, des actions sont également menées pour augmenter la production de charbon de bois sans augmenter le volume de bois à carboniser. Les techniques de carbonisation ont ainsi été améliorées. Un charbonnier de Manjakandriana explique que pour avoir une production plus efficace et pour réduire les déchets de charbon, « la meule ainsi que son aération doivent être constamment surveillées et le feu bien maitrisé ».

    « Il y a plus de travail mais le résultat en vaut la peine », poursuit-il. Avec les techniques améliorées, le même volume de bois peut donner le double de sa production habituelle. Il assure également que « le charbon cuit de manière plus moderne met plus de temps à se consumer ».

    Des jeunes chercheurs ont également mis au point des charbons fabriqués à partir des débris et des cendres de charbon déjà utilisés. Vendu par pièce ou en sachet en fonction de leurs tailles, ces combustibles sont très économes.

  • CARBURANTS : Incidence élevée des prix internationaux sur les prix à la pompe

    CARBURANTS : Incidence élevée des prix internationaux sur les prix à la pompe

    Les prix des carburants sont censés varier mensuellement en fonction des prix internationaux et du cours de l’ariary. Les autres composantes de structure des prix sont généralement invariables.

    Enième hausse des prix des carburants en août. Le litre du supercarburant est passé de 4 050 ariary à 4 100 ariary, tandis que celui du gasoil est actuellement de 3 450 ariary en août contre 3 400 ariary en juillet. Depuis que l’État a décidé d’appliquer la vérité des prix des carburants en mars 2016, ceux-ci devraient, en principe, changer tous les mois, en fonction des prix internationaux du pétrole.

    Incidence élevée des prix internationaux sur les prix à la pompe

    Une formule d’ajustement automatique mensuel des prix a ainsi été adoptée. Cette formule se base sur quatre composantes dont le prix de référence frontière (PRF) constitue l’élément le plus variable d’un mois à l’autre. S’agissant du prix des carburants à leur arrivée au port, ce PRF est composé du prix d’achat du carburant, du prix de transport maritime et des frais divers de port. S’élevant à 2 047 ariary par litre en août aussi bien pour le supercarburant que pour le diesel, il a pourtant été de 1 903 ariary par litre de carburant et de 1 936 ariary par litre de gasoil en juin, soit des différences respectives de prix de 144 ariary et de 111 ariary.

    Les autres éléments constitutifs, comme les frais de transport et de stockage, les frais de distribution ainsi que les taxes et les redevances, ont un taux quasiment fixe. Cependant, afin d’influer sur les prix à la pompe, l’Etat peut parfois négocier avec les pétroliers pour que ces derniers diminuent leurs marges sur ces différents frais. Ils ne changent généralement qu’à l’issue des négociations entre les pétroliers et l’État sur les bénéfices des distributeurs.

    Le transport des carburants jusque dans les cuves des dépôts de la Logistique Pétrolière ainsi que leur stockage coûtent environ 360 ariary par litre pour le supercarburant et de 340 par litre pour le gasoil. La distribution auprès des consommateurs, quant à elle, incluant la livraison des carburants auprès des stations-services, ainsi que les marges des gérants est de 507 ariary par litre.

    Arriérés

    Enfin, depuis leur hausse en janvier 2018, les taxes et les redevances sur les carburants s’élèvent actuellement à 1484 ariary pour le supercarburant et à 982 ariary pour le gasoil.

    Enfin, depuis leur hausse en janvier 2018, les taxes et les redevances sur les carburants s’élèvent actuellement à 1484 ariary pour le supercarburant et à 982 ariary pour le gasoil. Ces taxes et redevances représentent les droits de douane, les taxes sur les produits pétroliers, les redevances destinées à l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) et à l’Autorité portuaire, maritime et fluviale (APMF), les taxes environnementales, les redevances pour l’entretien routier ainsi que les prélèvements sur les prix des produits pétroliers.

    Le montant total de ces quatre éléments qui structurent le prix des carburants constitue le prix réel des carburants qui devrait, en fonction des prix de référence frontière, changer tous les mois. Pour éviter les trop grandes fluctuations sur les prix affichés à la pompe, surtout les hausses trop importantes, les autorités ont mis en place un système d’ajustement des prix.

    C’est ainsi que les prix à la pompe peuvent ne pas augmenter alors que les prix internationaux sont en hausse. En août, le prix du supercarburant à la pompe est, par exemple, de 306 ariary moins cher que le prix de référence calculé. Cet écart est de 393 ariary pour le gasoil. L’État ayant pris l’engagement de ne plus verser des subventions aux compagnies de distribution pétrolière, les arriérés qui sont dus à ces dernières se sont accumulés ces derniers mois. Les derniers chiffres font état d’un gap de près de 100 milliards d’ariary.

     

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    Composition des prix des carburants à la pompe

     

    Supercaburant Gasoil
    Prix de référence frontière 2047 2047
    Transport et stockage 360 340
    Distribution 515 515
    Taxes et redevances 1484 942
    Ajustement prix à la pompe -306 -393
    Prix à la pompe 4100 3450

     

    Sources : Office malgache des hydrocarbures

  • COMMERCE : Des trésors d’occasion dans les friperies

    COMMERCE : Des trésors d’occasion dans les friperies

    Vendues dans les marchés, dans les rues ou en magasin, les fripes font le bonheur des amateurs de shopping. Des articles de luxe et de marque sont accessibles à petit prix dans les friperies.

    S’habiller avec des vêtements de marque sans se ruiner est tout à fait possible à Madagascar. Il suffit juste de trouver les bons plans, et d’avoir de la patience pour dénicher les plus belles pièces. Les meilleurs plans, ce sont encore les friperies que l’on peut retrouver un peu partout. Vendant des vêtements d’occasion en provenance d’Europe ou d’Asie, ces commerces ont de plus en plus la cote auprès des consommateurs.

    Marchands de friperies à Antananarivo

    À Antananarivo, presque tous les quartiers ont leurs friperies. Pour les connaisseurs, les meilleurs endroits pour chercher les meilleures affaires sont les marchés hebdomadaires d’Andravoahangy (mercredi), de Mahamasina (jeudi), des 67 ha (vendredi) et d’Ambodin’Isotry (samedi). Les ventes se font évidemment en plein air.

    Les stands des fripiers sont parfois érigés au cœur des places de marché, mais ils sont souvent aussi installés sur les trottoirs, ou carrément sur une partie de la chaussée. Les articles sont alors étalés à même le sol, lorsqu’ils ne sont pas présentés sur un établi de fortune ou accrochés à des cintres sur des stands en bois ou en fer.

    Elles sont de toutes les marques, et on y trouve même les plus luxueuses telles que Louis Vuitton, Ralph Lauren ou Lacoste.

    Dans ces marchés, on peut trouver de tout, et il y en a pour tous les goûts, pour toutes les tailles, pour tous les besoins et pour toutes les bourses. Les pièces stars sont les vêtements et les chaussures, mais il y est aussi proposé différents types de sacs, des peluches, ou même des articles de lingerie. Elles sont de toutes les marques, et on y trouve même les plus luxueuses telles que Louis Vuitton, Ralph Lauren ou Lacoste.

     

    Boutiques

    Les prix varient d’un marchand à un autre, et d’un article à un autre, allant de 300 ariary à 100 000 ariary. Chez les fripiers d’Andravoahangy, on peut avoir une chemise avec la modique somme de 300 ariary, alors qu’en boutique, celle-ci peut coûter 25 000 ariary. Un sac de marque peut être acquis à 100 000 ariary alors que dans les boutiques spécialisées, le même sac mais neuf ne serait pas à moins de 250 000 ariary.

    La qualité des articles et leur état comptent également dans la fixation des prix. Même si elles ont déjà servi, les pièces des fripes sont encore en très bon état. Quelques-unes ont des défauts, mais ceux-ci sont souvent réparables et ne sont pas toujours visibles au premier coup d’œil. Autre avantage des friperies de plein air : le marchandage reste possible, ce qui n’est pas toujours le cas dans les magasins de friperies.

    Car les friperies ne sont pas toutes installées en plein air. Certaines boutiques se sont spécialisées dans la vente d’articles d’occasion, comme celles qui ont récemment ouvert leurs portes à Ankadifotsy, à Analakely ou à Ankorahotra. D’autres les vendent uniquement en ligne, sur Facebook, en plus des frais de livraison à 2000 Ar ou 3000 Ar selon la distance commerçant-client.

    Les marchandises qui y sont proposées sont souvent de première qualité et en très bon état. Elles subissent également des traitements spécifiques, tel que le lavage et le repassage ou même le passage en teinturerie, avant d’être mises en étal. Les prix, enfin, y sont un peu plus élevés que ceux des friperies de plein air, mais restent abordables par rapport à ceux des boutiques vendant des articles neufs des mêmes marques.

  • EDITORIAL 24/24.mg : un pari pour le présent

    EDITORIAL 24/24.mg : un pari pour le présent

    24/24.mg frappe à votre porte. Un site d’information de plus, un énième média dans un milieu qui paraît déjà bien saturé, pourriez-vous nous dire. Des remarques somme toute légitime compte tenu de la masse d’informations à laquelle vous êtes aujourd’hui confrontés. Nous pourrions alors n’être qu’une ligne de plus sur les fils d’actualité de vos comptes Facebook ou Twitter.

    Notre ambition va pourtant plus loin que celle de l’information. Le pari que nous relevons est de devenir la plateforme qui donne au public les éléments dont il a besoin pour comprendre la société dans laquelle il vit. L’idée n’est pas seulement de lui donner encore plus d’informations. L’objectif est de lui permettre de ne pas subir les événements, mais d’en être un véritable acteur.

    Nous n’avons pas la prétention d’inventer la roue. Nous souhaitons juste profiter des mille et une opportunités que peuvent offrir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Qui aujourd’hui, pour un peu qu’il ait un smartphone, dirait que son réflexe matinal n’est pas de se mettre au courant des dernières nouvelles via les réseaux sociaux ?

    Le hasard du calendrier fait que la naissance de 24/24.mg coïncide avec l’effervescence  dans le microcosme politique, à la veille des élections qui vont décider de la destinée du pays pour les cinq ans à venir. Mais notre ambition et notre volonté d’apporter nos contributions à la vie de notre Nation à travers nos articles vont bien au-delà de ces échéances politiques. Ne dit-on pas, « à chacun fait son métier et les vaches seront bien gardées ».

    « ny erikerika no maha-tondra-drano »

    L’intention de 24/24.mg est de rapporter les faits et d’expliquer les phénomènes qui touchent notre société. Nous voulons éclairer, mais nous entendons aussi interpeller, s’il le faut, dans l’espoir d’amorcer un courant qui peut conduire à un changement positif dans la vie quotidienne des citoyens. Nous sommes également là pour mettre en avant les initiatives et les solutions pour que celles-ci fassent (bonne) « tache ». Comme le dit un adage bien de chez nous, ce sont les petites pluies qui font déborder les rivières (« ny erikerika no maha-tondra-drano »).

    Le site propose, pour démarrer, des rubriques classiques à tous les médias. Toutefois, nous ne perdons pas de vue toutes les possibilités et tous les outils qu’Internet peut offrir. Nous ne manquerons pas de les exploiter, toujours dans l’ambition de servir au mieux le public, notre public.

    Et en parlant de public, les jeunes figurent en tête de liste de ceux à qui nous nous adressons. Leur énergie, leur détermination, leurs espoirs mais aussi leurs inquiétudes et leurs préoccupations sont au cœur de nos attentions. Nous avons confiance en la jeunesse. La jeunesse est un atout. Nous la savons capables de prendre en main son avenir. Notre équipe est d’ailleurs constituée de jeunes. Nous choisissons de les accompagner parce qu’ils sont le présent.

    LA RÉDACTION

     

  • ENTREPRENEURIAT : De longues démarches pour créer sa société

    ENTREPRENEURIAT : De longues démarches pour créer sa société

    Les démarches pour créer une entreprise constituent toujours un parcours du combattant. Des mesures ont pourtant été prises pour faciliter les procédures. 

    Il n’est pas toujours aisé de lancer sa propre entreprise. Des mesures de facilitation ont été prises par les autorités, mais les démarches restent lourdes. Comme toute procédure administrative, celle relative à la création d’entreprise nécessite des dépenses, aussi bien en temps qu’en argent.

    Pour alléger les procédures de création d’entreprise, les autorités ont mis en place le bureau de développement économique de Madagascar (EDBM – Economic development board of Madagascar). Toute personne, physique ou morale, souhaitant lancer une entreprise peut s’adresser à ce bureau où un guichet unique a été mis en place.

    Ce guichet est, entre autres, chargé de recevoir et de traiter des dossiers de demande de création d’entreprises ainsi que de s’occuper de leur fiscalité et de tous les aspects juridiques. Les demandeurs n’ont donc plus à faire le tour des différents services administratifs pour constituer leur société. Selon l’EDBM, les documents prouvant la création de la société devraient ensuite être délivrés en quatre jours.

    Ando, startuper de 20 ans, a, par exemple, « mis trois semaines » pour lancer son entreprise.

    Ce délai n’est pourtant respecté que si tous les dossiers demandés pour la constitution de l’entreprise sont respectés. Les principales difficultés soulevées par les entrepreneurs résident justement dans les procédures pour réunir les documents à soumettre au guichet unique. Ando, startuper de 20 ans, a, par exemple, « mis trois semaines » pour lancer son entreprise.

    Enregistrement 

    Treize documents, au total, doivent composer le dossier de demande de création d’entreprise. Aux statuts et déclarations d’existence, doivent entre autres s’ajouter d’autres papiers comme les autorisations ministérielles, l’état de situation fiscale des actionnaires ou encore le contrat de bail visé et épinglé avec une copie du titre foncier.

    Les statuts, par ailleurs, doivent être enregistrés et légalisés auprès de la mairie dont dépend le siège social de l’entreprise, tout comme le procès-verbal de procuration nommant le mandataire chargé de représenter la société dans le suivi des dossiers de création. Autant de démarches en amont qui nécessitent du temps et de l’argent.

    De longues démarches pour créer sa société

    Aux démarches de réunion des dossiers s’ajoutent les frais nécessaires à la constitution de l’entreprise. En dehors du capital social, les droits et taxes à prévoir pour la constitution d’une société varient entre 132 000 ariary et 436 000 ariary en moyenne. Outre les impôts qui changent selon le type d’activités, ce coût inclut le droit d’enregistrement qui est de 0,5% du capital social avec un minimum de perception de 10 000 ariary, le droit d’immatriculation au registre de commerce et des sociétés (RCS) qui s’élève à 16 000 ariary, et le droit d’immatriculation statistique qui coûte 40 000 ariary.  « Le coût peut encore augmenter si l’on veut s’enregistrer auprès de l’Office malgache de la propriété industrielle (OMAPI) », glisse Agnès, startuper en pleine démarche de création d’entreprise.

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    Les documents nécessaires à la création d’entreprise

    –       6 exemplaires des statuts de la société, signés et paraphés par tous les associés,

    –       3 copies de la carte d’identité nationale du gérant ou 4 copies du passeport si le gérant est un étranger,

    –       2 certificats de résidence originaux du gérant datant de moins de 3 mois,

    –       5 documents de jouissance du local (contrat de bail ou contrat de sous-location) accompagnés, soit de la copie intégrale du titre foncier, soit d’un acte de notoriété du propriétaire inscrit avec autorisation de louer par les cohéritiers, soit d’une procuration donnée par le bailleur, soit d’un acte de vente soit du contrat de bail original en cas de sous-location ;

    –       2 plans de repérage visés par le fokontany,

    –       2 procurations et 2 copies de la Carte d’identité nationale du mandataire,

    –       1 déclaration relative aux dirigeants sociaux (gérant et co-gérant)

    –       Éventuellement, quatre exemplaires de l’autorisation des ministères concernés pour les activités réglementées.

    Des documents complémentaires, comme un extrait du registre du commerce et des sociétés datant de moins de trois mois sont exigés si parmi les associés figurent des sociétés anonymes, ou si l’entreprise à créer choisit le statut d’une société anonyme.

     

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    Le montant des impôts à payer par type d’activité

    L’impôt est une obligation de toute personne physique ou morale envers l’État. Le tarif dépend en principe du chiffre d’affaires de chaque société nouvellement créée mais le taux, à la base, est de 21%.

    Une société qui a un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 200 millions d’ariary est assujettie à l’impôt sur les revenus et aux taxes sur la valeur ajoutée (TVA).  Une société possédant un chiffre d’affaires compris entre 20 millions d’ariary et 200 millions d’ariary est soumise l’impôt sur les revenus et la TVA reste une option. Une société dont le chiffre d’affaires est en dessous de 20 millions d’ariary est, pour sa part, soumise à l’impôt Synthétique (IS) qui s’élève à 5% du chiffre d’affaires.

     

    Si option IR Si option IS
    Impôts sur les revenus (IR) [cf. Art 01.01.14 du Code Général des Impôts]

    ou Impôt Synthétique (IS) [cf. Art 01.02.05 du Code Général des Impôts]

    100.000 Ar pour les personnes imposables exerçant des activités agricole, artisanale, industrielle, minière, hôtelière, touristique ou de transport 16.000 Ar pour les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, petits exploitants miniers, transporteurs utilisant des véhicules non motorisés (charrette, pousse-pousse, pirogue etc.)
    320.000 Ar pour les autres entreprises 50.000 Ar pour les artisans, gargotiers, petits producteurs
    100.000 Ar pour les artisans miniers, artistes et assimilés, commerçants, hôteliers, prestataires, restaurateurs
    150 000 Ar pour professions libérales et autres, activités multiples, Autres

    Sources : EDBM