Les autorités assurent que le nombre de décès causé par la peste se limite à deux, contrairement aux bruits qui circulent.
Le gouvernement anticipe une éventuelle psychose née l’apparition des cas pesteux à Madagascar. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se trouve sur la même longueur d’ondes que lui.
« Il ne faut pas s’affoler. Il n’y a pas encore d’épidémie [de peste] », souligne Yoël Rantomalala, ministre de la Santé publique, à Ambohidahy jeudi. Il réaffirme le bilan publié jusqu’ici, à savoir 13 cas dont deux cas de décès confirmés. « Pour ce qui est des cas de Miarinarivo, on verra à la suite des résultats de l’analyse », avance-t-il, répondant à certaines affirmations contraires.
Yoël Rantomalala soulève un parallélisme par rapport à la situation de l’année dernière pour mesurer le cas de la peste. « Au mois d’août et de septembre, il y avait déjà 54 cas confirmés », rappelle-t-il, tout en insistant sur les dispositions déjà prises pour faire face à toute éventualité.
Charlotte Ndiaye, représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) abonde dans le sens de l’explication du ministre de la Santé publique. « Pour l’heure nous contrôlons la situation. (…) Nous savons ce que nous devons faire et qu’on ne parle pas d’épidémie pour l’instant », calme-t-elle. « Pour l’heure l’OMS n’a pas recommandé de restriction en ce qui concerne les rassemblements », poursuit-elle, après avoir insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour éviter que la situation de l’année dernière revienne.
La compagnie de production et de distribution de l’eau et de l’électricité (Jirama) prépare l’opinion sur l’augmentation prochaine du prix de l’eau.
La facture de l’eau risque d’être salée pour les consommateurs à partir de 2019. La compagnie de production et de distribution de l’eau et de l’électricité (Jirama) justifie la hausse par la nécessité de fonds pour renouveler les infrastructures.
« Le prix du litre doit se situer entre 3 à 4 ariary, pour que la JIRAMA puisse réinvestir dans de nouvelles infrastructures », explique Henri Randriamanana, directeur général adjoint des opérations de la société d’État, mercredi à Mandroseza.
Actuellement, le prix du litre de l’eau à la distribution coûte 0,4 ariary. Soit une augmentation oscillant entre 750 à 1000% à partir de l’année prochaine.
La société d’État évoque, entre autres, la vétusté des infrastructures pour expliquer son plan. « La JIRAMA subit même une perte de 40% par jour, à cause de cette défaillance du réseau de distribution », expose Henri Randriamanana.
La JIRAMA couple ses explications sur les raisons de la hausse du prix de l’eau, avec les coupures de distribution conduisant les usagers à formuler des remontrances à son égard. « Si la consommation d’eau dans le centre-ville est de 72%, l’offre reste de 9 à 1% seulement pour les périphéries, ce qui entraîne la coupure d’eau dans ces zones », clarifie Andrianirina Rakoto, directeur technique de l’eau.
Le vol est également soulevé, perturbant la distribution. « La multiplication du vol d’eau est l’une des raisons qui perturbe l’acheminement de l’eau jusqu’aux consommateurs finaux, surtout dans les alentours du centre-ville », explique Andrianirina Rakoto. « Ces mauvaises habitudes déstabilisent la distribution d’eau dans certains quartiers », soutient-il.
Pour l’heure, la JIRAMA dispose d’un fonds de 60 millions d’euros, octroyé par l’Union européenne pour un projet destiné à Antananarivo et ses environs selon Henri Randriamianana. Il s’agit d’un projet visant à augmenter la capacité de Mandroseza, comprenant la rénovation des conduites du réseau de distribution.« Cela permettrait une production de 205 millions de litres à un million de mètres cube d’eau quotidienne », affirme le directeur général adjoint des opérations de la société.
Il reste du chemin pour arriver à développer le marché des industries culturelles et créatives à Madagascar. Mais des initiatives sont quand même lancées pour atteindre cet objectif.
Comment rentabiliser les industries culturelles à Madagascar ? La question reste sur la table dans la mesure où l’intersection entre l’économie, la culture, l’art et la créativité tarde à voir le jour.
« L’industrie culturelle est présente depuis toujours dans notre environnement mais on ne se rend pas compte (…) La demande reste minime face à une offre, nombreuse», souligne l’organisateur, Mampiray Solofoniaina, organisateur de « Dago Festival », lors du lancement de la deuxième édition du salon des industries culturelles et créatives, à Ambohitsaina mercredi.
Le constat dressé par Mampiray Solofoniaina est implacable quant à la place des industries culturelles et créatives à Madagascar. Malgré le potentiel, le marché reste encore étroit.
L’industrie culturelle est négligée à Madagascar, malgré son potentiel économique élevé
Des embûches existent pour que les industries culturelles et créatives trouvent sa place dans l’économie. « Les arts, la culture sont encore considérés comme un loisir et non pas une économie », affirme Elia Ravelomanantsoa, ancien ministre de la Culture. « Pour l’heure, il n’existe même pas de chiffre pour quantifier cette économie », déplore la fondatrice du festival de la mode « Manja » et chef d’entreprise.
Des pistes sont identifiées pour lever les obstacles mais il s’agit d’un travail de longue haleine. Elia Ravelomanantsoa pointe le « manque de cadre légal, la défaillance de la connexion entre les créatifs et les gestionnaires, ou encore une formation encore à développer pour arriver à la normalisation du secteur ». « Il faut professionnaliser les métiers spécifiques », lance-t-elle, se demandant sur le nombre des conservateurs de musée à Madagascar pour illustrer ses propos.
« Nous voulons informer les jeunes et les citoyens que la culture est à la fois une richesse et un trésor pour développer le pays »
Les organisateurs de « Dago Festival » tentent justement d’attirer l’attention de l’opinion sur l’importance de ce secteur. « Nous voulons informer les jeunes et les citoyens que la culture est à la fois une richesse et un trésor pour développer le pays », affirme Mampiray Solofoniaina.
Les trois jours de festivités à l’Alliance Française d’Antananarivo (AFT), à Andavamamba, servent, entre autres, à la sensibilisation, surtout des jeunes autour d’un débat, de danse, de défilé de mode, d’exposition pour mettre en valeur les potentiels culturels du pays. Des rencontres sont prévues en présence des professionnels du secteur, entre autres, des écoles d’arts, des lieux de diffusion culturelle et même des producteurs.
Pour le cadre légal, une démarche visant à élaborer une série de projets de loi avait été initiée il y a quelques années mais, pour une raison ou une autre, l’initiative n’a pas abouti. « Il faut également créer un fonds d’investissement » milite Elia Ravelomanantsoa, pour doper les industries culturelles et créatives.
Mino ANDRIAMIJORO, Brand Ambassador de www.2424.mg, organisateur de StartupDating , a invité quelques startups à venir présenter leurs entreprises respectives. Aujourd’hui, nous accueillons Angelin M. RAFIDISAONINA, fondateur de SEEDS LearnShare, une entreprise sociale organisant des formations et des événements en développement personnel.
Les élèves ayant passé l’examen de BEPC obtiennent de meilleurs résultats par rapport à l’année dernière malgré le contexte particulier de l’année scolaire 2017-18, du moins dans la capitale.
Peut mieux faire. Les résultats de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) de l’année scolaire qui vient de s’écouler sont supérieurs à ceux de l’année 2016-17 à Antananarivo-Renivohitra. Ceux-ci n’atteignent pourtant pas un taux de réussite supérieur à 50%.
Selon une source au niveau de la Circonscription scolaire d’Antananarivo (CISCO-Tanà), le taux de réussite est de 48, 81% cette année. Celui-ci connaît une hausse de 0,77% par rapport à l’année scolaire 2016-17.
« Bien qu’il y ait toujours de très mauvaise note, la meilleure note est de 18,55 sur 20, pour la moyenne finale », tient à indiquer la source autorisée au sein de la CISCO d’Antananarivo. Une manière de souligner la « performance » des élèves « malgré les évènements vécus ». Elle laisse entendre, entre autres, la période de peste, perturbant l’année scolaire, tout comme les grèves des enseignants.
« Ce résultat a été obtenu grâce aux savoirs et aux partages des enseignants même si, parfois, les élèves avaient rencontré une certaine difficulté dans le traitement des sujets »
Le ministère de l’Éducation nationale explique les résultats à Antananarivo-Renivohitra, par les différentes formations pédagogiques offertes pour les enseignants pendant toute l’année. « Le niveau des enseignants a connu une hausse en qualité. Cela a rejailli sur la performance des élèves », justifie une source auprès du département ministériel. « Ce résultat a été obtenu grâce aux savoirs et aux partages des enseignants même si, parfois, les élèves avaient rencontré une certaine difficulté dans le traitement des sujets », poursuit-il.
Un autre son de cloche a été apporté dans le milieu de l’enseignement. « Cette hausse est due à des sujets moins compliqués proposés aux élèves», estime une enseignante, ayant participé à la correction des copies d’examen.
Donner de l’envie, de l’espoir aux jeunes tout en vivant sa passion : c’est possible ! Des femmes issues de différents horizons, en témoignent, à travers leurs riches et émouvantes expériences respectives.
L’histoire de Marcelia, en est l’illustration. La jeune femme d’Antsepoka, un village de pêcheurs dans le Sud-Ouest de l’île, surprend le monde du ballon ovale de part sa détermination et de sa passion. Son « ascension » lui vaut un film documentaire, «Jeune fille et ballon ovale », diffusé lors de la « Nuit de l’Entrepreneuriat Durable », première édition, à l’Institut français de Madagascar (IFM), mardi soir.
Mais l’histoire de Marcelia, devenue entraîneur de rugby, n’est pas unique. De part leur engagement dans la société, elles étaient six à être invitées à apporter une lueur qui pourrait permettre aux jeunes de se frayer un chemin dans le monde professionnel au cours de la soirée.
Avec son projet Sayna, Matina Razafimahefa, auto-entrepreneure, propose une formation de développeur pour aider les jeunes défavorisées. Asnie Ramanandraibe, fondatrice de « Vezo Création », spécialisée dans la fabrication de tee-shirt pour les sportifs, partie de peu et qui arrive à offrir des emplois à des jeunes couturières du sud, Marie Christina Kolo, fondatrice de Green N’kool, œuvrant dans la protection de l’environnement, Alia Drouin, chargée d’investissement chez Miarakap ou encore Julia Gony, présidente de l’association « Terres en mêlées », sont également de la partie.
« Les jeunes sont attentifs car nombreux veulent entreprendre », souligne Marcelia. «Ils peuvent croire en eux. Les futurs entrepreneurs ont eu une motivation et un soutien à travers les témoignages », conclut-elle.
18 septembre – Journée mondiale du bambou. Madagascar est aujourd’hui un pays menacé par la consommation de charbon et de bois énergie. Le bambou est une alternative réelle pour le pays et présente de multiples avantages et usages en dehors de l’artisanat.
« Dahalo ». « Anatra olo be ». Les titres parlent d’eux-mêmes. Ces morceaux, composés par Jimmy Marius Rakotoson, alias Jimmy B’Zaotö, transmettent des messages de sagesse et de paix. Ils racontent aussi le quotidien des Malgaches.
La touche est moderne, mais la musique puise ses racines dans la tradition malgache. Ce rythme, que le compositeur a appelé Zaotö groove, est un hommage à la musique traditionnelle du pays, et plus particulièrement du Nord, à laquelle il a toujours fait référence.
Créer à partir de ce qui existe est le leitmotiv de Jimmy B’Zaotö. « Faire du copier-coller ne permet pas de se démarquer », martèle celui qui est aussi connu par son autre nom de scène, « Le Batteur Noir ».
Autodidacte
« Paix et amour »
Ces créations, mêlant tradition et modernité, sont très variées mais le message est simple. « Paix et amour », lance-t-il. Du « peace and love » qu’il fait jaillir de ses tripes quand il est sur scène.
Autodidacte, Jimmy B’Zaotö a commencé à jouer de la percussion alors qu’il était encore très jeune. A huit ans, il rejoint le groupe de son père, Kiki Rasta, où il performe au chant. De représentation en représentation, le jeune acquiert de l’expérience.
Sa touche spécifique en fait un batteur recherché dans le milieu de la musique. C’est ainsi qu’il a ensuite pu accompagner de nombreux artistes aussi bien nationaux qu’internationaux. Un véritable tremplin pour la carrière d’un jeune homme talentueux et travailleur.