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  • COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    COMMÉMORATION – Il y a 30 ans, le crash d’un DC3 de l’Armée tue 36 personnes et endeuille le monde humanitaire de Madagascar et de La Réunion

    Antananarivo, 18 Juillet, 12h45 – “Je vais devoir survivre et vivre avec ce poids, ce sentiment de responsabilité, cette tristesse immense qui me submergera très vite ensuite. Et je reprendrai les missions humanitaires, en l’honneur de mes amis, de mon frère, morts tragiquement alors qu’ils secouraient leurs semblables”. C’est en poursuivant ses missions, celles du médecin humanitaire, que le Dr Firoze Koytcha, survivant du crash du DC3 de l’Armée malgache le 18 juillet 1995, rend hommage à ses compagnons de l’Association sanitaire karana, devenue aujourd’hui Médecins de l’océan Indien.

     

    Il y a 30 ans, le 18 juillet 1995, l’avion militaire revenait de Maintirano. Il transportait 40 personnes, dont 22 missionnaires bénévoles de l’ONG qui revenaient d’une mission humanitaire de dix jours, six membres de l’équipage, et d’autres passagers. Vers 13h30, alors qu’il s’approchait de l’aéroport et s’apprêtait à atterrir, l’appareil s’écrase, à environ 600m de la piste. 36 personnes perdent la vie dans l’accident.

     

    Les archives du bureau des accidents d’avion (B3A) parlent d’une double panne de moteur au cours de la phase d’approche. La surcharge de l’avion, conçu pour 26 passagers et six membres de l’équipage, avait également évoquée mais les enquêteurs ont indiqué que le poids de fret était minime. Le DC3, construit en 1944, avait pourtant effectué plusieurs rotations dans les jours précédents sans incident. “Nous avons voyagé à bord de cet avion par deux fois pour aller vers Maintirano sans problème”, témoigne le Dr Firoze Koytcha.

     

    Trente ans plus tard, le médecin, rescapé du drame, est toujours profondément marqué par cette tragédie. Mais à 86 ans, il continue les missions et prépare la 85ème mission de l’ONG qui devrait avoir lieu à Morondava dans les prochains mois. “Il n’était pas question d’abandonner”, confie-t-il, parlant d’un devoir de mémoire et d’un engagement humanitaire. “Etre humanitaire n’est pas sans risque”, souligne-t-il.

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  • RIZICULTURE – Un rendement moyen de plus de 5 tonnes à l’hectare pour Papriz à sa troisième phase

    RIZICULTURE – Un rendement moyen de plus de 5 tonnes à l’hectare pour Papriz à sa troisième phase

    Antananarivo, 18 Juillet, 9h15 – Plus de 5 tonnes par hectare. C’est le rendement moyen obtenu sur les champs d’application de la technique de riziculture intensive promue par le Projet d’appui pour l’amélioration de la productivité et l’industrialisation du secteur riz (Papriz), qui est à sa troisième phase. Un résultat que la coordonnatrice nationale de ce projet, Zoelinirina Zoé Patricia, avait partagé jeudi.

    Les rendements obtenus diffèrent pourtant dans chacune des régions où cette technique avait été diffusée. Ils s’élevaient autour de 3,75 tonnes à l’hectare dans des régions comme l’Androy ou l’Atsimo Andrefana, jusqu’à atteindre un rendement moyen à l’hectare de 6,24 tonnes dans l’Amoron’i Mania. Les performances modestes sont surtout dues aux effets de changement climatique qui ont compromis la campagne dans certaines zones.

    Les bonnes performances sont, quant à elles, obtenues dans les zones où les exploitants agricoles avaient entre autres utilisé des semences certifiées ou qui ont respecté les 12 étapes à suivre dans cette technique de culture, explique Zoelinirina Zoé Patricia.

    Selon la coordinatrice nationale de Papriz, plus de 4 000 paysans formateurs promeuvent cette technique rizicole. Pas moins de 200 000 exploitants agricoles l’ont pour leur part déjà adopté, indique-t-elle.

    Le Projet d’appui pour l’amélioration de la productivité et de l’industrialisation du secteur riz est mis en œuvre conjointement par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) et le ministère de l’agriculture et de l’élevage (Minae). Il arrivera au terme de sa phase III au mois de novembre de cette année.

    Les acteurs impliqués dans ce projet se projettent dans sa pérennisation. “Puisque la technique est déjà développée, et le système pour sa vulgarisation déjà en place, la prochaine phase devra se focaliser davantage sur d’autres thèmes. Nous travaillerons par exemple dans l’industrialisation, la transformation ou encore l’amélioration de la qualité de production”, avance Ryuzo Habara, expert agricole de la Jica.

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  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Andry Rajoelina assure qu’il n’y aura “pas de privatisation de la Jirama” tant qu’il est à la tête du pays

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Andry Rajoelina assure qu’il n’y aura “pas de privatisation de la Jirama” tant qu’il est à la tête du pays

    Antananarivo, 18 Juillet, 6h30 – L’Etat reste et demeurera actionnaire unique de la Jirama. “Il n’y aura pas de privatisation de cette compagnie tant que c’est moi qui suis à la tête du pays”, déclare le président de la République Andry Rajoelina lors d’une rencontre avec le personnel de la Jirama au Palais d’Etat d’Iavoloha, ce jeudi.

     

    La Jirama est détenue à 100% par l’Etat. Et “le changement des statuts de la compagnie qui était récemment effectué ne change en rien cet actionnariat”, tient à clarifier Andry Rajoelina. Le Chef d’Etat précise d’ailleurs qu’aucune entrée d’un nouvel actionnaire dans le capitale de la compagnie nationale d’eau et d’électricité n’est envisagée.

     

    Selon les nouveaux statuts de la Jirama, son capital social est fixé à 52 milliards d’ariary. Celui-ci est divisé en 2,6 millions d’actions de 20 000 ariary chacune de valeur nominale, et entièrement souscrit par l’Etat malgache.

     

    Cette rencontre a eu lieu à quelques jours de la tenue d’une grève qu’avaient observée les agents syndiqués regroupés au sein du « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama ». Leur principale revendication était l’annulation de ces nouveaux statuts de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Comme déjà annoncé, cette rencontre devait servir à apporter des éclaircissements, non seulement sur ces nouveaux statuts mais également sur le plan de redressement financier de la Jirama.

     

     

    Photo : Présidence de la République

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le coût de la main d’œuvre parmi les points forts de Madagascar, selon le Baromètre CIAN 2024

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le coût de la main d’œuvre parmi les points forts de Madagascar, selon le Baromètre CIAN 2024

    Antananarivo, 17 Juillet, 15h05 – Madagascar s’est vue une nouvelle fois attribuer une note globale moyenne de 2,1 sur 5 dans l’édition 2024 du Baromètre de l’environnement des affaires CIAN du Conseil français des investisseurs en Afrique. Et le coût de la main-d’œuvre figure parmi les points forts de la Grande île dans cette évaluation avec laquelle le CIAN sonde les dirigeants des entreprises étrangères implantées en Afrique sur les perspectives de leur activité.

    Toutefois, dans l’édition 2023 du Baromètre CIAN, la Grande île se distinguait non seulement du coût mais également de la qualité de cette main d’œuvre. C’est dans le domaine « social » que ce critère est évalué.

    D’autres critères sont également considérés comme des points forts de Madagascar dans cette évaluation. C’est le cas de la qualité de ses réseaux de télécommunications, du taux d’absentéisme ou encore du droit de travail. L’administration et la corruption sont, pour leur part, placées parmi les points faibles de Madagascar en matière d’environnement des affaires. De même que ses réseaux routiers ou ferrés que les réseaux d’eau et d’électricité.

    Par ailleurs, selon le CIAN, le défi pour Madagascar est de parvenir à une croissance inclusive. “L’inflation, les pénuries électriques et la crise de l’eau ont remis au premier plan la question sociale sur la Grande Île, où le taux de pauvreté a encore progressé, malgré une activité économique qui se maintient”, note ce Conseil dans son Baromètre de l’environnement des affaires.

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  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La directrice de la veille sanitaire du ministère de la Santé se demande “à quoi bon insister de chercher du botulisme là où on n’en a jamais trouvé”

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – La directrice de la veille sanitaire du ministère de la Santé se demande “à quoi bon insister de chercher du botulisme là où on n’en a jamais trouvé”

    Antananarivo, 17 Juillet, 11h45 – “Je ne veux pas savoir”. Le Dr Manuella Vololoniaina, directrice de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER) auprès du ministère de la Santé publique indique ne pas vouloir connaître quelle était la substance toxique et dangereuse qui a tué au moins 28 personnes à l’issue d’une fête d’anniversaire organisée à Ambohimalaza le 14 juin dernier. “Je n’ai pas le nom, mais on m’a dit que c’est de l’empoisonnement. Et je ne veux pas savoir”, répond-elle à TV5 Monde et Radio France internationale qui l’ont interrogée mercredi, après autorisation du ministère.

    S’en tenant à la version du ministère de la Santé publique qui soutient que “jamais on n’a trouvé de toxine de botulisme dans une pâtisserie”, elle n’estime pas nécessaire que des analyses pour rechercher la toxine botulinique soient menées. Les mêmes arguments ont été défendus par le directeur général des fournitures de soins (DGFS) auprès du ministère, le Dr Rija Niaina Andriantiaray Ramarolahy, et le directeur du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar LA2M, le Dr Andry Andrianarivelo. “A quoi bon insister d’analyser, de chercher du botulisme dans quelque chose où on n’en a pas trouvé”, poursuit alors la DVSSER dans son interview.

    Dans son premier rapport toxicologique des échantillons de vomis et de restes des aliments servis à Ambohimalaza le 14 juin, l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA) avait annoncé qu’il fallait encore “réaliser une analyse bactériologique des restes alimentaires et des vomissements des patients atteints de la maladie”. Les résultats de cette analyse bactériologique, si elle a été faite, n’ont pas été rendus publics.

    Les autorités sanitaires et le gouvernement ont conclu à un empoisonnement sur la base des expérimentations réalisées sur des souris de laboratoire. Selon le compte-rendu du ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany, “après ingestion des échantillons suspects et des vomissements, les souris sont mortes sur le coup”.

    Les résultats de l’investigation menée sur les échantillons prélevés et scellage effectué par l’équipe de la direction de la protection des consommateurs du ministère de l’Industrialisation et du commerce n’ont pas non plus été rendus publics. Si l’on en croit le directeur général des fournitures de soins (DGFS) auprès du ministère, le Dr Rija Niaina Andriantiaray Ramarolahy, les échantillons envoyés à l’étranger pour analyse sont plutôt des prélèvements sanguins et du contenu gastrique.

    Les résultats des analyses effectuées à l’étranger n’ont pas non plus été rendus publics. Les autorités sanitaires et judiciaires se sont contentés d’indiquer que les échantillons contenaient des substances inhabituelles que l’on ne retrouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain. La procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, affirme que le nom de la substance relève du secret de l’instruction. Mais elle explique également la confidentialité de cette information pour prévenir tout autre acte malveillant.

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  • DIPLOMATIE – Le mandat de Madagascar à la tête de la SADC mis à profit pour promouvoir les priorités nationales malgaches, selon Rafaravavitafika Rasata

    DIPLOMATIE – Le mandat de Madagascar à la tête de la SADC mis à profit pour promouvoir les priorités nationales malgaches, selon Rafaravavitafika Rasata

    Antananarivo, 17 Juillet, 9h25 – Les priorités nationales malgaches au cœur des actions de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). En assumant la présidence tournante de ce groupement régional pour la période de 2025-2026, Madagascar entend faire de ce mandat une opportunité pour promouvoir ses priorités nationales. C’est ce qu’a laissé entendre la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, en marge de la cérémonie de remise de véhicules protocolaires tenue ce mercredi à Iavoloha.

    Selon la cheffe de la diplomatie malgache, être à la direction de la SADC devrait permettre à la Grande île, non seulement de “montrer qu’elle est en tête au sein de la région et que c’est elle qui assure le leadership des 16 pays qui forment l’organisation régionale”. Cela devrait aussi et surtout lui permettre d’inscrire ses propres préoccupations à l’agenda de l’organisation, poursuit encore la ministre.

    Pour Rafaravavitafika Rasata, cette position est importante “parce que cela nous permet de poser nos priorités”. Elle explique que c’est la raison pour laquelle les thèmes du mandat 2025-2026 sont focalisés sur les questions prioritaires pour Madagascar, en l’occurrence la transformation de la production agroalimentaire, l’utilisation des énergies renouvelables et l’industrialisation”. Ces axes d’action, présentés comme stratégiques pour le développement économique de la Grande île, seront ainsi au cœur des discussions et initiatives portées par Madagascar au sein de la SADC durant son mandat.

    Pour le 45ème Sommet de la SADC dont les activités et la réunion proprement dite des chefs d’Etat et de gouvernement se tiendront du 3 au 18 août, le thème retenu sera “promouvoir l’industrialisation, la transformation agricole et la transition énergétique pour une SADC résiliente”. Selon une vidéo partagée par l’ensemble des ministères, le président de la SADC est chargé, entre autres rôles, de “définir les priorités politiques et régionales”.

    Outre les questions liées au développement socio-économique, Madagascar devrait également assurer des fonctions de représentation et de coordination durant son mandat à la tête de la SADC. Ces missions consisteront notamment à “présider les Sommets des chefs d’Etat et de Gouvernement, représenter la SADC dans les forums internationaux, coordonner la Troïka pour les questions sensibles, soutenir la paix, la sécurité et l’intégration régionale, et superviser la mise en oeuvre des décisions collectives”.

  • SECTEUR AÉRIEN – La trajectoire de mise en œuvre du Plan Phenix 2030 inchangée rassure le Conseil d’administration de Madagascar Airlines

    SECTEUR AÉRIEN – La trajectoire de mise en œuvre du Plan Phenix 2030 inchangée rassure le Conseil d’administration de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 16 Juillet, 14h30 – Pas de changement de cap. Le Conseil d’administration de Madagascar Airlines se dit engagé dans l’exécution, et de manière rigoureuse, du Plan Phénix 2030. Ce plan de redressement suivra sa trajectoire initiale, bien que le choix du directeur général de la compagnie nationale qui assurera sa mise en œuvre à partir du mois d’août n’est pas encore arrêté, rassure ses administrateurs. Ils en ont fait part, à travers un communiqué publié mardi.

    Déjà, le Conseil d’administration de Madagascar Airlines rassure sur la consolidation des avancées réalisées ces dernières années, que ce soit en matière de performance opérationnelle, de qualité de service et de modernisation. C’est également le cas pour la poursuite des programmes de digitalisation, de renouvellement progressif de la flotte ou encore les partenariats internationaux. L’ensemble des engagements contractuels, commerciaux et institutionnels qu’avait pris la compagnie restent par ailleurs pleinement validés et appliqués, rassure son Conseil d’administration.

    Le mandat actuel de Thierry de Bailleul en tant que directeur général de Madagascar Airlines, qui a été l’architecte de ce Plan Phénix 2030, arrivera à échéance à la fin de ce mois de juin, après une prolongation de six mois. Et la question d’une éventuelle nouvelle reconduction de ce mandat reste en cours d’examen, précise le Conseil d’administration de la compagnie.

    Validée en Conseil des ministres au mois de novembre 2023, la mise œuvre de ce plan d’affaires était prévue se faire en plusieurs étapes. Madagascar Airlines aura à recentrer toutes ses activités sur le réseau domestique dans un premier temps. Une stratégie qui inclut entre autres l’augmentation du nombre des appareils pour assurer les dessertes, la digitalisation des services ou encore le volet financier.

    Le gouvernement avait estimé à l’époque que l’amélioration des offres sur le réseau intérieur permettra de faciliter les prochaines étapes de la mise en œuvre de ce plan d’affaires. Dans ces futures étapes figurent la reprise des vols internationaux que Madagascar Airlines a décidé de suspendre “temporairement”.

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  • DIPLOMATIE – Le Sommet de la SADC se tiendra au Centre de conférence internationale Ivato, selon le ministère des Affaires étrangères

    DIPLOMATIE – Le Sommet de la SADC se tiendra au Centre de conférence internationale Ivato, selon le ministère des Affaires étrangères

    Antananarivo, 16 Juillet, 13h30 – Un deuxième événement diplomatique pour le Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato en 2025. Quelques mois après la tenue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI) en avril, cette infrastructure devrait accueillir le 45ème Sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) du 16 au 17 août.

    A en croire une source auprès du ministère des Affaires étrangères, ce centre a été choisi “dès le début” par le comité d’organisation pour accueillir ce Sommet. Des émissaires de la SADC ayant effectué des visites à Madagascar pour la supervision de l’avancement de l’organisation “a déjà validé ce site”, poursuit notre interlocuteur.

    Le projet présidentiel d’accueillir les 16 chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC au sein d’un tout nouveau Palais des Congrès ne se fera donc pas cette année. Dans son discours de fin d’année, le président de la République Andry Rajoelina avait annoncé la construction d’un nouveau Centre de conférence international et d’un Palais des congrès pour accueillir ce Sommet.

    En février, le Conseil des ministres avait approuvé une procédure allégée des passations de marchés dans le cadre de l’accueil des Sommets de la COI et de la SADC “étant donné l’ampleur des travaux à réaliser, des fournitures à acheminer à Madagascar et des prestations à achever”.

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  • FINANCES – La BAD évoque un coût élevé des prêts avec une moyenne de 15%, constituant un frein à l’accès au crédit

    FINANCES – La BAD évoque un coût élevé des prêts avec une moyenne de 15%, constituant un frein à l’accès au crédit

    Antananarivo, 16 Juillet, 7h30 – À Madagascar, le crédit coûte cher. Avec un taux d’intérêt moyen de 15 %, l’accès au financement reste un défi majeur, en particulier pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME). C’est ce que révèle le rapport pays 2025 publié récemment par la Banque africaine de développement (BAD). Pour la BAD, ce “coût élevé” du prêt “constitue un frein à l’accès au crédit, notamment pour les micros, petites et moyennes entreprises”.

    Malgré ce contexte, les crédits bancaires ont progressé de 8,8%, avec la bonne tenue des crédits de trésorerie et d’investissement, souligne la BAD dans son rapport. Les affaires se sont également bien portées pour les banquiers de la place qui, selon la BAD, auraient préservé la qualité de leurs portefeuilles et maintenu une capitalisation adéquate.

    Le rapport de la BAD indique que le taux de créances douteuses a connu une baisse, passant de 8,3 % fin 2023 à 7,9 % fin 2024. Ce qui, selon cette institution panafricaine, a contribué à renforcer la stabilité du secteur bancaire. Les crédits à l’économie ont également progressé de 12 % en 2024. Et ce, bien que le ratio du crédit au secteur privé par rapport au PIB demeure faible, se situant à 15,6 % en 2024.

    A Madagascar, le secteur bancaire représente plus de 80% du total des actifs financiers de Madagascar. Il contribue à hauteur de 30,1% du Produit intérieur brut du pays. La BAD évoque “dans l’ensemble, un système financier malgache [qui] demeure solide ». Elle note toutefois que le marché des capitaux n’est pas développé, et qu’il n’existe pas de marché boursier ou de marché à terme d’instruments financiers.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – La Chambre des mines évoque un “flou” dans le processus de révision de la LGIM

    SECTEUR EXTRACTIF – La Chambre des mines évoque un “flou” dans le processus de révision de la LGIM

    Antananarivo, 15 Juillet, 18h50 – Les industriels miniers se disent préoccupés. Ils indiquent être dans le “flou” par rapport au processus actuel de la révision de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM). Une situation dont la Chambre des mines fait notamment part dans son bulletin d’information, publié en ce mois de juillet.

    Le flou évoqué par la Chambre des mines réside non seulement dans les intentions du législateur mais également dans le contenu envisagé des amendements et le calendrier de mise en œuvre de cette réforme. Cette association professionnelle des industriels miniers explique alors que “cette opacité ne fait qu’accentuer le sentiment d’imprévisibilité qui pèse déjà lourdement sur l’environnement des affaires à Madagascar”.

    La réforme du cadre régissant les grands projets miniers avait été présentée dernièrement par le Premier ministre Ntsay Christian devant les Sénateurs, dans le cadre de la présentation du bilan de la mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat. Et il était déjà annoncé que la révision de ce cadre devra aboutir à une nouvelle loi qui portera le nom de Loi sur les grands projets d’exploitation minière ou la (LGPEM).

    Pour les autorités, c’est la LGPEM qui devra régir les grands projets miniers à Madagascar. Et le développement de partenariat entre l’Etat et les promoteurs de projets qui apportera des retombées pour le pays est un des objectifs attendus de cette réforme, d’après le ministère des Mines.

    La Chambre des mines insiste toutefois que “la réforme de la LGIM doit s’inscrire dans une démarche transparente, inclusive et équitable”. Et “elle doit garantir un juste équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des investisseurs, tout en préservant la stabilité des engagements contractuels”, interpelle cette association professionnelle dans le secteur minier.