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  • PASSATION DE MARCHE – Au moins 30% du personnel des entreprises travaillant sur les projets financés par la Banque mondiale devraient être locaux

    PASSATION DE MARCHE – Au moins 30% du personnel des entreprises travaillant sur les projets financés par la Banque mondiale devraient être locaux

    Nouvelle règle. Les soumissionnaires aux appels d’offres internationaux pour des travaux financés par la Banque mondiale devront consacrer au moins 30% du cout total de la main d’œuvre à l’emploi de personnel et travailleurs locaux. C’est ce qui leur sera exigé pour tous les marchés de travaux de cette institution financière soumis à la concurrence internationale. La Banque mondiale avait fait part de cette exigence vendredi.

    Cette disposition s’appliquera, à Madagascar, à tous les nouveaux projets approuvés par cette institution de Bretton Woods à compter du 1er septembre. Elle s’appliquera également pour les projets en cours, notamment à toute nouvelle procédure de passation de marchés internationale de travaux publiée à partir de la même date.

    La Banque mondiale indique avoir pris cette disposition en soutien à l’emploi local à Madagascar. Elle devra également contribuer au développement des compétences, dans le cadre des passations de marchés de travaux internationaux qu’elle finance.

    Celle-ci publiera alors au mois de septembre de cette année la nouvelle édition du Règlement de passation des marchés pour les projets qu’elle finance. La Stratégie de passation des marchés pour le développement du projet (PPSD) de même que les Dossiers de passation de marchés feront ainsi l’objet de mise à jour afin d’y intégrer cette nouvelle exigence.

    Un forum sur les marchés publics destiné au secteur privé avait été organisé par la Banque mondiale, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), au mois de décembre de l’année dernière. L’objectif à l’époque était de se concerter sur les moyens d’accroitre la participation des entreprises locales aux marchés publics de la Banque mondiale. Il avait été indiqué en ce temps là que 45% du montant du portefeuille des marchés de cette institution financière à Madagascar étaient attribués aux opérateurs locaux.

    La Banque mondiale estime que le recours à une main-d’œuvre locale contribue à la génération de revenus au sein des communautés. Ce qui, d’après ses explications, permet aux individus de mieux subvenir aux besoins de leur famille, d’acquérir des connaissances et des compétences, et de réinvestir dans l’économie locale.

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  • SANTÉ PUBLIQUE – La société civile dénonce un manque de transparence et une communication confuse autour des cas d’intoxication alimentaire

    SANTÉ PUBLIQUE – La société civile dénonce un manque de transparence et une communication confuse autour des cas d’intoxication alimentaire

    Antananarivo, 22 Juillet, 8h15 – Inquiétudes. La société civile s’insurge contre le flou qui entoure la communication officielle liée aux récents cas d’intoxication alimentaire signalés dans plusieurs régions du pays. Dans un communiqué publié mardi, plus de 400 organisations dénoncent les méthodes de diffusion de l’information autour de ces cas. “La manière dont les informations relatives aux intoxications alimentaires sont diffusées ressemble à une tentative de détournement de l’opinion publique”, écrivent-elles.

     

    Dans leur communiqué, les organisations signataires demandent alors à ce “que les résultats des enquêtes soient publiés de façon transparente”. Elles réclament également “que les autorités prennent leur responsabilité en diffusant des informations exactes, fiables et scientifiques”, poursuivent-elles. Pour la société civile, c’est cette transparence qui “assure la justice et l’équité”, et qui “permet de prévenir que d’autres cas similaires ne surviennent dans d’autres régions”.

     

    Mais au-delà, la diffusion des résultats d’enquêtes exacts et véridiques auprès de la population “garantit la tranquillité d’esprit de la population et permet de limiter la propagation de rumeurs diverses, sources de confusion et de perturbation de l’opinion publique”, estiment-elles. Pour cela, elles souhaitent “que les juridictions compétentes et les forces de l’ordre agissent et enquêtent de façon professionnelle et traitent les dossiers en priorité”.

     

    En un mois, l’ingestion d’aliments contaminés a entraîné de nombreux décès dans quelques régions du pays. La société civile parle des cas signalés à Ambohimalaza dans l’Analamanga, à Ambositra dans l’Amoron’i Mania, à Toamasina dans l’Atsinanana et à Mahajanga dans le Boeny. Plus d’un mois après le signalement des premiers décès, si les aliments suspects ont été pointés du doigt, tels que des donuts, de la mortadelle ou encore de la mayonnaise, les noms des substances toxiques ne sont pas rendus publics.

     

    Pour le cas d’Ambohimalaza où au moins 30 personnes ont perdu la vie, les autorités sanitaires et judiciaires ont conclu à un empoisonnement après les premières expérimentations réalisées sur des souris de laboratoire et après que l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA) a signalé la présence de produits hautement toxiques et dangereux dans les vomis et les restes des aliments servis durant la fête d’anniversaire meurtrière du 14 juin. Des analyses d’échantillons de prélèvement sanguin et de contenu gastrique ont ensuite été effectuées à l’étranger, et les autorités ont évoqué la présence de substances inhabituelles sans en donner le nom.

     

    Pour les cas de Mahajanga où au moins trois personnes ont perdu la vie et d’Ambositra où au moins 17 morts ont été signalés, la mortadelle et sa conservation ont été évoquées comme causes des décès. Le nom de la bactérie présente dans le produit n’est pourtant pas publié. La suite des enquêtes n’est pas non plus rendue publique.

     

    Dans la foulée de sa demande de transparence sur les enquêtes en cours, la société civile appelle également à un renforcement urgent des contrôles de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires. Elle demande ainsi la mise en place de contrôles sanitaires rigoureux et réguliers sur les produits alimentaires, qu’ils soient importés ou distribués sur les marchés locaux. Elle appelle également à la révocation des responsables publics jugés défaillants dans la prévention ou la gestion de ces crises sanitaires.

  • DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Madagascar initie une mission de séduction auprès des investisseurs marocains

    DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Madagascar initie une mission de séduction auprès des investisseurs marocains

    Antananarivo, 24 Juillet, 6h35 – Comment convaincre les investisseurs étrangers de miser sur Madagascar ? La réponse passe par une diplomatie économique renforcée. À l’occasion d’un webinaire axé sur le thème « Investir à Madagascar » initié par Johary Rajobson, ambassadeur de Madagascar au Maroc, des opérateurs marocains et internationaux ont été invités à découvrir les nouvelles opportunités qu’offre la Grande Île. L’objectif est d’attirer des capitaux frais dans un pays en pleine réforme structurelle.

     

    Lors de cet échange, la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy, a tenu à rassurer les potentiels investisseurs, en rappelant que “de la création d’entreprise à la délivrance de visas ou de permis de travail, tout est simplifié et digitalisé”. L’EDBM, bras armé de l’État pour attirer les investissements directs étrangers (IDE), se veut aujourd’hui plus que jamais proactif. En 48 heures, une entreprise peut être enregistrée grâce à une plateforme en ligne. De plus, les investisseurs bénéficient d’un aftercare, un accompagnement post-installation, preuve d’un changement de paradigme dans l’approche étatique.

     

    Selon Josielle Rafidy, la nouvelle loi sur les investissements, adoptée en 2023, illustre cette volonté à ne mentionner que liberté de transfert de dividendes, égalité de traitement entre nationaux et étrangers, exonérations fiscales pour certaines zones franches ainsi que les entreprises nouvellement créées. tout est pensé pour rendre Madagascar compétitif. “C’est une législation alignée sur les standards internationaux”, soulève-t-elle.

     

    Mais attirer l’investissement ne se limite pas à des avantages fiscaux. Selon les participants ayant vantéles avantages d’investir à Madagascar durant le webinaire, le pays mise aussi sur ses richesses naturelles dont la vanille, les produits miniers, des potentiels dans le domaine textile et sur son capital humain jeune, notamment pour les secteurs du numérique et du BPO.

     

    Pour Johary Rajobson, ce webinaire s’inscrit dans une stratégie claire qui est de renforcer les liens économiques entre Madagascar et le Maroc, deux pays liés par une coopération historique mais qui doivent aujourd’hui passer à une nouvelle étape. Une façon de dire que la diplomatie se veut désormais un levier concret de développement.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – La BAD estime “inabordables” les coûts des prêts auprès des institutions de microfinance avec leur taux d’intérêt allant jusqu’à 36%

    ÉNERGIES RENOUVELABLES – La BAD estime “inabordables” les coûts des prêts auprès des institutions de microfinance avec leur taux d’intérêt allant jusqu’à 36%

    Antananarivo, 23 Juillet, 12h05 – Un défi pour l’entrepreneuriat dans les énergies renouvelables. La Banque africaine de développement (BAD) estime “inabordables” pour la plupart des entrepreneurs les prêts de microfinance qui sont assortis de taux d’intérêts annuels allant de 24 à 36%. Cette situation est exposée par cette Banque panafricaine dans le Diagnostic pays sur le genre et l’énergie renouvelable de Madagascar, qu’elle vient de publier.

    Bien que ces niveaux de taux d’intérêts annuels des microfinances soient déjà un grand coût à supporter pour les entrepreneurs, les taux appliqués par les prêteurs informels sont encore plus élevés. La BAD parle d’un taux mensuel de 3 à 5%, ce qui, d’après ses explications, “réduit” les profits.

    La BAD souligne alors que les prêts à des taux d’intérêts élevés proposés, que ce soit par les institutions de microfinance ou par les banques, rendent “presque impossible pour les femmes d’investir dans des expéditions plus importantes ou d’embaucher des techniciens”. Les banques commerciales perçoivent d’ailleurs les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme étant “à haut risque”. Aussi, elles privilégient les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau, estime la BAD.

    La Banque africaine de développement indique par ailleurs que seulement 4,4 % des femmes malgaches âgées de 15 à 49 ans ont accès à un compte bancaire, contre 5,3 % des hommes. Et “cette exclusion financière limite leur capacité à investir dans des entreprises ou à accéder au crédit pour financer des activités économiques”, avance-t-elle.

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  • LOI DE FINANCES 2026 – Les grandes orientations en matière d’incitations fiscales au centre du dialogue public-privé

    LOI DE FINANCES 2026 – Les grandes orientations en matière d’incitations fiscales au centre du dialogue public-privé

    Antananarivo, 23 Juillet, 8h30 – Un élément clé. Les discussions autour des grandes orientations à prendre conjointement par les autorités publiques et le secteur privé en matière d’incitations fiscales constituaient une étape majeure du processus d’élaboration de la Loi des finances initiale (LFI) 2026. Et c’est un des grands sujets abordés par les parties prenantes lors du dialogue public-privé sur ce document budgétaire, lundi.

    Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la liste des incitations fiscales contenues dans la LFI 2026 avait déjà été soumise aux groupements du secteur privé au mois de mars de cette année. La ministre Rindra Rabarinirinarison avait d’ailleurs avancé une nouvelle approche. Elle avait notamment expliqué, au mois d’avril, que si c’était l’Etat qui décidait des exonérations à supprimer dans la loi des Finances de 2025, la démarche est tout autre pour l’exercice 2026.

    C’est la liste de ces allègements qui seront envoyés aux groupements du secteur privé, et c’est aux opérateurs de se convenir sur ceux qui peuvent être supprimés, avait-elle avancé. C’est une démarche entreprise par rapport aux engagements des autorités malgaches de réduire les dépenses fiscales de 280 milliards d’ariary par an dans chaque loi de finances. Elles s’y sont convenues avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    Cette récente concertation vise par ailleurs à “renforcer une gouvernance ouverte et inclusive, en assurant la participation active des acteurs économiques dans le processus de préparation du PLFI 2026”, soutient de son côté l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Son objectif était également de recueillir les contributions concrètes des groupements privés, notamment sur les mesures fiscales et les orientations budgétaires susceptibles de stimuler l’investissement et l’activité économique, ajoute cette agence de promotion des investissements du pays.

    Cette réunion de lundi est qualifiée d’“ultime” par le ministère. Elle a permis de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement des affaires. Ce sont ces propositions qui seront ensuite transmises au Conseil des ministres, en vue d’une éventuelle intégration dans le projet de loi, indique ce département.

  • EXPORTATION VERS LES ETATS-UNIS: La préservation de la compétitivité reste une préoccupation pour Madagascar

    EXPORTATION VERS LES ETATS-UNIS: La préservation de la compétitivité reste une préoccupation pour Madagascar

    Antananarivo, 22 Juillet, 14h15 – Dans l’expectative. “Il n’y a pas de spéculation possible aujourd’hui”. La partie malgache reste en attente des décisions de l’administration Trump. Celle-ci est prévue se prononcer sur les tarifs douaniers qui vont s’appliquer sur les exportations de Madagascar vers les Etats-Unis au début du mois d’août. Les négociants de la Grande île espèrent en tout cas, que la tarification qui sera fixée puisse permettre au pays de conserver sa compétitivité, indique une source qui suit de près le dossier de Madagascar.

    “Le vrai challenge avec ces tarifs douaniers, c’est de conserver notre compétitivité. Avoir un tarif de douane supérieur à celui d’une autre nation qui exporte le même produit que Madagascar vers les Etats-Unis conduirait justement à un défaut de compétitivité”, expose notre source. Et c’est une situation qui remettra en cause les emplois, les industries et les investissements, lance-t-elle.

    Les droits de douane auxquels vont se soumettre les différents pays qui traitent avec les américains entreront en vigueur le 1er août. Madagascar est toujours en attente de la disposition la concernant. “La dernière nouvelle que nous avons aujourd’hui, c’est qu’il y aurait une attention particulière portée par le Gouvernement américain par rapport aux pays africains. L’analyse de leurs économies faisait transparaître que leur traitement ne devrait pas s’aligner à celui des pays du Nord par exemple”, reprend notre source.

    De retour d’un voyage présidentiel en Pennsylvanie, l’administration Trump annonçait que les petits pays d’Afrique et des Caraïbes seraient traités “de la manière que le Président juge la plus appropriée”. Des tarifs uniques seront probablement fixés pour chacun d’entre eux, avait alors avancé Donald Trump.

    Pour Madagascar, plusieurs discussions avaient eu lieu entre les négociants malgaches et le Gouvernement américain. Dernièrement, une délégation de Madagascar, menée par le Premier ministre à l’USA-Africa Business Summit, avait rencontré la responsable pour l’Afrique du Bureau de représentant au commerce des Etats-Unis (USTR). Une occasion d’échanger sur plusieurs points, dont l’attente des deux parties dans leur partenariat commercial.

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  • INCIDENT MARITIME – 22 dauphins retrouvés morts à Nosy Hara pour des raisons encore inconnues

    INCIDENT MARITIME – 22 dauphins retrouvés morts à Nosy Hara pour des raisons encore inconnues

    Antananarivo, 22 Juillet, 11h30 – Une découverte inhabituelle sur les côtes Nord du pays, ce lundi. Selon Madagascar National Park (MNP) , pas moins de 22 dauphins ont été retrouvés morts dans la baie de Besikidy, fokontany Antsako, au sein du Parc marin de Nosy Hara, dans le district d’Antsiranana II. C’est au cours d’une patrouille menée par l’équipe du MNP que cette hécatombe marine a été constatée, déclenchant l’intervention rapide des autorités environnementales et halieutiques.

    Sur place, les équipes régionales de l’environnement et de la pêche, accompagnées de gestionnaires du parc, ont appelé à la prudence par une interdiction formelle de consommer ou manipuler les cétacés, par mesure de sécurité sanitaire.

    Les causes de cette hécatombe restent encore inconnues, mais plusieurs hypothèses sont à l’étude. Des scientifiques du centre national de recherches océanographiques (CNRO) de Nosy Be et de l’Université d’Antsiranana se sont rendus sur le site pour démarrer les prélèvements. Jointes au téléphone, les équipes du CNRO, sur le départ afin de faire des investigations sur le site, ont précisé qu’il était encore trop tôt pour établir un lien concret avec un quelconque facteur.

    Parmi les pistes figure l’impact potentiel de sonars de navires, qui pourraient avoir perturbé l’orientation des dauphins a été évoqué. Le Centre de fusion des informations maritimes (CFIM) enquête pour identifier les mouvements maritimes récents dans la zone et notamment ceux qui ont utilisé des sonars. Mais il s’agit peut-être aussi de la présence de baleines migratrices qui aurait semé la panique dans le groupe de dauphins, les forçant à se replier dans les mangroves, avant d’y rester coincés à marée basse, souligne le communiqué du MNP.

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  • SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Andry Rajoelina convoque les ministres pour répondre en direct sur les chaînes publiques aux questions sur l’affaire Ambohimalaza

    SUSPICION D’EMPOISONNEMENT – Andry Rajoelina convoque les ministres pour répondre en direct sur les chaînes publiques aux questions sur l’affaire Ambohimalaza

    Antananarivo, 22 Juillet, 9h35 – “Les ministres concernés par l’affaire de l’empoisonnement [NDLR : présumé] qui a fait plusieurs morts nous feront un rapport et apporteront des explications” sur les chaînes audiovisuelles publiques ce jeudi à 20h. L’émission est convoquée par le président de la République Andry Rajoelina qui affirme “que dire la vérité à la population est une priorité”. L’objectif est de “ne pas laisser dans l’ignorance les Malgaches, et surtout les proches des victimes et de ceux qui continuent de se soigner”, écrit le chef de l’Etat sur sa page Facebook.

    Plus de cinq semaines après la fête d’anniversaire où des aliments servis ont tué au moins 30 personnes, les résultats des analyses effectuées sur les prélèvements réalisés sur les patients et sur le site de transformation des aliments consommés ne sont toujours pas rendus publics. Les autorités sanitaires et judiciaires se contentent de parler de substance hautement toxique, dangereuse et inhabituelle. Le parquet, qui qualifie les faits d’empoisonnement, invoque le secret de l’instruction et les inquiétudes autour d’une éventuelle utilisation malveillante du produit pour justifier la confidentialité sur le sujet. Le ministère de la Santé publique, de son côté, affirme que les symptômes présentés par les patients et la nature de l’aliment suspect écarte l’éventualité d’un botulisme.

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  • SANTE PUBLIQUE – Le Pr Zely Arivelo Randriamanantany invite les agents de son ministère à faire preuve d’empathie, de compréhension et de bienveillance 

    SANTE PUBLIQUE – Le Pr Zely Arivelo Randriamanantany invite les agents de son ministère à faire preuve d’empathie, de compréhension et de bienveillance 

    Antananarivo, 22 Juillet, 6h15 – Le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany donne des leçons d’éthique et de déontologie. Alors que les critiques sur le comportement des agents de santé travaillant dans les structures publiques fusent dans les médias et sur les réseaux sociaux, le ministre se met devant la caméra pour adresser un rappel à l’ordre aux professionnels de santé.

     

    La vidéo du Pr Zely Randriamanantany, diffusée sur la page Facebook du ministère de la Santé, invite les agents aussi bien des Centres de santé de base que des centres hospitaliers ou même du ministère à “se doter d’une ligne de conduite et d’un comportement dignes des professionnels de santé”. Le ministre évoque notamment l’empathie, la compréhension et la bienveillance car “personne ne va voir un médecin par plaisir”. “Si les gens vont voir les médecins, c’est parce qu’ils souffrent et sont en détresse”, souligne-t-il.

     

    Dans sa déclaration vidéo, le ministre pointe du doigt “la multiplication des plaintes” provenant des patients et des citoyens. Il déplore des attitudes qui frisent l’indifférence, voire le mépris, envers les patients. “Certains responsables adoptent des comportements irréfléchis face au malheur de ceux qui sont touchés par la maladie”, dénonce-t-il. “C’est comme si nous méprisons la souffrance des gens à travers nos attitudes”, regrette-t-il.

     

    “Cela ne peut plus être toléré”, martèle-t-il alors, annonçant que le ministère prendra des mesures surtout que “en raison des comportements de certains, c’est l’ensemble du corps qui se retrouve critiqué”. Il prévient alors ceux qui refusent de se conformer aux consignes que le ministère prendra les décisions qui s’imposent. Il invite également les services déconcentrés à faire de même à leur niveau.

     

    La déclaration du Pr Zely Randriamanantany intervient quelques heures avant que le Conseil des ministres n’annonce sa décision d’abroger la nomination de la directrice de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte. Les propos tenus la semaine dernière par cette haute responsable du ministère ont suscité une forte indignation sur les réseaux sociaux.

     

    Autorisée à répondre aux questions de journalistes internationaux dans le contexte d’une affaire de santé publique qui a tué au moins 30 personnes, la responsable avait indiqué ne pas vouloir savoir quelle était la nature de la substance toxique qui a causé ces décès imputés par les autorités à un empoisonnement. Elle avait également laissé entendre que ce n’était pas la peine d’insister pour chercher une maladie là où on ne la trouvera pas.

  • ADMINISTRATION – La directrice de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique limogée par un Conseil des ministres spécial

    ADMINISTRATION – La directrice de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique limogée par un Conseil des ministres spécial

    Antananarivo, 21 Juillet, 22h40 – Le gouvernement prend des mesures. Un Conseil des ministres spécial, tenu ce lundi dirigé par le président de la République, abroge la nomination de la directrice de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER), le Dr Manuela Vololoniaina. Le limogeage de la technicienne intervient cinq ans après sa nomination à ce poste en 2020.

     

    La semaine dernière, le Dr Manuela Vololoniaina avait répondu aux questions des journalistes de TV5 Monde et de RFI sur autorisation du ministère. Les déclarations qu’elle avait faites sur l’affaire Ambohimalaza avaient suscité des réactions indignées auprès de l’opinion. Elle avait notamment indiqué ne pas vouloir connaître quelle était la substance toxique et dangereuse qui a tué au moins 30 personnes à l’issue d’une fête d’anniversaire organisée à Ambohimalaza le 14 juin dernier.