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  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – L’hôtesse de la fête d’anniversaire meurtrière et sa mère placées en détention préventive 

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – L’hôtesse de la fête d’anniversaire meurtrière et sa mère placées en détention préventive 

    Antananarivo, 31 Juillet, 8h05 – Deux autres suspectes envoyées en prison dans le cadre de l’affaire Ambohimalaza. La procureure de la République Narindra Rakotoniaina annonce que l’hôtesse de la fête d’anniversaire du 14 juin qui s’est soldée par la mort de 32 personnes est placée en détention préventive. Sa mère, également soupçonnée d’implication dans l’affaire, fait également l’objet d’un mandat de dépôt.

     

    Dans sa déclaration vidéo diffusée sur la page Facebook officielle du ministère de la Justice, la procureure de la République ne précise pas quelles sont les charges qui pèsent sur les deux prévenues ni de quoi elles sont inculpées. Elle précise juste que “les charges avaient d’abord amené le juge d’instruction à placer sous contrôle judiciaire l’hôtesse de l’anniversaire”. “Mais nous avons fait opposition de cette décision devant la chambre de détention et celle-ci a décidé de la placer en détention”, poursuit-elle.

     

    C’est donc en prison que celle qui a invité une trentaine d’amis et de parents à sa fête d’anniversaire à Ambohimalaza le 14 juin attendra le procès relatif à ce que les autorités qualifient d’empoisonnement. Celles-ci évoquent des rivalités et des différends familiaux, et notamment une affaire de vengeance comme à l’origine de cette affaire. Trois femmes, proches parentes de l’hôtesse de la fête, ont déjà été arrêtées et placées en détention préventive dans ce dossier.

     

    Selon les autorités, 32 personnes sont mortes après avoir ingéré une substance toxique qui avait contaminé un aliment servi au cours de l’événement. Selon le président de la République, les analyses effectuées ont conclu à la présence d’atropine extraite de plantes toxiques comme le datura et la belladone dans les échantillons.

  • AFFAIRE IMMATRICULATION PROVISOIRE D’AVIONS – Andry Rajoelina annonce l’arrestation des deux individus recherchés pour « usurpation et falsification »

    AFFAIRE IMMATRICULATION PROVISOIRE D’AVIONS – Andry Rajoelina annonce l’arrestation des deux individus recherchés pour « usurpation et falsification »

    Antananarivo, 31 Juillet, 6h50 – “Reconnaissance”. Le président de la République salue “l’efficacité des agents de la police nationale en charge des affaires criminelles”. A en croire une déclaration présidentielle publiée ce jeudi matin par la présidence, ceux-ci ont arrêté les deux individus recherchés dans le cadre de l’affaire d’usurpation et de falsification d’immatriculation de cinq avions retrouvés en Iran.

     

    Dans sa déclaration, le chef de l’Etat affirme que “porter atteinte à la souveraineté nationale ou salir l’image de Madagascar est inacceptable”. “Je n’accepterai jamais les agissements de ceux qui cherchent à ternir l’honneur et la dignité du pays”, poursuit-il.

     

    Mardi, le chef de l’Etat a déjà limogé Valéry Ramonjavelo de son poste de ministre des Transports et de la météorologie qui avait reconnu avoir autorisé la mission des agents de l’Aviation civile de Madagascar en Chine pour inspecter les cinq avions Boeing 777 objets de la demande d’immatriculation provisoire et qui ont fini par atterrir en Iran. “Les ministres qui forment le gouvernement ont une grande responsabilité envers la population malgache”, a-t-il rappelé en Conseil des ministres mercredi.

     

    Le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif rapporte que le chef de l’Etat a invité les ministres “à bien réfléchir et à prendre des mesures strictes dans toute décision, notamment celle qui risque de nuire à l’intérêt national et d’entacher la souveraineté nationale”. “C’est la sagesse et la préservation de l’intérêt général qui doivent guider les prises de responsabilité”, poursuit-il.

     

    Dans cette affaire, les deux suspects arrêtés sont accusés de faux et d’usage de faux. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir modifié la date d’expiration des certificats d’immatriculation provisoire de cinq avions qui leur ont été délivrés par les autorités malgaches de janvier à avril 2025. Les documents leur ont été octroyés par l’ACM, sur autorisation du ministre en charge des Transports, selon les informations officielles, mais à l’insu du président de la République et du Premier ministre, selon Christian Ntsay, chef du gouvernement.

  • Tiana Rasamimanana : “Il est urgent de rompre avec le modèle de l’exportation des matières premières”

    Tiana Rasamimanana : “Il est urgent de rompre avec le modèle de l’exportation des matières premières”

    Antananarivo, 30 Juillet, 11h25 – L’industrialisation est plus qu’un mot à la mode, c’est un impératif pour transformer l’économie malgache. Et le discours de Tiana Rasamimanana ne laisse pas de place au doute. Dans le cadre de la huitième semaine de l’industrialisation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) rappelle avec clarté l’urgence de rompre avec le modèle de l’exportation des matières premières. “Pour que Madagascar se dote de perspectives durables, il faut investir dans des infrastructures industrielles communes comme les zones économiques spéciales et les corridors logistiques”, insiste-t-il.

    Pour Tiana Rasamimanana, il est indispensable de soutenir les petites et moyennes entreprises locales et d’encourager l’innovation dans des secteurs porteurs tels que l’agroalimentaire, le textile, voire le pharmaceutique. “L’industrialisation n’est pas un simple objectif, c’est une nécessité pour créer des emplois durables et réduire notre dépendance aux importations”, affirme-t-il.

    Ce changement de paradigme, il l’associe également à l’impératif de transformer l’agriculture. L’idée est alors de passer d’une agriculture de survie à une agriculture de transformation pour garantir la souveraineté alimentaire et stabiliser nos économies.

    Le président du SIM se fait aussi le porte-voix de l’unité entre le secteur public et le secteur privé, deux acteurs qui doivent désormais unir leurs efforts pour relever les défis communs. Certains intervenants soulignent d’ailleurs, dans un élan de réalisme, que le marché mondial ne peut tolérer l’inaction et que chaque partie prenante doit prendre ses responsabilités pour que nos produits deviennent la fierté de notre continent.

    La semaine de l’industrialisation apparaît ainsi comme une plateforme de dialogue, invitant à une mise en commun des potentialités de la zone océan-indien et des 15 autres pays membres de la SADC, ce qui en fait une opportunité dans la dynamique de la Zone de libre échange continentale africaine. Tiana Rasamimanana estime que “c’est en conjuguant les efforts du gouvernement et du secteur privé que nous pourrons espérer passer du stade des promesses à celui des actions concrètes”.

    Conscient de cet enjeu, le Syndicat des Industries de Madagascar met en avant le label “Malagasy ny Antsika” pour sensibiliser les consommateurs à la qualité et à la valeur ajoutée des produits locaux. “Pour construire notre avenir, il faut faire aimer ce qui est malgache, et ce, en impliquant également notre jeunesse dynamique dans le processus d’industrialisation”, conclut-il.

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  • Madagascar ambitionne de produire des antipaludiques à coût abordable pour l’Afrique

    Madagascar ambitionne de produire des antipaludiques à coût abordable pour l’Afrique

    Antananarivo, 30 Juillet, 6h30 – Madagascar propose une nouvelle fois ses solutions pour l’Afrique. Après le Covid Organics, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, annonce la production par la Grande île de médicaments antipaludiques, d’ici quelques temps. Des produits qui devraient être vendus à un prix abordable pour tous les Africains, avance-t-il. Un projet qu’il a partagé lors d’un panel dans le cadre de la Semaine de l’industrialisation de la SADC ce mardi.

    “Nous sommes à pied d’œuvre là-dessus”, lance le ministre Zely Arivelo Randriamanantany. Il fait part des difficultés pour plusieurs pays africains à se procurer des ACT, ces médicaments à base d’artémisinine pour la lutte contre le paludisme, avec notamment l’arrêt des activités de l’Agence des États Unis pour le développement international (Usaid).

    Ce membre du gouvernement parle de “régionalisation” avec cette démarche de produire pour satisfaire son propre besoin et ceux des autres pays. “Pourquoi acheter ailleurs quelque chose que nous pouvons produire à Madagascar. Nous devons tous avoir cet esprit-là pour faire en sorte que nous ne serions plus à la traîne”, souligne-t-il alors.

    En 2020, alors que le monde était en pleine pandémie de Covid-19, le président de la République Andry Rajoelina avait déjà annoncé la volonté de Madagascar de lancer une production à grande échelle d’Artemesia mais aussi une usine de transformation de cette plante médicinale. A l’époque, il avait indiqué que ce produit pourrait accélérer le développement de la Grande île qui dispose du plus grand stock dans le monde. Il avait notamment évoqué une production pouvant aller jusqu’à 3 000 tonnes par an. “Nous allons encourager les Malgaches à planter de l’Artemesia”, avait-il notamment déclaré à l’époque.

  • GOUVERNEMENT – Valéry Ramonjavelo démis de ses fonctions  de ministre des Transports et de la météorologie

    GOUVERNEMENT – Valéry Ramonjavelo démis de ses fonctions de ministre des Transports et de la météorologie

    Valéry Ramonjavelo n’est plus ministre des Transports et de la météorologie. Son décret de nomination a été abrogé ce mardi, annonce la présidence de la République dans une publication postée sur Facebook. C’est le Premier ministre qui assure l’intérim au ministère jusqu’à la nomination d’un nouveau ministre. La décision d’abrogation de la nomination de Valéry Ramonjavelo intervient après l’affaire d’octroi de certificats d’immatriculation provisoire à cinq avions Boeing 777 ayant récemment atterri en Iran.

  • COMMERCE – Le président du Groupement des exportateurs de vanille appelle au maintien de la qualité de la vanille malgache face à la menace de la vanille ougandaise

    COMMERCE – Le président du Groupement des exportateurs de vanille appelle au maintien de la qualité de la vanille malgache face à la menace de la vanille ougandaise

    Antananarivo, 29 Juillet, 11h55 – “La menace existe”. Interrogé sur la percée de la vanille ougandaise sur les marchés internationaux, George Geeraerts, président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar reconnaît que “le risque est réel”. Il estime cependant que la qualité de la vanille malgache et l’expertise malgache dans le secteur constituent encore un avantage décisif. “La qualité reste notre principal atout”, souligne celui qui est également vice-président du Conseil national de la vanille (CNV).

    Avec une exportation de plus de 600 tonnes en 2024, contre 30 tonnes en 2019, l’Ouganda est en passe de devenir un concurrent sérieux pour Madagascar. Même si George Geeraerts émet des doutes sur les chiffres, il reconnaît que les Ougandais progressent. S’il soulève que “les chiffres qui circulent sont peut-être exagérés ou incluent des volumes malgaches réexportés via l’Ouganda”, il n’en admet pas moins qu’en matière d’organisation, de structuration de la filière, ainsi qu’en matière de traçabilité et de transformation intégrée, l’Ouganda avance. A cela s’ajoute une qualité de vanille qui semble de plus en plus convaincre certains acheteurs.

    Madagascar conserve une avance notable avec plus de 2 000 tonnes exportées chaque année et une renommée mondiale liée à la vanille Bourbon, riche en vanilline et très prisée des industries agroalimentaire et cosmétique. Mais en Ouganda, le développement rapide de la filière vanille est aussi soutenu par des conditions climatiques favorables, et deux récoltes par an, contre une seule à Madagascar. Sans parler de la vulnérabilité climatique liée aux cyclones ou encore la précarité structurelle et l’instabilité réglementaire.

    Face à la réalité de la concurrence, le président du GEVM insiste sur la “nécessité absolue d’engager des réformes en profondeur, de stabiliser les règles du jeu et d’améliorer la structuration de la filière”. “Cette situation, je l’avais déjà anticipée, et cela fait longtemps que j’alerte les autorités sur la nécessité d’une profonde restructuration de notre filière”, rappelle-t-il.

    Madagascar peut-il rester leader si l’Ouganda continue de monter en puissance? Pour Georges Geeraerts, la réponse dépendra des choix que fera le pays dans les mois à venir. Mais il ne faudrait plus tarder à agir. Pour l’heure, si l’Ouganda dispose d’un système de production “très proche du nôtre”, comme le souligne Georges Geeraerts, “il lui manque encore plusieurs paramètres que nous avons ici : une main-d’œuvre experte, une notoriété mondiale, et un marché habitué à notre qualité”.

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  • FORUM ECONOMIQUE – Madagascar ambitionne d’être une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de la SADC

    FORUM ECONOMIQUE – Madagascar ambitionne d’être une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de la SADC

    Antananarivo, 28 Juillet, 6h35 – Une ambition exprimée. “Notre objectif est de faire de Madagascar une porte d’entrée ainsi qu’une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de l’Océan Indien et de la SADC”. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa en a fait part lors du Forum de promotion des investissements, organisé lundi, en marge de la Semaine de l’industrialisation de la SADC.

    Les réformes ciblées, notamment sur les zones économiques et sur les projets d’investissements orientés vers la transformation agricole déjà engagées, ont été exposées par ce membre du Gouvernement devant les investisseurs locaux et les opérateurs de la SADC présents à ce Forum. De même que les incitations en matière fiscale et douanière.

    Mais bien que Madagascar affiche sa volonté d’industrialiser ses filières agricoles de manière durable, compétitive et inclusive, c’est une ambition que la Grande île ne pourra porter seule, soutient le ministre David Ralambofiringa. “Nous avons besoin d’investisseurs privés pour accélérer les projets transformateurs, des partenaires financiers pour développer les mécanismes d’appui et d’une coopération renforcée entre les Etats membres pour harmoniser les normes, sécuriser les corridors logistiques, et valoriser ensemble les complémentarités”, lance-t-il.

    Madagascar est alors avant tout encouragé à miser sur les investisseurs nationaux. “Quand nous parlons d’investissement, nous ne devons pas seulement nous concentrer sur ceux apportés de l’étranger. Nous avons nos investisseurs locaux, qui doivent être facilités et encouragés. Nous devons nous assurer que tous les processus, toutes les stratégies et toutes les politiques qui sont mises en place leur soient favorables”, souligne Johansein Rutaihwa, de la direction de l’Industrie, du développement et du commerce auprès du Secrétariat de la SADC.

    Les investisseurs de la SADC sont également appelés à saisir les opportunités et exploiter le potentiel de la Grande île, en matière d’investissement. “Permettons-leur de venir à la table et de s’engager avec nous. J’espère que cette plateforme va offrir ces opportunités, et que le secteur privé puisse soulever les défis qu’ils rencontrent, avec les dispositions mises en place par le gouvernement de Madagascar pour s’assurer que les investissements dont nous parlons aujourd’hui se matérialisent” poursuit ce responsable de la SADC.

    Le forum de promotion des investissements de la SADC vise à mettre en réseau les acteurs économiques, à faire émerger des projets structurants à l’échelle régionale, et à mobiliser les instruments d’appuis aux investissements et au commerce pour une transformation économique tangible, souligne le président du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Joël Randriamandranto. Et les échanges devraient déboucher à des synergies concrètes, des partenariats solides, et des engagements mutuellement bénéfiques entre les pays membres et le secteur privé de la SADC, lance-t-il.

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  • TRANSPARENCE FISCALE – L’OCDE recommande à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays

    TRANSPARENCE FISCALE – L’OCDE recommande à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays

    Antananarivo, 28 Juillet, 17h35 – Madagascar abriterait 344 succursales de sociétés étrangères immatriculées au Registre du Commerce au mois de février de cette année. Ce nombre d’établissements secondaires ouverts par des sociétés mères dans la Grande île pour l’extension géographique de leurs activités est rapporté par le Forum mondial OCDE, dans son rapport d’examen par les pairs sur l’échange de renseignements sur demande de Madagascar, publié en ce mois de juillet.

    Les renseignements disponibles sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays, que ce soit auprès du Registre du Commerce, qu’au niveau de l’administration fiscale ne sont toutefois pas “satisfaisants”, estime l’OCDE. “Les renseignements relatifs aux propriétaires de sociétés étrangères fiscalement résidentes à Madagascar ne sont disponibles que s’ils sont inscrits dans les statuts de la société et mis à jour à chaque changement. Le contenu des statuts dépend du droit étranger applicable, et donc la disponibilité de ces renseignements n’est pas garantie”, explique-t-il.

    Le Forum mondial soutient que ces renseignements ne seront complets que si la loi étrangère prévoit la modification des statuts de la société à chaque changement d’associé ou actionnaire. “Il est recommandé à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements adéquats, exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères pertinentes dans tous les cas”, avance l’OCDE dans son rapport.

    L’OCDE rappelle que la loi sur les sociétés commerciales soumet les sociétés étrangères aux règles générales prévues par la législation malgache pour les succursales ou autres établissements stables. Il rappelle alors qu’à la première ouverture d’un établissement à Madagascar, toute société commerciale dont le siège est situé à l’étranger est tenue de déposer deux copies de ses statuts en vigueur au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel est situé cet établissement.

    Les sociétés étrangères doivent déposer ces documents, ainsi que tous actes ultérieurs modifiant les statuts au moment où ils se produisent. Des obligations fiscales s’appliquent également aux sociétés étrangères. Elles ne garantissent toutefois pas la disponibilité des renseignements sur leurs propriétaires, qu’elles soient ou non fiscalement résidentes à Madagascar, selon l’OCDE. C’est pourquoi donc sa recommandation pour Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements adéquats, exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays.

  • COMMERCE RÉGIONAL – Les échanges intra-SADC handicapés par les infrastructures de transport

    COMMERCE RÉGIONAL – Les échanges intra-SADC handicapés par les infrastructures de transport

    Antananarivo, 27 Juillet, 15h10 – Un blocage à surmonter. Les pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) souffrent d’infrastructures de transports développées. C’est un des principaux facteurs faisant que leur commerce intrarégional demeure faible, a soulevé la secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de ce bloc géoéconomique, Angele Makombo N’Tumba. C’était en marge de la Journée des médias pour la présentation de la Semaine de l’industrialisation de la Sadc, ce lundi.

    Pour l’heure, il est plus facile pour ces pays d’Afrique australe d’opérer en dehors de cette zone d’intégration régionale que d’effectuer des échanges entre eux, avec ce problème d’infrastructures de transport. Angele Makombo N’Tumba trouve alors “effarant de voir les richesses, les potentialités mais en même de constater les limitations pour la région, compte tenu des difficultés des opérateurs pour acheminer leurs produits d’un pays à l’autre”.

    C’est un défi logistique que Madagascar doit particulièrement relever, souligne le ministre de l’Industrialisation et du commerce. L’inexistence de liaison avec les autres pays de la SADC, par voie maritime ou voie aérienne, fait qu’il est plus facile pour les opérateurs malgaches d’expédier leurs produits vers l’Europe ou les Etats-Unis, a-t-il exposé. Développer le transport pour faciliter le déplacement des biens et personnes est donc un des points sur lequel se penchent les pays d’Afrique australe pour promouvoir les échanges intra-Sadc, lance ce membre du gouvernement malgache. Et c’est sujet qui sera particulièrement débattu durant la Semaine de l’Industrialisation de la SADC.

  • DIPLOMATIE – Rafaravavitafika Rasata rappelle à Roland Kobia que “Madagascar est libre de ses choix en matière de relations internationales”

    DIPLOMATIE – Rafaravavitafika Rasata rappelle à Roland Kobia que “Madagascar est libre de ses choix en matière de relations internationales”

    Antananarivo, 28 Juillet, 6h30 – La ministre malgache des Affaires étrangères “recadre” l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Rafaravavitafika Rasata a reçu en audience Roland Kobia en fin de semaine pour lui rappeler certains principes des relations diplomatiques. “Ce moment m’a permis de lui rappeler que Madagascar est un pays souverain, libre de ses choix en matière de relations internationales”, rapporte-t-elle à la chaîne de télévision publique à l’issue de son entretien avec le diplomate.

     

    Dans sa déclaration, Rafaravavitafika souligne que “Madagascar coopère en effet avec de nombreux pays, et les décisions prises en matière diplomatique relèvent de la souveraineté nationale malgache”. Elle évoque également avoir “rappelé qu’il est essentiel de préserver le respect mutuel dans les relations bilatérales, que ce soit entre Madagascar et un autre pays ou entre Madagascar et l’Union européenne”. Elle insiste notamment sur la nécessité “de maintenir cette relation de confiance et de favoriser un dialogue fondé sur un respect réciproque”.

     

    Si l’on en croit la TVM, la rencontre entre les deux parties fait suite à une publication postée par l’ambassadeur de l’Union européenne sur son compte Facebook relative à l’appui européen à Madagascar. “L’UE ne donne pas des voitures de luxe mais met à disposition des avions et des hélicoptères pour assurer une aide structurelle aux populations isolées de Madagascar”, avait-il écrit dans un post public alors que l’Etat malgache venait de réceptionner officiellement 16 voitures de luxe de la part du gouvernement chinois.

     

    Dans sa publication, Roland Kobia rappelle qu’une “grande partie de l’aide humanitaire à Madagascar se fait grâce aux financements de l’Union européenne au travers des UN, ONG etc”. Il admet que cette aide “est moins visible, et moins reconnue”. “Mais ça sauve des vies dans la discrétion”, glisse-t-il. Contactée, la délégation de l’Union européenne n’a pas souhaité commenter la rencontre. Interrogé à sa sortie de l’audience par la TVM, l’ambassadeur a indiqué que “ce qui se dit dans la pièce-là doit rester dans la pièce-là”.