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  • DIPLOMATIE – Eric Ratsimbazafy prend la tête du comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC

    DIPLOMATIE – Eric Ratsimbazafy prend la tête du comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC

    Antananarivo, 6 Août, 14h05 – Pour la première fois dans l’histoire de la Communauté de développement de l’Afrique australe, un Malgache accède à la présidence du comité permanent des hauts fonctionnaires. Il s’agit de Éric Ratsimbazafy, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Sa nomination, officialisée le 6 août 2025, marque un tournant diplomatique pour Madagascar au sein de cette organisation régionale.

    Fort d’une solide carrière dans la diplomatie, ayant notamment occupé des postes à Bruxelles et à Ottawa, le nouveau président du comité s’est imposé ces dernières années comme un acteur central des relations internationales du pays. Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères depuis janvier 2025, il a exprimé lors de son discours inaugural son émotion et sa détermination à servir cette mission avec humilité, responsabilité et au nom de l’intérêt collectif.

    Dans son allocution, Éric Ratsimbazafy a d’abord salué le travail de son prédécesseur, le Zimbabwéen Albert Ranganai Chimbindi, soulignant les avancées concrètes réalisées, notamment dans la mise en œuvre du programme régional de développement stratégique (RISDP 2020-2030). Il a rappelé que son mandat s’inscrit dans une phase charnière, celle de l’évaluation des progrès, mais aussi de la nécessité d’une réorientation stratégique. Il a mis en lumière les défis persistants, comme la lenteur des politiques régionales, les difficultés de mobilisation de ressources et les obstacles rencontrés par certains États à s’insérer pleinement dans les programmes communs.

    Sous la présidence malgache à la SADC, les priorités régionales sont désormais clairement définies avec l’industrialisation, la transformation agricole, la transition énergétique et renforcement de la résilience économique. Ces quatre piliers, selon le nouveau président, sont indissociables et essentiels pour construire une SADC plus robuste et souveraine.

    Celui qui a supervisé les préparatifs du 45ᵉ sommet de la SADC à Antananarivo, incarne aujourd’hui une volonté affirmée de placer Madagascar au cœur de la dynamique régionale. Dans un contexte mondial marqué par les bouleversements géopolitiques et climatiques, il appelle à une coordination renforcée et à une mise en œuvre rigoureuse des stratégies convenues.

    Dans son discours, Éric Ratsimbazafy a lancé un appel fort à la solidarité entre États membres. “La construction d’une maison ne peut être l’œuvre d’une seule personne”, a-t-il rappelé, en insistant sur l’importance du leadership collectif. Il s’est engagé à favoriser des échanges ouverts et productifs durant son mandat. Sa vision étant une SADC inclusive, où les réalités nationales sont prises en compte et où les mécanismes régionaux apportent des résultats tangibles aux populations. Un défi qu’il est prêt à relever avec l’ensemble des partenaires de la région, fort de son expérience et de son engagement au service de l’intégration africaine.

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  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    Antananarivo, 6 Août, 11h30 – Inchangé. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) décide de maintenir son taux directeur à 12%. Une décision prise par son Comité monétaire lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire tenue mardi. Ceci étant, le taux des Facilités de dépôt (FDD) et le taux des Facilités de prêt marginal, qui ne sont plus communiqués depuis la précédente revue menée par ce Comité, reste respectivement à 11% et à 13%.

    La BFM indique avoir pris cette décision, estimant que « les conditions monétaires actuelles restent suffisamment restrictives pour consolider le processus de baisse de l’inflation ». Maintenir le taux directeur à ce niveau permettrait également de préserver le dynamisme des activités économiques, avance l’autorité monétaire.

    La Banque centrale avait opté pour un resserrement de sa politique monétaire au mois de mai, afin de “prévenir une accélération de l’inflation dans un contexte mondial incertain”. Et les précédents resserrements monétaires ont eu leurs effets selon la BFM. Celle-ci indique que l’inflation sous-jacente, excluant les produits à prix volatils du panier de consommation, a poursuivi sa décélération, pour s’établir à 7,3%.

    Des institutions comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) avaient préconisé le maintien de l’orientation par la Banque centrale d’une politique monétaire restrictive dans un contexte d’inflation persistante. Une disposition qui d’après leurs explications permettrait de maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante, expose-t-il. Et pour la BFM, “les conditions monétaires actuelles restent suffisamment restrictives pour consolider le processus de baisse de l’inflation”.

    La Banque centrale s’est par ailleurs accordée une période d’observation. Celle-ci “vise à évaluer, de manière appropriée, les effets de transmission de la précédente mesure de politique monétaire”, avance-t-elle. La BFM tient d’ailleurs compte des incertitudes, tant sur le plan international que national, que réserve cette année 2025.

     

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  • ELECTRICITÉ – La Jirama à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants pour 17 sites d’exploitation 

    ELECTRICITÉ – La Jirama à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants pour 17 sites d’exploitation 

    Antananarivo, 6 Août, 7h45 – Le privé à nouveau sollicité pour produire de l’électricité pour la Jirama. La compagnie nationale d’eau et d’électricité est actuellement à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants, qui viendront renforcer les prestataires privés auprès desquels elle achète déjà l’électricité qu’ils produisent. La Jirama a lancé un appel d’offres international ouvert en vue de sélectionner ces producteurs indépendants pour 17 sites d’exploitation.

     

    Cet appel d’offres international est lancé à l’endroit d’entreprises ou de groupements d’entreprises. Elles auront à soumettre leurs propositions sur la conception, le financement, la construction, l’exploitation, et la maintenance de centrales solaires photovoltaïques avec stockage par batteries, dans ces 17 sites localisés dans des régions de Madagascar. Elles devront alors être en mesure de mettre en place des centrales photovoltaïques d’une capacité variant de 0,13MWc à 2,70MWc, avec un besoin de stockage allant jusqu’à 5,22MWh selon les besoins spécifiques, précise la Jirama.

     

    La Jirama conviendra avec ces prestataires sur des contrats avec un modèle BOT, c’est-à-dire des contrats de Construction-exploitation-transfert. Le deal inclura en même temps la signature d’un contrat d’achat d’électricité avec la Jirama pour une durée de 20 ans.

     

    Le mix de production d’électricité de Madagascar rapporté dans le Pacte énergétique national était constitué à 55% par les centrales thermiques et à 45% par celles fonctionnant avec des énergies renouvelables en 2022. 42% sur ces 45% d’énergies vertes étaient obtenus à partir de l’hydroélectricité et seulement 3% à partir du solaire photovoltaïque, incluant les sites hybrides.

     

    Par ailleurs, toujours selon ce document national, la capacité de production installée du pays était estimée à 828 mégawatts en 2024, dont 241 mégawatts sont détenus par la Jirama et 587 mégawatts gérés par le secteur privé. Sur la capacité totale installée, 478 mégawatts étaient disponibles, selon ce document.

     

    Lors de l’ouverture de la Semaine de l’industrialisation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le président de la République Andry Rajoelina a indiqué que Madagascar avait l’ambition d’investir, à partir de cette année, dans l’installation de parcs solaires de 100 mégawatts par an pour atteindre un objectif de production de 70% d’énergie propre d’ici 2028.

  • TIANA RASAMIMANANA : “Que le secteur public soit un réel facilitateur et que les organisations internationales soient le pont entre le secteur privé et le secteur public”

    TIANA RASAMIMANANA : “Que le secteur public soit un réel facilitateur et que les organisations internationales soient le pont entre le secteur privé et le secteur public”

    L’industrialisation engage un ensemble d’acteurs qui ont chacun leurs rôles. Son développement nécessite également d’un côté un changement de comportement des consommateurs. Des points soulevés par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, durant le Forum de promotion des investissements, organisé en marge de la Semaine de l’industrialisation de la SADC. Extraits

  • SOCIETE COMMERCIALE A PARTICIPATION PUBLIQUE – La Société sino-malagasy de travaux publics (SMATP) à redresser

    SOCIETE COMMERCIALE A PARTICIPATION PUBLIQUE – La Société sino-malagasy de travaux publics (SMATP) à redresser

    Antananarivo, 5 Août, 18h20 – Il faut sauver la société SMATP, une autre société à participation de l’Etat. Le ministère de l’Economie et des finances annonce ce mardi une réunion des différentes entités impliquées dans la gouvernance de l’entreprise pour discuter des mesures à prendre en vue de son redressement. Selon le ministère, l’Etat est actionnaire de la société sino-malagasy des travaux publics (SMATP) à hauteur de 30,5%, aux côtés de la société chinoise CRBC.

    Si l’on en croit la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ce redressement fait suite au Conseil des ministres du 19 mars 2025. Il est nécessaire dans la mesure où la SMATP accumule les pertes, rappelle-t-elle. A cela s’ajoute la mauvaise gouvernance constatée ces dernières années, poursuit le ministère.

    Les parties prenantes, incluant les ministères de tutelle, celui de l’Economie et des finances ainsi que celui des Travaux publics, le ministère des Affaires étrangères, le Conseil d’administration dirigé par son président, Hery Rasoamaromaka, se sont notamment penchés sur les différentes étapes à suivre pour ce redressement. Le gouvernement chinois, via l’ambassade de Chine, qui s’est engagé à équiper la SMATP pour sa relance, est également impliqué dans le processus.

    A en croire la ministre, ce redressement devrait passer en premier lieu par le domaine de la gouvernance de l’entreprise. L’idée est alors de retirer la direction générale de l’entreprise à la CRBC à qui la gestion de l’entreprise a été confiée pendant plusieurs années. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison évoque, entre autres, un conflit d’intérêt, sachant que la CRBC Madagascar Office et la SMATP, toutes deux des entreprises appartenant à la CRBC, sont concurrentes sur les marchés publics.

    La SMATP est gérée conjointement par la Chine et Madagascar, rappelle la CRBC sur son site internet. Elle y indique qu’au cours des 30 dernières années, le bureau de CRBC à Madagascar et le Smatp ont entrepris plus de 200 projets à Madagascar, qui couvrent la construction de routes, de ponts, de ports, d’équipements municipaux et d’autres infrastructures.

  • INCLUSION FINANCIERE – La Foire aux Crédits & Investissements ouvre ses portes

    INCLUSION FINANCIERE – La Foire aux Crédits & Investissements ouvre ses portes

    Antananarivo, 5 Août, 16h05 – Une foire pour mieux faire connaître les produits financiers au grand public les 30 et 31 août prochains. L’événement, intitulé Foire aux Crédits et Investissements, organisé par Assist&Co, vise à rendre l’accès aux outils financiers plus simple et plus accessible à tous les Malgaches. Le prix d’entrée a d’ailleurs été fixé de façon à rendre l’événement accessible au grand public.

    En lançant la Foire aux Crédits et Investissement, les organisateurs entendent répondre à un besoin réel car face à une population encore largement méfiante ou mal informée sur les produits financiers. La Foire devrait alors contribuer à briser les idées reçues sur le crédit et l’investissement. Elle devrait rassembler autour d’un même événement travailleurs, entrepreneurs, familles ou porteurs de projets des institutions financières, tout en promouvant une culture économique inclusive et participative.

    Pendant deux jours, les visiteurs auront l’opportunité d’échanger directement avec des banques, microfinances, sociétés d’investissements, incubateurs, promoteurs immobiliers, concessionnaires, et bien d’autres acteurs économiques. Des stands interactifs, des panels thématiques, notamment sur le “coût du crédit selon la LFI 2025”, ainsi que des ateliers pratiques seront proposés pour mieux comprendre le fonctionnement des prêts, l’épargne, ou encore les options de financement adaptées à chaque profil.

    Les organisateurs prévoient aussi un concours de projets mettant en avant les entreprises à fort potentiel de croissance. L’initiative est soutenue par Nexta et les candidats retenus auront accès à une visibilité médiatique et à des récompenses destinées à booster leur développement.

    Loin d’être réservée aux initiés, la foire se veut un espace ouvert et pédagogique. “L’éducation financière est un droit pour tous les Malgaches”, soutient l’équipe organisatrice, qui souligne que cet événement s’adresse aussi bien aux jeunes en quête de financement qu’aux PME, familles et structures en recherche de partenariats.

  • PERFORMANCE FINANCIÈRE – Un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara pour l’exercice 2024

    PERFORMANCE FINANCIÈRE – Un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara pour l’exercice 2024

    Antananarivo, 5 Août, 12h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) améliore sa performance financière. Son résultat net de l’exercice 2024 s’est soldé par un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary. C’est soit 22,135 milliards de plus que le bénéfice de 210,883 milliards d’ariary qu’elle a enregistré au titre de l’exercice 2023. Il s’agit de chiffres rapportés dans les états financiers de la BFM, arrêtés au 31 décembre 2024 après audit.

    Ce résultat net était composé cette fois-ci pour l’exercice 2024 d’un gain de change latent à hauteur de 182,740 milliards d’ariary, c’est à dire le profit qu’avait fait la BFM de la conversion d’actifs ou de passifs résultant d’opérations conclues en monnaie étrangère. La Banque centrale fait également part d’un produit net bancaire positif de 401 836 millions d’ariary, bien que celui-ci soit en baisse de 1 647 millions d’ariary comparée au 31 décembre 2023. Et à ceux-ci s’ajoute son coût d’exploitation net qui s’élevait à 326,187 milliards d’ariary.

    Pour les auditeurs externes des états financiers de la BFM, ce résultat bénéficiaire de 233,018 milliards d’ariary “présente sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de Banky Foiben’i Madagasikara”. Et ce, conformément à son Plan comptable (PCBFM).

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  • COOPERATION – Les travaux du 45e Sommet de la SADC lancés avec la réunion des hauts fonctionnaires et experts techniques

    COOPERATION – Les travaux du 45e Sommet de la SADC lancés avec la réunion des hauts fonctionnaires et experts techniques

    Antananarivo, 5 Août, 7h15 – Les travaux préparatoires du 45ᵉ Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont été officiellement lancés lundi à Antananarivo. Ils ont réuni au Centre de conférences internationales d’Ivato des hauts fonctionnaires et experts techniques des États membres. L’événement marque le coup d’envoi des rencontres qui se dérouleront dans la capitale malgache et qui culmineront le 17 août avec le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la région.

     

    Cette première réunion, qui se tient pendant deux jours est consacrée à l’évaluation à mi-parcours du Plan stratégique indicatif de développement régional (RISDP) 2020-2030. Les discussions portent notamment sur le bilan de mise en œuvre des politiques régionales, les défis persistants, et les ajustements à envisager pour atteindre les objectifs communs de croissance inclusive et de développement durable dans la région.

     

    Des hauts fonctionnaires issus des ministères en charge de la coopération régionale et du développement, ainsi que des experts sectoriels, représentent chacun des pays membres. Les conclusions de cette réunion technique nourriront les débats du Conseil des ministres, et serviront de base aux décisions attendues lors du sommet des Chefs d’État et de Gouvernement le 17 août prochain.

  • AFFAIRE IMMATRICULATION D’AVIONS – Christian Ntsay assure que c’est Madagascar qui a sollicité le FBI pour enquêter sur le dossier des avions immatriculés 5R mais retrouvés en Iran

    AFFAIRE IMMATRICULATION D’AVIONS – Christian Ntsay assure que c’est Madagascar qui a sollicité le FBI pour enquêter sur le dossier des avions immatriculés 5R mais retrouvés en Iran

    Antananarivo, 4 Août, 21h47 – “Quand c’est moi qui le dis, c’est la vérité. Que ceux qui contestent cette version en apportent la preuve”. Le Premier ministre Christian Ntsay martèle que la présence d’agents du FBI (Federal Bureau of Investigations) à Madagascar relève d’une initiative malgache et de nulle autre.

    ⭕“Je confirme que c’est nous qui avons demandé que le FBI vienne à Madagascar”, insiste-t-il en marge de la cérémonie de prestation de serment des membres de la Commission malgache de l’informatique et des libertés (Cmil). “Si le FBI est ici, c’est à notre demande en vue de faire des enquêtes”, poursuit-il.

    ⭕Ces enquêtes liées à l’affaire d’immatriculation provisoire de cinq aéronefs Boeing 777 visent à découvrir “quels opérateurs ont activé ces avions et ont agi depuis la Chine jusqu’en Iran, en passant par Djakarta en Indonésie et le Cambodge”. “Ce dossier dispose de plusieurs ramifications secrètes”, ajoute-t-il pour soutenir la présence d’enquêteurs internationaux sur le dossier. “Cela nécessite des enquêtes approfondies et costaudes”, souligne-t-il encore.

    ⭕Mais au-delà de l’expertise américaine, il s’agit aussi pour la Grande île de montrer sa volonté de lutter contre toute tentative d’instrumentalisation du pays dans des réseaux criminels transnationaux. “Nous devons empêcher que de tels actes se reproduisent à l’avenir”, indique Christian Ntsay.

    ⭕Pour l’instant, les enquêtes malgaches ont permis d’arrêter deux principaux suspects dans cette affaire. Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir falsifié les documents qui leur ont été remis par les autorités malgaches, transformant entre autres la date d’expiration du contrat. Valéry Ramonjavelo, ministre des Transports au moment des faits, a également été limogé suite à cette affaire.

    Photo : Bureau du Premier ministre

  • INVESTISSEMENT – Madagascar parmi les pays les moins attractifs pour les sociétés minières

    INVESTISSEMENT – Madagascar parmi les pays les moins attractifs pour les sociétés minières

    Antananarivo, 15h55 – Madagascar plutôt mal perçu par les sociétés extractives. La Grande île se trouve en bas de tableau du classement de l’Enquête 2024 de Fraser Institute auprès des sociétés minières. Sur 82 nations qui y étaient classées, Madagascar figure parmi les 10 pays les moins attractifs, que ce soit sur la base de ses politiques pour le secteur, que sur la base de ses scores globaux d’attractivité pour les investissements.

    Ce rapport présente les résultats de l’enquête annuelle 2024 de l’Institut Fraser auprès des sociétés d’exploration et d’exploitation minière. L’enquête a été menée afin d’évaluer comment les dotations en minéraux et les facteurs de politique publique tels que la fiscalité et l’incertitude réglementaire affectent les investissements dans l’exploration.

    L’enquête avait été menée du 7 août au 15 décembre 2024, et avait été diffusée par voie électronique à environ 2 289 sociétés d’exploration, de développement et autres sociétés liées à l’exploitation minière dans le monde entier. Les réponses recueillies avaient ensuite été compilées pour classer les États et les pays en fonction de la mesure dans laquelle les facteurs de politique publique encouragent ou découragent l’investissement minier. Fraser Institute indiquait avoir reçu suffisamment de données pour évaluer 82 juridictions.

    Sur la base des politiques en lien avec le secteur minier, la Grande île figure parmi les 10 dernières du classement de l’Enquête aux côtés de sept autres juridictions africaines. Outre Madagascar (81e), font également partie de la liste, l’Éthiopie (79e), le Mozambique (78e), la République démocratique du Congo (77e), le Niger (75e), le Mali (74e) et la Guinée Conakry (73e).

    Cet indice de perception des politiques (IPP) mesure l’attractivité globale des politiques des 82 juridictions étudiées. Il tient compte des réponses à l’enquête sur les facteurs politiques qui affectent les décisions d’investissement. Parmi ces facteurs, il y a l’incertitude concernant l’administration des réglementations actuelles, les réglementations environnementales, le système juridique et le régime fiscal, l’incertitude concernant les zones protégées et les revendications territoriales contestées, ou encore la disponibilité de la main-d’œuvre et des compétences.

    L’indice d’attractivité des investissements est construit à travers la combinaison de l’indice du potentiel minéral des meilleures pratiques, qui évalue les régions en fonction de leur attractivité géologique, et l’indice de perception de la politique, un indice composite qui mesure les effets de la politique gouvernementale sur les attitudes à l’égard de l’investissement dans l’exploration.