Antananarivo, 12 Août, 14h45 – 20 ans après son adhésion à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), Madagascar s’apprête à en prendre la présidence. Et avant que le président de la République ne prenne la présidence de l’organisation, la ministre des Affaires étrangères a reçu ce mardi le marteau qui symbolise qu’elle est la présidente du Conseil des ministres. Elle succède à ce poste le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du commerce international, Amon Murwira. Dans son discours d’acceptation du poste, la ministre malgache a insisté sur la nécessité de la solidarité et de la coopération entre les Etats membres pour construire “une SADC plus forte, plus autonome et tournée vers l’avenir”.
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MOYEN ORIENT – Vives réactions internationales après la mort de six journalistes tués à Gaza dans une frappe israélienne
Antananarivo, 12 Août, 11h30 – “Meurtre”. “Assassinat”. Les réactions internationales ont fusé après qu’une frappe israélienne a tué, dans la nuit du 10 au 11 août, six journalistes palestiniens, dont cinq travaillant ou ayant travaillé pour la chaîne qatarienne Al Jazeera, à proximité de l’hôpital al-Shifa, dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a revendiqué l’attaque, affirmant avoir visé le correspondant Anas al-Sharif, qu’elle accuse d’être un membre du Hamas, sans fournir de preuves publiques.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé un “meurtre” et “une grave violation du droit humanitaire international”. Le chef de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Philippe Lazzarini, s’est dit “horrifié” et a accusé Israël de “réduire au silence les voix” couvrant la situation à Gaza, tandis que l’Union européenne a demandé à Israël de fournir des preuves claires dans ce type de cas.
Reporters sans frontières (RSF), de son côté, a qualifié l’attaque d’“assassinat revendiqué” et appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la base de la résolution 2222 relative à la protection des journalistes en temps de conflit. L’organisation rappelle avoir déposé quatre plaintes auprès de la Cour pénale internationale depuis octobre 2023 pour enquêter sur des frappes israéliennes visant des professionnels des médias.
Selon RSF, cette frappe s’inscrit dans un schéma déjà observé, visant des journalistes d’Al Jazeera accusés d’“appartenance terroriste” avant d’être tués dans des frappes ciblées, comme ce fut le cas fin juillet pour Ismail al-Ghoul et Rami al-Rifi. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a critiqué “la tendance d’Israël à qualifier des reporters de militants sans preuves crédibles”, y voyant une menace grave pour la liberté de la presse.
Selon les autorités hospitalières, l’explosion a également blessé plusieurs autres reporters indépendants. Parmi les victimes figurent Anas al-Sharif, Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal, Moamen Aliwa et le journaliste indépendant Mohammed al-Khaldi. Des images prises sur place montrent des débris calcinés, l’armature métallique de la tente tordue par le souffle et des éclats sur les murs voisins.
L’État hébreu entretient un conflit de longue date avec Al Jazeera, interdit de diffusion en Israël depuis mai 2024. Les autorités israéliennes affirment que plusieurs de ses correspondants sont liés au Hamas, ce que la chaîne rejette fermement. D’après RSF, près de 200 journalistes ont été tués depuis le début du conflit déclenché après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
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IMPORT-EXPORT – Un déficit commercial de 1 278,1 millions de dollars pour Madagascar au premier semestre de 2025
Antananarivo, 11 Août, 9h10 – Le déficit commercial se creuse pour Madagascar. Il s’établit à 1 278,1 millions de dollars au premier semestre de 2025, en se référant aux données livrées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.
Cette situation s’explique par une baisse plus marquée des exportations de biens par rapport aux importations du pays. D’après le rapport de la Banque centrale, la Grande île a vu ses exportations baisser de 10,8% pour les six premiers mois de cette année, pour s’établir à 1 116,6 millions de dollars. Alors que de l’autre côté, ses importations ont poursuivi une tendance haussière, dont à 11% pour cette période sous revue, pour se situer à 2 394,7 millions de dollars.
Le déficit de la balance commerciale de Madagascar s’est ainsi accentué. Il atteint -5,5% du Produit intérieur brut (PIB) au premier semestre de cette année contre -4,1% du PIB à la même période de l’année dernière, note la BFM.
Madagascar a vu les exportations de ses produits phares se contracter. C’est le cas pour la vanille qui a diminué de 29,2%, avec une diminution de 29,4% du volume exporté et malgré la stabilité de son prix à l’exportation. Les revenus générés par le girofle ont également baissé de 45,5 %, en raison d’une baisse de 48,9 % du volume exporté, alors que son prix à l’export a augmenté de 6,7 %.
Les recettes d’exportation de nickel et de cobalt se sont aussi repliées respectivement de 22,1 % et 21,2 %. Les exportations de la “zone franche” ont néanmoins été en hausse de 7,6%, tirées essentiellement par une augmentation de 13,1% du secteur textile.
Les importations ont, de l’autre côté, continué d’augmenter pour la majorité des catégories de produits, à commencer par la hausse de 28,2% pour les “alimentations”, générée par l’augmentation à 153% des achats de “riz”. Il y a également les importations des “matières premières” qui ont augmenté de 23,1%. Celles des “biens d’équipement”, des biens de consommation et les intrants pour les entreprises franches ont aussi connu respectivement des hausses de 11,3 %, de 9,0 % et de 4,3 %. Les importations d’“énergie” ont, en revanche, reculé de 14,1 %.
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PROTECTION DES CONSOMMATEURS – L’opérationnalisation du Fonds de garantie des dépôts annoncée pour 2026
Antananarivo, 11 Août, 17h05 – Les autorités travaillent pour la mise en place du Fonds de garantie des dépôts (FDG). Ce fonds destiné à rembourser partiellement les déposants en cas de défaillance des établissements bancaires est prévu être opérationnel d’ici 2026. Elles en ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la deuxième revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).
Le processus d’adoption du décret relatif à la création et au fonctionnement de ce Fonds de garantie de dépôts pour renforcer la protection des consommateurs est déjà lancé, indiquent les autorités malgaches. L’instruction relative aux contributions des établissements de crédit au FDG est également finalisée, avancent-elles.
C’est la Loi bancaire qui ordonne la mise en place de ce Fonds de garantie des dépôts. Et sa mise en place servira au remboursement partiel des déposants au niveau des prestataires de services bancaires collectant des dépôts, comme les banques, les institutions de microfinances ainsi que les établissements d’épargne.
Les établissements de crédit (EC) autorisés à collecter des dépôts du public contribuent à l’approvisionnement dudit Fonds à travers le versement d’une participation annuelle et conformément aux modalités fixées par instruction de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF). Une participation additionnelle peut être requise par la CSBF à l’égard d’un EC lorsque sa situation l’exige, entre autres en cas de non-respect des règles prudentielles.
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ANTANANARIVO – De nombreux chantiers visant à améliorer l’approvisionnement en eau annoncés
Antananarivo, 11 Août, 15h30 – Une longue série de projets visant à améliorer l’approvisionnement en eau est en cours de déploiement. C’est ce que la Jirama annonce dans un communiqué de presse ce lundi. Les travaux concernent le remplacement des groupes électropompes. “Toutes les stations de pompage et de distribution d’eau d’Antananarivo en sont les cibles. L’entreprise en charge du projet a déjà effectué un état des lieux des infrastructures afin de mener à bien les travaux, qui débuteront prochainement”, indique la Jirama dans son document.
Vendredi, en marge de la remise de camions-citernes à la Jirama, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, a déjà prévenu la population de la capitale d’une éventuelle perturbation dans la distribution d’eau. En pleine phase de rénovation des infrastructures vétustes, certaines âgées de plus de 50 ans, la capitale traverse un chantier d’envergure. Le ministre rappelle que les travaux en cours, combinés à la période d’étiage à venir, entraîneront inévitablement des coupures temporaires. “On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”, a-t-il lancé, invitant la population à s’armer de patience.
La Jirama, appuyée par la Banque mondiale via le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), multiplie les chantiers. À Mandroseza, la rénovation complète de la station de traitement d’eau est engagée, avec l’ajout d’une unité complémentaire. En parallèle, 64 kilomètres de conduites d’eau dans la capitale seront remplacés, afin de rétablir un réseau qui ne couvre plus aujourd’hui que 60 % de la zone urbaine. D’autres initiatives sont en cours comme l’extension de Mandroseza III pour produire 40 000 m³ d’eau supplémentaires par jour, construction d’une nouvelle station à Amoronakona d’une capacité de 50 000 m³ et exploitation accrue des forages, dont 24 sur 35 sont déjà opérationnels.
Le déficit de production d’Antananarivo, estimé à 100 000 m³ par jour, s’explique par la vétusté des installations, la hausse démographique et les vols sur les réseaux. Face à cette situation, le ministère a déployé de nouveaux camions-citernes 4×4 capables d’atteindre les zones les plus reculées et de distribuer directement l’eau, même en l’absence de bornes-fontaines. L’objectif est de limiter l’impact des coupures sur les foyers, tout en assurant un approvisionnement minimal pendant les travaux et les périodes de sécheresse.
Pour les habitants, la promesse est double car à court terme il s’agit d’un dispositif de secours plus efficace grâce aux camions-citernes et à long terme, une amélioration notable de la qualité et de la quantité d’eau distribuée. Mais le ministre prévient que la transition ne se fera pas sans heurts. Les travaux, lourds et indispensables, nécessitent ainsi des sacrifices temporaires.
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EVÉNEMENT – 300 stands prévus pour le Bazar de la SADC au Parc des expositions international Enara au Lac Iarivo
Antananarivo, 10 Août, 19h45 – Le tout nouveau Parc des expositions international Enara du Lac Iarivo bientôt prêt pour accueillir son tout premier événement. Et ce seront 300 stands qui seront érigés sur le site à l’occasion du Bazar de la SADC. L’ouverture officielle est prévue le 14 Août et l’exposition du savoir-faire et des richesses de Madagascar et des autres pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se tiendra jusqu’au 18 août.
Outre les produits alimentaires et artisanaux qui y seront en vente-exposition, des animations culturelles sont également prévues sur place. Le Bazar de la SADC sera le volet grand public du 45ème Sommet de la SADC dont la partie officielle se tiendra au Centre de conférence international d’Ivato. Des navettes seront assurées par les nouveaux bus Foton récemment importées par l’Etat.
Le président de la République Andry Rajoelina accompagné de nombreux ministres s’est rendu sur le chantier en cours de finition du Parc Enara ce dimanche pour voir l’avancée des travaux sur le nouveau site.
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COMMUNAUTÉ RÉGIONALE – Le marché du commerce de service au sein de la SADC à percer pour Madagascar
Antananarivo, 10 Juillet, 13h45 – Tourisme, services numériques, services professionnels… Ce sont autant de secteurs que Madagascar peut exploiter au sein du marché de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Les opportunités de partenariat sur ce marché régional avaient alors été exposées lors d’une conférence sur les exportations de services dans la SADC, mercredi.
Malgré son potentiel, le commerce de services au sein de la SADC reste limité. Et pourtant, sa proximité linguistique et géographique avec plusieurs pays d’Afrique australe et des îles de l’océan Indien constitue un atout. Aussi, pour mieux s’intégrer à ce marché, il a été souligné l’importance pour Madagascar de renforcer son cadre réglementaire et les capacités de ses ressources humaines, ainsi que d’améliorer la qualité de ses services.
Mais l’intérêt pour Madagascar de ratifier le protocole de la SADC sur le commerce des services y était surtout insisté. Cette ratification lui permettrait de bénéficier d’un accès préférentiel au marché de la SADC. Et c’est un avantage qui n’est pas garanti par la seule adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), selon ce qui était exposé lors de cette conférence.
L’élaboration d’une stratégie nationale pour le commerce des services est alors recommandée pour Madagascar. Le pays est aussi encouragé à identifier les secteurs prioritaires, dont notamment le tourisme, le transport ou encore les services financiers, ainsi qu’à mettre en place des réformes réglementaires pour garantir la qualité et la sécurité des services.
La Chambre du commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) avait organisé cette conférence sur les exportations de services, afin de présenter les opportunités de partenariat avec l’Afrique en général et la SADC en particulier. La CCIA avait fait appel à un expert en commerce international pour expliquer la situation des échanges avec la SADC, notamment en commerce de service, la démarche d’intégration dans la SADC et surtout, le protocole sur le commerce de services, en constante évolution. Elle a également invité des entreprises qui travaillent déjà avec l’Afrique pour présenter leurs expériences et les opportunités de partenariat.
Photo : CCIA
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FONDS D’INVESTISSEMENT – Le FMI insiste sur la transparence dans l’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy
Antananarivo, 9 Août, 20h00 – Prise de participation, transfert. L’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy (FSM), de même que leur utilisation doivent être transparentes et fondées sur le principe du “rapport qualité-prix”. C’est ce que souligne le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur la deuxième revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).
Le FMI indique insister sur cette transparence, “d’autant plus que l’aide publique au développement, dont Madagascar est fortement dépendante, est en baisse depuis plusieurs années”. Cette institution de Bretton Woods note d’ailleurs que malgré l’engagement du FSM à respecter les principes pour la gouvernance des fonds souverains, celui-ci n’a pas encore adopté de stratégie d’investissement qui guiderait ses opérations. Le FMI estime également que “les ressources du FSM ne sont pas clairement définies. “
Le service du FMI souligne dans son rapport la nécessité d’éviter d’utiliser les ressources des entreprises publiques existantes vers des opérations qui ne passeraient pas le filtre budgétaire traditionnel. Il y est en effet rapporté que le FSM a déjà acquis une participation de 49 % dans le Consortium Neho qui mettra en œuvre le projet hydroélectrique de Sahofika. Il y a également le transfert de 50 millions d’euros du port de Toamasina vers le FSM en mars qui aurait pu être versé au budget, sous forme de dividende spécial. Et la décision concernant leur utilisation la plus efficace aurait pu être examinée de manière globale dans le cadre du processus budgétaire traditionnel, poursuit le rapport.
Les autorités malgaches avaient alors réaffirmé leur engagement de renforcer la transparence et de limiter les risques budgétaires liés à la mise en œuvre du FSM. Après l’adoption du décret sur le taux de réserve qu’il va établir, la nomination de son directeur général, l’adoption prochaine du budget de fonctionnement de ce fonds d’investissement pour 2025 est avancée.
L’Etat s’est également engagé à clarifier davantage les priorités du FSM afin d’éviter les conflits d’objectifs et de maximiser l’efficacité du fonds et à préciser les modalités de financement du fonds. Les autorités veillent aussi à limiter la capacité potentielle du FSM à engager la signature du gouvernement sur des projets d’investissement ou des PPP et à garantir la transparence et la bonne gouvernance du fonds par la soumission au Parlement et la publication régulière de rapports annuels et d’états financiers.
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ANDRY RAJOELINA : “Nous allons montrer à la SADC que Madagascar est digne d’accueillir le Sommet”
A une semaine du 45ème Sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) que Madagascar va accueillir, le président de la République Andry Rajoelina appelle les Malgaches à l’unité et à la solidarité. Pour le chef de l’Etat, cet événement majeur qui est une première pour la Grande île, doit être l’occasion pour les Malgaches de démontrer leur sens de l’hospitalité.
Plus qu’une semaine et Madagascar accueille le 45ème Sommet de la SADC. Une première pour la Grande île qui prend aussi la présidence de l’organisation.
Pour Andry Rajoelina, c’est l’occasion de montrer le sens de l’hospitalité des Malgaches. Andry Rajoelina.« Nous allons accueillir le Sommet de la SADC la semaine prochaine. C’est un événement majeur, car c’est une première dans l’histoire de notre pays. Depuis notre indépendance jusqu’à cette année 2025, c’est la première fois qu’un président malgache accède à la présidence d’une organisation africaine de cette envergure. C’est une première. Et je vous le dis : tous les chefs d’État m’appellent. Ils s’adressent à moi, parce que ceux qui sont à l’étranger reconnaissent ce que certains, ici à l’intérieur du pays, ne voient pas. Ils reconnaissent notre leadership. Ils reconnaissent la vision que nous portons.
Nous savons accueillir les invités, n’est-ce pas ? Et nous montrons que nous avons les compétences pour cela. Le peuple malgache est un peuple hospitalier, accueillant, et surtout fier, fier de son identité. Ne laissez personne vous décourager, même dans vos vies personnelles. Ne les écoutez pas. Celui qui vous dit “tu n’y arriveras pas”, c’est lui qui n’en est pas capable, parce que vous, vous en êtes capables. C’est vrai ou ce n’est pas vrai ?
Voilà pourquoi je vous dis que tous les présidents m’appellent actuellement. Le président d’Afrique du Sud m’a personnellement appelé pour me dire qu’il viendra. Le roi d’Eswatini, parce que là-bas, ils sont dirigés par un Roi, pas par un Président, il viendra aussi. Il y aura aussi le président de la Tanzanie, celui de la République Démocratique du Congo, le Premier ministre de Maurice, et bien d’autres encore. Le président du Mozambique aussi.
Les délégations arrivent déjà en nombre. Nous sommes les seuls à être discrets. Lorsque nous nous déplaçons à l’étranger avec la délégation présidentielle, parce que nous nous préoccupons de la population, nous sommes généralement entre sept et dix personnes dans la délégation. Mais savez-vous combien seront dans la délégation du Mozambique ? 80 personnes. Celle d’Afrique du Sud : 60. Et il y a même un chef d’État qui viendra avec une délégation de 130 personnes. Cela montre à quel point ils sont intéressés par Madagascar, qu’ils souhaitent participer à ce sommet de la SADC organisé ici, à Madagascar. Et nous allons montrer, que tous ensemble, nous sommes unis et solidaires, et que Madagascar est digne d’accueillir ce sommet.

