Catégorie : À la une

  • COMMERCE – Madagascar consolide sa position sur l’Agoa pour ses exportations vers les Etats-Unis

    COMMERCE – Madagascar consolide sa position sur l’Agoa pour ses exportations vers les Etats-Unis

    Antananarivo, 15 Août, 18h30 – Madagascar s’accroche. A plus d’un mois de l’échéance de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), une réunion stratégique “Madagascar-Etats-Unis”, s’est tenue jeudi pour rassembler les représentants du secteur public et ceux du secteur privé concernés par le sujet. Au menu : la “Reformulation stratégique de l’Agoa – Consolidation de la position de Madagascar”.

     

    Ce fut pour les parties une occasion de se mettre à jour sur le contexte commercial mondial ainsi que les tarifs douaniers des Etats-Unis. La poursuite des discussions autour de la compétitivité du secteur textile malgache y était également menée. Un secteur qui, d’après le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, est actuellement le plus menacé.

     

    Bien que Madagascar ait toujours plaidé pour le renouvellement de l’Agoa, la Grande île se prépare à toutes les éventualités. Pour l’ambassadrice de Madagascar à Washignton, Lantosoa Rakotomalala, le pays devra anticiper non seulement ce renouvellement, mais également la possible prolongation du deadline de l’Agoa et bien évidemment son non-renouvellement.

     

    La Task Force, composée des membres du secteur public et du secteur privé devra se consolider. Après s’être attaquée dernièrement à la nouvelle tarification des exportations malgaches vers les Etats-Unis, aboutissant à un droit de douane additionnel qui est finalement fixé à 15%, le renouvellement de l’Agoa est actuellement l’objectif de ce groupe de travail.

     

    Par ailleurs, il était convenu lors de cette réunion stratégique l’établissement d’un programme d’action, principalement en matière de lobbying auprès du Congrès américain, du représentant américain au commerce (USTR) et du département américain du Commerce. Et comme Madagascar préside la SADC, Madagascar pourrait s’allier au groupe des ambassadeurs de cette Communauté régionale dans ce lobbying.

  • ANDRY RAJOELINA : “Quand nous avons la vision et la volonté, ce qui n’existe pas peut exister”

    ANDRY RAJOELINA : “Quand nous avons la vision et la volonté, ce qui n’existe pas peut exister”

    “Nous sommes passés ici il y a encore quelques mois à peine, cet endroit n’était qu’une rizière, un terrain dont personne n’aurait imaginé qu’il pourrait accueillir une construction aussi imposante”.
    Et ce n’est pas en plusieurs années, ni même en un an, mais en seulement quatre mois que nous avons édifié cette grande et imposante infrastructure”

    Mais en quatre mois, le tout nouveau parc des expositions international Enara Galleria sort de terre. Il a été officiellement ouvert ce jeudi 14 août par le président de la République Andry Rajoelina.
    Pour ses débuts, il accueille le Bazar de la SADC, une exposition en marge du 45ème Sommet de la SADC.

     

     

    « Nous n’avions pas un Parc des expositions international auparavant. Nous sommes passés ici il y a encore quelques mois à peine, cet endroit n’était qu’une rizière, un terrain dont personne n’aurait imaginé qu’il pourrait accueillir une construction aussi imposante. Après réflexion et concertation, nous avons décidé de collaborer avec une entreprise privée qui a relevé le défi avec nous. Et ce n’est pas en plusieurs années, ni même en un an, mais en seulement quatre mois que nous avons édifié cette grande et imposante infrastructure. Cela signifie que lorsque nous avons une vision et la volonté, ce qui n’existe pas peut exister, ce qui n’est pas construit peut se dresser. C’est de cette manière que nous allons bâtir notre chère Madagascar, Mesdames et Messieurs..
    Ne cédons pas au découragement, ne cédons pas à l’ignorance. Quand nous travaillons et que nous agissons, nous le faisons vraiment, et lorsque nous agissons, nous réussissons vraiment. Nous pouvons tout accomplir pour faire briller et rayonner Madagascar dans tous les domaines, Mesdames et Messieurs. »
    Cependant cinq jours, comme l’a dit Madame la ministre tout à l’heure, se tiendra cette exposition, conçue comme la vitrine de Madagascar. On y trouvera les produits, l’artisanat, la gastronomie et les arts de notre pays, rassemblés ici. Elle sera ouverte au grand public. Nous l’avons organisée pour accueillir des visiteurs étrangers, mais les Malgaches, d’où qu’ils viennent, pourront également la visiter dès aujourd’hui et pendant ces cinq jours. » – Andry Rajoelina, Président de la République.

  • LANTOSOA RAKOTOMALALA :“Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a des bénéfices mutuels entre les deux économies”

    LANTOSOA RAKOTOMALALA :“Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a des bénéfices mutuels entre les deux économies”

    Comment les discussions autour du partenariat entre la Grande île et les Etats-Unis vont se poursuivre ? Pour l’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, la question considère les bénéfices mutuels qu’en tireront les deux parties. La diplomate malgache parle d’une base transactionnelle dans ce partenariat. Extraits.

     

     

    “Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a un intérêt mutuel d’abord. Il y a des bénéfices mutuels aussi entre les deux économies. Par exemple, si on ne cite que la vanille, aujourd’hui, nous sommes le seul pays qui exporte 80% de vanille par les Etats-Unis. Ce qui constitue pour les Etats-Unis, après, un leadership mondial en matière d’extraction de vanille. Et donc nous contribuons aussi à l’essor de l’économie américaine à travers tout ça”, explique Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis.

    Elle souligne que les Etats-Unis demeurent un important partenaire pour Madagascar. C’est un partenariat qui devrait être amené à se renforcer, estime-t-elle. Les deux parties veillent en tout cas à y trouver chacun leur compte.

    “ C’est comme toute négociation, vous le savez très bien que nous sommes face à une administration transactionnelle. Tout est sur la base de la transaction de comment Madagascar va entrevoir et va encore continuer dans la réflexion stratégique, la proposition hautement stratégique dans nos relations de commerce et d’investissement avec les Etats-Unis. Et donc tout est question de préparation, comme si nous allons dans une négociation comme d’habitude. Mais encore une fois, le plus important aujourd’hui, c’est la concertation entre le secteur privé malgache et le secteur public pour aller de l’avant vers la compétitivité de notre économie. Et de pouvoir ainsi aussi, en concurrence avec les autres pays, asseoir notre compétitivité pour réussir encore une fois à améliorer nos exportations et à attirer davantage d’investisseurs vers le pays”, a déclaré la diplomate.

    « Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a un intérêt mutuel d’abord. Il y a des bénéfices mutuels aussi entre les deux économies. Par exemple, si on ne cite que la vanille, aujourd’hui, nous sommes le seul pays qui exporte 80% de vanille par les Etats-Unis. Ce qui constitue pour les Etats-Unis, après, un leadership mondial en matière d’extraction de vanille. Et donc nous contribuons aussi à l’essor de l’économie américaine à travers tout ça. Et l’approche transactionnelle dont on parle aujourd’hui, c’est que qu’avons-nous de stratégique ? Quelles sont leurs priorités ? Et donc de mixer les deux et de trouver un approche gagnant-gagnant et de trouver un accord qui va au-delà du simple accord d’investissement ou accord commercial. Mais comme vous le savez, l’administration américaine actuelle parle tout le temps de rendre l’Amérique sécuritaire, rendre l’Amérique prospère et rendre l’Amérique encore plus forte. Et donc, toutes ces dimensions devraient être dans le bilatéral. Ensemble nous devrions être dans les mêmes sphères aussi pour la population malgache », conclut-elle.

  • PARTENARIATS – Les États-Unis se projettent dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la SADC

    PARTENARIATS – Les États-Unis se projettent dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la SADC

    Antananarivo, 14 Août, 14h35 – Porter les partenariats au niveau régional. Les Etats-Unis entendent aller au-delà des partenariats bilatéraux entre gouvernements et se projettent également dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc). Une façon de relever collectivement les défis que cette communauté régionale doit relever, soutient la secrétaire adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis, Melanie Higgins. C’était lors du Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et une délégation américaine, mercredi.

    La sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté, le développement de l’économie ou encore la fourniture de soins aux populations sont autant de défis pour la région d’Afrique Australe exposés par la secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de la Sadc, Angèle Makombo N’Tumba. Mais il y a également les défis mondiaux qui viennent s’y ajouter, reprend Mélanie Higgins. Elle parle entre autres de l’accès à un financement concessionnel à long terme, l’aide au développement ou encore les investissements directs étrangers.

    “Le gouvernement américain reste engagé à travailler avec la SADC en tant qu’organisation et à travailler avec ses États membres pour tenter de résoudre ces défis. Et nous sommes ouverts au dialogue pour des résultats mutuellement bénéfiques pour les deux parties ”, lance-t-elle alors.

    Le Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et des États-Unis marque donc une avancée significative dans l’approfondissement de la coopération entre les deux blocs. La réunion leur a permis de traiter plusieurs domaines prioritaires comme la paix, la sécurité et la gouvernance démocratique, la coopération en matière de santé, le développement économique, le commerce et l’investissement ainsi que l’énergie et l’exploitation minière.

    La SADC et le gouvernement des États-Unis ont un partenariat de longue date et une riche histoire de coopération, tant au niveau bilatéral que régional, note le président du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC, Éric Ratsimbazafy. “Cette coopération s’est matérialisée par des initiatives transformatrices, notamment dans les domaines de la santé, du commerce et du développement économique”, souligne-t-il.

    Éric Ratsimbazafy n’a alors pas manqué d’évoquer la coopération commerciale entre les deux parties qui est facilitée par la Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (Agoa). De même pour le Millennium Challenge Account qui, d’après ses explications, a contribué de manière significative à la promotion de la bonne gouvernance, de la liberté économique, de l’investissement et de la croissance durable.

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Andry Rajoelina assure aux proches des victimes de l’anniversaire meurtrier que “les coupables seront punis”

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Andry Rajoelina assure aux proches des victimes de l’anniversaire meurtrier que “les coupables seront punis”

    Antananarivo, 14 Août, 7h45 – “La vérité ne meurt jamais. On ne peut pas non plus la cacher. J’ai donc dit aux familles que nous nous approchons de la découverte de toute la vérité sur cette affaire”. Le président de la République Andry Rajoelina a reçu en audience mercredi les familles des victimes de la fête d’anniversaire du 14 juin qui a tué au moins 32 personnes. L’occasion pour le chef de l’Etat d’évoquer avec eux l’évolution des enquêtes mais aussi de “les écouter, les rassurer et les éclairer face aux velléités de certains de mener le dossier sur d’autres terrains”, souligne la présidence dans un communiqué publié mercredi soir.

     

    “Le président leur a indiqué que les enquêtes se poursuivent. Il leur a également assuré que tous les responsables de cette affaire auront les peines qu’ils méritent”, rapporte encore la présidence. Évoquant ce qu’il qualifie d’empoisonnement, le chef de l’Etat réitère que le mobile est bien “un différend familial qui ne concerne directement aucun d’entre vous”. “Mais vous devez faire face au malheur et comme vous êtes chrétiens, que Dieu apaise votre cœur, panse vos blessures et vous réconforte”, souligne Andry Rajoelina sur sa page Facebook.

     

    Dans son communiqué, la présidence rappelle également que “les autorités ont toujours été aux côtés des victimes depuis que le drame est arrivé”. “Mon épouse et moi avons dépêché nos collaborateurs pour présenter leurs condoléances et offrir des bouquets de fleurs en signe d’amitié et de solidarité”, ajoute le président de la République. “Mais il y a un temps pour tout”, poursuit-il pour expliquer l’audience de mercredi. “Je comprends vos douleurs et vos inquiétudes. C’est pourquoi j’ai consacré ce temps pour vous écouter, pour vous réconforter et pour vous tendre la main”, ajoute-t-il.

     

    Selon les derniers bilans officiels des autorités, au moins 32 personnes ont perdu la vie après avoir ingéré de la substance toxique contenue dans des aliments qui ont été servis durant une fête d’anniversaire organisée le 14 juin à Ambohimalaza. Les autorités affirment que les victimes ont été empoisonnées à l’atropine contenue dans deux plantes, la belladone et le datura. Retenant la piste de l’empoisonnement pour cause de différend familial, la justice a placé en détention préventive cinq personnes dont l’hôtesse de l’anniversaire et sa mère.

  • EXAMEN OFFICIEL – Un taux de réussite de 57,98% au baccalauréat dans la province de Fianarantsoa 

    EXAMEN OFFICIEL – Un taux de réussite de 57,98% au baccalauréat dans la province de Fianarantsoa 

    Antananarivo, 14 Août, 6h45 – Fin du suspense à Fianarantsoa. L’Université de Fianarantsoa est la première à publier les résultats du baccalauréat à Madagascar. C’était dans la nuit du mercredi au jeudi 13 août 2025. Sur les 35 941 candidats inscrits, 20 873 ont décroché leur diplôme.

     

    Le taux de réussite global du baccalauréat 2025 dans cette province s’établit à 57,98%. Ce qui représente une légère hausse par rapport à l’année dernière. En 2024, 55,15% des candidats inscrits ont réussi leur baccalauréat.

     

    La catégorie C se distingue avec le taux de réussite le plus élevé, atteignant 82,24%. Globalement, le taux de réussite pour l’enseignement général est de 57,42%, tandis que l’enseignement technique et technologique enregistre un taux de réussite de 72,18%.

     

    Fianarantsoa inaugure ainsi, comme a l’accoutumée, la publication des résultats du baccalauréat à Madagascar. Les candidats des autres provinces doivent patienter un peu avant de connaître à leur tour leur sort.

  • TRANSPORT PAR CÂBLE – Des enfants défavorisés parmi les premiers passagers du téléphérique

    TRANSPORT PAR CÂBLE – Des enfants défavorisés parmi les premiers passagers du téléphérique

    Antananarivo, 13 Août, 22h32 – Des instants magiques pour quelques enfants défavorisés vivant autour de La City. Après plusieurs mois à regarder des cabines glisser le long des câbles et atterrir dans la nouvelle gare d’Ivandry, ils ont pu embarquer à bord ce mercredi. Ilou Rajoelina, fils du président de la République, les a emmenés avec lui pour expérimenter le trajet en téléphérique. Une expérience que les enfants, heureux d’y avoir participé, n’oublieraient pas de sitôt.

    ⭕Après le trajet-test, Ilou Rajoelina s’est adonné à une autre expérience, une simulation d’évacuation du téléphérique. Équipé d’un harnais, le jeune homme a participé à un exercice de descente à la corde, suspendu au câble, comme cela serait nécessaire en cas d’urgence. Le test, impressionnant, est censé démontrer la faisabilité des opérations de secours en altitude.

    ⭕Les tests avec passagers humains auxquels ont également participé le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, Gérard Andriamanohisoa ainsi que des agents de la présidence, devraient précéder l’ouverture officielle du transport par câble au grand public, prévue samedi. L’agenda des autorités prévoit également un autre trajet-test avec les officiels ce jeudi.

    ⭕Pour habituer le public au nouveau mode de transport, le téléphérique sera partiellement ouvert pendant au moins deux mois. Il sera opérationnel quatre heures par jour, à raison de deux heures le matin, de 7h à 9h, et de deux heures l’après-midi, de 16h à 18h. Avec ce nouveau mode de transport urbain, les autorités espèrent désengorger la circulation dans la Capitale.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • VOYAGE – Madagascar enregistre plus de 573 000 passagers transportés par voie aérien au premier semestre de 2025

    VOYAGE – Madagascar enregistre plus de 573 000 passagers transportés par voie aérien au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 12 Août, 20h30 – Plus de 573 000 passagers ont été transportés par voie aérienne durant le premier semestre de cette année. C’est le cumul des 241 000 passagers au premier trimestre et plus de 332 000 passagers rapportés par l’Aviation civile de Madagascar (ACM), dans ses revues mensuelles du trafic aérien.

     

    46,66% de ces passagers ont été transportés via le réseau régional. 31,16% ont pour leur part voyagé sur le réseau domestique et 22,16% via le long courrier. C’est la moyenne enregistrée durant ces six premiers mois de l’année concernant la répartition du trafic passager par réseau.

     

    Le ministère du Tourisme et de l’artisanat avait rapporté de son côté 150 757 visiteurs internationaux durant cette période sous revue. Il s’agit d’un chiffre provisoire représentant une hausse modeste de 1,99% par rapport au nombre d’arrivées touristiques au premier semestre de 2024 qui s’établissait à 147 822 touristes étrangers.

  • DIPLOMATIE ECONOMIQUE – Madagascar et le Maroc donnent un nouvel élan à leur coopération

    DIPLOMATIE ECONOMIQUE – Madagascar et le Maroc donnent un nouvel élan à leur coopération

    Antananarivo, 12 Août, 17h30 – Prélude. Une délégation de l’ambassade de Madagascar au Maroc, conduite par l’ambassadeur Johary Rajobson et la première conseillère Clara Randrianjara, a rencontré Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur du Maroc la semaine dernière. Cette visite de courtoisie avait pour objectif de relancer des échanges commerciaux jugés encore trop modestes entre les deux pays.

    À cette occasion, le responsable marocain a remis une invitation officielle au ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, Herizo Ralambofiringa, pour participer à la deuxième édition du Forum d’affaires sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), prévue les 11 et 12 décembre 2025 à Marrakech.

    En parallèle, Madagascar poursuit sa stratégie pour attirer davantage d’investisseurs notamment à travers l’organisation de webinaire entre les opérateurs des deux pays. L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) joue un rôle central dans cette démarche en facilitant la création d’entreprises, en offrant un accompagnement personnalisé et en promouvant un environnement fiscal incitatif dans des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, le tourisme et le numérique. Les réformes engagées, comme l’adoption du nouveau Code des investissements en 2023, garantissent l’égalité entre investisseurs locaux et étrangers ainsi que la stabilité des conditions d’investissement.

    Le Maroc, de son côté, a exprimé sa volonté d’élargir les domaines de partenariat avec Madagascar. Les deux pays envisagent de mettre en place une feuille de route commune incluant l’agro-industrie, les énergies renouvelables, le tourisme, les transports et la formation professionnelle. L’ouverture récente de l’ambassade malgache à Rabat et la relance prochaine d’une commission mixte économique sont perçues comme des leviers pour concrétiser ces ambitions. Ces initiatives visent à transformer les échanges encore limités en véritables opportunités commerciales mutuellement bénéfiques, tout en favorisant des collaborations plus ciblées et structurées.

    Le secteur du tourisme illustre déjà cette dynamique de coopération renforcée. En mars 2025, les discussions entre la ministre marocaine du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, et l’ambassadeur Johary Rajobson ont abouti à l’annonce de la participation du Maroc en tant que pays invité d’honneur au Salon international du tourisme de Madagascar, tenu en juin 2025. Un protocole d’entente est également en cours de finalisation pour développer des échanges dans ce domaine, tandis que le Maroc accueillera prochainement un Bureau thématique de l’ONU-Tourisme dédié à l’innovation en Afrique.

  • RAFARAVAVITAFIKA RASATA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES – “Nous souhaitons que Madagascar soit perçu comme un catalyseur de solutions, capable de bâtir des ponts entre les États”

    RAFARAVAVITAFIKA RASATA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES – “Nous souhaitons que Madagascar soit perçu comme un catalyseur de solutions, capable de bâtir des ponts entre les États”

    Madagascar prend les rênes de la Communauté de développement de l’Afrique australe pour la première fois. Vingt ans après son adhésion, le pays accueille le Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’organisation. La Grande île entend, durant son mandat, porter haut la voix de la région. Diplomatie, intégration économique, transition énergétique, paix… Cette présidence est une vitrine pour l’expertise malgache et une opportunité unique pour booster l’économie nationale. Entretien avec la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata.

    Madagascar prend pour la première fois la présidence de la SADC. Que représente cette responsabilité sur le plan diplomatique pour notre pays ?
    C’est une étape historique pour Madagascar. Vingt ans après notre adhésion à la SADC, notre pays accueille pour la première fois un Sommet des Chefs d’État et SEM Andry Rajoelina assumera la présidence de l’organisation à compter du 17 août prochain. C’est une reconnaissance forte de la place croissante de Madagascar dans la région. Cette présidence est une occasion unique pour notre diplomatie de promouvoir les priorités du continent et de porter une voix engagée en faveur de la solidarité, de la résilience et de l’intégration régionale.

    Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels la SADC est confrontée aujourd’hui et comment Madagascar compte-t-elle contribuer à y faire face ?
    La SADC fait face à plusieurs défis : la vulnérabilité de nos économies face aux chocs extérieurs, la faible valeur ajoutée de nos exportations, les enjeux climatiques, mais aussi des tensions sécuritaires. La présidence Malagasy souhaite apporter une réponse collective à ces défis, en renforçant l’intégration économique, la coopération sécuritaire, et la solidarité régionale. Madagascar défendra une approche centrée sur la résilience, le dialogue et le développement inclusif.

    Quels avantages concrets la présidence de la SADC pourrait-elle apporter à Madagascar ? Quels avantages sur le plan économique, notamment pour les opérateurs locaux ?
    Cette présidence est une opportunité pour nos opérateurs économiques d’accéder à de nouveaux marchés et de renforcer leur position dans les chaînes de valeur régionales. En mettant l’accent sur l’industrialisation, la transformation agricole et la transition énergétique, nous visons une croissance durable qui profite aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME et aux acteurs ruraux. La visibilité de Madagascar sur la scène régionale est également un levier d’attractivité pour les investissements.

    On parle souvent de retombées indirectes pour l’hôtellerie, la restauration, les prestataires de services. Comment cette dynamique a-t-elle été anticipée dans l’organisation ?
    Ces retombées ont été pleinement intégrées dès la phase de planification. Ce Sommet est un événement d’envergure, mobilisant plusieurs milliers de participants. Il représente une opportunité économique concrète pour nos hôtels, restaurants, agences de transport, prestataires techniques et bien d’autres acteurs locaux. C’est une vitrine pour le savoir-faire malgache. Au-delà de l’événement, notre ambition est de renforcer durablement le tourisme d’affaires dans notre pays.

    Les préparatifs logistiques et protocolaires sont assez conséquents. Comment se passe la coordination entre les ministères, et quel rôle joue votre équipe dans cette orchestration ?
    Une coordination interministérielle rigoureuse a été mise en place, sous la conduite du Président de la République. Le Ministère des Affaires étrangères joue un rôle central dans l’organisation diplomatique et protocolaire du Sommet, en lien étroit avec toutes les parties prenantes, nationales et internationales. Notre objectif est d’assurer un accueil à la hauteur des attentes de nos partenaires, dans le respect des standards les plus élevés.

    Le Sommet des chefs d’État se tiendra dans une semaine. Peut-on s’attendre à des annonces fortes à cette occasion ?
    Ce Sommet sera un moment fort pour l’Afrique australe. Il marquera le lancement d’un nouveau cycle politique, avec des engagements concrets en matière d’industrialisation régionale, de transformation agricole, de transition énergétique et de paix. Des décisions importantes seront prises pour renforcer l’intégration économique, le commerce intra-régional et la coopération en matière de sécurité. Madagascar souhaite que ce sommet soit porteur d’un souffle nouveau pour la SADC.

    Quelle place donnez-vous à la coopération sud-sud dans votre vision de la diplomatie malgache au sein de la SADC ?
    La coopération sud-sud est un pilier fondamental de notre diplomatie. À travers la SADC, mais aussi l’Union africaine et la ZLECAf, Madagascar défend un modèle de développement fondé sur la solidarité, le partenariat équilibré et l’autonomie stratégique. Nous souhaitons renforcer nos liens économiques, scientifiques et technologiques avec nos frères africains et avec d’autres partenaires du Sud, en particulier en Asie et au Moyen-Orient.

    Quel héritage ou image souhaitez-vous que Madagascar laisse à l’issue de cette présidence tournante de la SADC ?
    Nous souhaitons que cette présidence soit marquée par une ambition collective : celle d’une SADC résiliente, tournée vers l’avenir, portée par l’innovation, la jeunesse, et l’unité. Que Madagascar soit perçu comme un catalyseur de solutions, capable de bâtir des ponts entre les États et de porter des propositions concrètes pour le développement durable de notre région. C’est le sens de l’engagement de Son Excellence Monsieur le Président Andry Rajoelina