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  • AÉROPORT D’IVATO – Une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes en projet

    AÉROPORT D’IVATO – Une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes en projet

    Antananarivo, 4 Août, 16h05 – Un autre grand chantier en projet au niveau de l’aéroport international d’Antananarivo. Son gestionnaire, Ravinala Airports, prévoit d’y construire une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes.

    Ce chantier sera toutefois confié à un investisseur, constructeur et opérateur qui assurera la construction, l’exploitation, la maintenance et le développement de cette nouvelle infrastructure, sous un contrat BOT ou contrat de Construction-exploitation-transfert. Et l’Appel à manifestation d’intérêt correspondant est déjà lancé.

    Ravinala Airports indique se lancer dans ce projet par rapport à la nécessité de moderniser et de mettre les infrastructures aéroportuaires sur place en conformité aux meilleurs standards internationaux. Il tient également compte du développement du trafic aérien, dont le trafic cargo en particulier.

    Aussi, le lancement de l’Appel à manifestation d’intérêts par ce gestionnaire devra aboutir à la sélection d’un ou de plusieurs partenaires qui seront chargés de financer, construire, exploiter, maintenir et développer cette nouvelle gare de fret à l’aéroport d’Antananarivo selon un modèle BOT.

    D’abord, ces partenaires devront assurer la construction de cette gare de fret en premier front aéronautique, dont la capacité de traitement devra atteindre jusqu’à 111 000 tonnes par an à l’horizon 2044. La phase de son développement suivra l’évolution du trafic et du volume traité.

    Ce sont ces mêmes opérateurs qui vont exploiter et maintenir cette gare de fret et développer des infrastructures en fonction de la croissance du trafic sur toute la durée d’exploitation. Et ils auront à transférer la gare et ses équipements à Ravinala Airports ou à l’État à l’issue de la durée d’exploitation convenue dans le contrat BOT.

  • FOOTBALL/CHAN 2025 – Romuald “Rôrô” Rakotondrabe se contente du nul des Barea, à dix, face aux Mourabitounes mauritaniens

    FOOTBALL/CHAN 2025 – Romuald “Rôrô” Rakotondrabe se contente du nul des Barea, à dix, face aux Mourabitounes mauritaniens

    Antananarivo, 4 Août, 8h40 – Une entrée en lice mitigée. Les Barea A’ solidaires glanent un point face aux Mourabitounes de la Mauritanie lors de la première journée du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), groupe B, dimanche soir au stade Benjamin Mkapa à Dar Es Salam, en Tanzanie (0-0). “Un point, c’est toujours mieux que zéro (..) Ce n’était pas facile de tenir ce match ”, lance Romuald “Rôrô” Rakotondrabe, sélectionneur de l’équipe nationale malgache, à l’issue de la rencontre à Dar Es Salam, félicitant ses joueurs qui ont “tout donné”.

    “Peut-être qu’on a été soumis progressivement à une pression intérieure”, analyse le sélectionneur pour expliquer certaines failles dès l’entame de la rencontre. Il parle de joueurs qui “n’ont pas réussi à entrer dans le match” avant de dédouaner son capitaine Arohasina « Dax » Andrianarimanana, exclu. “Alors Dax a pris les devants et a essayé de combler ce vide”, poursuit-il.

    L’expulsion de Dax dès la première mi-temps (39’) constitue le tournant de la rencontre, a priori sans danger majeur, pour les Barea. Le capitaine de l’équipe nationale malgache a reçu un deuxième carton jaune, laissant ses coéquipiers en infériorité numérique pendant une grande partie du match. Celui qui est le plus expérimenté dans le camp malgache, attendu pour guider ses coéquipiers, s’est pris les pieds dans le tapis en mettant une semelle à un joueur mauritanien. Dans les radars de l’arbitre, le milieu de terrain manque de vigilance, en commettant une autre faute, peu avant son exclusion.

    Le jeu était pourtant équilibré à l’entame de la rencontre. Parti sur un faux-rythme, aucun des deux camps n’a réussi à prendre le dessus. Les Mauritaniens ont allumé la mèche mais Michel “Toldo”, Ramandimbisoa, élu homme du match, repousse le tir (2’). Les Barea, en bloc médian, avaient également eu le ballon mais cafouillent dans la phase de préparation (7’,8’ et 9’). Ils commencent à prendre le dessus avec deux occasions sur coups de pied arrêtés, un corner et un coup franc (11’ et 16’). Mais encore une fois, il y avait un manque de justesse dans les derniers gestes.

    Une première alerte est venue sur un penalty accordé aux Mauritaniens avant que l’arbitre ne revienne sur sa décision après consultation de la VAR (29’). Puis, l’irréparable est en train de s’accomplir après le deuxième avertissement reçu par Dax. Les Mourabitounes, qui n’ont rien d’une foudre de guerre, ont pris confiance, et se lancent dans des attaques plus menaçantes pour tenter de prendre l’avantage avant la mi-temps, mais la défense malgache a tenu bon, malgré quelques frissons.

    A la mi-temps, Rôrô change son plan en faisant entrer trois joueurs frais. Les Mauritaniens ont la possession du ballon mais restent stériles. Malgré l’infériorité numérique, les Barea, volontaires, n’ont pas fermé le jeu mais pêchent toujours dans le dernier geste (54’). Il fallait attendre la 70e minute pour voir le premier tir de la deuxième mi-temps. Derrière, Toldo veille aux grains pour maintenir Madagascar à flot (76’). Et le premier tir cadré malgache arrive à la fin de la rencontre (85’). Ce tir finit par un but, logiquement refusé pour hors-jeu.

    Un dernier frisson envahit le camp malgache dans les derniers instants de la partie. El Hacen El Id décoche une lourde frappe, ponctuant une longue préparation, mais le tir du milieu de terrain mauritanien passe juste au-dessus des cages gardées par Toldo (90’).

    Avec ce nul, les Barea devront cravacher pour espérer une qualification au second tour. Ils partagent la deuxième place avec les Mourabitounes, leurs adversaires du jour, dans ce groupe B. La Tanzanie, le pays hôte, prend la tête du groupe après sa victoire sur le Burkina Faso samedi.

    Madagascar affrontera la Tanzanie, lors de son prochain match, ce samedi 9 août. Les Barea auront le temps de récupérer et de préparer cette rencontre dans une poule de cinq équipes où deux nations seulement seront qualifiées pour le prochain tour. “On n’a plus le droit à l’erreur samedi si on veut aller loin”, reconnaît Rôrô.

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  • SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    Antananarivo, 3 août, 14h15 – Une lacune à combler. Les projets à impact social ou environnemental ne bénéficient pas d’un accompagnement financier suffisant. Le manque de mécanismes adaptés à leur financement a été l’un des points soulevés lors d’une rencontre entre la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et les acteurs économiques de la Grande Île, la semaine dernière.

     

    La Banque africaine de développement (BAD) fait partie des institutions qui se sont penchées sur cette problématique, en mettant l’accent sur l’accès au financement des entrepreneurs du secteur des énergies renouvelables à Madagascar. Elle avait notamment mis en lumière la perception des banques commerciales, qui considèrent les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme risqués, les poussant à privilégier les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau.

     

    Les projets à impact social ou environnemental sont pourtant reconnus comme des “initiatives souvent porteuses d’innovation et d’utilité publique”, comme cela a été souligné lors de la récente rencontre entre la CSBF et les acteurs économiques du pays. La promotion de la finance durable, notamment pour les projets d’énergie verte, figure ainsi parmi les pistes de solution à concrétiser.

     

    D’autres obstacles à l’accès au financement ont également été évoqués. La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) cite notamment la difficulté à répondre aux exigences de garantie, le coût élevé du crédit, le manque de transparence des conditions bancaires, ou encore l’insuffisance de financements à moyen et long terme pour les projets d’investissement.

     

    Face à ces constats, la CSBF s’est engagée à soutenir les mécanismes de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Elle annonce aussi la poursuite des réformes du secteur financier, le développement d’un marché des capitaux et le renforcement de l’encadrement des services financiers digitaux pour mieux protéger les usagers. Les institutions financières ont, de leur côté, exprimé leur volonté de renforcer le financement du secteur privé et de promouvoir l’inclusion financière, selon la BFM.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    Antananarivo, 2 Août, 9h45 – Le profil-type des investisseurs recherchés reconfirmé. Madagascar compte attirer des investisseurs engagés dans des pratiques responsables mais qui garantissent également une répartition équitable des retombées économiques des projets qu’ils comptent menés au pays. Le directeur de cabinet du ministère des Mines, Tahiry Rakotomalala, l’a exposé lors de la présentation officielle du nouveau site web de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar et de la plateforme d’intégration des données, vendredi.

     

    “Le secteur minier malgache ne se résume pas à l’exploitation et aux ressources. Il ambitionne d’être un levier de développement inclusif respectueux des communautés locales et de l’environnement”, lance-t-il. Un point de vue partagé par l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo, qui estime d’ailleurs “essentiel de veiller à ce que les communautés locales des régions minières bénéficient directement de ces activités et des revenus du gouvernement, afin de favoriser un environnement pacifique et durable”. Et c’est une croissance qui va créer des opportunités en matière d’éducation, de formation et de programmes d’échange prestigieux qui renforceront l’autonomie des individus dans les régions concernées, lance-t-elle.

     

    Le code minier de Madagascar avait alors été traduit en deux langues, à savoir l’anglais et le chinois, afin de réduire d’abord les barrières linguistiques, qui sont sources d’incertitudes pour les investisseurs. Mais cette disposition va au-delà d’une simple facilitation linguistique, souligne Tahiry Rakotomalala. “En rendant notre cadre juridique accessible sans ambiguïté aux investisseurs étrangers, nous éliminons les risques d’incompréhension pouvant mener à des pratiques non conformes, ce qui nous permet de consolider les mécanismes de lutte contre la corruption”, soutient-il.

     

    Par ailleurs, pour encourager la redevabilité et la promotion d’une gestion équitable des ressources minières du pays, l’Itie Madagascar s’est doté d’un nouveau site web. Le directeur exécutif de cette organisation tripartite pour la transparence minière, Sergio Clerc Marc, parle d’un portail d’informations à jour destiné à l’ensemble des parties prenantes, gouvernement, société civile et industrie extractive. Celui-ci offre un accès à tous les rapports Itie, aux cadres légaux et réglementaires ainsi qu’aux actualités du secteur extractif.

     

    La plateforme de télédéclaration du secteur minier est également mise en service. Elle permettra aux sociétés déclarantes de soumettre en ligne leurs données de manière sécurisée et standardisée, conformément aux exigences de l’Itie. Il s’agit, selon Marc Sergio Clerc, d’un pas décisif vers la digitalisation de l’administration extractive, contribuant au renforcement de la confiance entre les acteurs et l’amélioration de la gouvernance du secteur minier à Madagascar.

  • ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    ENVIRONNEMENT – Le CNRO appelle à une enquête approfondie pour découvrir les causes de l’échouage des dauphins à Nosy Hara

    Antananarivo, 2 Août, 8h25 – Des enquêtes supplémentaires à mener. Revenus d’une première enquête menée au lendemain du signalement de l’échouage d’une vingtaine de dauphins au sein du parc national marin de Nosy Hara, les scientifiques du Centre national de recherches océanographiques (CNRO) et de Madagascar National Parks (MNP) ne sont pas encore parvenus à une conclusion claire quant à la cause du drame.

     

    Dans un communiqué publié vendredi soir, le CNRO souligne que “le rapport préliminaire présenté par les scientifiques ne permet pas encore d’identifier avec certitude les causes de l’échouage”. Le centre estime qu’une enquête scientifique plus poussée devrait être faite pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé. “Les chercheurs appellent à une enquête approfondie”, précise le Centre, sollicitant une implication des autorités compétentes en matière de pêche et de protection des zones marines dans ces recherches supplémentaires.

     

    Dans leur rapport préliminaire, les scientifiques qui sont allés sur les lieu du drame et qui ont examiné les dauphins morts excluent toutefois déjà l’hypothèse d’une attaque par des prédateurs. “Aucune lésion externe n’a été observée”, expliquent-ils. Les lésions internes, elles, auraient pu être causées par les racines de palétuviers recouvertes d’huîtres, analysent-ils encore. Ils estiment aussi que les cadavres auraient été entrainés depuis la dune initiale jusqu’au mangrove par les courants de marée associés à une grande marée.

     

    Pour ce qui est la cause de l’échouage, des enquêtes devraient ainsi encore être menées. Lors du signalement du drame, Madagascar national parks avait soulevé quelques pistes. Il a notamment évoqué l’utilisation possible de sonars par des navires de passage, susceptible de perturber l’écholocation des dauphins, ou encore la fuite de cétacés plus imposants, comme les baleines, qui aurait pu entraîner les dauphins vers la côte, où ils auraient été piégés. Les éléments topographiques de la zone d’échouage “rendent techniquement possible le passage des dauphins jusqu’à la baie, mais aussi leur désorientation ou leur piégeage en cas de conditions inhabituelles”, précise le CNRO.

     

    Dans son communiqué, le CNRO laisse entendre le long délai passé entre la survenue du drame et son signalement pour expliquer les difficultés de l’enquête. Il insiste notamment sur “l’importance de sensibiliser les communautés locales à signaler rapidement ce type d’évènement, afin de préserver les preuves et d’améliorer la réponse scientifique”.

     

    Le CNRO rappelle que c’est un pêcheur du hameau d’Antsako qui a découvert les corps sans vie de 22 de dauphins échoués sur une dune de sédiments à marée basse. L’alerte n’a cependant été donnée que quatre jours plus tard, regrette le Centre. “L’information n’a été partagée au Président des pêcheurs que quatre jours plus tard, déclenchant ainsi la mobilisation des équipes scientifiques”, écrit-il.

  • COMMERCE – Le niveau de taxation imposé par Donald Trump sur les exportations malgaches vers les Etats-Unis accueilli positivement par Madagascar

    COMMERCE – Le niveau de taxation imposé par Donald Trump sur les exportations malgaches vers les Etats-Unis accueilli positivement par Madagascar

    Antananarivo, 1er Août, 17h15 – “C’est chose faite”. Les objectifs de Madagascar ont été atteints pour ce qui est de parvenir à la réduction des droits imposés initialement à 47% d’une part et d’avoir un niveau de taxation qui soit en équilibre par rapport à ceux de ses concurrents de l’autre. Non seulement la Grande île a obtenu un droit de douane de 15% pour ses exportations vers les Etats-Unis, mais ce niveau de taxation est également satisfaisant au regard des taxes qui sont prévus sur le continent africain et sur les acteurs majeurs asiatiques, lance le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    Il s’agit là d’un “résultat positif”, s’exprime ce Groupement, au lendemain de la publication par la Maison Blanche des nouvelles tarifications auxquelles vont se soumettre les partenaires commerciaux des américains à partir du 7 août. Les autorités publiques malgaches parlent de leur côté d’exploit, en indiquant que “Madagascar obtient une réduction historique des droits des douanes des Etats-Unis”.

    Le secteur public comme le secteur privé malgache attribuent ce résultat au travail concerté, qui avait engagé toutes les parties prenantes dans les négociations autour du “Prosperity Deal” avec les Etats-Unis. Et les domaines du textile, de la vanille et des mines avaient grandement pesé dans ces négociations, selon le GEM. Ce Groupement rapporte que ces filières avaient apporté de la crédibilité et de la légitimité aux demandes formulées par Madagascar.

    Selon le président américain, Donald Trump, les droits fixés pour les pays partenaires des Etats-Unis dépendaient des postures de chacun d’entre eux. Il y avait ceux qui ont convenu, ou sont sur le point de conclure des engagements commerciaux et de sécurité significatifs avec ce pays. D’autres avaient entamé des négociations, et avaient proposé des conditions qui ne corrigent pas suffisamment les déséquilibres dans leurs relations commerciales avec les États-Unis. Et il y avait certains qui n’ont pas entamé de négociations avec les Américains ou qui n’avaient pas pris les mesures adéquates pour s’aligner suffisamment sur les États-Unis sur les questions économiques et de sécurité nationale.

    Le GEM estime par ailleurs que Madagascar devra œuvrer à l’amélioration de sa compétitivité. Et ce “pour accélérer notre croissance et attirer l’investissement local et international”, lance ce Groupement.

  • COMMERCE – Donald Trump ajuste à 15% les droits de douane des produits en provenance de Madagascar

    COMMERCE – Donald Trump ajuste à 15% les droits de douane des produits en provenance de Madagascar

    Antananarivo, 1er Août, 8h45 – Initialement fixé à 47% au mois d’avril, les droits de douane pour les produits exportés par Madagascar vers les Etats-Unis ont été ajustés ce vendredi 1er août à 15%. Ce taux s’appliquera de manière effective sept jours après la date du décret sorti par la Maison Blanche, c’est-à-dire à partir du 7 août.

     

    Madagascar qui avait émis son inquiétude par rapport à sa compétitivité vis-à-vis des autres fournisseurs des Etats-Unis pour ses produits phares semble bien pouvoir pousser un ouf de soulagement. La Grande île s’aligne avec les leaders africains du textile comme le Lesotho auquel le taux imposé est également de 15%.

     

    D’autres concurrents de Madagascar ont eu des droits de douane plus élevés comme le Bangladesh à 20%, le Vietnam également à 20%, ou encore le Myanmar à 40%.

     

    Pour les exportateurs de vanille vers les Etats-Unis qui sont en concurrence avec Madagascar, le droit fixé pour l’Ouganda et la Papouasie-Nouvelle-Guinée est également fixé à 15%. L’Indonésie s’est vue imposer un droit de douane plus élevé à 19%.

  • HYDROCARBURES – Le gasoil et le sans-plomb en baisse de 200 ariary à la pompe, le pétrole lampant en baisse de 170 ariary

    HYDROCARBURES – Le gasoil et le sans-plomb en baisse de 200 ariary à la pompe, le pétrole lampant en baisse de 170 ariary

    Antananarivo, 1er Août, 6h10 – Baisse généralisée. L’ajustement des prix des trois produits pétroliers est intervenu ce vendredi à 00h. Les prix de l’essence et du gasoil ont baissé de 200 ariary chacun, tandis que celui du pétrole lampant a diminué de 170 ariary.

     

    Ainsi, le litre du sans-plomb qui était encore proposé à 5 320 ariary au mois de juillet est désormais à 5 130 ariary auprès des stations-services. Le gasoil passe également de 4 900 ariary à 4 700 ariary le litre, tandis que le prix du litre du pétrole qui était à 3 380 ariary le mois dernier est maintenant vendu à 3 210 ariary.

     

    Ces prix sont fixés en application du mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe, entrepris depuis le mois de janvier de cette année. C’est une disposition qui vise à aligner les prix à la pompe sur les fluctuations des prix internationaux, avec un plafonnement des variations mensuelles à 200 ariary.

     

    Le cours à l’international du brut est un des principaux facteurs influant les prix des carburants à Madagascar. Et c’est le cours du mois M-2 qui est pris en compte dans le calcul pour le mois M. C’est-à-dire que c’était le cours du brut au mois de juin qui est tenu en compte pour l’ajustement effectué en ce mois d’août. L’autre facteur qui influence la fixation des prix des carburants à la pompe est le cours du dollar par rapport à l’ariary.

  • CONSEIL DES MINISTRES – Les chefs de l’Exécutif appellent à plus de rigueur dans le choix des investisseurs après la suspicion d’arnaque à l’immatriculation d’avions

    CONSEIL DES MINISTRES – Les chefs de l’Exécutif appellent à plus de rigueur dans le choix des investisseurs après la suspicion d’arnaque à l’immatriculation d’avions

    Antananarivo, 31 Juillet, 14h25 – Rappel à l’ordre. Les deux chefs de l’Exécutif rappellent aux membres du gouvernement la posture qu’ils doivent adopter dans les négociations avec ceux qui souhaitent investir à Madagascar et collaborer avec l’Etat malgache. “Madagascar doit toujours avoir des partenaires de choix dans le développement”, martèle le Premier ministre Christian Ntsay mercredi lors de la cérémonie de passation au ministère des Transports et de la météorologie dont il prend provisoirement la tête. “Nous ne pouvons pas accepter que notre pays soit utilisé par des réseaux illégaux”, poursuit-il.

    Le président de la République Andry Rajoelina, de son côté, invite les membres de l’Exécutif à faire preuve de vigilance et de rigueur quand ils prennent des décisions, surtout quand l’intérêt national et la souveraineté du pays sont en jeu. “Il appelle à des réflexions profondes et des mesures strictes dans la prise de décision, surtout quand celles-ci sont susceptibles de nuire à l’intérêt national et de porter atteinte à la souveraineté du pays”, rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi. Pour le chef de l’Etat, c’est “la sagesse et la recherche de l’intérêt général qui doivent guider l’exercice des responsabilités”, cite encore le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif

    Les rappels des deux chefs de l’Exécutif interviennent alors que l’Etat malgache vient récemment de reconnaître officiellement qu’il s’est fait “duper” par un investisseur. Celui-ci, qualifié de “personne malintentionnée et d’escroc par le Premier ministre, était “à l’origine d’un projet censé améliorer la desserte aérienne vers l’Europe, l’Inde ou l’Asie”. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) lui a notamment octroyé des certificats d’immatriculation provisoires pour cinq aéronefs Boeing 777 sur recommandation de Valéry Ramonjavelo, ministre des Transports et de la météorologie qui vient d’être limogé. Avec les immatriculations 5R, les avions, ont ainsi pu aller jusqu’en Iran; pourtant sous embargo international, en partant de la Chine et en traversant d’autres pays.

    Si l’on en croit le général Richard Ravalomanana, président du Sénat, qui avait recruté l’investisseur en question dans son équipe en tant que “conseiller bénévole”, celui-ci avait d’autres projets à mener à Madagascar. Il parle notamment de projets dans les secteurs de l’énergie, de l’enseignement supérieur, du tourisme médical ou encore du transport en commun public. Le président du Sénat indique même l’avoir mis en contact avec les différents responsables de l’Exécutif parce que “dans le cadre de la diplomatie parlementaire, le Sénat agit pour le bénéfice du pays et pour celui de la population malgache”.

    Le général Richard Ravalomanana assure que dès que l’affaire a éclaté, il a abrogé la nomination de ce conseiller bénévole. Le Premier ministre, de son côté, assure que “ni lui ni le président n’étaient au courant de cette affaire, ni de l’autorisation donnée pour les certificats de navigabilité provisoires et les certificats de manutention provisoires”. Le chef du gouvernement indique alors que l’Etat entend collaborer avec des enquêteurs internationaux, “le FBI et l’Interpol” pour faire la lumière sur cette affaire. L’investisseur suspect, pour sa part, a été arrêté dès mercredi même si l’on en croit une déclaration présidentielle en date du 30 juillet et postée ce jeudi sur les réseaux sociaux de la présidence.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Le code minier de Madagascar traduit en chinois et anglais

    SECTEUR EXTRACTIF – Le code minier de Madagascar traduit en chinois et anglais

    Antananarivo, 31 Juillet, 12h55 – Un outil stratégique. Le Code minier de Madagascar vient d’être traduit en deux langues, à savoir le chinois et l’anglais. Ces deux versions du cadre législatif régissant le secteur extractif de la Grande île seront remises officiellement vendredi.

    Madagascar entend ainsi faciliter l’accès des partenaires étrangers aux informations juridiques du secteur minier, notamment ceux des pays anglophones et sinophones. Non seulement ce sont des acteurs incontournables du secteur mais ces deux langues sont également les plus utilisées à l’échelle internationale.

    La publication de ces deux versions intervient d’ailleurs dans un contexte où Madagascar cherche à renforcer la transparence, la prévisibilité et la compétitivité de son environnement d’affaires. “En rendant le Code compréhensible au plus grand nombre, le gouvernement facilite les échanges, réduit les incertitudes juridiques et renforce la sécurité des investissements”, souligne l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.

    Le Code minier de Madagascar avait fait l’objet d’une refonte, en tenant compte de la réalité locale mais également en introduisant de nouvelles dispositions destinées à mettre la législation malgache au diapason des meilleures pratiques internationales. Les innovations apportées concernent entre autres le régime des permis miniers, les substances minières stratégiques, la filière or, la prise de participation de l’Etat, le Fonds minier d’investissement social et communautaire, la fiscalité minière ou encore les garanties de stabilité.