Catégorie : À la une

  • PARTICIPATION CIVIQUE – Plus d’une trentaine de jeunes leaders formés sur le plaidoyer digital

    PARTICIPATION CIVIQUE – Plus d’une trentaine de jeunes leaders formés sur le plaidoyer digital

    Antananarivo, 27 Juillet, 19h15 – Ils sont 31 jeunes leaders, sélectionnés dans tout Madagascar, à bénéficier d’une formation intensive sur la participation civique. Ce programme est mené dans le cadre de l’initiative iParticipate qui avait été lancée officiellement mardi, avec pour objectif de renforcer la participation inclusive et citoyenne des jeunes et des femmes dans le processus démocratique et électoral, ainsi que leur participation accrue au développement du pays.

     

    Ce programme de formation intensif porte sur la création de contenus numériques au service de l’intérêt général, les techniques avancées de communication et le plaidoyer digital, comme précisé par le Conseiller en gouvernance du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Kanil Lopes. “Ces jeunes, sélectionnés pour leur potentiel d’influence et leur ancrage communautaire, deviendront les porte-voix d’une nouvelle génération civique, capables de décentraliser le débat démocratique, d’impulser la participation inclusive, et de réconcilier institutions et citoyenneté”, lance-t-il.

     

    Kanil Lopes soutient que “la voix de la jeunesse malgache peine encore à se faire entendre dans les sphères décisionnelles”. Il estime alors que “l’absence d’opportunités concrètes d’engagement, l’exclusion numérique, la centralisation des dispositifs publics dessinent un paysage peu favorable à l’épanouissement d’une démocratie participative et vivante ”.

     

    La participation citoyenne des jeunes demeure par ailleurs limitée par des barrières socio-culturelles et structurelles. Il a été indiqué durant le lancement de l’initiative iParticipate que seulement 48% des jeunes enregistrés comme électeurs, 3,5% comme candidats aux législatives et moins de 2% aux municipales, lors du cycle électoral 2023-2025.

     

    Le Pnud avait alors lancé l’initiative iParticipate, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des sports, pour renforcer la participation inclusive et citoyenne des jeunes et des femmes. “iParticipate va au-delà d’une simple activité. Il s’agit d’un engagement profond pour une citoyenneté active, repensée à l’aune des réalités numériques, sociales et territoriales de Madagascar”, soutient son Conseiller en gouvernance, Kanil Lopes.

     

    Photo : PNUD Madagascar

  • Le décaissement des 100 millions de dollars pour la Jirama de la part de la Banque mondiale conditionné par des résultats mesurables

    Le décaissement des 100 millions de dollars pour la Jirama de la part de la Banque mondiale conditionné par des résultats mesurables

    Antananarivo, 27 Juillet, 8h45 – Les 100 millions de dollars de la Banque mondiale prévus pour la Jirama se méritent. La compagnie nationale ne pourra espérer le décaissement de cet appui financier, attendu de l’Association internationale de développement (IDA), qu’en atteignant les objectifs qui lui sont fixés à atteindre. C’est une disposition convenue lors de la récente rencontre entre une délégation de cette institution de Bretton Woods et la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison.

    Les deux parties se sont convenues d’opter pour le mécanisme “Program for results” (PforR). Il s’agit, comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), d’un modèle de financement basé sur les résultats. Ce département indique alors que les fonds ne seront débloqués qu’en fonction des résultats effectivement atteints et mesurables. Cette approche encourage, selon ce département, la redevabilité, l’efficacité et la transparence dans la mise en œuvre des actions, tout en incitant à un engagement concret des autorités nationales.

    Ainsi, ce sont la Jirama et l’Etat qui se chargent de l’élaboration et de la réalisation du programme de réformes dans le cadre de cet appui. Et c’est “une fois ces cibles atteintes, la Banque mondiale procèdera aux décaissements, ce qui permettra de soutenir la continuité des efforts et de renforcer la dynamique de transformation”, précise ce département.

  • GOUVERNANCE – Le cadre juridique des renseignements à des fins fiscales de Madagascar à améliorer, selon le Forum mondial OCDE 

    GOUVERNANCE – Le cadre juridique des renseignements à des fins fiscales de Madagascar à améliorer, selon le Forum mondial OCDE 

    Antananarivo, 25 Juillet, 13h30 – Madagascar dispose d’un cadre juridique qui assure globalement la disponibilité, l’accès et l’échange de renseignements pertinents à des fins fiscales. Ce cadre nécessite toutefois des améliorations dans plusieurs domaines, souligne le Forum mondial OCDE, dans son rapport d’examen par les pairs sur l’échange de renseignements sur demande de Madagascar, publié en ce mois de juillet.

     

    Ce rapport présente l’analyse du Forum mondial quant au niveau de conformité de Madagascar à la norme de transparence et d’échange de renseignements sur demande (ERD). Il s’agit de la première évaluation de la Grande île après son adhésion au Forum mondial en 2017. Il avait évalué l’adéquation à la norme du cadre juridique en vigueur au pays au mois de mars de cette année.

     

    L’OCDE rapporte alors que le cadre juridique pour les “droits et protection des personnes” et la “confidentialité” sont en place. Le cadre pour la “disponibilité des renseignements comptables”, la “disponibilité des renseignements bancaires”, “l’accès aux renseignements”, le “mécanismes et le réseau de mécanismes d’ERD” ainsi que les “droits et protection” sont également en place mais nécessitent des améliorations.

     

    Le cadre pour la “disponibilité des renseignements relatifs à l’identité et à la propriété” n’est, pour sa part, pas en place. Celui pour “la qualité et la rapidité des réponses” est par ailleurs non applicable pour Madagascar, selon toujours l’OCDE.

     

    L’évaluation de la mise en œuvre de ce cadre juridique sera organisée ultérieurement. Elle devra débuter au plus tard au mois de novembre de 2027, avance le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales.

  • ÉNERGIE – 435 000 litres de carburant économisés grâce au solaire à Mananara Nord, selon Olivier Jean-Baptiste

    ÉNERGIE – 435 000 litres de carburant économisés grâce au solaire à Mananara Nord, selon Olivier Jean-Baptiste

    Antananarivo, 25 Juillet, 10h30 – Moins de délestage pour Mananara Nord. Et moins de dépenses pour la Jirama. Si l’on en croit le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean Baptiste, le nouveau parc solaire d’une puissance de 1,5MW inauguré jeudi devrait permettre à la compagnie de faire des économies de carburant estimées à 435 000 litres par an, soit environ 2 milliards d’ariary. Mais il devrait aussi et surtout réduire la durée des coupures d’électricité subies par les Mananarois.

     

    “Bye bye l’électricité qui coupe dès minuit. Bye bye l’emprunt de gasoil auprès des opérateurs”, se réjouit le chef de district de Mananara Nord, dans son discours à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure qui s’est tenue vendredi, en présence du président de la République. “Avant, l’électricité était coupée avant minuit parce que nous devions économiser le gasoil, pour ne démarrer qu’à 7h”, confie-t-il. “Désormais, l’approvisionnement n’est interrompu qu’à 4h du matin”, poursuit-il, espérant un impact sur la sécurité de son district.

     

    Les 3 000 panneaux solaires et la batterie de 741 kWh ne pourront cependant pas suffire à couvrir l’ensemble des besoins de la localité. La centrale thermique gérée par la société Henri Fraise devrait encore continuer à fonctionner, principalement en soirée. La centrale solaire, confiée à la Jiraman, elle, devrait principalement assurer l’approvisionnement en électricité en journée. “Même quand l’ensoleillement est limité, le parc devrait de 1,5MW devrait pouvoir couvrir les besoins qui varient entre 400 et 600 kW en journée, et qui peuvent atteindre 900 kW en heure de pointe”, précise le ministre.

  • MONDE- Emmanuel Macron annonce sur les réseaux sociaux la reconnaissance solennelle de la  Palestine par la France en septembre

    MONDE- Emmanuel Macron annonce sur les réseaux sociaux la reconnaissance solennelle de la Palestine par la France en septembre

    Antananarivo, 25 Juillet, 13h05 – Reconnaissance de jure. Le président français Emmanuel Macron annonce que la France reconnaîtra l’État de Palestine en septembre, lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. “Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine”, écrit-il sur ses réseaux sociaux jeudi. Il indique avoir adressé une lettre à Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, pour lui faire part de sa “détermination à avancer”.

    L’annonce française a immédiatement été saluée par plusieurs parties prenantes mais a en même temps été vivement critiquée par d’autres. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé une décision qui, selon lui, “récompense la terreur”, en référence à l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023.

    Le vice-Premier ministre israélien Yariv Levin a parlé d’une “décision honteuse” et d’“une tache noire dans l’histoire française”. Les États-Unis ont également condamné l’initiative. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio l’a qualifiée d’ “imprudente”, estimant qu’elle “fait reculer le processus de paix” et constitue “un camouflet pour les victimes du 7 octobre”.

    À l’inverse, les réactions favorables ont été nombreuses. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a salué une avancée vers “l’établissement d’un État indépendant”. Le Hamas a qualifié l’annonce d’« étape positive », et appelé d’autres pays, notamment européens, à suivre l’exemple de la France. L’Arabie saoudite a salué une “décision historique”.

    Dans son message, Emmanuel Macron souligne que “la paix est possible” à condition de “bâtir l’État de Palestine”, en insistant sur sa démilitarisation et la reconnaissance pleine d’Israël. “Il n’y a pas d’alternative”, affirme-t-il, appelant à faire de la reconnaissance un levier diplomatique pour la sécurité collective au Proche-Orient.

    La France rejoint ainsi les plus de 140 pays ayant déjà reconnu l’État palestinien, dont l’Irlande, l’Espagne, la Norvège et plus récemment la Slovénie. Mais les positions européennes restent divisées. L’Allemagne, par exemple, juge qu’une reconnaissance dans le contexte actuel serait “un mauvais signal”.

    Cette initiative française intervient alors que les négociations de cessez-le-feu menées à Doha ont échoué, et que la bande de Gaza reste en proie à une grave crise humanitaire.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • EVÉNEMENTS – Andry Rajoelina n’écarte pas la piste de la déstabilisation derrière les incidents récents qui se sont succédé à Antsirabe

    EVÉNEMENTS – Andry Rajoelina n’écarte pas la piste de la déstabilisation derrière les incidents récents qui se sont succédé à Antsirabe

    Antananarivo, 25 Juillet, 10h15 – Préoccupations. Le président de la République Andry Rajoelina indique se poser des questions suite à une série d’incidents survenus à Antsirabe ces dernières semaines. Il n’exclut pas la piste de la déstabilisation et se demande s’il ne s’agit pas d’actes délibérés visant à semer le trouble dans le pays, à l’approche du sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) prévu en août à Madagascar.

    “Il est inacceptable que l’on sacrifie la population ou que l’on détruise les biens publics à cause des divergences politiques”, martèle le chef de l’Etat en conclusion de l’émission spéciale qu’il a convoquée sur la chaîne de télévision publique ce jeudi. Il fait notamment référence à l’incendie des transformateurs de la centrale d’Antsirabe et à celui du marché Tsena Sabotsy. Il ajoute que “si cela était le cas, le gouvernement prendra ses responsabilités, car la population n’a pas besoin de troubles et Madagascar n’a pas besoin du chaos”.

    “On ne peut pas garder le silence face à ce qui se passe à Antsirabe”, glisse-t-il, pour répondre à la journaliste qui lui a tendu le micro pour un dernier message. “Techniquement, il n’y avait que 10% de risques pour que ces transformateurs explosent et brûlent. Mais ils se sont quand même embrasés”, indique le chef de l’Etat. “L’incendie s’est déclaré dans une zone non couverte par les caméras de surveillance”, précise-t-il ensuite.

    Dans sa déclaration, le chef de l’Etat rappelle que l’incendie a eu lieu quelques jours après la grève des employés de la Jirama et après les discussions entre les autorités et les grévistes. Le président de la République fait ensuite le lien avec l’incendie qui a détruit le marché Tsena Sabotsy. “Cela soulève des questions. Qui est derrière tout cela? Quels sont les objectifs? Que cherche-t-on à instaurer”?

    Andry Rajoelina justifie ses questions et sa méfiance par “le nombre important” de ceux qui, selon lui, “refusent l’honneur et le leadership qui sont en train de se mettre en place à Madagascar sur le plan diplomatique”. Il fait notamment référence au 45ème Sommet de la SADC durant lequel “Madagascar accueillera de nombreux chefs d’Etat de la SADC, celui d’Afrique du Sud, du Mozambique, de la Tanzanie et de bien d’autres, de 16 pays du continent africain”. “Nous savons ce qui se passe”, souligne-t-il, évoquant “des lettres adressées à la Communauté internationale en vue d’empêcher la tenue du Sommet de la SADC à Madagascar”.

    A Antsirabe, l’incendie de la centrale survenu le 13 Juillet a endommagé deux transformateurs et un panneau électrique de 20kVa. La Jirama et Filatex Energies, en charge de la centrale, ont dû mobiliser des solutions provisoires pour rétablir l’approvisionnement en électricité de la ville. Pour le cas du Tsena Sabotsy, les autorités ont fait état d’une destruction à plus de 90% du marché et de plus de 3 000 commerçants ayant perdu leurs marchandises dans l’incendie survenu dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 juillet.

  • AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    AFFAIRE AMBOHIMALAZA – Les victimes tuées par de l’atropine contenue dans deux plantes toxiques, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 24 Juillet, 22h20 – Révélations. Le président de la République donne les noms des plantes toxiques dont le principe actif a tué 32 personnes après la fête d’anniversaire du 14 juin à Ambohimalaza. “Il s’agit de la belladone et du datura”, indique-t-il au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, et à laquelle il a invité les ministres en charge de la Santé publique, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie ainsi que la Procureure de la République.

     

    “Ces plantes toxiques contiennent, sans aucun doute possible, de l’atropine qui, à forte dose, cause la mort et la paralysie respiratoire”, souligne le chef de l’Etat. A l’en croire, la présence de cette substance hautement toxique a été révélée par l’analyse réalisée à l’étranger. Mais les plantes dont celle-ci a été extraite ont également été confirmées par les connaisseurs consultés par les enquêteurs de la gendarmerie. “Dès que ces gens l’ont senti, ils ont dit que c’est du datura”, raconte Andry Rajoelina.

     

    Selon le chef de l’Etat, les poisons ont été retrouvés au domicile de la principale suspecte à l’issue de la perquisition réalisée par la gendarmerie. Celle-ci aurait mélangé plusieurs choses, incluant des comprimés, pour en composer la formule. Son geste, selon le chef de l’Etat et le ministre en charge de la Gendarmerie, aurait été dicté par une vengeance familiale. Elle aurait même avoué son crime et aurait regretté que celui-ci qui ne visait qu’une ou deux personnes ait fait une trentaine de victimes, rapportent-ils.

  • RELATIONS D’AFFAIRES – Des majors de l’Afrique australe à Madagascar pour rencontrer le secteur privé malgache

    RELATIONS D’AFFAIRES – Des majors de l’Afrique australe à Madagascar pour rencontrer le secteur privé malgache

    Antananarivo, 24 Juillet, 18h15 – Des opportunités à saisir. Des dirigeants d’entreprises d’Afrique australe participeront activement à la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Ces majors africains se rendront à Madagascar, en quête de partenariats entre opérateurs membres de ce bloc géoéconomique, mais particulièrement avec les membres du secteur privé malgache. C’est ce qu’a notamment indiqué le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, mercredi.

     

    Une grande partie d’entre eux ont déjà manifesté leur intérêt à nouer des partenariats avec des opérateurs malgaches, confie ce membre du Gouvernement. Des intérêts qui portent entre autres sur l’agribusiness ou encore sur le secteur des services, avance-t-il.

     

    Les industriels locaux se disent déjà prêts à démontrer à ces entrepreneurs de la SADC le potentiel du tissu industriel malgache. “Nous disposons en Madagascar d’un large potentiel en termes de matière première, en termes de ressources humaines, en termes d’espace. Nous allons démontrer à nos partenaires venant de la SADC l’existence de cette opportunité. Et ce, afin que nous puissions développer avec eux cet échange intra-SADC, mais également aller au-delà et attaquer d’autres marchés”, lance le président du Syndicat des industries de Madagascar, Tiana Rasamimanana.

     

    Le thème de la huitième édition de la Semaine de l’industrialisation (SIW) de la SADC sera d’ailleurs la promotion de l’industrialisation, la transformation du système agricole et la transition énergétique. Celui-ci devra répondre aux défis actuels que rencontre le continent et davantage la sous-région. Ces trois piliers sont essentiels pour la SADC et le choix de cette thématique répond à sa vision qui est de construire un avenir commun et prospère pour les peuples de la région.

     

    La SIW 2025 sera par ailleurs une plateforme publique-privée dédiée à la transformation économique de la région. Les 16 États membres de la SADC seront représentés, plus de 400 participants issus des délégations étrangères et pas moins de 3000 visiteurs sont attendus durant l’événement.

  • NOUVELLE VILLE – La concrétisation de Tana-Masoandro en attente de la viabilisation du site et de la construction des infrastructures étatiques de base

    NOUVELLE VILLE – La concrétisation de Tana-Masoandro en attente de la viabilisation du site et de la construction des infrastructures étatiques de base

    Antananarivo, 24 Juillet, 14h30 – Tana-Masoandro prend forme à petit pas. En attendant que les investisseurs privés ne décident de mettre leur argent dans les projets immobiliers et commerciaux qui viendront concrétiser la nouvelle ville, l’Etat avance à son rythme et selon ses moyens pour viabiliser le site et pour y construire ses propres infrastructures. L’objectif, selon le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, est de rendre le site “plus attractif pour les investisseurs”.

    “Nous n’attendons pas les bailleurs pour agir. C’est en posant les bases concrètes de la ville que nous susciterons la confiance des investisseurs”, avance Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’État chargé des Nouvelles Villes et de l’Habitat (SENVH), lors de la signature d’un accord-cadre avec le groupe chinois Sinomach Hainan Development Co. L’Etat a donc choisi de démarrer par la viabilisation du site afin de démontrer la faisabilité du projet et de gagner en crédibilité auprès des capitaux.

    Parmi les travaux déjà engagés, le secrétaire d’Etat chargé des Nouvelles villes évoque la construction de l’avenue principale, autour de laquelle la ville va se construire et dont la première phase est en voie d’achèvement. Il parle également de l’installation imminente d’un parc solaire de grande capacité pour alimenter en électricité Tana-Masoandro et les communes de l’ouest d’Antananarivo. Il insiste également sur la mise en place des réseaux d’eau potable, d’électricité et de voirie. Les études hydrauliques de la nouvelle ville ont d’ailleurs fait l’objet d’une convention ce jeudi avec la société chinoise Sinomach.

    Avec ces infrastructures de base érigées et construites sur fonds propres, l’Etat entend préparer le terrain pour des projets de plus grande envergure, comme une université de référence, un stade national de référence, l’École nationale de la magistrature, ou encore la construction d’un commissariat. Mais le projet phare et le plus urgent, selon le ministre, reste la cité ministérielle qui accueillera progressivement les agents de l’administration centrale. “La terre appartient à l’État. C’est notre rôle d’assurer la viabilisation : routes, eau, électricité. Les investisseurs doivent voir que le site est déjà actif et prêt à accueillir leurs projets”, explique Gérard Andriamanohisoa.

    Cette logique d’aménagement progressif, financée pour l’heure sur budget national, permet de structurer la ville par étapes, en fonction des moyens disponibles. Les projets les plus ambitieux, dont le coût dépasse largement les capacités budgétaires locales, seront lancés au fur et à mesure, au rythme des appels d’offres et de la mobilisation de financements extérieurs. Et parallèlement aux infrastructures visibles, il s’agira aussi pour l’Etat de maîtriser et de sécuriser le foncier en commençant les travaux sur les terrains qui lui appartiennent, comme le souligne encore Gérard Andriamanohisoa.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

    Antananarivo, 24 Juillet, 11h30 – La Banque mondiale continue de soutenir l’éducation à Madagascar. Avec le programme de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim), cette institution de Bretton Woods entend toucher plus de 4,7 millions d’élèves, 135 000 enseignants et 27 000 écoles primaires publiques à travers Madagascar. Récemment approuvé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation et doté d’un financement global de 185 millions de dollars, ce projet vise à améliorer l’accès, la qualité de l’enseignement et la gouvernance du système éducatif malgache.

    Financé à hauteur de 150 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA) et de 35 millions par le Partenariat mondial pour l’éducation, Talim s’inscrit dans le cadre du programme régional AIM4Learning, qui appuie l’innovation éducative en Afrique orientale et australe. À Madagascar, le projet vise principalement à rehausser le taux d’achèvement du primaire et à améliorer les résultats d’apprentissage, dans un contexte marqué par une crise éducative persistante.

    Selon les données officielles rapportées par la Banque mondiale, moins de deux élèves sur trois terminent le cycle primaire à Madagascar et près de 95 % ne savent pas lire correctement en fin de scolarité. Le taux de redoublement atteint 25,3 %, soit le double de la moyenne régionale en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, le système repose encore largement sur les enseignants communautaires (Fram), qui représentent 63 % du personnel enseignant, souvent sans formation et rémunérés directement par les parents d’élèves.

    Le projet Talim, qui prend le relais du Programme d’appui à l’éducation de base (PAEB), entend répondre à ces défis par des actions ciblées dans trois domaines prioritaires. Il s’agira d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers des actions de réforme du métier d’enseignant et d’encadrement des enseignants. Ce volet inclut, entre autres, l’intégration de 26 000 enseignants qualifiés sous contrat.

    Le programme Talim comprend également un important volet d’amélioration des infrastructures scolaires et de l’environnement d’apprentissage. Plus de 1 000 écoles dans les zones à risques cycloniques devraient ainsi être réhabilités. Des manuels scolaires en malgache et français ainsi que des livres de mathématiques devraient également être distribués dans le cadre du programme.

    Enfin, un appui financier sera affecté à la gouvernance et au pilotage du secteur. Les capacités du ministère de l’Education nationale seront renforcées, les outils de gestion numérisés, et les mécanimses de suivi améliorés. Le projet prévoit aussi l’élargissement du programme national de cantines scolaires, notamment dans les régions les plus touchées par l’insécurité alimentaire, afin d’améliorer la rétention des élèves et leur bien-être en milieu scolaire.

    Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, “ce projet est une réponse ambitieuse à la crise de l’apprentissage à Madagascar”. Il ajoute que “chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et cela commence par une éducation de qualité”.