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  • CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    Antananarivo, 13 Juillet, 9h30 – Un grand gap à combler. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime à 770 000 tonnes le besoin d’importation de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026. La FAO fait part de cette estimation dans ses bilans de l’offre et de la demande de céréales pour les pays d’Afrique subsaharienne, en livrant la situation à fin juin 2025.

     

    Cette organisation onusienne estime à 2 990 000 tonnes la disponibilité intérieure de la Grande île pour cette campagne de commercialisation qui s’étale d’avril 2025 à mars 2026. Elle est constituée d’une production de 2 680 000 tonnes pour 2025, ajoutée à une prévision de déstockage de 310 000 tonnes.

     

    Le besoin en riz de la Grande île est pour sa part estimé à 3 760 000 tonnes durant cette campagne. Cette demande est composée de 3 360 000 tonnes pour l’alimentation, en tenant compte de la consommation de riz par habitant de Madagascar qui est de 103 kilos par an, selon la FAO. A celle-ci s’ajoute une utilisation non alimentaire de 400 000 tonnes.

     

    Le volume du riz importé mis à la consommation pour les cinq premiers mois de 2025 s’élevait à 348 500 tonnes, pour un montant CAF de 795,8 milliards d’ariary, d’après les données livrées dans les tableaux de bord de la direction générale des Douanes (DGD). Pour la même période en 2024, ce volume s’élevait à 121 900 tonnes pour un montant CAF de 307 milliards d’ariary, soit une hausse de 185,89% en volume et 159,22% en valeur. Par rapport à la campagne de commercialisation 2025-2026, ce sont les données pour les mois d’avril et mai 2025 qui sont encore disponibles.

  • SANTE PUBLIQUE – Les premiers chiffres officiels sur le paludisme font état de 118 morts du paludisme à Ikongo ces derniers mois

    SANTE PUBLIQUE – Les premiers chiffres officiels sur le paludisme font état de 118 morts du paludisme à Ikongo ces derniers mois

    Antananarivo, 13 Juillet, 8h15 – Les autorités sanitaires donnent les statistiques officielles des décès dus au paludisme signalés à Ikongo. Une vidéo du bilan chiffré de la situation du paludisme dans ce district de la région du Fitovinany diffusée vendredi par la chaîne de télévision publique rapporte un total de 118 morts dans la localité.

     

    Ce chiffre représente 10% des causes de mortalité à Ikongo, poursuit le “slide” diffusé durant l’intervention du Dr Manuela Christophere Vololoniaina, directrice de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé publique. S’agissant des premières statistiques officielles publiées, le bilan publié rapporte les “faits saillants” de ces derniers mois.

     

    Dans la même vidéo, la responsable du ministère reconnaît une hausse de 29% des cas de paludisme à Ikongo comparé à l’année 2024. Elle souligne que “cinq communes sont concernées par cette situation, mais c’est dans la commune d’Ambatofotsy que les cas sont les plus élevés”. Le Conseil des ministres délocalisé du jeudi 10 juillet fait d’ailleurs état de 35 morts dus au paludisme dans cette commune depuis le début de l’année.

     

    Pour la semaine du 4 au 10 juillet, les chiffres officiels rapportés font état de 1 122 cas confirmés positifs au paludisme dans les cinq communes les plus touchées par la maladie. Les données ne mentionnent cependant pas le nombre de tests de dépistage effectués.

     

    Le 24 juin 2025, l’ONG Médecins sans frontières qui intervient sur place depuis mi-mai 2025 rapporte plus de 3 567 cas positifs diagnostiqués sur 4 361 personnes testées en 35 jours d’intervention, soit un taux de positivité de 81,79%. Cela confirme “la sévérité de la flambée”, avait souligné l’ONG.

     

    Lors de sa descente à Ikongo le 24 juin, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany avait reconnu de nombreux morts sans donner de chiffres précis. “Non pas que le ministère de la Santé publique ait fait la sourde oreille ou ait fait semblant de ne rien voir, mais nous avons dû faire des enquêtes et voir de près ce qu’il en est en réalité”, explique le Dr Manuela Christophere Vololoniaina.

     

    Dans son slide, la responsable explique les décès par “la non prise des médicaments, le refus des soins et la prise des ‘tambavy’”, les tisanes traditionnelles. Le Conseil des ministres de jeudi regrette également que certains patients ne terminent pas leur traitement parce qu’il y a “des rumeurs qui disent que l’antipaludique Artefan, contient du poison”.

     

    Pour faire face à la recrudescence de la maladie, le Conseil des ministres indique que le Centre d’opération d’urgence de la santé publique de la région a immédiatement été mobilisé. Un centre de coordination opérationnelle dirigée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes a également été mis en place à Ikongo.

     

    L’Exécutif a également dépêché par deux fois une délégation gouvernementale dirigée par le ministre de la Santé publique dans le district. Une première délégation s’est déplacée le 27 juin 2025, et une deuxième le 11 juillet. Outre la prise en charge des patients, une lutte contre la malnutrition est également menée sur place pour réduire les risques.

  • DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    DIPLOMATIE – Madagascar parmi les bénéficiaires de la coopération renforcée entre la France et l’Imamat ismaélien dans l’océan Indien

    Antananarivo, 12 Juillet, 17h45 – Un partenariat stratégique pour l’océan Indien. En visite officielle en France, le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V, guide spirituel des musulmans ismaéliens, a signé avec le président français Emmanuel Macron un accord de coopération pour l’océan Indien vendredi. Dotée d’un budget de 100 millions d’euros, cette initiative cible cinq pays et territoires de la région, dont Mayotte et Madagascar. Les trois autres pays concernés sont le Kenya, le Mozambique et la Tanzanie.

     

    La coopération pour l’océan Indien concerne d’abord la reconstruction du département français de Mayotte, ravagé par un ouragan en décembre, comme l’indique l’Élysée. Mais il s’agira également de restaurer les écosystèmes côtiers, de promouvoir les économies bleue et verte, de faciliter l’accès à l’eau potable, d’améliorer l’assainissement et de renforcer la gestion durable des déchets.

     

    Cet accord s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre l’Aga Khan Development Network (AKDN) et l’Agence française de développement (AFD), partenaires depuis plus de trente ans sur plus de 60 projets en Afrique, en Asie centrale et au Moyen-Orient. À Madagascar, l’AKDN est déjà actif dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire, du développement rural et de la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones les plus vulnérables.

     

    Outre la coopération dans l’océan Indien, deux autres textes ont été signés entre le Prince Rahim Al Hussaini Aga Khan V et le président français Emmanuel Macron. Ils portent sur un accord-cadre officialisant la personnalité juridique internationale de l’Imamat ismaélien en France, et sur une déclaration conjointe pour la Syrie axée sur la reconstruction et la résilience communautaire.

     

    Durant leur rencontre à l’Elysée, Emmanuel Macron a salué “l’engagement de l’Imam en faveur du pluralisme, de l’éducation des filles et du développement inclusif”. L’Imam Aga Khan V a, de son côté, réaffirmé la mission de l’AKDN de soutenir les sociétés civiles à travers une gouvernance éthique, la protection de l’environnement et le respect des identités culturelles.

  • SECTEUR EXTRACTIF – La divulgation au public des bénéficiaires effectifs des entreprises extractives à Madagascar se prépare

    SECTEUR EXTRACTIF – La divulgation au public des bénéficiaires effectifs des entreprises extractives à Madagascar se prépare

    Antananarivo, 12 Juillet, 9h55 – Qui sont derrière les activités minières au pays et qui en bénéficient ? Leur identité devra être connue du public, avec le protocole d’accord qui vient d’être signé entre la direction générale des Impôts (DGI) et l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar, mercredi. Ce protocole est établi entre les deux parties en vue de la divulgation des informations sur la propriété effective et les données financières des entreprises minières, en conformité avec la norme Itie.

    La propriété effective ou le bénéficiaire effectif c’est la ou les personnes physiques qui exercent en dernier lieu un contrôle effectif, portant sur au moins 5% des actions ou parts sociales d’une entreprise extractive. Procéder à leur divulgation contribuera donc à réduire les risques de corruption, selon ce qui était avancé lors de la signature de ce protocole d’accord.

    Le directeur général des impôts, Germain, annonce alors la publication prochaine du registre central des bénéficiaires effectifs des entreprises minières. Une disposition qui devrait améliorer la collecte des recettes fiscales auprès de ceux qui bénéficient des revenus tirés de ces activités minières, lance-t-il.

    Mais au-delà de la divulgation de ces propriétés effectives, le protocole d’accord devra également permettre la publication systématique des paiements fiscaux effectués par les entreprises extractives, indique le directeur exécutif de l’Itie Madagascar, Sergio Clerc Marc . Il y a également l’engagement des deux parties à faciliter la transmission des données, qui est essentielle notamment pour l’élaboration de rapport sur Madagascar, ajoute-t-il.

    C’est une étape importante qui vient d’être franchie. Cette collaboration entre l’Itie Madagascar et la DGI devra promouvoir la bonne gouvernance, prévenir les flux financiers illicites, et assurer une répartition équitable des revenus issus des ressources naturelles.

  • BASKETBALL – Les Ankoay écrasent la Team Paris 95 à 65 en amical

    BASKETBALL – Les Ankoay écrasent la Team Paris 95 à 65 en amical

    Antananarivo, 12 Juillet, 9h30 – Une victoire sans appel. La sélection masculine malgache commence bien sa préparation à l’Afrobasket 2025 en Angola. Les Ankoay ont largement dominé la Team Paris en match amical, 95 à 65, vendredi soir en région parisienne.

     

    John Douaglin, nouveau sélectionneur de l’équipe nationale malgache, a aligné d’entrée un cinq composé de Rija Lahontan, Mathias M’Madi, Elly Randriamampionona, Sitraka Raharimanantoanina et Anthony Rasolomanana. Il s’agissait aussi de la première apparition du technicien français sur le banc des Ankoay.

     

    Les matchs amicaux vont s’enchaîner afin de permettre au nouveau coach de prendre ses marques avec le groupe. Pour cette rencontre face à la Team Paris, il était encore privé de Lovasoa Andriatrsarafara, le pivot malgache de 2,13 m.

     

    Un autre match amical est prévu ce samedi contre Mil-Yon, une autre sélection composée de joueurs locaux. Ce sera une nouvelle occasion pour l’équipe de travailler les schémas tactiques que le coach souhaite mettre en place.

    Photo : FMBB

  • DIGITALISATION – Un terminal de paiement électronique pour 7 000 habitants à Madagascar

    DIGITALISATION – Un terminal de paiement électronique pour 7 000 habitants à Madagascar

    Antananarivo, 12 Juillet, 7h45 – Alors que Madagascar s’ouvre progressivement aux paiements numériques, un chiffre interpelle : un seul terminal de paiement électronique (TPE) est disponible pour 7 000 habitants. Dans un pays où plus de 63 % des transactions s’effectuent encore en présentiel, cette pénurie d’équipements menace de ralentir sérieusement la dynamique de digitalisation engagée.

     

    Présentée par Visa, l’étude “Comprendre le paysage des paiements à Madagascar” a mis en lumière un paradoxe frappant car les usages physiques dominent encore largement, mais les infrastructures permettant des paiements numériques ne suivent pas. Avec une telle densité de TPE, si tous les consommateurs voulaient aujourd’hui régler leurs achats par carte, les files d’attente seraient tout simplement ingérables. “Le manque de terminaux disponibles freine l’acceptation, surtout chez les petits commerçants qui n’ont ni les moyens ni la formation pour les utiliser”, reconnaît Christian Mbonampeka, Visa Country Manager pour les îles de l’océan Indien.

     

    Le constat est d’autant plus préoccupant que le potentiel est là. Le mobile money, par exemple, connaît un taux d’utilisation de 73 % avec une notoriété de 100 % pour MVola selon l’étude de Visa sur un échantillon de 300 personnes. Et bien que le taux de bancarisation reste faible (18 %), la population, jeune et connectée, manifeste un intérêt croissant pour les solutions de paiement modernes. Pourtant, les cartes de débit ne représentent encore que 3,25 % des moyens de paiement utilisés.

     

    Face à cette situation, Visa et ses partenaires appellent à des mesures concrètes : faciliter l’accès aux terminaux via des subventions, former les commerçants à leur usage, et promouvoir des solutions hybrides comme les cartes virtuelles et les paiements via mobile. Car sans un renforcement de l’infrastructure, notamment dans les zones à forte densité commerciale, l’inclusion financière reste une promesse lointaine.

     

    L’étude recommande également un alignement des efforts entre régulateurs, banques, fintechs et opérateurs mobiles, afin de créer un écosystème propice à l’adoption de ces technologies. “Il est urgent de faire tomber les barrières techniques, économiques et culturelles qui freinent encore l’adoption des paiements électroniques”, martèle Evrard Nezeko, Senior Client Consulting Manager chez Visa.

     

    Dans cette course vers une économie digitale inclusive, le renforcement de l’infrastructure de paiement ne doit plus être une option. C’est la condition sine qua non pour démocratiser les services financiers.

  • INFRASTRUCTURES – 211,5 millions de dollars supplémentaires de la Banque mondiale dont une partie pour l’acquisition de ponts modulaires

    INFRASTRUCTURES – 211,5 millions de dollars supplémentaires de la Banque mondiale dont une partie pour l’acquisition de ponts modulaires

    Antananarivo, 12 Juillet, 6h40 – Du financement pour mieux affronter les situations d’urgence. Le projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI) vient de bénéficier d’un financement additionnel de 211,5 millions de dollars de la part de l’Association internationale de développement (IDA). Une partie de cette enveloppe sera affectée dans l’acquisition et le déploiement de ponts modulaires dans les zones très vulnérables aux chocs climatiques et à l’isolement, indique la Banque mondiale dans un communiqué, jeudi.

     

    Initialement financé à hauteur de 400 millions de dollars, le PCMCI visait à améliorer la connectivité, la résilience et la gestion des routes principales dans certaines zones rurales de Madagascar, notamment dans le Sud. Ce financement additionnel élargit la portée de ce projet, avec un nouveau volet dédié à la solidité et résilience des ponts. Il soutiendra entre autres la réhabilitation et la construction des ouvrages endommagés par les cyclones récents, dont notamment les ponts de Mahavavy et d’Ifasy sur la route nationale RN6, et celui de Manambery sur la RN5a.

     

    Mais ce projet assurera aussi la disponibilité de ponts modulaires qui seront prépositionnés en réserve afin de permettre une intervention d’urgence rapide en cas de catastrophe. Ces investissements visent ainsi, selon la Banque mondiale, à prévenir l’isolement prolongé, à maintenir une connectivité vitale et à protéger les communautés face aux événements météorologiques extrêmes.

     

    “En renforçant les ponts stratégiques et en disposant de ponts modulaires en réserve, ce financement supplémentaire aidera le gouvernement à réagir rapidement, à garantir le maintien des liens vitaux et à protéger les communautés vulnérables contre les impacts croissants des chocs climatiques”, soutient le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Et cet appui est essentiel, estime le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison. “Ce financement supplémentaire nous permettra d’intervenir encore plus rapidement en cas d’urgence, tout en investissant dans des solutions durables et adaptées au climat, comme les ponts modulaires”, lance-t-il.

  • RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Madagascar moins performant dans la gestion budgétaire et la qualité de l’administration publique dans la CPIA 2025

    RÉFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES – Madagascar moins performant dans la gestion budgétaire et la qualité de l’administration publique dans la CPIA 2025

    Antananarivo, 11 Juillet, 14h45 – Madagascar avait une nouvelle fois été moins performant dans l’indicateur “gestion et institution du secteur public” dans l’Evaluation des politiques et des institutions nationales pour l’Afrique ou le CPIA 2025 de la Banque mondiale. La note obtenue par la Grande île dans cet indicateur est de 2,6 sur 6 selon ce qui est rapporté dans ce document publié jeudi.

    Cet indicateur figure parmi les quatre domaines dans lesquels chaque pays est noté dans le cadre de la CPIA. Il s’agit, notamment, de “la gestion économique”, “les politiques structurelles”, “les politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”, et “la gestion et les institutions du secteur public”. La notation se fait sur une échelle de 1 à 6, allant de “faible” à “élevé”.

    Dans l’indicateur “gestion et institution du secteur public”, qui évalue entre autres les droits de propriété et la gouvernance fondée sur les règles, la qualité de la gestion budgétaire et financière, l’efficience de la mobilisation des recettes ou encore la qualité de l’administration publique, la note obtenue par la Grande île est de 2,6 sur 6. Elle s’aligne à la moyenne de l’Afrique de l’Est et australe mais est en dessous de la moyenne de l’IDA en Afrique subsaharienne et de la moyenne des pays emprunteurs de l’IDA qui sont toutes à 2,9 sur 6.

    Dans ce même indicateur, les notes de Madagascar dans les “droits de propriété et gouvernance fondée sur les règles”, la “qualité de la gestion budgétaire et financière”, la “qualité de l’administration publique”, la “transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public” sont toutes à 2,5 sur 6. Sa note est de 3,5 sur 6 pour “l’efficience de la mobilisation des recettes”, détaille le rapport sur le CPIA.

    C’est dans l’indicateur “gestion économique” que Madagascar enregistre sa meilleure performance, avec une note de 3,7 sur 6. Cet indicateur tient compte des “politiques monétaires et des changes” et la “politique et la gestion de la dette” dans lequel la Grande île a obtenu des notes de 4 sur 6. La note du pays sur sa politique budgétaire est pour sa part de 3 sur 6.

    Pour les deux autres indicateurs, la note de Madagascar est de 3,3 sur 6 pour “les politiques structurelles” et de 3,4 sur 6 pour ce qui est “des politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”.

    Avec ces quatre indicateurs combinés, la note globale de Madagascar s’établissait une nouvelle fois à 3,3 sur 6. C’est la même note que Madagascar a obtenue dans le CPIA depuis 2017. L’évaluation porte annuellement sur la qualité des réformes politiques et institutionnelles dans les pays d’Afrique subsaharienne bénéficiaires de l’aide de l’Association internationale de développement (IDA). Pour le CPIA 2025, c’est l’année civile de 2024 qui est évaluée.

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  • JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    JUSTICE – La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo prononce la castration contre un individu condamné pour un viol sur mineur commis en mars 2024

    Antananarivo, 11 Juillet, 8h45 – Castration chirurgicale pour un violeur. La Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo a condamné jeudi à la peine maximale prévue par le Code pénal malgache l’homme accusé du viol d’une fillette de six ans le 3 mars 2024. Le coupable étant également condamné pour “tentative de meurtre”, selon le procureur général près la Cour d’appel d’Antananarivo Didier Alban Razafindralambo, le juge a prononcé une peine de travaux forcés à perpétuité assortie d’une peine de castration.

    Selon le procureur général, cette décision a été “prise en application de la loi 2024-001” qui introduit la peine de castration chirurgicale dans le Code pénal malgache. Et bien que le texte réglementaire d’application de la loi ait été publié en septembre 2024, plus de six mois après le crime, “le décret d’application 1688 a déjà été adopté, ce qui permet l’application immédiate de ces dispositions”, poursuit-il.

    Dans sa déclaration vidéo publiée par le ministère de la Justice, Didier Alban Razafindralambo parle d’une “réponse forte et significative de la justice” aux “efforts de l’État visant à éradiquer les violences faites aux enfants de moins de 10 ans, et à tous les mineurs”. Ce verdict devrait aussi “servir d’avertissement à toute personne ayant de mauvaises intentions pour réaliser des actes aussi malheureux”, ajoute-t-il.

    Comme prévu par le décret d’application de la loi sur la castration, la peine de castration sera mise en oeuvre “en collaboration avec le ministère de la Santé, sous la supervision du procureur”, précise le procureur général. “Seuls les médecins sont habilités à réaliser la castration, et cela sera effectué en conformité avec leur expertise”, explique-t-il encore. Selon le décret 2024-1688 du 25 septembre 2024, “l’intervention chirurgicale de castration est assurée par une équipe médicale, composée notamment d’un médecin chirurgien ou d’un médecin formé à cet effet, d’un anesthésiste-réanimateur si nécessaire, d’un infirmier et de tout autre personnel médical requis”.

    Le décret d’application de la loi sur la castration qui précise les modalités d’application de la peine était l’une des conditions soulevées par la Haute cour constitutionnelle pour déclarer la conformité de la loi à la Constitution. Dans sa décision prononcée le 23 février 2024, la HCC avait enjoint le gouvernement à “préciser par voie réglementaire les modalités de l’opération chirurgicale tenant compte de l’obligation de respect des droits humains”. Elle avait alors insisté que les articles prévoyant la castration sont “conformes à la Constitution sous réserve de la publication d’un texte réglementaire précisant les modalités d’exécution de la peine de castration chirurgicale”.

  • FINANCES – Les particuliers et les institutions de microfinance “exonérés” de TVA sur les intérêts des crédits bancaires, selon le Conseil des ministres

    FINANCES – Les particuliers et les institutions de microfinance “exonérés” de TVA sur les intérêts des crédits bancaires, selon le Conseil des ministres

    Antananarivo, 11 Juillet, 6h20 – Le Conseil des ministres étend l’exonération de TVA sur les intérêts des crédits aux prêts contractés auprès des institutions de microfinance. Si l’on en croit le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif qui a eu lieu jeudi, cette taxe ne s’appliquera ni aux particuliers sur leurs crédits à la consommation ni à ceux qui ont emprunté auprès des institutions de microfinance.

    Le communiqué du Conseil des ministres délocalisé à Sainte Marie parle d’une “directive présidentielle” inscrite dans la circulaire d’application de la TVA à 20% sur les intérêts appliqués aux emprunteurs. “Conformément aux directives du Président de la République, cette taxe ne s’appliquera pas aux particuliers (crédits à la consommation) ni aux institutions de microfinance”, peut-on lire dans le communiqué. Cette circulaire qui “définit les instructions données par le président de la République” a été approuvée jeudi.

     

    Comme déjà annoncé par la ministre de l’Economie et des finances, la circulaire en question “entre en vigueur immédiatement après cette approbation”. Conformément au principe de la non-rétroactivité des lois, elle ne devrait pas s’appliquer aux crédits signés avant l’entrée en vigueur de la loi de finances en janvier 2025.

     

    N’entrant en vigueur que ce vendredi avec l’approbation de sa circulaire d’application, la TVA de 20% sur les intérêts des crédits concernés ne devrait pas non plus s’appliquer aux prêts accordés avant le 11 juillet 2025. Les banques ne devraient donc plus avoir l’obligation de collecter les taxes qui ne l’avaient pas été avant cette date comme elles l’avaient initialement appréhendé.