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  • ENVIRONNEMENT – Les forêts humides de l’Est retirées de la liste du patrimoine mondial en péril

    ENVIRONNEMENT – Les forêts humides de l’Est retirées de la liste du patrimoine mondial en péril

    Antananarivo, 10 Juillet, 9h55 – Une bonne nouvelle pour la préservation des forêts humides de l’Est. Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) annonce mercredi que le “Ala atsinanana” est retiré de la liste du patrimoine mondial en péril de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) lors de la 47ème session du comité du patrimoine mondial qui s’est tenue à Paris, le 8 Juillet.

    “Cette décision marque une étape significative dans notre engagement envers la conservation de notre patrimoine naturel et témoigne également de la détermination de notre pays à agir de manière exemplaire”, souligne le communiqué du ministère. “Ce succès est le résultat d’un effort collectif” poursuit le ministère dans son communiqué.

    “Quand des sites quittent la liste du patrimoine mondial en péril, c’est une grande victoire pour tous” a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco. En tout, trois sites du continent africains ont été retirés de la liste du patrimoine en péril.

    Inscrites parmi le patrimoine mondial naturel de l’Unesco en 2007 pour leur importante biodiversité, les forêts humides de l’Atsinanana ont été placées sur la liste du patrimoine en péril en 2010, en raison des exploitations sauvages qui ont eu des répercussions négatives sur l’état des espèces majeures. Les forêts tropicales et les espèces qu’elles abritent ont été confrontées à une série de menaces, notamment face à l’exploitation forestière illégale, le trafic de bois précieux et la déforestation.

    L’Unesco explique que “Madagascar a élaboré et mis en œuvre un plan d’action ambitieux” avec son soutien et celui de la communauté internationale. “Grâce à des plans de gestion rigoureux, au contrôle de l’abattage de l’ébène et du bois de rose, à la surveillance par satellite et aux patrouilles locales, l’état général du site s’est amélioré”, souligne cette organisation des Nations unies.

    Elle évoque une restauration jusqu’à 63 % des zones de couverture forestière perdues. L’Unesco ajoute également que l’exploitation forestière illégale et le trafic de bois précieux réduits, et les signes de braconnage des lémuriens ont atteint leur niveau le plus bas depuis 10 ans.

    Les forêts humides de l’Atsinanana s’étendent sur six parcs nationaux dont les parcs Masoala, Marojejy, Andohahela, Zahamena, Ranomafana et Andringitra. Ces biens environnementaux sont gérés par Madagascar national parks et revêtent une importance capitale dans la conservation des processus écologiques, essentiels à la pérennité d’une biodiversité unique.

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  • ELECTRIFICATION RURALE – Le Fonds Decim débloque sa première subvention pour Alaotra Mangoro

    ELECTRIFICATION RURALE – Le Fonds Decim débloque sa première subvention pour Alaotra Mangoro

    Antananarivo, 10 Juillet, 11h20 – Une lueur s’allume pour les fokontany isolés d’Alaotra Mangoro. Le Fonds du projet de Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) a récemment accordé une subvention de plus de 2,2 millions de dollars américains à Jiro Kanto, une entreprise spécialisée dans l’électrification rurale, afin de relancer un projet de mini-réseau hydroélectrique dans les districts d’Amparafaravola et d’Ambatondrazaka.

    Cette initiative, qui devrait toucher environ 18 500 bénéficiaires répartis dans 13 fokontany, marque une avancée concrète vers l’accès universel à l’énergie dans les zones enclavées de Madagascar. Pour Jiro Kanto, filiale du groupe iED, acteur international de l’énergie renouvelable présent en Afrique depuis les années 80, ce soutien du guichet “nouveaux mini-réseaux” du Fonds Decim représente un tournant majeur. La société reprend le flambeau d’un réseau développé par la société BETC Nanala entre 2014 et 2019 autour du lac Alaotra, endommagé par le passage dévastateur du cyclone Batsirai en 2022.

    Sur le terrain, les préparatifs sont déjà en cours. Une mission a récemment été dépêchée sur le site de Maheriara pour inspecter la zone prévue pour la future centrale hydroélectrique, rencontrer les équipes locales et évaluer les besoins. Pour le Fonds Decim, géré par Bamboo Capital Partners et alimenté par une enveloppe de 97 millions de dollars américains grâce à la Banque mondiale, cette première subvention concrétise sa mission qui est d’accélérer la transition énergétique via des projets décentralisés et durables.

    Avec un délai d’exécution de 24 mois, le projet de Jiro Kanto s’inscrit dans une stratégie plus large de relance du secteur privé énergétique malgache. “L’accès à l’énergie, c’est la base du développement. Cela nous permettra d’ouvrir des ateliers, d’avoir des frigos pour conserver les produits, et pourquoi pas, des écoles éclairées”, témoigne un entrepreneur de Bembary joint au téléphone. Entre espoir et détermination, les foyers d’Alaotra Mangoro scrutent déjà l’arrivée des premiers câbles.

  • Une “substance inhabituelle” détectée dans les prélèvements liés à la suspicion d’empoisonnement à Ambohimalaza, selon les autorités

    Une “substance inhabituelle” détectée dans les prélèvements liés à la suspicion d’empoisonnement à Ambohimalaza, selon les autorités

    Ambohimalaza, 10 Juillet, 6h15 – Qu’est ce qui a tué les victimes de la fête d’anniversaire d’Ambohimalaza du 14 juin? “Une substance inhabituelle que l’on ne trouve ni dans l’alimentation humaine ni dans l’estomac humain”, répond le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy, directeur général de la fourniture des soins au ministère de la Santé.

    Dans la vidéo publiée par le ministère de la Justice, le responsable ne donne aucun détail sur la nature de la substance en question. Il indique toutefois que “les impacts de l’ingestion de cet élément correspondent aux symptômes observés chez les nombreuses personnes hospitalisées”.

    Le Dr Andriatiaray Rija Niaina Ramarolahy laisse par ailleurs entendre qu’il ne s’agit pas de botulisme. “Le botulisme est détruit par la chaleur, notamment par les méthodes habituelles de chauffage et de cuisson des aliments, tandis que les résultats de toutes les recherches menées à l’échelle mondiale n’ont jamais révélé la présence de botulisme dans des produits de pâtisserie”, précise-t-il.

    A entendre le haut responsable du ministère de la Santé publique, les analyses n’ont pas porté sur les restes des aliments servis et scellés prélevés sur le site de transformation des repas. Dans sa déclaration, le directeur général de la fourniture des soins évoque des “examens réalisés sur la base d’échantillons de sang et de restes d’aliments retrouvés dans l’estomac des victimes”.

    Pour la procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, les résultats confirment la thèse de l’empoisonnement retenue par le parquet après les résultats des expérimentations menées sur des souris de laboratoire. Celles-ci, effectuées par l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSSQDA), ont conclu à la présence de produit hautement toxique et dangereux dans les vomis et les restes des repas servis durant la fête sans donner la nature du produit en question.

    Trois semaines après la survenue de l’incident qui a tué au moins 27 personnes ayant mangé des repas servis à une fête d’anniversaire, les autorités sanitaires et judiciaires annoncent les résultats des analyses toxicologiques des échantillons prélevés sur les patients et effectués à l’étranger. Elles évoquent “de nombreuses étapes nécessaires à l’identification des éléments présents dans les prélèvements envoyés, ainsi qu’une confirmation des résultats” pour expliquer ce délai.

  • JIRAMA – Bras de fer entre syndicats et ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    JIRAMA – Bras de fer entre syndicats et ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Les syndicalistes de la Jirama regroupés autour du mouvement « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama » sont entrés en grève générale ce mercredi. Un mouvement qui devrait encore s’intensifier en cas d’insatisfaction de leur revendication. Face aux services essentiels que ces agents assurent, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures les appelle de nouveau au dialogue.

     

    La tension monte. Les agents syndiqués de la Jirama ont mis leur menace à exécution. Ils sont officiellement entrés en grève ce mercredi. Les syndicalistes parlent d’une « grève générale ».
    Avec la même revendication : la suppression des nouveaux statuts de la Jirama.
    Ces agents de la Jirama indiquent ne s’arrêter que lorsque cette revendication sera satisfaite.

    « Si cette réquisition tombe, c’est son droit (au ministre) de la mettre en œuvre. Mais les employés suivront-ils la réquisition du ministre ? Si elle est présentée comme une menace ou une intimidation, les travailleurs sont déjà déterminés à ne pas se laisser intimider. En tant que service public, la Jirama s’efforce d’aider la population. Mais la grève continue malgré tout. Concernant la réquisition qui exigerait que tous les employés reprennent le travail, la majorité a déjà décidé : les agents ne reprendront pas tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Tous les employés sont unis pour s’opposer à ce nouveau statut. Quant au service minimum, une décision a déjà été prise à ce sujet. Sauf en cas d’urgence grave mettant véritablement en danger la population, la Jirama n’interviendra pas. », a déclaré un représentant du « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama »

    Du côté du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, des “incompréhensions” sont évoquées. Le ministre Olivier Jean-Baptiste tente de rassurer tant bien que mal sur son contenu. Il regrette que les syndicats n’aient pas répondu à son invitation au dialogue.

    « D’après ce que nous avons entendu, il semblerait qu’ils ne comprennent pas bien, et craignent que cela mène à une privatisation ou à des licenciements. Je tiens à réaffirmer ici que le nouveau statut de la Jirama ne prévoit ni privatisation, ni licenciement. Ce statut vise uniquement à améliorer la situation actuelle, afin que la Jirama puisse réellement entrer dans une phase de redressement en profondeur. », annonce Olivier Jean-Baptiste
    Ministre de l’Energie et des hydrocarbures.

    En principe, une rencontre devait avoir lieu aujourd’hui (mardi) à 16h30, pour discuter avec les grévistes qui envisagent de faire grève. Cependant, ils ne sont pas venus, malgré une convocation officielle. Les portes du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures restent toujours ouvertes au dialogue, à l’échange et à la clarification de tous les points qui leur paraissent flous. »

  • EKLOU KODJOVI : “Nos actions préalables étaient essentiellement sur la Jirama et les carburants”

    EKLOU KODJOVI : “Nos actions préalables étaient essentiellement sur la Jirama et les carburants”

    La deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de Madagascar a été bouclée par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le jeudi 3 juillet. Le représentant résident de cette institution de Bretton Woods, Eklou Kodjovi, apporte des explications sur cet examen qui a permis à Madagascar d’obtenir un décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars au titre de ces deux programmes. Interview.

    Madagascar a passé avec succès la deuxième revue de ces programmes en cours avec le FMI.
    Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international s’est penché sur son dossier le 3 juillet.
    La revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) a permis le décaissement de 50 millions USD.
    Celle du programme de Facilité pour la résilience et la durabilité a permis de décaisser 56 millions USD.
    Le déblocage de ces fonds a toutefois nécessité le respect de certains critères de performance.
    Eklou Kodjovi est le représentant résident du FMI à Madagascar.

    Comment devons-nous interpréter la décision du Conseil d’administration du FMI ?

    “Tout d’abord, je voudrais commencer par féliciter les autorités à Madagascar suite à la conclusion des deuxièmes revues dans le compte de la FEC et de la FRD. Comme vous le savez, ceci donne lieu immédiatement à un décaissement de 107 millions de dollars. Dans le contexte du programme, la performance ou les résultats de Madagascar sont jugés satisfaisants”.

    Sur quels critères se base cette performance que le FMI juge satisfaisante?
    “Spécifiquement, dans le cadre de cette revue, la plupart des repères structurels ont été satisfaits. Nous avons eu essentiellement deux actions préalables. Comme vous le savez, à Madagascar, la loi sur la concurrence veut que l’administration des prix soit faite de façon semestrielle. Donc, on avait une première action préalable sur l’administration des prix des produits pétroliers et le décret de mise en œuvre qui l’accompagne. Et on avait une deuxième action préalable sur l’adoption du plan de redressement de la Jirama qui, nous pensons, est un très bon pas dans la bonne direction”.

    Que pensez-vous justement du plan de redressement financier de la Jirama qui est adopté?
    “C’est vraiment important, cette réforme. Dans la mise en œuvre de cette action préalable, dans la mise en place de ce plan de redressement, les autorités ont bénéficié d’un appui de la Banque mondiale. Nous avons eu les experts sectoriels de la Banque mondiale qui ont appuyé ce plan en donnant des recommandations. Nous espérons encore une fois que mettre en place ce plan rapidement va permettre de mettre la compagnie sur une trajectoire de soutenabilité ou de viabilité financière.

    Ce plan reflète-t-il les réformes que vous attendez ?
    “Comme je viens de l’expliquer, le plan a bénéficié vraiment de l’appui des experts sectoriels de la Banque mondiale, prenant en compte différents facteurs tels que comment créer les incitations pour que les IPPs (les producteurs indépendants d’énergie), puissent continuer à investir. Vous savez, les autorités ont même aussi pris des engagements dans le contexte du budget de 2025 d’investir un peu plus dans le solaire, d’appuyer un peu dans sa transition dans le mix énergétique pour pouvoir produire de l’énergie à un coût beaucoup plus raisonnable que là où il est maintenant”.

    Qu’en est-il du mécanisme d’ajustement des prix des carburants ?
    “L’idée ici, c’est d’essayer au mieux que les prix à la pompe reflètent un peu les fluctuations sur les marchés internationaux. Évidemment, dans la formation du prix à la pompe, on a plusieurs éléments. On a des éléments de taxation, on a le taux de change. Tous ces éléments-là sont pris en compte. Pour Madagascar, le mécanisme qui est mis en place a quand même ce qu’on peut appeler des filets de sécurité pour éviter qu’il y ait des changements trop brusques dans les prix, permettant un peu de protéger les consommateurs. Donc on a mis des bornes de plus ou moins de 200 ariary par litre et les changements ne vont pas dépasser ces mesures-là et donc limiter les fluctuations qu’on peut avoir d’un mois à l’autre”.

    Des hausses successives du prix du pétrole lampant avaient été constatées. N’est-ce pas finalement les ménages vulnérables qui utilisent ce produit qui sont principalement impactés par cette mesure ?

    “Pour que ces réformes soient un succès, on a trois principaux critères. Le premier critère, c’est le mécanisme lui-même. Comment est-ce que le mécanisme lui-même est designé ? Comment il est mis en place ? Et donc je viens de mettre en lumière en fait cette marge qu’on a. Deuxièmement, il y a la communication, donc l’explication de pourquoi est-ce qu’on fait la réforme, pour que les consommateurs commencent à comprendre un peu mieux le lien entre le développement sur les marchés internationaux et les prix à la pompe. Troisièmement, il y a les mécanismes de compensation. C’est à ça que vous faites allusion en ce moment. Et pour les ménages vulnérables, notre compréhension, c’est que le pétrole lampant est beaucoup utilisé pour l’éclairage, surtout en milieu rural. Et donc nous avons été rassurés de savoir que les autorités ont déployé en plus des kits solaires, justement pour l’éclairage, en combinaison avec des mécanismes de transfert monétaire avec l’appui de la Banque mondiale”.

    Donc au final, qu’est-ce qui est attendu avec ces deux mesures ?

    “Sur le plan de redressement de la Jirama, il va falloir rapidement avoir un plan de mise en œuvre qui, nous espérons aussi, va permettre de réduire sa dépendance vis-à-vis du budget général et créer un peu plus d’espace budgétaire. Il s’agit de la même chose pour le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Nous pensons que la mise en œuvre continue de ce mécanisme permettra aussi de dégager des marges dans le budget pour justement les réallouer vers les dépenses de développement qui sont importantes, mais aussi de réduire les risques budgétaires qui sont associés à ces subventions”.

    Vous avez par ailleurs toujours insisté sur l’importance de mesures crédibles pour améliorer le recouvrement des recettes intérieures. Est-ce que Madagascar a avancé dans ce sens ?

    “Mobiliser des recettes fiscales domestiques, c’est important. Mais en plus, nous sommes dans un contexte, comme je l’ai mentionné tout à l’heure, où nous avons un contexte extérieur qui renforce l’urgence de continuer à faire des efforts en matière de recettes fiscales.
    “Et donc, dans le contexte de Madagascar, les autorités ont commencé à faire des efforts que nous pensons qu’il est important de continuer à soutenir, notamment les efforts qui ont été faits en matière de rationalisation des dépenses fiscales. Et donc, dans le contexte du programme, on a un objectif d’augmenter les recettes fiscales en pourcentage du PIB de 2,4 points de pourcentage d’ici les 3 ans du programme. Et donc, ces efforts-là, nous espérons pouvoir contribuer à atteindre cet objectif.

  • Les agents de la Jirama annoncent pour ce mercredi une grève générale que le gouvernement qualifie d’illégale

    Les agents de la Jirama annoncent pour ce mercredi une grève générale que le gouvernement qualifie d’illégale

    Antananarivo, 9 Juillet, 6h15 – “Tous les lieux de travail seront fermés ce mercredi à partir de 7h30”. Les agents de la Jirama mettent leur déclaration du 1er juillet à exécution. Indiquant n’avoir reçu aucune réponse à leur requête formulée en assemblée générale, ils annoncent une grève générale à l’échelle nationale ce mercredi.

     

    “Nous avons demandé une annulation des statuts de la Jirama élaborés sur la base de la loi sur les sociétés commerciales mais nous n’avons eu aucune réponse”, souligne le porte-parole du mouvement dans une déclaration à la presse mardi. Ils réitèrent, en même temps, leur “appel à une rencontre avec le président de la République en vue de trouver une solution”.

     

    Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures dénonce, pour sa part, une “grève illégale qui n’a pas respecté les procédures requises”. “Même si le droit de grève est reconnu, il y a une procédure à respecter, celle du préavis de grève”, souligne Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures dans une déclaration sur la chaîne de télévision publique.

     

    Dans son communiqué vidéo, le ministre indique que ni son département ni celui en charge du Travail n’ont reçu de préavis de grève de la part des agents syndiqués. Il met également en avant le fait que “les services de la Jirama sont des services essentiels” pour expliquer qu’ils “ne doivent pas être interrompus, que ce soit dans la production, le transport ou la distribution”.

     

    A en croire le ministre, une réunion devait avoir lieu mardi au ministère, mais les syndicats ne seraient pas venus malgré une invitation officielle qui leur a été adressée. “Les portes du ministère sont ouvertes pour que l’on puisse apporter des explications”, souligne-t-il. Il craint que “les employés de la Jirama ne comprennent pas les enjeux des nouveaux statuts et du plan de redressement”.

  • PLAN DE REDRESSEMENT – Des révisions à la hausse des tarifs de la Jirama à prévoir pour certaines catégories de clients au troisième trimestre de 2026

    PLAN DE REDRESSEMENT – Des révisions à la hausse des tarifs de la Jirama à prévoir pour certaines catégories de clients au troisième trimestre de 2026

    Antananarivo, 8 Juillet, 14h55 – La Jirama estime encore nécessaire d’ajuster ses tarifs. Cette révision ne concerne pas seulement les clients industriels de la compagnie en haute et moyenne tensions, mais touchera également ses clients basse tension « résidentiel » et « business » des catégories “Super Confort” et “Confort”. Cette disposition qui est prévue s’appliquer au mois d’octobre de 2026 est avancée dans le plan de redressement financier de la Jirama.

    Des ajustements à la hausse, qui s’effectuent de manière progressive en trois ans, pour les clients en hautes et moyennes tensions de la Jirama ont déjà été convenus entre le secteur privé et la Jirama. La première hausse était de 20% au mois d’octobre de 2024. Des révisions devront s’en suivre, dont 16% au mois d’octobre de cette année et 16% également au mois d’octobre de 2026.

    La Jirama explique pourtant que “pour atteindre les objectifs de redressement à partir de l’année 2028 et malgré la diminution des charges engendrée par la mise en service des projets d’énergies renouvelables, il est encore nécessaire d’ajuster les tarifs au fur et à mesure de l’amélioration de la qualité de service”. C’est pourquoi elle estime que de nouveaux ajustements futurs sont indispensables, et vont toucher ses clients en basses tensions. La disposition ne touchera néanmoins pas les catégories “économiques et sociales”, rassure-t-elle.

    Les ajustements prévus sont pour les clients en basses tensions “résidentiel” et “business » des catégories “Super Confort” et “Confort”. Et les révisions s’effectueront également en trois ans, dont une première révision à la hausse de 10% au mois d’octobre de 2026, suivie de hausses à 16% aux mois d’octobre 2027 et 2028, selon ce qui est avancé dans le plan de redressement financier de la Jirama.

    Les ajustements tarifaires sur les basses tensions feront encore néanmoins l’objet de discussion avec le secteur privé, comme cela a été fait dans les ajustements tarifaires sur les hautes tensions. Un audit sera d’ailleurs mené pour sortir une liste exhaustive des comptes clients qui seront affectés par cet ajustement tarifaire, annonce la Jirama.

    La Jirama va par ailleurs effectuer des demandes sur ces ajustements tarifaires qu’elle envisage auprès de l’Office de régulation de l’électricité (ORE). Étant donné que des projets de textes tarifaires sont en cours d’élaboration, la Jirama entend s’y conformer.

  • COMMERCE – Les autorités et les élus de Sofia demandent des mesures face à la baisse du prix de la vanille

    COMMERCE – Les autorités et les élus de Sofia demandent des mesures face à la baisse du prix de la vanille

    Antananarivo, 7 Juillet, 13h45 – Les autorités et les élus de Sofia montent au créneau. Exprimant leurs inquiétudes face à la baisse du prix de la vanille sur le marché local, le député élu à Mandritsara André Razakamanana, et le gouverneur de la région, René Lylison de Roland, montent au créneau.

    Dans une déclaration vidéo publiée ce lundi, ils évoquent un prix d’achat entre 2 000 et 2 500 ariary le kilo de la vanille verte, un prix qui ne permet pas de couvrir les coûts de production estiment-ils. Ils demandent alors l’organisation d’une réunion d’urgence entre le ministère en charge du Commerce et les représentants de la filière afin de trouver des solutions concertées.

    Parmi les propositions avancées figure l’idée d’un rachat des stocks par l’État à condition que les financements nécessaires soient mobilisés. Ils suggèrent ensuite que ces stocks soient brûlés de façon à à réduire l’offre disponible sur le marché, et faire ainsi remonter les prix. Les autorités locales souhaitent également la mise en place d’un prix plancher obligatoire pour les achats de vanille auprès des producteurs, ainsi qu’un allègement des procédures administratives relatives à la délivrance des agréments à l’exportation.

    Contacté au téléphone, Georges Geeraerts, président du groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM) estime que le coût d’un éventuel rachat des stocks, estimé à 70 millions de dollars, dépasse largement les capacités budgétaires de l’État. Il met notamment en garde contre les effets négatifs d’une destruction volontaire des stocks, qui pourrait fragiliser davantage la position de Madagascar sur un marché déjà concurrentiel, notamment face à des pays comme l’Ouganda.

    Pour celui qui est également vice-président du Conseil national de la vanille (CNV), “une telle action ne ferait que détourner les acheteurs vers d’autres origines, notamment l’Ouganda, dont les volumes gagnent en attractivité”. Il réfute par ailleurs l’idée selon laquelle la réduction du nombre d’exportateurs serait la cause principale des difficultés actuelles. Il ajoute que la priorité doit aller à la professionnalisation des acteurs, à la conformité réglementaire, et à la valorisation de la vanille malgache par des produits à plus forte valeur ajoutée.

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  • “ILES ÉPARSES” – La demande d’indemnisation non évoquée dans le communiqué conjoint de la deuxième commission mixte mais la délégation malgache confirme l’avoir formulée

    “ILES ÉPARSES” – La demande d’indemnisation non évoquée dans le communiqué conjoint de la deuxième commission mixte mais la délégation malgache confirme l’avoir formulée

    Antananarivo, 7 Juillet, 8h15 – Des pertes à compenser. Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires étrangères, confirme que la délégation malgache avait bien soumis, lors de la deuxième réunion de la commission mixte sur les îles Éparses à Paris, une demande d’indemnisation à la France pour préjudices subis. Selon la cheffe de la diplomatie malgache, il s’agit d’une demande de compensation des pertes subies par Madagascar du fait qu’il ne jouit pas de sa souveraineté sur ces îles.

    Bien que ce sujet ne fasse pas partie des points inscrits dans le communiqué conjoint signé par les deux chefs de délégation, la sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy, membre de la délégation, affirme que la question a bien été abordée durant la réunion. “La France a pris note de toutes les requêtes formulées par la délégation malgache”, assure-t-elle.

    En conférence de presse vendredi, la sénatrice évoque “un sujet extrêmement sensible”. Interrogée sur le montant des indemnisations auxquelles prétend Madagascar, elle indique que Madagascar dispose d’une base de calcul pour les estimations. Mais elle préfère ne pas donner des chiffres, arguant “préférer poursuivre les discussions dans un cadre diplomatique, car il s’agit de négociations de haut niveau”.

    Pour la ministre des Affaires étrangères, la demande de compensation se fonde sur les droits dont Madagascar dispose sur ces îles et sur l’histoire que l’on ne peut effacer des liens entre la Grande île et ces îles. Elle rappelle que depuis 1979, les Nations Unies reconnaissent que les Îles Éparses font partie du territoire malgache.

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  • FIANARANTSOA – Le Coliseum inaugure les différentes étapes de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena

    FIANARANTSOA – Le Coliseum inaugure les différentes étapes de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena

    Antananarivo, 6 Juillet, 21h00 – Fianarantsoa en fête. La capitale de la Haute Matsiatra a accueilli vendredi soir la première infrastructure censée constituer le nouveau pôle urbain de Fianarantsoa sis à Ambatomena. Le deuxième plus grand coliseum de Madagascar y a été inauguré en présence du président de la République, du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement et de nombreux élus.

     

    Or, “les travaux ne s’arrêteront pas là”, souligne Andry Rajoelina dans son discours d’inauguration. “C’est ici que nous allons aménager le pôle urbain, et nous allons construire ici de nombreux bureaux administratifs, un centre commercial, mais aussi de nombreuses usines en vue de la création d’emplois, et pour permettre aux jeunes et aux habitants de Fianarantsoa d’avoir des emplois”, souligne-t-il.

     

    Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat parle de dizaines de milliers d’emplois à pourvoir sur le site en projet. Après le coliseum qui constitue “la première étape de l’aménagement du pôle urbain d’Ambatomena”, selon le ministère, “une avenue commerciale sera aménagée et génèrera des dizaines de milliers d’emplois pour les jeunes de Fianarantsoa”.

     

    En attendant, les artistes et les organisateurs d’événements peuvent déjà profiter de la nouvelle infrastructure dont la capacité dépasse les 30 000, selon le président de la République. “Il est possible d’organiser beaucoup de choses ici”, indique-t-il dans son allocution.

     

    Outre les concerts, les spectacles et d’autres manifestations culturelles, le chef de l’Etat évoque l’organisation d’événements religieux sur le site. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes voit dans le coliseum “une opportunité importante qui donnera un coup de fouet à l’économie de Fianarantsoa, et bénéficiera directement aux artistes, aux jeunes, aux Eglises, et aux divers opérateurs locaux”.

     

    Pour Andry Rajoelina, le coliseum d’Ambatomena représente “un cadeau durable” pour les jeunes et pour les habitants de Fianarantsoa. Il évoque la date de l’inauguration comme “une journée historique”, surtout que “le projet d’aménagement d’Ambatomena a été en projet depuis la Première République”, souligne Andry Rajoelina.

     

    Photo : SENVH