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  • ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    Antananarivo, 6 Juillet, 18h40 – Des abonnés de la Jirama ne recevront plus leur facture sous format papier dès ce mois de juillet. Pour les clients rattachés aux agences d’Ankadievo et d’Antsirabe les factures seront désormais sous format numérique et leur seront envoyées soit par courrier électronique soit par SMS. Si l’on en croit un communiqué publié samedi par la Jirama, le système numérique devrait s’étendre à l’ensemble des agences avant la fin de l’année 2025. En attendant, ces deux agences sont désignées comme sites pilotes du déploiement.

     

    Les abonnés, pour leur part, sont invités à “transmettre dès maintenant leur adresse e-mail, leur numéro de téléphone et leurs coordonnées complètes”, soit auprès des services d’accueil des sites et agences de la Jirama, soit par courrier électronique. La compagnie nationale d’eau et d’électricité ne donne pas de date butoir pour la transmission de ces informations, mais elle invite ses clients à ne pas tarder. “Cette étape est essentielle pour une transition fluide vers le numérique”, souligne-t-elle.

     

    En cessant d’imprimer ces factures et en les transmettant directement par e-mail et/ou SMS, la Jirama entend moderniser ses services. Son objectif, écrit-elle dans un communiqué publié samedi, est d’offrir à ses clients “un service plus rapide, plus pratique et plus écologique”.

     

    La Jirama avait commencé à entrer dans le système numérique depuis quelques années en mettant en place une agence en ligne et une application. La généralisation a cependant commencé en 2024 quand elle a comme,cé à proposer l’envoi des factures via courrier électronique, WhatsApp ou SMS, tout en permettant aux abonnés de consulter et de télécharger leurs factures via son agence en ligne.

  • CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    Antananarivo, 6 Juillet, 15h15 – Madagascar stagne. La Grande île se trouve toujours dans la catégorie des “pays à faible revenu” pour l’exercice 2026 en cours. La Banque mondiale met à jour annuellement cette classification le 1er juillet, et cette fois-ci, les “économies à faible revenu” sont celles dont le Revenu national brut par habitant (RNB) était inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024.

     

    Madagascar se trouve dans cette catégorie depuis la fin des années 1980. Et pourtant, si 30 % des pays étaient encore classés dans la catégorie “à faible revenu” en 1987, cette proportion est passée à 12 % en 2024. La proportion de pays à faible revenu a également reculé de 75% à 45% entre ces deux périodes pour la région Afrique subsaharienne où se trouve la Grande île.

     

    Comme souligné par la Banque mondiale, la catégorie de revenu d’un pays reflète non seulement son niveau de développement, mais elle peut aussi influer sur sa trajectoire de développement. Cette institution de Bretton Woods indique alors que ce critère conditionne l’accès à l’aide publique au développement et à des financements à des conditions préférentielles, dit “concessionnelles”. Pour Madagascar, le RNB par habitant était de 510 dollars en 2024, au même niveau qu’en 2023.

     

    Les économies mondiales sont catégorisées en quatre groupes par la Banque mondiale, à savoir ceux à faible revenu, avec un revenu intermédiaire de la tranche inférieure, avec un revenu intermédiaire de la tranche supérieure et ceux à revenu élevé. Cette classification est mise à jour le 1er juillet, ce qui marque le début du nouvel exercice budgétaire. Et elle est basée sur le RNB par habitant de l’année précédente, exprimé en dollars des États-Unis et calculé selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale.

     

    Ainsi, pour l’exercice 2026 en cours, les économies à faible revenu sont celles dont le RNB par habitant est inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024. Les économies à revenu intermédiaire inférieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 1 136 et 4 495 dollars ; celles à revenu intermédiaire supérieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 4 496 et 13 935 dollars ; et les économies à revenu élevé sont celles dont le RNB par habitant est supérieur à 13 935 dollars.

     

    Ces seuils avaient été revus à la baisse comparés aux précédents seuils fixés au 1er juillet 2024. Il était à l’époque à 1 145 dollars pour les économies à faible revenu, entre 1 146 et 4 515 dollars pour les économies à revenu intermédiaire inférieur, entre 4 516 et 14 005 dollars pour celles à revenu intermédiaire supérieur ; et à plus de 14 005 dollars pour les économies à revenu élevé.

  • CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    Antananarivo, 6 Juillet, 7h55 – D’où vient l’huile alimentaire récemment retirée du marché à Antsirabe? Quel a été son parcours jusqu’à son arrivée sur les étals du grossiste d’où elle a été saisie? “Une enquête est en cours pour retracer l’origine et le parcours de ces produits”, indique le ministère de l’Industrialisation et du commerce dans un communiqué publié samedi.

     

    Cette enquête fait suite à une analyse physico-chimique approfondie réalisée à la suite de la saisie de 56 cartons de l’huile alimentaire de la marque Roots par la direction régionale de l’industrialisation et du commerce d’Antsirabe. L’analyse scientifique des échantillons envoyés à l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires a “confirmé que les huiles issues du même lot de production ne sont pas propres à la consommation humaine”, rapporte le ministère dans son communiqué.

     

    Dans le rapport d’analyse de l’ACSSQDA diffusé sur les réseaux et authentifié par les autorités, il est indiqué que l’huile en question devrait encore “être raffinée avant la mise à la consommation humaine”. Le ministère de l’Industrialisation et du commerce évoque, pour sa part, une incertitude sur la date de péremption du produit saisi. Si l’étiquetage indique “une durée de conservation de 24 mois après la date de fabrication”, cette date est “inscrite en caractères arabes, ce qui rend la vérification de leur validité impossible selon les normes en vigueur”, poursuit le ministère.

     

    En attendant les résultats de l’enquête de traçabilité, les 56 cartons de 672 bouteilles saisis chez le grossiste à Antsirabe ont été détruits et incinérés jeudi. Les autres bouteilles appartenant au même lot et à la même marque que le produit suspect ont été retirées du marché.

     

    Depuis la multiplication récente des cas de toxi-infection alimentaire massive dans différentes régions du pays, le ministère en charge du Commerce et ses démembrements multiplient les activités de contrôle et d’inspection des denrées alimentaires sur le marché. C’est dans le cadre de ces inspections sur terrain que les inspecteurs de la direction régionale du Vakinankaratra ont identifié le lot suspect d’huile alimentaire envoyé pour contre-analyse. Le ministère appelle par ailleurs le public à renforcer leur vigilance et à signaler tout produit suspect via le numéro vert 961.

     

    Photo : MIC

  • DISPARITION DU NAVIRE AW – Les avions mauriciens survolent le Nord de Mayotte et le Nord des Comores 

    DISPARITION DU NAVIRE AW – Les avions mauriciens survolent le Nord de Mayotte et le Nord des Comores 

    Antananarivo, 5 Juillet, 20h30 – Deux vols effectués ce samedi par des avions mauriciens dans le cadre de la recherche du navire AW. Arrivés vendredi soir à Mahajanga, les aéronefs de la garde-côte mauricienne ont survolé le Nord de Mayotte puis le Nord des Comores ce samedi. “Ils effectuent deux vols de trois heures chacun”, rapporte le ministre coach de la région Boeny, Marson Abdullah Moustapha.

     

    “Ils disposent de matériels de pointe capables de sonder même le plus petit objet en mer”, poursuit le ministre. D’autres vols sont encore prévus dimanche sur d’autres zones si les recherches effectuées ce samedi ne donnent pas de bons résultats. Le patrouilleur Antsantsa est également à nouveau sorti en mer ce samedi pour renforcer les recherches.

     

    L’île Maurice avait été impliquée dans les recherches et les opérations de sauvetage depuis quelques jours. Dès que le navire a été signalé disparu, les autorités malgaches et comoriennes ont sollicité l’appui des gouvernements des îles soeurs pour leur prêter main forte dans les opérations de recherche et de sauvetage, rapporte le site web service-île-maurice.com.

     

    Dès le 18 juin, “le centre régional de coordination des secours maritimes basé à Port-Louis (MRCC) a activé un protocole d’urgence”, souligne le site service-île-maurice.com. La garde-côte mauricienne a déjà aussi “dépêché des patrouilleurs dans la zone Nord de Madagascar” et a envoyé “des messages d’alerte à tous les navires civils et commerciaux en activité dans la région pour signaler toute présence inhabituelle ou embarcation en dérive”.

     

    La même source indique également que “le ministère mauricien de la Défense a également mis à disposition un soutien satellite pour l’analyse des courants marins et la triangulation des derniers signaux enregistrés par le navire disparu”. Ayant quitté Mahajanga le 16 juin, le navire recherché n’a plus donné signe de vie après un dernier contact radio signalé quelques heures après son départ. Il devait rejoindre Anjouan avec 19 occupants dont 14 ressortissants malgaches et quatre citoyens comoriens. Un ressortissant afghan se trouve également sur le bateau.

     

    Photo : Mokhtar Salim Andriatomanga

  • Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Madagascar réclame l’établissement d’une feuille de route claire pour la suite des discussions autour des “Îles Eparses”

    Antananarivo, 5 Juillet, 14h30 – Madagascar ne veut plus attendre six ans avant d’avoir le prochain round des discussions sur les Îles Éparses avec la France. Dans ses “requêtes” à l’occasion de la deuxième commission mixte tenue le 30 juin à Paris, la délégation malgache a demandé “l’élaboration conjointe d’une feuille de route, incluant un mécanisme permanent de concertation, des réunions régulières, et un calendrier clairement défini d’un commun accord”.

     

    Pour la délégation malgache, il s’agira de “poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable” sur la question des Îles Éparses. Mais les réunions envisagées devraient aussi permettre, au-delà des discussions sur la souveraineté, de “mettre en place un cadre de partenariat” autour des Îles Éparses entre les deux parties.

     

    En ayant des échanges permanents avec l’Hexagone, la Grande île entend ne pas rester sur un statu quo mais avancer. Et si les discussions autour de la souveraineté devraient faire l’objet de plusieurs rencontres, elle espère que des décisions transitoires soient prises dans divers domaines de coopération. Cela inclut, entre autres, le droit des pêcheurs malgaches d’accéder librement dans les eaux et autour des Îles Éparses ou encore la possibilité des scientifiques malgaches de participer aux recherches sur ces îles et l’accès aux données scientifiques qui les concernent.

  • POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    Antananarivo, 5 Juillet, 12h35 – Un “signal d’alarme”. C’est ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) qualifie les récents chocs climatiques, la baisse de l’aide publique au développement, ainsi que la possible hausse des droits de douane américains sur les exportations malgaches. Ces facteurs pourraient coûter cher à Madagascar, alerte l’institution de Bretton Woods, qui s’exprimait jeudi à l’issue des deuxièmes revues de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande Île.

     

    Selon le FMI, l’enchaînement de ces chocs menace la croissance, d’autant que Madagascar reste fortement dépendant des financements extérieurs. Le représentant résident de l’institution dans le pays, Eklou Kodjovi, cite par exemple l’arrêt des activités de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), qui représenterait un manque à gagner équivalant à 1 % du PIB. À cela s’ajoute l’éventuelle hausse des droits de douane américains, qui fragiliserait les secteurs du textile et de la vanille, très tournés vers le marché américain.

     

    “Ce contexte complexe appelle à davantage d’agilité dans la conduite des politiques macroéconomiques”, affirme Eklou Kodjovi. Cela implique à la fois de soutenir l’économie et de protéger les populations les plus vulnérables, qui subiraient de plein fouet ces chocs.

     

    Une réallocation budgétaire vers les secteurs sociaux, notamment ceux soutenus jusque-là par l’USAID, est évoquée. Eklou Kodjovi rappelle à ce titre que des seuils minimaux de dépenses sociales sont prévus dans le cadre du programme appuyé par le FMI. “L’objectif, dans un tel contexte, est de préserver les dépenses sociales essentielles et de maintenir un filet de sécurité pour les plus fragiles”, explique-t-il.

     

    Face à l’incertitude, le FMI invite également les autorités malgaches à anticiper dès à présent le budget 2026. Il recommande d’y intégrer des mesures de contingence pour faire face à d’éventuels chocs, et d’en repenser les priorités de dépenses.

  • PRÊTS BANCAIRES – Les intérêts des crédits aux particuliers exemptés de TVA

    PRÊTS BANCAIRES – Les intérêts des crédits aux particuliers exemptés de TVA

    Antananarivo, 5 Juillet, 6h15 – Les particuliers peuvent être “tranquilles”, comme le leur rassure la ministre Rindra Rabarinirinarison. Mais les banques aussi peuvent aussi souffler apparemment. Parce que si les particuliers n’auront pas à payer de TVA sur les intérêts de leur crédit bancaire, les banques non plus n’auront pas à réclamer ni à verser les rappels des taxes non perçues depuis le 1er janvier 2025, date d’entrée en vigueur de la loi de finances de 2025.

     

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison rassure que les taux d’intérêts des crédits aux particuliers ne seront pas soumis à la TVA au taux de 20% prévue par la Loi des finances. “Soyez tranquilles car cette mesure que nous avons prise ne concerne pas les particuliers”, affirme-t-elle avec certitude dans une vidéo publiée ce vendredi par son département.

     

    Rindra Rabarinirinarison rassure également que cette TVA sur les intérêts des crédits ne concerne pas les prêts contractés avant la date d’entrée en vigueur de cette disposition. Or, elle assure que “l’administration fiscale, donc la direction générale des impôts l’a encore confirmé, et nous avons dit la même chose : il y aura un communiqué et c’est à partir de cela que nous appliquerons cette disposition”.

     

    La ministre rappelle dans son intervention le principe de la non-rétroactivité de la loi. Elle souligne que la mesure “ne concerne pas non plus les crédits signés avant la date d’entrée en vigueur même si la période restante de remboursement des prêts dure encore dix ou vingt ans”.

     

    Contrairement à ce qu’avait annoncé l’association professionnelle des banques et à ce dont elle a déjà prévenu ses clients, la “retaxation” ne s’applique donc pas encore en ce début du second semestre de l’année 2025, étant donné que ses modalités d’application sont encore en attente de publication. Les banques n’auront pas non plus à réclamer à leurs clients la TVA sur les intérêts des crédits contractés entre le 1er janvier, date d’entrée en vigueur de la loi de finances et la date de publication du communiqué d’application.

     

    Ces décisions annoncées par la ministre en charge des finances ne sont pas détaillées dans la loi de finances de 2025. Celle-ci se contente d’énoncer l’abrogation de la disposition qui exonère de TVA les intérêts prélevés par les établissements de crédit sur le financement par caisse et par signature accordé à la clientèle. Elle ne précise ni la catégorie de clients pouvant encore bénéficier de la mesure incitative ni la date d’entrée en vigueur de l’abrogation. Son exposé de motifs n’en espère pas moins 116,64 milliards de recettes supplémentaires pour les caisses de l’Etat grâce à la retaxation.

  • COMMISSION MIXTE – Des pistes de coopération autour des « Iles Eparses » évoquées à Paris, dans le « respect des positions » de Madagascar et de la France sur la souveraineté

    COMMISSION MIXTE – Des pistes de coopération autour des « Iles Eparses » évoquées à Paris, dans le « respect des positions » de Madagascar et de la France sur la souveraineté

    Antananarivo, 4 Juillet, 12h30 – Le différend malgacho-français relatif à la souveraineté sur les îles éparses demeure, pour l’instant, sans solutions. Les délégations ayant participé à la deuxième commission mixte Madagascar-France sur ces îles ont insisté chacune sur leur position par rapport à la question de la souveraineté.

    Selon le communiqué conjoint publié quatre jours après la réunion, “la partie malgache a demandé à la partie française (…) de mettre en place un cadre de partenariat respectueux de sa position sur la souveraineté sur ces îles”. Elle demande, parallèlement, à la partie française “de suspendre toute action unilatérale dans les zones concernées” et “de poursuivre les échanges pour parvenir à une solution pacifique et durable”.

    La partie française, elle, a rappelé “sa position s’agissant de la souveraineté sur ces îles”, poursuit le communiqué. Et en 2019, la délégation française a déjà présenté des éléments qui, selon le communiqué conjoint publié à l’époque, “fondent les bases juridiques et la licéité de la souveraineté française sur ces îles”.

    Mais bien que les deux parties campent sur leur position en matière de souveraineté, une avancée semble se dessiner dans les discussions sur certaines pistes de coopération. Si en 2019 Madagascar avait clairement indiqué que “la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles reste une question fondamentale dans la négociation et constitue une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement”, ce préalable ne semble plus d’actualité.

    Au-delà des pistes de coopération proposées par la partie française qui a déjà soumis une proposition similaire en 2019, Madagascar a aussi formulé des demandes qui n’exigent plus que sa souveraineté sur les îles éparses soit reconnue. Cela concerne, entre autres, “l’accès sans restriction de ses pêcheurs dans les eaux et autour de ces îles”, “la participation effective des scientifiques de Madagascar à tout projet de recherche sur les îles, et l’accès aux données scientifiques”.

    Les pistes de coopération proposées par la France, elles, portent sur “les domaines de la protection de l’environnement et de la biodiversité, de la recherche scientifique, de l’économie bleue, incluant la pêche et le tourisme, de sûreté et de sécurité maritime et de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée”. En 2019, dans l’attente du règlement du différend, la France a déjà soumis des propositions en faveur de perspectives communes de développement dans cette zone, des propositions dont la Grande île indique avoir pris acte à l’époque.

    Cette année, les deux parties ont pris note des différentes propositions. Elles promettent de se retrouver à l’occasion d’une “prochaine session de la commission mixte” qui se tiendra “à Madagascar sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, à une date à déterminer d’un commun accord par les canaux diplomatiques appropriés”. Les discussions devraient alors, selon le communiqué conjoint, se poursuivre “dans le respect des positions des deux pays”. L’objectif est de maintenir “un esprit d’apaisement et de favoriser la confiance mutuelle” entre les deux parties.

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  • SANTE PUBLIQUE – Un mort de plus signalé jeudi soir par l’HJRA suite à la suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza

    SANTE PUBLIQUE – Un mort de plus signalé jeudi soir par l’HJRA suite à la suspicion d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza

    Antananarivo, 4 Juillet, 9h20 – 23 morts confirmés sur 52 patients pris en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy suite à la suspicion d’empoisonnement survenue le samedi 14 juin à Ambohimalaza. L’établissement rapporte un nouveau décès jeudi soir. Avec les trois morts officiellement signalés en dehors de l’établissement d’Ampefiloha, au moins 26 personnes sont décédées à la suite de ce drame.

    Selon les mêmes sources hospitalières, 14 patients sont encore en cours de traitement dans l’établissement. 15 autres ont pu sortir de l’hôpital et rentrer chez eux après avoir reçu les soins nécessaires. Pour l’heure, la nature exacte de la substance à l’origine de l’intoxication n’a pas encore été officiellement communiquée ni par les autorités sanitaires ni par les autorités judiciaires qui avaient indiqué vouloir communiquer dès que les enquêtes connaissent une évolution.

    Le 14 juin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à Ambohimalaza pour une fête d’anniversaire. Le lundi 16 juin, au moins une dizaine de décès ont été signalés suite à cette fête après avoir consommé les repas servis durant l’événement. Depuis, d’autres personnes sont décédées.

    Après les expériences faites sur des souris de laboratoire, l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires a évoqué la présence de “produit hautement toxique et dangereux” dans les échantillons de vomi et de restes alimentaires donnés aux souris. Pour connaître la nature de ce produit, l’ACSSQDA a évoqué la “poursuite des investigations avec les échantillons prélevés et scellage effectué par l’équipe de la direction de la protection des consommateurs du ministère de l’Industrialisation et du commerce dans la salle de transformation”.

    Il était notamment question d’effectuer “une analyse bactériologique des restes alimentaires et des vomissements des patients atteints de la maladie”. Le président de la République avait annoncé que les analyses pour connaître la nature du produit ont été effectuées à l’étranger. “Nous sommes en attente de ces résultats” avait indiqué la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo dans ses dernières déclarations publiques sur ce sujet.

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  • PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    Antananarivo, 4 Juillet, 6h15 – Madagascar passe son deuxième examen. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé jeudi la deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande île. Une évaluation positive permet à Madagascar de bénéficier d’un décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part cette institution de Bretton Woods.

     

    Le FMI fait part de “résultats satisfaisants” et de “progrès notables”, en indiquant que tous les critères de performances quantitatifs à fin décembre 2024 pour la FEC avaient été remplis, avec trois des quatre objectifs indicatifs atteints. Et que seulement un des repères structurels qui avaient été fixés n’a pas été respectés, rapporte-t-il. Ce qui a permis à Madagascar de bénéficier d’un décaissement d’environ 50 millions de dollars dans le cadre de ce programme.

     

    Madagascar avait parallèlement adopté un nouveau cadre pour la séquestration du carbone forestier pour favoriser la participation du secteur privé au reboisement. Il s’agit d’une action que le pays devait entreprendre en matière environnementale, de même pour l’opérationnalisation du Fonds national de contingence pour la gestion des risques de catastrophes. La Grande île a ainsi pu obtenir un décaissement d’environ 56 millions de dollars au titre de l’accord FRD.

     

    Madagascar est néanmoins appelé à poursuivre ses efforts. C’est le cas de la mise en œuvre rapide du plan de redressement financier de la Jirama récemment adopté ou la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. C’est également le cas pour la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la gestion des finances publiques et le processus d’investissement public ou encore la mise en œuvre rapide de la stratégie gouvernementale de lutte contre la corruption, lance le Fonds monétaire international.