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  • DEFENSE NATIONALE – Le premier des trois avions destinés aux Forces armées accueilli en fanfare à Ivato

    DEFENSE NATIONALE – Le premier des trois avions destinés aux Forces armées accueilli en fanfare à Ivato

    Le premier des trois avions annoncés par le président de la République Abndry Rajoelina pour les Forces armées a atterri ce mardi à Ivato. Il s’agit d’un LET 410 de fabrication tchèque. Polyvalent, capable d’atterrir sur des pistes non aménagées, il est destiné à renforcer la mobilité des troupes, effectuer des évacuations sanitaires ou du transport logistique. L’avion sera remis officiellement à l’Armée ce 26 juin, jour de la célébration du 65e anniversaire de l’Indépendance et des Forces armées.

     

    Le président de la République avait promis trois avions aux Forces armées, mais le contexte international étant ce qu’il est, les cieux ferment, et seul un avion a atterri ce mardi à Ivato. Il s’agit d’un avion LET 410, le premier de la série de trois aéronefs annoncés pour moderniser la flotte de l’armée de l’air malgache.
    Et c’est le président de la République Andry Rajoelina lui-même qui a placé le pavillon malgache sur l’avion. Construit en République tchèque, le LET 410 est un avion léger et polyvalent, conçu pour les environnements difficiles. Capable de décoller et d’atterrir sur de courtes pistes, y compris non goudronnées, il est attendu pour assurer diverses missions. Transport de troupes, évacuations médicales, acheminement de matériel ou encore opérations logistiques dans des zones enclavées.

    “Cet avion peut atterrir sur un terrain en gazon ou même en terre battue, sur une piste de 500m, donc même sur un terrain de football, dès lors que le champ de vision est dégagé. Et donc, ce LET410 peut atterrir sur ce genre de piste. Il peut transporter un groupe électrogène, si jamais un groupe électrogène est en panne dans les régions, monsieur le ministre de l’Energie. Cet avion peut aussi servir pour du fret, pour les évacuations sanitaires, transporter jusqu’à six patients, mais surtout peut transporter jusqu’à 19 militaires”, a déclaré le Président de la République, Andry Rajoelina.

    Avec cette acquisition, les autorités concrétisent leur volonté de mieux équiper les Forces armées, de les moderniser et d’accroître leur mobilité sur l’ensemble du territoire.

    « Pour l’Armée, l’aéronef fait partie de ce qu’on qualifie d’équipement stratégique. Il devrait permettre de réaliser plusieurs missions. Le transport des militaires dans les zones difficiles d’accès pour lutter contre les dahalo, mais surtout pour surveiller les frontières et protéger l’espace aérien de Madagascar”, explique , Général Lala Monja Delphin Sahivelo, ministre des Forces armées

    Symboliquement, le nouvel aéronef sera officiellement remis aux Forces armées de Madagascar à l’occasion du 65ème anniversaire de l’Indépendance, une date qui marque aussi le 65ème anniversaire des Forces armées.

  • Le bilan de l’intoxication alimentaire à Ambositra s’alourdit à 11 patients décédés.

    Le bilan de l’intoxication alimentaire à Ambositra s’alourdit à 11 patients décédés.

    Le bilan de l’intoxication alimentaire continue de s’alourdir à Ambositra. Les derniers bilans officiels de ce mardi en fin d’après-midi font état de 11 morts. Des patients ont déjà été évacués vers la capitale, deux ambulances ont quitté la capitale de l’Amoron’i Mania. Les échantillons des aliments soupçonnés d’avoir été à l’origine de l’intoxication ont également été envoyés dans la capitale pour les analyses. Les autorités sanitaires d’Ambositra qui indiquent avoir pris en charge 24 patients jusqu’à ce mardi à la mi-journée indiquent s’apprêter à accueillir d’autres patients, la période d’incubation pouvant atteindre jusqu’à trois jours selon la directrice régionale de la santé publique.

  • SANTE PUBLIQUE – Au moins sept morts signalés à Ambositra suite à une intoxication alimentaire

    SANTE PUBLIQUE – Au moins sept morts signalés à Ambositra suite à une intoxication alimentaire

    Antananarivo, 24 Juin, 14h30 – Le bilan d’une intoxication alimentaire signalée à Ambositra s’alourdit. A la mi-journée ce mardi, le docteur Yannette Raketamalazamanananirina, directrice régionals de la santé publique à Amoron’i Mania, rapporte sept décès.

    Elle évoque la prise en charge de 24 patients au niveau du Centre hospitalier de référence régionale d’Ambositra (CHRR) jusqu’en fin de matinée. Elle n’écarte cependant pas la possibilité que d’autres patients viennent plus tard, évoquant une “période d’incubation qui peut aller jusqu’à trois jours environ”. A l’entendre, le repas incriminé, servi à l’occasion de la première communion d’une fillette, a réuni une cinquantaine d’invités.

    Par ailleurs, des patients ont été envoyés par voie routière à Antananarivo pour recevoir des soins dans des établissements spécialisés dans la capitale. Le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona où se trouve le service spécialisé en toxicologie clinique se dit prêt pour recevoir ces patients évacués.

    Une cellule de crise a été mise en place, regroupant les inspecteurs des denrées alimentaires, la police et la gendarmerie, afin d’enquêter sur les causes de cet événement. Des échantillons des produits ayant servi à la préparation du repas, ou des aliments préparés à l’occasion de la fête, comme l’huile, la farine, la mayonnaise et de la charcuterie ont été envoyés à Antananarivo afin de déterminer lequel a provoqué l’intoxication.

  • DRAME – Quatre ministres à Ambositra après l’intoxication alimentaire qui a tué au moins sept personnes

    DRAME – Quatre ministres à Ambositra après l’intoxication alimentaire qui a tué au moins sept personnes

    « Le président de la République nous a envoyés pour voir de près ce qui s’est passé et mener les investigations sur ce cas ». Le professeur Zely Randriamanantany, ministre de la Santé publique, est à la tête de la délégation gouvernementale composée de quatre ministres, arrivée à Ambositra ce mardi en début d’après-midi après que des cas d’intoxication alimentaire ont été signalés dans cette localité. Outre le ministre de la Santé publique, font partie de la délégation la porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et de la culture, Donna Volamiranty Mara, le ministre des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, et la ministre de la Population et des solidarités, Aurélie Razafinjato. Le bilan publié à la mi-journée par la direction régionale de la santé publique d’Amoron’I Mania fait état d’au moins sept morts parmi les 24 patients pris en charge jusqu’à ce mardi.

  • TRANSPORT EN COMMUN – 12 bus électriques et thermiques de la marque Foton réceptionnés à Ivato par le President Rajoelina 

    TRANSPORT EN COMMUN – 12 bus électriques et thermiques de la marque Foton réceptionnés à Ivato par le President Rajoelina 

    Ils sont là. La première vague des bus électriques et diesel importés par l’Etat dans le cadre de la modernisation du transport en commun public a été officiellement réceptionnée ce mardi à Ivato par une forte délégation de l’Exécutif dirigée par le président de la République. Ces 12 véhicules seront opérationnels dès le 25 juin pour transporter ceux qui vont assister au spectacle  réveillon d’anniversaire de l’Indépendance autour du Lac Ivato. Les conducteurs et les contrôleurs qui assureront le service sont déjà prêts et officiellement présentés ce mardi durant la cérémonie.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines étend jusqu’en 2028 et 2029 la location de deux ATR-72 auprès du loueur d’avions irlandais Abelo

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines étend jusqu’en 2028 et 2029 la location de deux ATR-72 auprès du loueur d’avions irlandais Abelo

    Antananarivo, 24 Juin, 8h10 – Madagascar Airlines continuera d’exploiter les deux ATR-72 qu’elle loue déjà auprès du loueur d’avion irlandais Abelo. Les deux parties ont convenu d’étendre les contrats de location d’aéronefs qui les lient, jusqu’à janvier 2028 pour l’ATR72-500 immatriculé 5R-MJF et jusqu’au mois de novembre 2029 pour l’ATR72-600 immatriculé 5R-EJB. Elles ont communiqué cette décision lundi.

    Ces appareils continueront ainsi à être utilisés pour desservir le réseau domestique. Ce qui devra renforcer la connectivité entre les régions de la Grande île et contribuer ainsi à la relance du transport aérien intérieur, d’après ce qui avait été exposé à l’issue de la signature de l’accord d’extension de location de ces avions. Le président directeur général d’Abelo, Steve Gorman, note d’ailleurs les progrès réalisés par Madagascar Airlines et fait ainsi part d’un engagement commun des deux parties à garantir une connectivité régionale fiable à Madagascar.

    Pour Madagascar Airlines, “ces prolongations de contrat s’inscrivent dans une logique de stabilité financière et opérationnelle”. Mais elle marque surtout une étape cruciale vers la stabilisation de sa flotte, souligne son directeur général, Thierry de Bailleul. Cette flotte est actuellement composée principalement d’ATR 72 500 et d’ATR 72-600. Ce sont des appareils turbopropulseurs, jugés efficaces par la compagnie nationale malgache sur les courtes et moyennes distances, avec une consommation de carburant et une empreinte carbone significativement inférieures à celles des avions à réaction de taille comparable.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Un mort parmi vingt personnes hospitalisées après une toxi-infection alimentaire collective à Ambositra

    SANTÉ PUBLIQUE – Un mort parmi vingt personnes hospitalisées après une toxi-infection alimentaire collective à Ambositra

    Antananarivo, 24 Juin, 7h15 – Enième cas d’intoxication alimentaire signalé en moins de deux semaines à Madagascar. Lundi, l’annonce est venue d’Ambositra, dans la région d’Amoron’i Mania, où un mort a été recensé par les autorités sanitaires locales parmi une vingtaine de personnes hospitalisées.

     

    Les victimes ont reçu une prise en charge médicale gratuite sur place. Face à l’ampleur de la situation, le personnel soignant mobilisé a été renforcé afin d’accélérer les soins et d’améliorer la qualité de la prise en charge, rapporte la direction régionale de la santé publique d’Amoron’i Mania.

     

    Dès l’annonce de l’incident, les autorités locales se sont mobilisées pour mener une campagne de sensibilisation sur les radios locales. La direction régionale de la santé publique, en collaboration avec la direction régionale de l’industrie et du commerce, l’inspecteur des denrées alimentaires et le service de promotion de la santé, a rappelé les gestes essentiels pour éviter les intoxications.

     

    La sensibilisation a surtout porté sur l’hygiène des mains avant la préparation des repas, la propreté des lieux de cuisson et des ustensiles, ainsi que la vigilance face à la date de péremption des produits alimentaires. Sur ce point, le directeur régional de l’industrie et du commerce a mis en garde contre l’achat, la conservation et surtout l’utilisation de produits alimentaires périmés et a encouragé la population à signaler toute infraction constatée.

     

    Avant Ambositra, des cas d’intoxication alimentaire avaient été signalés à Antananarivo, à Mahajanga, à Toamasina et à Manakara. Si aucun mort n’a été signalé à Toamasina, trois décès ont été recensés à Mahajanga, un à Manakara. Pour la capitale où plus de 20 morts ont été signalés, les autorités affirment plutôt qu’il s’agit d’un empoisonnement après des tests de toxicité réalisés sur des souris de laboratoire. Les analyses déterminant le type de substance toxique ingérée par les patients sont encore en cours, les échantillons ayant été envoyés à l’étranger.

  • SANTE – Les conseils du Dr Christian Rakotonindrina en cas d’ingestion de substance toxique

    SANTE – Les conseils du Dr Christian Rakotonindrina en cas d’ingestion de substance toxique

    Que faire quand on se retrouve en face d’une personne qui a ingéré, accidentellement ou intentionnellement, une substance toxique? Se rendre immédiatement dans les établissements de santé spécialisés est évidemment la réponse la plus sensée. Mais il peut arriver que les établissements de santé, notamment le service de réanimation médicale et de toxicologie clinique de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) et l’hôpital de Befelatanana, soient encore loin. Les gestes de premiers secours s’avèrent ainsi vitaux pour sauver la vie du patient. Tout comme certains gestes doivent absolument être évités. Les conseils du Dr Christian Rakotonindrina, médecin auprès du service de Réanimation médicale et de toxicologie clinique du CHU/JRA.

     

    Face à un cas d’intoxication ou d’empoisonnement, les premières minutes sont cruciales. Que faire si une personne a ingéré un produit toxique, un poison dangereux? Quand faut-il la faire vomir et quand éviter de le faire? Comment la transporter sans aggraver son état?

    Quels gestes adopter quand on est face à une personne qui vient d’ingérer une substance toxique ?

    “Tout d’abord, il est crucial d’évaluer l’état de la personne. Est-elle consciente ou inconsciente ? Si la personne est consciente, si elle a ingéré de la nourriture ou du poison et si le vomissement n’est pas contre-indiqué, on peut la faire vomir. Mais dans certains cas, le vomissement est contre-indiqué et il faut tout de suite une prise en charge médicale. C’est par exemple le cas quand il y a ingestion de produits de débouchage de lavabo, d’acides, de pétrole et de tous les produits pétroliers. Pour tous ces produits, il faut absolument éviter de faire vomir la personne.
    Deuxièmement, si vous décidez de faire vomir la personne, il est essentiel de savoir comment procéder correctement. Ne rien faire qui pourrait l’étouffer. Par exemple, il faut le coucher sur le côté droit. Une fois que c’est fait, la personne doit être transportée au plus vite dans un établissement de santé.

    Comment le transport du patient doit-il se faire ?

    Lors du transport d’un patient inconscient, il est primordial de protéger ses voies respiratoires, qui sont vitales, ainsi que son système circulatoire, son cœur et son cerveau. Par exemple, couchez-le sur le côté gauche pour qu’il puisse bien respirer, surélevez légèrement sa tête. Assurez-vous que le véhicule est bien aéré. Idéalement, une ambulance est recommandée, car il peut être difficile de transporter la personne jusqu’à l’hôpital.
    Pendant ce temps, l’entourage et les proches du patient doivent être interrogés. Si le patient est conscient, lui demander quel médicament ou quelle substance il a ingéré et en quelle quantité. S’il s’agit d’un médicament, lui demander la présentation de ce médicament. Était-ce sous forme de comprimé ou de sirop. Quelle en la quantité. S’il s’agit d’un poison, lui demander si cela a été ingéré pur ou non. Toutes ces informations devraient être rapportées par la famille. Il est également important de savoir pourquoi la personne a absorbé la substance. Si possible, retirer le poison de l’environnement de la personne. Deuxièmement, s’assurer de la transporter rapidement vers les deux principaux établissements de soins.

    Et si le patient se trouve à des dizaines, voire des centaines de kilomètres de ces deux centres hospitaliers ?
    D’un point de vue pratique, il est préférable de se rendre au centre de santé le plus proche, qu’il s’agisse d’un Centre de santé de base (CSB) ou d’un centre hospitalier de district (CHD). Ces structures peuvent administrer les premiers soins. Il revient au personnel médical de ces centres d’appeler l’établissement spécialisé pour demander conseil sur la marche à suivre. Le médecin de l’établissement spécialisé pourra alors fournir des directives.

    Peut-on ralentir les effets d’un poison ?
    Pour ralentir les effets d’une substance absorbée, je répète que se faire vomir le patient est indiqué, il faut le faire. Si le vomissement est indiqué, cela peut être associé à l’administration de charbon. Il existe une dose recommandée de charbon, par exemple 10 comprimés écrasés et administrés. Si le vomissement est complètement contre-indiqué, il faut perfuser le patient et maintenir les fonctions vitales. Puis lui administrer le traitement symptomatique : tout ce qui peut nuire à la vie du patient doit être traité. Par exemple, si la personne convulse, on lui administre un médicament anticonvulsivant ; si elle manque d’oxygène, on lui donne de l’oxygène ; on peut lui administrer du sérum en cas de manque de sucre (hypoglycémie). Si elle a mal à la tête, on lui donne un analgésique. Il est également important de gérer la tension artérielle, qu’elle soit trop haute ou trop basse. C’est ce qu’on appelle les premiers soins.

    Pourquoi ne faut-il jamais faire vomir une personne inconsciente ?
    Il est absolument interdit de faire vomir une personne qui commence à perdre connaissance. Quand une personne parle, comme nous le faisons, les voies digestives sont fermées. En effet, le chemin vers l’estomac est situé derrière la trachée. Cependant, dès qu’une personne perd conscience, ces deux passages, l’œsophage et la trachée menant aux poumons, s’ouvrent. Il y a alors un risque que des liquides ou des aliments pénètrent dans les voies respiratoires. C’est ce qu’on appelle le syndrome d’inhalation, et cela peut provoquer l’étouffement de la personne ou un manque d’oxygène, ce qui peut lui être fatal.

    Pourquoi les substances contenant de l’acide ou à base de pétrole ne doivent-elles jamais être vomies?
    Les substances acides et les bases pétrolières irritent les voies respiratoires. Si vous faites vomir la personne et si elle inhale ces substances, celles-ci ne feront pas que brûler l’estomac. Elles brûleront tout l’appareil digestif, l’œsophage jusqu’à l’estomac. Si vous ne faites pas attention et que la personne n’est pas complètement consciente, ces substances peuvent remonter et atteindre les poumons, provoquant également des brûlures graves. C’est la raison pour laquelle on ne doit jamais faire vomir une personne inconsciente.

  • SITUATION FINANCIÈRE – 2 784,54 milliards d’ariary d’arriérés de paiements pour la Jirama à fin décembre 2024

    SITUATION FINANCIÈRE – 2 784,54 milliards d’ariary d’arriérés de paiements pour la Jirama à fin décembre 2024

    Antananarivo, 23 Juin, 12h50 – Une énorme ardoise à effacer à fin décembre 2024. La Jirama a cumulé des arriérés de paiements s’élevant au total à 2 784,54 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière. C’est le total de ses arriérés envers le secteur privé, le gouvernement, les organismes publics, ajoutés aux taxes communales comptabilisés jusqu’à cet exercice, qui sont rapportés dans son plan de redressement financier 2025-2028.

    Selon ses comptes arrêtés à fin 2024, la Jirama devait 1 747,90 milliards d’ariary, soit 62,79% de ces arriérés envers ces fournisseurs privés. Ceux-ci étaient notamment composés des arriérés de location de groupe, des arriérés qu’elle a accumulés envers les entreprises qui lui produisent de l’électricité de manière indépendante et qui lui vendent pour distribution, ainsi que d’autres arriérés envers divers acteurs comme ses clients, des organismes sociaux et de son personnel.

    Ses arriérés envers le Gouvernement s’élevaient pour leur part à 733,94 milliards d’ariary. Il s’agit notamment d’arriérés fiscaux incluant spécifiquement les taxes d’Etat, ainsi que diverses redevances. A ceux-ci s’ajoutent les dettes rétrocédées par l’Etat qui sont des obligations financières initialement contractées par l’Etat mais transférées à la IIRAMA par le biais d’un accord de rétrocession. Et puis il y a les prêts directs de l’Etat empruntés par la JIRAMA directement auprès du Gouvernement.

    La Jirama devait également 132,38 milliards d’arriérés avec les organismes publics, à savoir l’Office de régulation de l’électricité (ORE) et l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) ainsi que 170,32 milliards d’ariary de taxe communale. Il s’agit d’une répartition détaillée dans ce plan de redressement.

    La Jirama indique alors dans ce document que le paiement des arriérés au secteur privé sera priorisé. C’est une disposition pour permettre une incitation pour les investissements dans de nouveaux projets d’énergies renouvelables et pour permettre la fourniture de carburant nécessaire pour la production électrique d’origine thermique, explique-t-elle.

    Pour ce qui est de ces dettes et arriérés envers le Gouvernement, feront l’objet d’une consolidation progressive en capital de la Jirama, avance-t-elle. Ces dettes sociales ainsi que ces dettes envers ses autres fournisseurs devront être réglées en cinq ans, à partir de 2026.

    La Jirama s’engage par ailleurs à payer régulièrement les redevances périodiques de l’Ader et de l’ORE. Elle indique également prendre en charge l’apurement des taxes communales, et ce, après réconciliation des dettes et créances entre la compagnie et les Collectivités territoriales Décentralisées (CTD).

  • COOPÉRATION – L’examen du dossier de Madagascar par le FMI dans le cadre de la deuxième revue de la FEC et de la FRD prévu pour le 3 juillet

    COOPÉRATION – L’examen du dossier de Madagascar par le FMI dans le cadre de la deuxième revue de la FEC et de la FRD prévu pour le 3 juillet

    Antananarivo, 23 Juin, 14h15 – La date est fixée. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) examinera le dossier de Madagascar le 3 juillet 2025, dans le cadre de la deuxième revue des programmes de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). L’information figure dans le calendrier provisoire des réunions et séminaires du FMI.

    Cette présentation devant le Conseil s’effectuera avec un léger décalage par rapport aux prévisions des autorités malgaches, qui l’espéraient pour le mois de juin, surtout après l’obtention d’un accord au niveau des services (« staff level agreement ») à l’issue de la mission de revue menée par les équipes du FMI en avril dernier. À l’époque, la ministre de l’Économie et des Finances avait indiqué que les critères de performance et repères structurels pour décembre 2024 avaient déjà été remplis.

    Trois dossiers devaient toutefois encore être finalisés avant le passage devant le Conseil d’administration. Ils concernent les secteurs pétrolier aval, énergétique et environnemental. Dans le secteur pétrolier, il s’agissait de publier le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe pour le second semestre 2025, ainsi que l’arrêté fixant la structure des prix des carburants. Côté énergie, l’État devait finaliser et faire adopter en Conseil des ministres le plan de redressement financier de la Jirama.

    Sur le volet environnemental, deux textes étaient attendus : le décret fixant le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME), et celui relatif aux évaluations d’impact environnemental, destiné à remplacer le décret Mecie de 2004, comme l’avait précisé la ministre Rindra Rabarinirinarison.

    Un avis favorable du FMI ouvrirait la voie au décaissement d’une troisième tranche de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC, et d’une seconde tranche de 40,732 millions de DTS au titre de la FRD.