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  • ENERGIE – Une équipe spéciale auprès de la Présidence pour la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar

    ENERGIE – Une équipe spéciale auprès de la Présidence pour la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar

    Antananarivo, 6 Juin, 18h05 – Un sujet qui sera traité par la plus haute instance. Une équipe spéciale au sein de la Présidence s’assurera de la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar (PEM). Les parties qui y sont déjà impliquées, à savoir les représentants de l’administration, ceux du secteur privé et les partenaires de développement se sont concertées sur la mise en place de cette équipe dédiée, jeudi. Mais un autre service qui y sera également dédié s’avèrerait aussi nécessaire. Cette équipe sera cette fois-ci à mettre en place au niveau du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).

    Ce document national en matière d’énergie avance la nécessité de la mise en place d’une équipe spéciale de contrôle et de suivi des progrès, non seulement des objectifs mais également du plan d’action du Pacte énergétique de Madagascar, au sein de la Présidence. Et il y est souligné que cette équipe dédiée sera soutenue par les partenaires au développement dans la mise en œuvre de son plan de travail et de ses activités de suivi.

    Le Pacte énergétique de Madagascar va servir de feuille de route pour accélérer l’accès à une énergie abordable, fiable, inclusive, durable et propre pour le peuple malgache. Il devrait contribuer à l’engagement de l’Etat malgache à garantir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable à 80% de la population d’ici 2030 et à garantir l’accès à des solutions de cuisson améliorées et propres au moins à la moitié de la population jusqu’à ce délai.

    Comme rappelé lors de cette réunion des parties prenantes du PEM, un investissement supplémentaire total d’environ 7,2 milliards de dollars est nécessaire pour l’atteinte de ces objectifs. Environ 40% de cet investissement devrait provenir du Gouvernement, dont 10% en ressources propres internes et 30% via des prêts et subvention de partenaires de développement. 60% par contre devraient être fournis par le secteur privé.

  • PARTENARIAT COMMERCIAL – L’Etat valide les mesures stratégiques à négocier avec le Bureau du représentant américain au commerce

    PARTENARIAT COMMERCIAL – L’Etat valide les mesures stratégiques à négocier avec le Bureau du représentant américain au commerce

    Antananarivo, 6 Juin, 16h45 – Un feu vert donné. L’Etat a approuvé en Conseil des ministres les mesures stratégiques proposées qui vont être exposées lors des négociations bilatérales avec le représentant du Bureau du représentant américain au commerce (USTR). Ce sujet qui touche la future relation commerciale de Madagascar avait été abordé lors de cette réunion de l’Exécutif.

    Il avait déjà été annoncé au mois d’avril de cette année que les autorités malgaches devaient soumettre un projet d’accord commercial entre Madagascar et les Etats Unis ; et mettre en place d’un groupe de travail technique bilatéral dirigé par l’USTR et qui intègrera des représentants malgaches. Et le projet d’accord commercial devait intégrer les ajustements tarifaires proposés par Madagascar

    La partie américaine, de son côté, aurait déjà contacté le ministère de l’Industrialisation et du commerce pour fixer le délai pour entamer les discussions sur ses échanges commerciaux avec Madagascar. Elle aurait déjà même proposé plusieurs points en vue de parvenir à un consensus avec la partie malgache. L’Etat a en tout cas déjà donné son aval aux représentants de la Grande île de procéder à ces négociations, selon le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

    L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, avait dernièrement déjà indiqué qu’un Task force composé de représentants de l’administration américaine et de l’Etat malgache a été mis en place, pour établir justement le calendrier des négociations sur ce futur partenariat. Mais celles-ci devraient être menées durant la suspension de 90 jours de l’application du nouveau régime douanier qui avait imposé un droit de 47% sur certains produits malgaches entrant aux Etats-Unis.

    La diplomate malgache avait avancé que l’étape importante pour l’Etat et le secteur privé malgache c’est d’amener le dealmaking de Madagascar sur la table des négociations. C’est une démarche entreprise afin de préserver l’intérêt de la Nation, ainsi que les emplois qui pourraient être perdus, de même pour les investissements qui pourront partir ailleurs, avait exposé Lantosoa Rakotomalala au mois de mai.

  • DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    Antananarivo, 6 Juin, 8h55 – Du surplus à sécuriser. La Jirama devra continuer à constituer des stocks stratégiques de carburant. Cette mesure est prise conformément aux directives du président de la République, selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. La constitution de cette réserve vise à garantir l’approvisionnement en électricité d’Antananarivo, précise le rapport. L’objectif est d’éviter les coupures prolongées en cas de défaillance des centrales hydroélectriques.

     

    Ce type de mesure n’est pas inédit. Une compagnie pétrolière avait par exemple prolongé son contrat d’approvisionnement pour le premier trimestre de cette année. À l’époque, son engagement portait sur 15 000 m³ de carburant, une quantité supérieure aux 12 000 m³ estimés nécessaires à la production d’électricité. Cette décision visait à constituer un stock de réserve pour faire face à d’éventuelles situations imprévues.

     

    Selon la Jirama, qui a dû recourir au délestage depuis plusieurs semaines en raison d’une baisse de sa production d’électricité, les coupures tournantes ne devraient pas dépasser deux heures, sauf dans les localités concernées par les problèmes techniques de distribution, comme c’est le cas des lignes desservies par la sous-station Tana Sud. Depuis quelques jours, pourtant, les coupures nocturnes de l’électricité se multiplient et s’ajoutent aux coupures déjà programmées en journée.

     

    Selon une source proche du dossier, pour faire face à l’insuffisance de production des centrales hydroélectriques et des centrales solaires, la Jirama utilise déjà ses centrales thermiques, mais “celles-ci ne tournent pas à pleine capacité”. Sur le court terme, les solutions annoncées par le directeur général adjoint en charge de l’électricité de la compagnie, Manda Ny Aina Nomena, sont la mise en service de la centrale solaire d’Ambatomirahavavy et de deux groupes électrogènes à Antsirabe.

     

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  • CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    Antananarivo, 6 Juin, 7h40 – Des dépenses en hausse. Les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) pour l’émission de signes monétaires durant cette période, selon ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 et récemment publiés après audit.

     

    Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024. S’y ajoute la prise en compte, en 2024, des coûts liés aux billets neufs déjà émis mais encore stockés dans les caisses auxiliaires à la fin de l’année précédente.

     

    Le coût de fabrication ne représente cependant qu’une partie des dépenses liées à la circulation fiduciaire, qui totalisent 91,016 milliards d’ariary. Cette enveloppe inclut également les frais de transport de fonds et d’assurance, les coûts de destruction des billets et pièces usagés, ainsi que d’autres charges diverses.

     

    La BFM avait déjà souligné le poids élevé de ces coûts d’exploitation. En 2023, elle avait conclu des contrats avec trois nouveaux fournisseurs pour réduire les charges liées à l’approvisionnement en billets de 100, 200, 500 et 1 000 ariary.

     

    Des études ont également été menées pour optimiser les coûts d’émission des billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 ariary. La commande de ces coupures a été contractualisée le 18 juin 2024, dans le but de renforcer la maîtrise et l’efficacité des dépenses liées à la gestion des signes monétaires.

     

    La réduction de ces coûts figure aussi parmi les objectifs du projet eAriary, dont la phase d’expérimentation de cette version numérique de l’ariary a déjà été lancée.

  • PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    PROJET HUMANITAIRE – La visite d’Akamasoa, un passage incontournable lors des visites officielles de dignitaires étrangers, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 4 Juin, 21h00 – Un autre chef d’Etat chez le père Pedro. Après le Président français Emmanuel Macron en avril, c’est la présidente de la République de Slovénie Nataša Pirc Musar qui s’est rendue à Akamasoa ce mercredi. Outre l’inauguration d’une école primaire financée par la Slovénie, la délégation slovène a remis à la communauté Akamasoa une aide matérielle recueillie dans le cadre de la campagne humanitaire “La Slovénie pour Madagascar” et a procédé à une séance de démonstration de l’usage humanitaire de drones développés par une entreprise slovène.

    Mais dans son discours à l’occasion de la réception de son homologue slovène, le président de la République Andry Rajoelina rappelle aussi la visite du Pape François sur les sites d’Akamasoa. Car pour le chef de l’Etat, le passage au sein de ces villages fondés par le Père Pedro est devenu une étape incontournable des visites officielles de dignitaires étrangers. “A chaque fois que des dirigeants de pays ou des responsables religieux viennent en visite officielle à Madagascar, ils passent obligatoirement chez Akamasoa”, indique le chef de l’Etat.

    Pour le président de la République, ces visites ne relèvent pas du hasard. “C’est ici, à Akamasoa, que l’on peut réellement ressentir et constater ce que signifient le partage, l’amour du prochain et l’éducation”, indique-t-il pour expliquer l’attrait qu’exerce ce site fondé par le père Pedro Opeka. Autant de valeurs qui, selon toujours Andry Rajoelina, ne manquent pas de marquer les coeurs et les esprits de ceux qui y viennent.

    Il rapporte alors les émotions que lorsqu’il a rencontré le président français Emmanuel Macron et son épouse à Rome pour les funérailles du Pape François, ceux-ci lui auraient à nouveau confié que leur” passage à Madagascar, et surtout à Akamasoa, avait profondément marqué leur cœur et leur esprit”. “Parmi toutes leurs visites officielles dans le monde, celle qu’ils ont faite à Akamasoa reste inoubliable”, confie encore le chef de l’Etat.

    Durant sa visite à Akamasoa, la présidente slovène, elle aussi, n’a pas manqué de rendre hommage à l’oeuvre qu’y fait le Père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène né en Argentine. Pour elle, l’engagement du prêtre au service de la communauté “incarne ce que le courage, la compassion et la confiance en l’être humain peuvent accomplir”.

  • INSTITUTIONS – La Ceni dénonce les poursuites engagées contre son premier vice-président soupçonné de divulgation de documents législatifs

    INSTITUTIONS – La Ceni dénonce les poursuites engagées contre son premier vice-président soupçonné de divulgation de documents législatifs

    Antananarivo, 5 Juin, 8h20 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) monte au créneau après la convocation de l’un des siens auprès des services de lutte contre la cybercriminalité. Dans une déclaration vidéo envoyée aux médias, le président de la Ceni, Andrianarisedo Arsène Dama, entouré des autres commissaires électoraux rapporte “condamner fermement les poursuites engagées contre le premier vice-président de la Ceni au niveau de la cybercriminalité”.

     

    Dans sa déclaration, la Ceni indique que Andoniaina Andriamalazaray est, entre autres, soupçonné de “divulgation non autorisée dans les médias de documents relatifs à une proposition de loi du Sénat sur les élections”. Le vice-président de l’organe de gestion des élections, interrogé par la presse, parle également de plainte pour suspicion d’outrage au chef d’institution et à l’institution.

     

    Pour la Ceni, toute poursuite de l’un de ses membres devrait faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de son bureau permanent. “Il existe des règles et des dispositions légales encadrant les poursuites contre un membre du bureau permanent de la Ceni en cas de faute grave, et toute plainte doit d’abord passer par une réunion du bureau permanent, qui en évalue la suite à donner”, souligne son président dans son communiqué. L’objectif de ces dispositions, rappelle-t-il, est de “protéger ses membres contre des poursuites abusives et de respecter l’indépendance institutionnelle de la Ceni”.

     

    La Ceni réfute également les soupçons portés contre son premier vice-président. “La Ceni n’a pas été la première à rendre publique cette proposition de loi”, précise Andrianarisedo Arsène Dama. Il ajoute que l’organe de gestion des élections n’a fait que “vérifier et rechercher le document”, d’autant que le texte porte sur un domaine relevant de ses compétences. “Il est important de rappeler que la Ceni joue un rôle fondamental dans tout processus de réforme des lois électorales”, précise la vidéo de la Ceni.

     

    Mais au-delà de la contestation de la poursuite pour divulgation de documents législatifs, la Ceni a aussi tenu à faire le point sur le processus de révision des lois électorales. “A la fin de chaque cycle électoral, la Ceni formule des propositions de réforme à l’attention du gouvernement et du Parlement”, rappelle-t-elle, revenant sur la déclaration faite il y a une semaine par le vice-président de la Ceni et à laquelle elle affirme avoir donné son accord.

     

    Et faisant référence aux dispositions contenues dans le document que Andoniaina Andriamalazaray est soupçonné d’avoir divulgué, elle souligne qu’“une réforme législative ne peut se limiter à une simple modification d’un article isolé”. “C’est l’ensemble des dispositions pertinentes de la loi-cadre qui doivent être considérées”, ajoute-t-elle, en précisant que “les questions relatives à l’égalité entre hommes et femmes feront partie du document stratégique actuellement en cours d’élaboration par la CENI et qui sera discuté avec les acteurs électoraux”.

     

    La plainte portée contre le vice-président de la Ceni par le Sénat, via sa direction de la législation et des études, fait suite à la sortie médiatique récente du premier vice-président de la Ceni, annonçant l’organisation d’un atelier d’évaluation à mi-parcours dans le cadre du processus d’élaboration de recommandations à transmettre au Gouvernement et au Parlement en vue de la révision des lois électorales. Cette déclaration a obtenu l’aval de la Ceni, rappelle l’organe de gestion des élections, regrettant que la plainte n’ait visé que son vice-président. Dans sa vidéo, le vice-président de la Ceni a précisé que bien que la Ceni ait un rôle important à jouer dans l’élaboration des avant-projets de révision des lois électorales, cela n’empêche personne de soumettre des propositions de révision.

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – GasyNet rapporte un délai moyen de dédouanement réduit à trois jours grâce au guichet unique électronique TradeNet

    COMMERCE EXTÉRIEUR – GasyNet rapporte un délai moyen de dédouanement réduit à trois jours grâce au guichet unique électronique TradeNet

    Antananarivo, 4 Juin, 12h30 – La digitalisation des procédures a permis un gain de temps notable. Alors qu’en 2005 le dédouanement prenait plusieurs semaines, le délai moyen est aujourd’hui ramené à trois jours. Une performance rendue possible par la mise en service de TradeNet, le système qui connecte tous les acteurs du processus de dédouanement si l’on en croit Lisiniaina Razafindrakoto, présidente-directrice générale de GasyNet, l’opérateur du guichet unique électronique de Madagascar. Ces résultats ont été présentés à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE), mardi.

    Le système intègre plusieurs modules et fonctionnalités, dont le module Douar pour la douane, Midac pour les ministères et agences de contrôle, le module Delivery Order pour les compagnies maritimes. Le module Paiement, pour sa part, permet le paiement électronique et la mise en place progressive du paiement unique.

    Ce système a permis de simplifier et de fluidifier les procédures, entraînant une nette réduction des délais de dédouanement. “La douane ne peut que se féliciter des avancées réalisées grâce à TradeNet. Il faut savoir que la compétitivité repose en grande partie sur la rapidité des opérations, à l’import comme à l’export. La digitalisation des tâches de tous les acteurs du processus a un impact direct sur les délais”, explique Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes.

    Outre le guichet unique électronique, GasyNet est également chargée de la mise en place du Bordereau de Suivi des Cargaisons (BSC), une application en ligne permettant aux exportateurs d’informer la Douane malgache des marchandises à destination de Madagascar. Cette société, issue d’un partenariat public-privé entre le gouvernement malgache et SGS, gère également les scanners installés dans les zones fret de l’aéroport d’Ivato et des ports de Toamasina, Mahajanga, Toliara et Antsiranana. “GasyNet ne remplace en aucun cas le travail du douanier. Nous mettons simplement en place les outils et la technologie nécessaires”, tient à rappeler Lisiniaina Razafindrakoto.

  • ENERGIE – La centrale solaire d’Ambatomirahavavy et deux groupes électrogènes d’Antsirabe annoncés pour réduire le délestage à court terme  

    ENERGIE – La centrale solaire d’Ambatomirahavavy et deux groupes électrogènes d’Antsirabe annoncés pour réduire le délestage à court terme  

    Antananarivo, 4 Juin, 8h30 – Une capacité de 7MW supplémentaire sur le réseau interconnecté d’Antananarivo dans les prochaines semaines. Ce qui devrait réduire l’intensité du délestage même si celui-ci ne sera pas tout à fait supprimé, cette année, estime le directeur général adjoint en charge de la production d’électricité de la Jirama, Manda Ny Aina Nomena sur la chaîne de télévision publique mardi soir.

     

    A en croire ce responsable au sein de la compagnie nationale de distribution de l’électricité, la centrale solaire d’Ambatomirahavavy, d’une capacité de 3 MW, devrait être mis en service à la fin du mois de juin. Il évoque également le recours à deux groupes électrogènes d’une puissance totale de 7 MW à Antsirabe. Il indique que ces capacités seront injectées sur le réseau interconnecté d’Antananarivo.

     

    Cependant, malgré ces solutions à court terme, le problème du délestage devrait encore persister cette année, prévient le directeur général adjoint. Outre la baisse du niveau des eaux alimentant les centrales hydroélectriques en raison de la précocité et de la longue durée de la saison sèche, il parle également d’une augmentation constante de la demande en électricité au cours des deux dernières années, avec une croissance annuelle estimée à 5 %.

     

    Manda Ny Aina Nomena attribue également l’intensité du délestage dans certaines localités aux problèmes techniques sur certaines lignes. Il parle notamment de la panne survenue sur l’un des deux transformateurs de la sous-station Tana Sud. Il indique que si les coupures tournantes devraient durer deux heures, elles sont plus importantes dans les zones desservies sur cette ligne où les charges sont importantes. Il s’agit notamment des départs vers les zones d’Arivonimamo, d’Itaosy et d’Andohatapenaka jusqu’à Andranomena.

  • GOUVERNANCE – Les nouveaux statuts de la Jirama prévoient quatre directeurs généraux adjoints

    GOUVERNANCE – Les nouveaux statuts de la Jirama prévoient quatre directeurs généraux adjoints

    Antananarivo, 21 Mai, 10h45 – Une équipe dirigeante à renforcer. La Jirama devrait désormais avoir quatre Directeurs généraux adjoints (DGA), tous responsables d’un domaine spécifique. Selon les nouveaux statuts de la compagnie nationale publiés dans le journal officiel, elle devrait avoir un DGA en charge des finances, un DGA en charge du Développement des énergies renouvelables, un DGA en charge des opérations pour le Secteur Électricité et un DGA pour les opérations pour le Secteur Eau.

    La création de ces postes était décidée lors des « Journées bloquées » approuvées en Conseil des ministres du 06 mars 2025 pour la finalisation de la révision des statuts de la Jirama. Et c’est le Conseil d’administration de cette société d’Etat qui aura à nommer ces directeurs généraux adjoints, à l’issue d’une procédure transparente. Leur sélection devrait se fonder sur la compétence et l’intégrité des candidats, soulignent ces nouveaux statuts.

    Le DGA en charge des Finances aura à assurer la gestion budgétaire, le suivi des indicateurs financiers, l’optimisation des coûts d’exploitation, et veille à la rentabilité des opérations financières. Il assure le règlement à date des factures des prestataires et la non-accumulation d’arriérés. Tout comme la supervision de la gestion des ressources stratégiques de la Jirama. Le Pacte énergétique national pour Madagascar avait déjà fait part de la nomination d’un directeur financier de la compagnie depuis fin octobre 2024.

    Le DGA en charge du Développement des énergies renouvelables se charge pour sa part de la conception et la mise en œuvre des projets de diversification énergétique. Celles-ci incluent la recherche de financements privés et les négociations avec les producteurs indépendants ou encore la recherche de financements et de partenariats stratégiques pour le développement des énergies renouvelables.

    Vient ensuite le DGA en charge des Opérations pour le Secteur de l’Electricité qui aura à superviser la production, le transport et la distribution de l’électricité. Il veillera également à la maintenance et à la modernisation des infrastructures électriques, et supervise la mise en œuvre des projets d’extension et de mise aux normes des réseaux et des programmes de branchement des usagers.

    Et enfin le DGA en charge des Opérations pour le secteur Eau va gérer l’approvisionnement en eau potable, tout en supervisant les infrastructures hydrauliques. Ce directeur devra aussi veiller à l’optimisation des ressources et à la modernisation des équipements ainsi qu’à superviser la mise en œuvre des projets d’extension et de mise aux normes des réseaux et des programmes de branchement des usagers.

    Tous ces directeurs généraux adjoints devront signer un contrat de performance avec le Conseil d’administration. Ce contrat détaille les objectifs à atteindre, ainsi que les critères et les indicateurs de performance sur lesquels ils seront évalués, précisent les statuts de la Jirama

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  • HUMANITAIRE – La Présidente slovène Nataša Pirc Musar rend hommage à son compatriote Pedro Opeka

    HUMANITAIRE – La Présidente slovène Nataša Pirc Musar rend hommage à son compatriote Pedro Opeka

    Antananarivo, 4 Juin, 7h35 – Une reconnaissance affirmée pour le plus célèbre des Slovènes en mission à Madagascar. En visite d’Etat à Madagascar, la présidente de la République de Slovénie, Nataša Pirc Musar, salue l’action humanitaire du père Pedro Opeka, figure emblématique du secteur humanitaire à Madagascar. Lors de son allocution aux côtés du président de la République Andry Rajoelina, mardi, elle n’a pas manqué de se féliciter de “la présence de Monsieur Pedro Opeka parmi nous”.

     

    Pour la Présidente slovène, le père Pedro Opeka, missionnaire lazariste d’origine slovène et fondateur de l’association Akamasoa, est “une personnalité très importante pour la Slovénie et Madagascar”. Elle le qualifie de “phare de l’humanité” dont “l’oeuvre de vie est la preuve qu’on peut transformer une pauvreté profonde en dignité, et qu’on peut transformer le désespoir en communauté, et une décharge en avenir”. Elle inscrit d’ailleurs cette oeuvre dans la lignée d’une “présence très longue des missionnaires slovènes à Madagascar”

     

    Nataša Pirc Musar ne cache pas sa fierté “que la Slovénie puisse être un partenaire des efforts” menés par son compatriote à Madagascar. Elle rappelle d’ailleurs dans sa déclaration que la deuxième journée de sa visite d’Etat à Madagascar sera consacrée à une visite au sein de la communauté Akamasoa. Elle ajoute qu’elle y sera, entre autres, pour “inaugurer avec le Président [malgache] une école construite avec le soutien de la Slovénie”. Pour la cheffe d’Etat slovène, cette école est “un symbole de ce que nous voulons: construire la connaissance, non seulement pour l’avenir mais avec l’avenir et dans l’avenir”.