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  • RECHERCHE – Nasolo Razafindramaso remporte la finale nationale de « Ma Thèse en 180 secondes » 2025

    RECHERCHE – Nasolo Razafindramaso remporte la finale nationale de « Ma Thèse en 180 secondes » 2025

    Antananarivo, 29 Mai, 7h30 – L’Université d’Antananarivo s’est imposée lors de la finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes (MT180), organisée le 28 mai 2025 à l’Institut Français de Madagascar. Nasolo Razafindramaso, doctorante à l’Université d’Antananarivo, a obtenu la première place avec une présentation intitulée « L’agro-industrie alimentaire, passage obligé pour le développement local ». Elle a exposé en trois minutes les enjeux liés à la transformation de la patate douce dans une perspective de développement économique local.

     

    À la suite de ce résultat, Nasolo Razafindramaso représentera Madagascar à la finale internationale qui se tiendra en octobre 2025 à Bucarest, en Roumanie. Son intervention a été sélectionnée parmi plusieurs présentations couvrant des domaines variés tels que l’énergie, l’intelligence artificielle, la linguistique, l’alimentation et la sécurité. Chaque candidat avait pour objectif de rendre compréhensible son travail de recherche en un temps limité.

     

    Le jury a également distingué Fitia Rakotoniaina de l’Université de Fianarantsoa, à la deuxième place, pour sa thèse sur l’inclusion des personnes sourdes, malentendantes et muettes à Madagascar. La troisième place a été attribuée à Hery Andrianina Rakotondrainibe de l’Inscae pour ses recherches sur le capital-marque des artistes. Le prix du public a été décerné à Lalaina Andrianarijaona de l’Université d’Antananarivo pour un travail portant sur l’utilisation du biochar dans les rizières inondées.

     

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  • PARTENARIAT – Une hausse de 90 % du commerce non pétrolier entre Dubaï et Madagascar

    PARTENARIAT – Une hausse de 90 % du commerce non pétrolier entre Dubaï et Madagascar

    Antananarivo, 28 Mai, 18h15 – Le commerce non pétrolier entre Dubaï et Madagascar a enregistré une hausse de 90 % en 2024, passant de 692 millions de dirhams des Émirats arabes unis (AED), soit 188,5 millions de dollars US, en 2023 à 1,3 milliard d’AED, soit 354 millions de dollars en 2024. C’est ce qu’a rapporté le président de Dubai Chambers, Saeed Al Mansoori, lors de son allocution de bienvenue au Forum économique Madagascar-Dubaï, mardi.

    Pour Saeed Al Mansoori, cette progression significative témoigne de la dynamique croissante des relations économiques entre les deux pays. Il a également réaffirmé l’engagement de la partie dubaïote à soutenir pleinement le développement des relations et des partenariats entre les communautés d’affaires de Dubaï et de Madagascar, en mettant en avant les moyens de tirer parti des opportunités prometteuses dans des secteurs clés d’intérêt commun.

    Mohammad Ali Rashed Lootah, président-directeur général de Dubai Chambers, a pour sa part présenté les secteurs porteurs pour l’investissement bilatéral et la coopération commerciale. Il a notamment souligné les opportunités offertes aux entreprises et investisseurs malgaches dans des domaines tels que le tourisme, le divertissement, la logistique, l’immobilier, les technologies de l’information et les services financiers.

    Ce dernier avait auparavant rencontré le ministre malgache de l’Industrialisation et du Commerce, David Ralambofiringa, afin de faciliter l’intégration des PME malgaches sur les marchés du Conseil de coopération du Golfe. Cette rencontre a également porté sur l’implication de l’EDBM dans la coordination de la promotion des investissements et l’accompagnement des investisseurs internationaux, selon les précisions fournies par le ministère.

    Le ministre a souligné que l’objectif du Forum d’affaires Madagascar-Dubaï était de promouvoir les opportunités de partenariat, d’exportation et d’investissement dans divers secteurs entre les deux pays.

  • INVESTISSEMENTS – Une séance de dialogue public – privé entre l’Exécutif et le secteur privé malgache au Dubaï – Madagascar Business Forum

    INVESTISSEMENTS – Une séance de dialogue public – privé entre l’Exécutif et le secteur privé malgache au Dubaï – Madagascar Business Forum

    Antananarivo, 28 Mai, 13h45 – Une parenthèse malgacho-malgache au Dubaï – Madagascar Business Forum. Pendant tout un après-midi, “les membres du secteur privé malgache ont pu s’entretenir avec le Président Andry Rajoelina et quelques membres du gouvernement au cours d’un dialogue public-privé”, rapporte un communiqué de presse de la présidence de la République. Au cours de cette séance qualifiée de “fructueuse” par la présidence, le président de la République a effectué “un tour d’horizon sur les défis” et a “avancé des solutions concrètes pour soutenir les activités de ces opérateurs”.

    Dans son allocution d’ouverture du Forum, le président de la République n’a pas manqué de “remercier chaleureusement tous les chefs d’entreprise malgaches qui ont fait le déplacement depuis Madagascar pour participer à ce forum”. “Votre engagement et votre soutien dans le processus de développement de notre pays contribuent à solidifier le tissu industriel malgache qui est le socle de notre croissance économique”, souligne-t-il. Selon les données partagées par le ministère de l’Industrialisation et du commerce, ils sont 79 opérateurs économiques provenant de 61 entreprises et de groupements professionnels comme le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ou encore le Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM).

    Pour l’Etat malgache, le Business Forum vise aussi à connecter les opérateurs économiques malgaches avec leurs homologues émiratis, et à leur permettre de s’ouvrir à un nouveau marché. Dans son communiqué de presse, la présidence malgache ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu permettre aux participants d’établir de nouvelles connexions. “Au terme de la réunion, les participants issus de la partie malgache et émiratis ont eu l’occasion d’échanger de manière effective au cours d’un déjeuner de réseautage ou “networking”, souligne le communiqué. Il parle alors d’un “forum qui a tenu toutes ses promesses”.

    Par ailleurs, lors de sa rencontre avec le président de la Chambre de commerce de Dubaï, Mohammad Ali Rashed Lootah, le ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, a plaidé pour la facilitation de l’intégration des petites et moyennes entreprises (PME) malgaches
    sur les marchés du Conseil de Coopération du Golfe. Ce groupement régional, regroupant six pays du golfe Persique, en l’occurrence l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar, constitue un marché de près de 58 millions d’habitants.

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  • Andry Rajoelina annonce un partenariat avec la société émiratie Masdar pour l’installation de 150 MW d’énergie solaire

    Andry Rajoelina annonce un partenariat avec la société émiratie Masdar pour l’installation de 150 MW d’énergie solaire

    Antananarivo, 28 Mai, 7h05 – Un premier partenariat annoncé au Madagascar Dubaï Business Forum. Le président de la République, Andry Rajoelina, fait part d’une entente avec l’entreprise émiratie spécialisée dans les énergies renouvelables Masdar en vue de l’installation de 150 MW d’énergie solaire sur le territoire malgache. Cette capacité devrait alors s’ajouter aux 100 MW déjà programmés par l’Etat d’ici la fin de l’année, souligne le chef d’Etat.

     

    Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique engagée par le gouvernement, alors que le pays reste fortement dépendant de centrales thermiques, aux coûts économiques et environnementaux importants, comme le rappelle Andry Rajoelina dans son allocution d’ouverture du forum. “Investir dans l’énergie renouvelable est non seulement un choix, mais un devoir pour un avenir durable et inclusif”, souligne-t-il.

     

    Pour le président de la République, l’énergie est un pilier essentiel de l’industrialisation sur laquelle Madagascar focalise et son objectif et sa stratégie. “Sans une production énergétique efficace et abordable, notre pays ne pourra atteindre son plein potentiel de développement”, souligne-t-il. Afin de pouvoir “produire et transformer localement tout ce dont la population a besoin, mais également viser l’exportation”, Madagascar entend alors “doubler, voire tripler sa capacité énergétique”.

     

    A Dubaï, le président de la République met clairement en avant les besoins d’accompagnement de Madagascar. Indiquant que “Madagascar est actuellement en chantier, d’Est en Ouest, du Nord au Sud”, il met en avant les projets mis en place, “les défis lancés sur lesquels la Grande île a encore besoin de partenaires techniques et financiers”. Il parle, entre autres, des “autoroutes, routes nationales, ponts, logements, zones économiques spéciales, infrastructures de transports modernes”.

     

    Dans son allocution, Andry Rajoelina indique alors que Madagascar est “prêt à accueillir les investisseurs émiratis, prêt à bâtir des partenariats gagnants-gagnants, prêt à mettre en valeur les talents de notre jeunesse et les richesses de nos terres”. Outre l’énergie, il invite également les investisseurs émiratis à investir dans la transformation agricole et dans le développement touristique.

     

    Photo : Présidence de la République

  • MISSION ÉCONOMIQUE – Le secteur privé malgache à l’offensive au Forum d’affaires Madagascar-Dubai avec plus de 60 chefs d’entreprises 

    MISSION ÉCONOMIQUE – Le secteur privé malgache à l’offensive au Forum d’affaires Madagascar-Dubai avec plus de 60 chefs d’entreprises 

    Antananarivo, 27 Mai, 12h15 – La Grande île envoie une forte délégation aux Emirats Arabes Unis. Pas moins d’une soixantaine d’entreprises malgaches participent au Forum d’affaires Madagascar – Dubaï qui démarre ce mardi. Elles sont issues de plusieurs groupements du secteur privé du pays, dont entre autres le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ou encore le Groupement des femmes entrepreneurs de Madagascar (GFEM). Elles sont dans l’agribusiness, le tourisme, les télécommunications, l’industrie ou la finance.

     

    En face, 106 entreprises émiraties avec 126 participants conviés à ce Forum. Elles opèrent également pour la plupart dans les finances, l’agribusiness, les infrastructures et la logistique , ou dans les services.

    Sur place, les entreprises malgaches participent à des réunions B2B ciblées avec des partenaires émiratis. Une mise en réseau avec les principales institutions économiques de Dubaï leur est également programmée. Elles effectuent par ailleurs des visites de sites dans le cadre de cette mission économique.

     

    Mais ce forum d’affaires ne réunira pas seulement les chefs d’entreprises. Les principaux représentants des gouvernements des deux pays y participent également activement. Et ce, dans l’objectif de créer des synergies concrètes entre les décideurs publics et les opérateurs privés pour développer des projets communs, explorer des opportunités d’exportation et attirer des investissements.

     

    Les autorités malgaches estiment que les Émirats arabes unis constituent une plateforme stratégique et un partenaire clé pour Madagascar. En plus des marchés qu’ils peuvent offrir, ils servent de tremplin pour l’expansion vers des marchés internationaux plus vastes. Cette collaboration améliore l’accès de Madagascar aux opportunités commerciales mondiales, positionnant le pays sur la voie de la croissance et de la diversification des marchés, avancent-elles.

     

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  • AGRICULTURE – Coopération technique avec le groupe israélien LR Group pour développer un agropole de 10 000 hectares répartis dans quatre régions

    AGRICULTURE – Coopération technique avec le groupe israélien LR Group pour développer un agropole de 10 000 hectares répartis dans quatre régions

    Antananarivo, 27 Mai, 10h35 – Des experts israéliens pour appuyer la transformation agricole du pays. En mission en Israël, la secrétaire d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire Tahian’Ny Avo Razanamahefa, a signé le 25 mai à Tel-Aviv, une convention de partenariat avec le groupe israélien LR Group Ltd. L’objectif est de créer, en coopération avec ce spécialiste des projets agro-industriels et technologiques, des agropoles de 10 000 hectares répartis dans quatre régions agricoles du pays.

    Selon le ministères, ces centres de production agricole à vocation industrielle seront installés dans l’Analamanga, l’Alaotra Mangoro, le Bongolava et le Vakinankaratra. Sur les 10 000ha, 5 000ha seront affectés à la culture du riz, avec un objectif de production annuelle de 50 000 tonnes en deux récoltes. Les 5 000 ha restants, eux, seront dédiés à la culture du maïs et du soja avec une production annuelle attendue de 20 000 tonnes.

    Doté d’un financement de 90 millions de dollars, ce projet vise à moderniser la production à l’aide de technologies avancées. Cela inclut, entre autres, l’énergie solaire pour l’irrigation, les capteurs connectés, le suivi satellitaire, l’intelligence artificielle, ainsi que les unités de stockage et élevages intégrés. Ces équipements visent à renforcer l’autonomie des producteurs et la résilience des filières.

    Le projet bénéficiera directement à plus de 10 000 paysans, organisés en coopératives locales. Ceux-ci recevront un accompagnement technique et des formations ciblées afin de garantir une exploitation durable et performante des infrastructures agricoles. Spécialiste des projets agro-industriels et technologiques dans les pays en développement, LR Group leur apportera son expertise en infrastructures agricoles et en développement rural.

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  • COMMERCE – Un prix d’achat à 46 000 ariary/kilo pour lancer la campagne de commercialisation de la vanille verte dans le Diana

    COMMERCE – Un prix d’achat à 46 000 ariary/kilo pour lancer la campagne de commercialisation de la vanille verte dans le Diana

    Antananarivo, 26 Mai, 10h45 – “Vaky vava saha” dans le Diana. La campagne de commercialisation de la vanille verte a été officiellement ouverte dimanche. Pour lancer la campagne, les autorités, les acheteurs et les vendeurs se sont retrouvés à Marosely, dans la commune rurale d’Antranokarany, district d’Ambanja.

    Pour cette première journée, un seul acheteur s’est présenté, et selon un communiqué du gouvernorat de la région, celui-ci a proposé un prix d’achat de 46 000 ariary le kilo. Les producteurs, eux, ont proposé le prix de 100 000 ariary. “Mais ils ont fini par s’entendre sur le prix de 46 000 ariary”, confie une source auprès de la région. Les autres acheteurs semblent encore préférer attendre l’évolution du marché avant de se positionner, poursuit le gouvernorat.

    L’Etat, pour sa part, n’a pas fixé de prix plancher cette année, souligne encore le gouvernorat. Lors du Conseil des ministres délocalisé qui s’est tenu jeudi à Nosy Be, il a surtout été question de la mise en place des règles conformes aux normes et standards validés en septembre 2024 et de la sécurisation des plantations avec la mise en place de brigades spéciales auprès de la gendarmerie dans les districts de la région de la Sava pour protéger la production.

  • ENERGIE – 7 milliards d’ariary d’économie annuelle en vue avec la construction de la centrale solaire de Madiro à Nosy Be, selon le ministère 

    ENERGIE – 7 milliards d’ariary d’économie annuelle en vue avec la construction de la centrale solaire de Madiro à Nosy Be, selon le ministère 

    Antananarivo, 26 Mai, 6h55 – Les avantages d’une centrale solaire mis en avant. Les autorités attirent l’attention sur l’impact économique de la centrale solaire de 5 MW qui sera installée à Madiro Nosy Be lors de la cérémonie de lancement des travaux de construction, samedi.

     

    “Grâce à cette centrale solaire, nous allons économiser jusqu’à 7 milliards d’ariary par an rien que pour Nosy Be, en réduisant massivement les importations de carburant utilisées jusqu’ici pour produire l’électricité, souligne-t-il dans son discours. “Le carburant constitue une dépense importante”, poursuit-il.

     

    A l’économie réalisée sur l’achat des carburants, le président de la République Andry Rajoelina met également en avant l’économie réalisée sur le paiement des loyers des centrales thermiques appartenant à des opérateurs privés. “Nous ne pouvons même plus payer les frais de location alors que le gasoil coûte déjà très cher”, regrette-t-il.

     

    Outre les 7 milliards d’ariary d’économie qui seront réalisés par la Jirama, le président de la République annonce également une baisse du prix de l’électricité. Olivier Jean Baptiste, lui, ajoute la “réduction des émissions de CO2, tout en assurant une alimentation électrique plus stable et moins coûteuse”.

     

    Le projet de centrale solaire de Madiro s’inscrit dans le cadre du programme national de 50MW, financé intégralement par l’État malgache, qui vise à tripler le taux d’accès à l’électricité d’ici 2030. À Nosy Be, la centrale, combinée à un système de batteries de 3,2 MWh, couvrira jusqu’à 85 % des besoins en électricité pendant la journée et 41 % la nuit, selon le ministère.

     

    La centrale comprendra environ 8 700 panneaux solaires et injectera entre 6 à 7 millions de kWh par an dans le réseau local. Elle sera complétée dans les prochaines semaines par une deuxième centrale photovoltaïque de 3 MWc, issue d’un partenariat public-privé, et qui est en cours de construction. Mais Andry Rajoelina annonce déjà une deuxième centrale de 5MW pour 2026.

  • MOBILITÉ URBAINE – Andry Rajoelina annonce des bus électriques à Nosy Be pour relier le futur nouveau quartier mixte de Madiro à Hell-Ville

    MOBILITÉ URBAINE – Andry Rajoelina annonce des bus électriques à Nosy Be pour relier le futur nouveau quartier mixte de Madiro à Hell-Ville

    Antananarivo, 25 Mai, 19h15 – “Que Nosy Be soit notre fierté, et qu’elle n’ait pas à rougir de la comparaison avec les autres”. Le président de la République Andry Rajoelina entend mener jusqu’au bout la “transformation” et la “modernisation” de Nosy Be. Et pour relier “le nouveau quartier mixte de Madiro” au Centre-Ville à Hell-Ville, le chef de l’Etat annonce la “mise en place de bus électriques”.

     

    “Nous avons vu que la route est maintenant en bon état, donc, cela partira d’ici jusqu’en Centre-Ville”, indique-t-il en marge du lancement officiel des travaux de mise en place de la centrale solaire. Il reste cependant encore à voir comment aménager le chef-lieu de Nosy Be, sachant que “c’est un peu étroit là-bas”, poursuit Andry Rajoelina.

     

    Pour ce qui est de la route entre Madiro et Hell-Ville, les travaux de réhabilitation sont faits, et “elle est suffisamment large pour que deux voitures puissent se croiser dans les deux sens” si l’on en croit le ministre des Travaux publics. Dans son discours à Nosy Be, Richard Rafidison souligne que la chaussée de la route nationale secondaire RNS30A qui relie Andilana à Hell-Ville fait 6m à 6m20, ou au pire 5m50 de large pour les parties les plus étroites. La route du Nord qui relie Madiro à la RNS30A, “elle a déjà été inaugurée en 2022”, comme le rappelle le président de la République.

     

    En matière d’énergie, le chef de l’Etat annonce déjà un parc solaire de 5MW à installer dès l’année prochaine pour compléter la centrale solaire de 5MW dont les travaux ont été officiellement lancés samedi, et celle de 3MW appartenant à une entreprise privée qui est déjà en cours de finalisation si l’on en croit le ministre de l’Energie et des hydrocarbure Olivier Jean Baptiste. Avec cette nouvelle centrale en projet, Nosy Be devrait ainsi bénéficier de trois centrales solaires de 13MW en tout en 2026.

     

    Le site du “nouveau quartier mixte de Madiro” annoncé jeudi lors du Conseil des ministres délocalisé à Nosy Be a été officiellement dévoilé samedi. Se trouvant à l’Ouest de l’île aux Parfums, sur la route du Nord entre Andilana et l’aéroport international de Fascène, il devrait se trouver non loin du site d’implantation de la centrale solaire de 5MW, sur un ancien terrain appartenant à la Sirama, si l’on en croit le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat Gérard Andrimanohisoa. Il devrait s’étaler sur un terrain de 118ha, dont 13ha accueilleront la centrale solaire.

     

    Photo : Présidence de la République

  • SECTEUR MINIER – “Les investisseurs cherchent la stabilité”, affirme Simon Wall de Base Resources

    SECTEUR MINIER – “Les investisseurs cherchent la stabilité”, affirme Simon Wall de Base Resources

    Antananarivo, 25 Mai, 11h05 – Un paramètre déterminant. “Ce que les investisseurs cherchent, c’est la stabilité”, affirme jeudi Simon Wall, directeur exécutif en charge des affaires extérieures chez Base Resources. Il répond à une question sur les raisons ayant poussé la compagnie, promotrice du projet Base Toliara, à demander une certification d’éligibilité en vertu de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM).

     

    Base Resources avait déjà exprimé, dans l’un de ses rapports d’activité de l’an dernier, son souhait d’être éligible à la LGIM. L’objectif est de “faire en sorte que le régime fiscal convenu et la législation malgache en vigueur, tels que complétés et clarifiés par l’accord d’investissement, soient notamment stabilisés pendant la durée de la certification”, avait-elle précisé dans ce document.

     

    La LGIM est actuellement en cours de révision. Les dispositions fiscales sont déjà, par ailleurs, incluses dans la loi de finances de 2025. Néanmoins, la version en vigueur a déjà instauré un régime juridique, fiscal, douanier et de change, pensé pour être attractif et spécifique, afin d’accompagner à long terme les projets miniers de très grande envergure.

     

    “Une fois cette révision engagée, nous verrons les termes et conditions proposés. En tout cas, c’est un outil grâce auquel Madagascar pourra garantir la stabilité et la prévisibilité nécessaires à des projets comme Base Toliara”, explique Simon Wall. “Nous cherchons à comprendre les conditions dans lesquelles les accords actuels soutiendront le projet à l’avenir”, a-t-il poursuivi.

     

    La révision de la LGIM, en cours de processus, avait déjà été recommandée par les partenaires de Madagascar, comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Elle figure notamment parmi les actions préalables que le gouvernement doit entreprendre dans le cadre de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour Madagascar. Le FMI a également estimé que cette loi, qui établit un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devrait être révisée conformément au nouveau Code minier.