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  • CONSOMMATION – Le “Salon Biolojika” pour rendre l’agriculture biologique accessible aux ménages malgaches

    CONSOMMATION – Le “Salon Biolojika” pour rendre l’agriculture biologique accessible aux ménages malgaches

    Antananarivo, 21 Mai, 18h00 – “Ny Bio ho an’ny Malagasy”. Ce qui peut se traduire par rendre l’agriculture biologique accessible aux ménages malgaches. C’est le thème de la quatrième édition du Salon Biolojika qui est préparée par le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) et qui se tiendra au mois de juin.

    L’idée de rendre l’agriculture biologique accessible est actuellement importante, explique cette organisation. Elle devrait permettre de renforcer la consommation locale ainsi qu’à promouvoir une alimentation saine et équilibrée. Mais elle contribuera aussi à bâtir des filières équitables capables de contribuer à la sécurité alimentaire nationale tout en respectant les ressources naturelles, souligne le Symabio.

    Le bio n’est d’ailleurs plus un marché de niche, soutient-elle. Elle explique qu’“il devient un levier stratégique pour la transformation de notre agriculture afin de la rendre plus durable, plus résiliente face aux changements climatiques, et porteuse d’emplois ruraux”.

    Le Salon Biolojika fera donc découvrir au grand public les bienfaits de la filière bio. Cet évènement constitue aussi une vitrine pour valoriser les initiatives nationales et locales, et une occasion pour sensibiliser à l’importance stratégique d’un modèle agricole respectueux de la santé humaine, de l’environnement et des terroirs.

    Au programme pour cette édition, des ateliers pratiques et des démonstrations pour les agriculteurs, les transformateurs et les consommateurs. Il y aura également des conférences thématiques présentées par des experts nationaux et internationaux. Sans parler des expositions de produits ou encore la présentation des champions du bio à Madagascar.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le gouvernement tente de rassurer sur les impacts environnementaux du projet Base Toliara

    SECTEUR EXTRACTIF – Le gouvernement tente de rassurer sur les impacts environnementaux du projet Base Toliara

    MAntananarivo, 21 Mai, 8h40 – Les autorités en campagne de communication. Après le président de la République qui a mis l’accent sur les bénéfices que le pays en général et Toliara en particulier tireraient du projet Base Toliara, les membres du gouvernement montent au créneau pour apaiser les inquiétudes environnementales et sociales liées à ce projet d’extraction minière. Lundi et mardi, les ministres en charge des Mines et de l’Environnement se sont succédé pour s’exprimer sur le sujet.

     

    “Il n’y a aucune exploitation prévue dans la zone protégée de Ranobe PK32”, martèle alors Max Fontaine, ministre de l’Environnement et du développement durable dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère mardi. Il affirme que “95 % de la zone concernée par l’exploitation est surtout constituée de savanes et de broussailles”, et que “seuls quelques baobabs, situés hors de la zone protégée, pourraient être impactés”.

     

    Le ministre reconnaît, certes, qu’“aucun projet minier au monde ne peut être totalement neutre pour l’environnement”. Mais il insiste sur l’engagement à limiter et compenser les impacts. Il met notamment en avant la volonté de la compagnie minière à restaurer les forêts et à mettre en place un programme de compensation écologique. Il évoque également les actions prévues pour soutenir la gestion des zones protégées.

     

    Pour Max Fontaine, “l’ennemi de l’environnement n’est pas l’exploitation minière, mais la pauvreté”. Or, “ce projet prévoit des actions d’amélioration des revenus de la population riveraine”, rappelle-t-il, évoquant les emplois qui seront créés mais aussi des activités génératrices de revenu comme l’apiculture, entre autres. “Tout cela est prévu dans la mise à jour de l’étude d’impact environnemental et social (EIES) qui a été exigé de Base Toliara”, insiste le ministre.

     

    Le ministre des Mines, Herindrainy Olivier Rakotomalala, de son côté, met l’accent sur les aspects scientifiques et techniques pour soutenir le projet. “Les cartes montrent que le site d’exploitation est éloigné des forêts des Mikea”, insiste le ministère. Il évoque également une “méthode d’extraction progressive, par blocs de 2 hectares, dans la couche supérieure de sable, sans toucher aux strates profondes ni aux forêts avoisinantes, comme celles des Mikea.

     

    Les déclarations du gouvernement interviennent après celles de la Commission épiscopale Justice et Paix de l’Eglise catholique qui a récemment tenu son assemblée générale à Toliara et qui a axé son message sur l’exploitation des ressources naturelles à Madagascar. Dans sa déclaration Justice et Paix dénonce les exploitations “anarchiques, destructrices et irrespectueuses de la dignité humaine”, mais reconnaît néanmoins l’existence d’entreprises qui cherchent à respecter les normes humaines et environnementales.

     

    La Commission Justice et Paix insiste alors sur la “nécessité de formaliser l’activité des petits exploitants”, de former les populations locales, et surtout d’assurer “une redistribution équitable et transparente des richesses”. Elle regrette que “le pays ne manque pas de ressources naturelles, mais la majorité des Malgaches vivent toujours dans la pauvreté”. Pour cette commission épiscopale, “la richesse n’est une richesse que si elle est productive et produit pour le bien de tous”.

  • PARLEMENT – Les séances de questions-réponses avec le gouvernement prévues à la mi-juin au niveau des deux Chambres

    PARLEMENT – Les séances de questions-réponses avec le gouvernement prévues à la mi-juin au niveau des deux Chambres

    Antananarivo, 21 Mai, 6h45 – Des rencontres officielles entre le gouvernement et le Parlement en préparation. Après près de trois ans d’absence, les séances de questions-réponses prévues par la Constitution vont reprendre.

     

    Mardi, le Sénat modifie son ordre du jour et prévoit un face-à-face Sénateurs – Gouvernement le lundi 16 juin à partir de 9h30, au Palais d’Anosikely. Du côté de l’Assemblée nationale, la séance est envisagée pour les 12 et 13 juin mais le calendrier doit encore être validé par le Bureau permanent et adopté par la séance plénière des députés.

     

    “Il est prévu qu’il y ait un face-à-face les 12 et 13 juin. Mais jusqu’à ce jour, cela ne figure pas encore dans l’ordre du jour”, indique Hanitra Razafimanantsoa, députée élue dans le premier arrondissement d’Antananarivo et présidente du groupement parlementaire Firaisankina, lors d’une conférence de presse donnée mardi. Philobert Milavonjy, rapporteur général de l’Assemblée nationale, confirme que cette séance de questions-réponses devrait bien être inscrite au programme.

     

    “Le sujet sera discuté lors de la prochaine réunion du Bureau permanent prévue le 28 mai”, confie-t-il, en soulignant qu’il revenait à cette instance de statuer sur son intégration à l’ordre du jour de la session plénière. Lors de son discours d’ouverture de la session ordinaire du Parlement le 6 mai, le président de l’Assemblée nationale, Justin Tokely, avait assuré que cette rencontre aurait bien lieu, sous réserve de la disponibilité du gouvernement.

     

    La dernière séance de ce type remonte à juin 2022. Une séance avait été prévue en décembre 2022, mais elle avait été annulée après une tentative avortée de motion de censure concoctée par certains députés, dont quelques-uns de la majorité. Depuis, plusieurs motifs avaient été avancés tant du côté des élus que de celui du gouvernement pour annuler les séances prévues ou même pour ne pas les intégrer dans les agendas des assemblées parlementaires

     

    Ces rencontres entre gouvernement et membre du Parlement relèvent d’une obligation constitutionnelle. L’article 102 de la Constitution indique qu’au moins une séance toutes les deux semaines, y compris en session extraordinaire, doit être consacrée aux questions des parlementaires et aux réponses du gouvernement.

  • SANTÉ – La transmission du poliovirus de type 1 officiellement interrompue à Madagascar

    SANTÉ – La transmission du poliovirus de type 1 officiellement interrompue à Madagascar

    Antananarivo, 20 Mai, 18h45 – Madagascar franchit une étape importante dans la lutte contre la polio. La Grande île est officiellement libérée du poliovirus de type 1. “Madagascar a réussi à interrompre la transmission du variant du poliovirus de type 1”, se réjouit le bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Madagascar dans son communiqué.

    La direction du programme élargi de vaccination (DPEV) avait déjà annoncé il y a une semaine qu’aucune nouvelle détection de cas de polio n’a été signalée sur la Grande île depuis septembre 2023. Tous ses partenaires se sont joints au ministère de la Santé publique pour féliciter le pays ce mardi.

    Pour les partenaires, ce succès résulte de la mise en place d’une stratégie interdisciplinaire. Le bureau de l’OMS à Madagascar cite notamment « les campagnes de vaccination de masse, le système de surveillance renforcée du pays, l’intensification des enquêtes sur les cas, la participation communautaire et les stratégies novatrices de vaccination, principalement les campagnes porte-à-porte ».

    Après avoir été certifié « polio free » en 2018, Madagascar a vu resurgir des cas de poliomyélite en 2020. La situation sanitaire due à l’épidémie de Covid-19, couplée avec une méfiance élevée à l’encontre des vaccins avait conduit à une forte baisse de l’immunisation à Madagascar, ce qui avait conduit à la résurgence de la maladie.

    Depuis, le gouvernement et ses partenaires ont repris les campagnes de lutte contre la polio. Le pic de la flambée était observé en septembre 2023, avec « 287 cas confirmés, soit 45 cas de paralysie flasque aiguë, 44 cas communautaires et 198 échantillons testés positifs, issus de la surveillance environnementale des eaux usées ».

  • TSIMBAZAZA – La séance consacrée à l’ordre du jour de l’opposition “reportée”, selon l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – La séance consacrée à l’ordre du jour de l’opposition “reportée”, selon l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 20 Mai, 11h30 – Pas de ministres devant l’Assemblée nationale ce mardi. La séance prévue qui devait être consacrée à l’ordre du jour de l’opposition parlementaire a été reportée à une date ultérieure. Cette décision a été prise “pour diverses raisons”, peut-on lire sur le site web de l’institution et sur le tableau de l’ordre du jour à Tsimbazaza, sans plus de précisions sur les motifs exacts de ce report.

    Lundi, l’ordre du jour téléchargeable sur le site de l’Assemblée nationale mentionnait encore la tenue de la séance pour 10h. Aucune séance plénière n’avait non plus été organisée pour changer l’ordre du jour. Quelques députés membres de l’opposition parlent d’“annulation” plutôt que de report, et confient avoir été informés par SMS tard dans la nuit du lundi à mardi.

    Dans son ordre du jour prévu ce mardi, le groupe parlementaire avait prévu de convoquer quatre membres du gouvernement pour leur poser des questions. Ont notamment été annoncés la ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, la ministre de l’Intérieur, Niritsoa Harinandrasana Rahajavololoniaina, et le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Fontaine.

    Ce n’est pas la première fois que l’opposition fixe l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. En novembre dernier, l’opposition avait déjà organisé une séance durant laquelle cinq ministres avaient été convoqués pour répondre aux questions des députés. Les membres du gouvernement présents à la séance avaient ensuite répondu aux questions des élus sur divers sujets brûlants tels que les délestages, la pénurie d’eau, la dégradation des routes nationales et l’insécurité.

    Après près de trois ans sans séance de questions-réponses à la Chambre basse, la dernière ayant eu lieu en juin 2022, cette séance consacrée à l’ordre du jour de l’opposition devait marquer un nouveau temps fort dans l’exercice du contrôle parlementaire des activités du gouvernement. Le droit de fixer l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pendant trois jours par mois est un droit constitutionnel de l’opposition dans le cadre des actions de contrôle parlementaire sur les activités du gouvernement.

  • FORMATION PROFESSIONNELLE – Un nouveau bâtiment aligné sur les standards internationaux en chantier pour l’INTH

    FORMATION PROFESSIONNELLE – Un nouveau bâtiment aligné sur les standards internationaux en chantier pour l’INTH

    Antananarivo, 20 Mai, 7h25 – L’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie (INTH) s’agrandit et se modernise. Un nouveau bâtiment comprenant 14 salles de classe répondant aux standards internationaux est actuellement en chantier du côté d’Ampefiloha. La pose symbolique de la première pierre a eu lieu lundi, lançant officiellement le début des travaux. Le chantier, financé par l’Agence française de développement (AFD), est prévu pour durer quinze mois.

     

    Cette extension vise à renforcer l’offre de formation dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, en lien direct avec les besoins croissants en compétences qualifiées. En plus des salles de cours, le projet comprend l’aménagement de laboratoires et d’espaces de formation pratique en cuisine, pâtisserie et restauration. Le tout dans une perspective de professionnalisation accrue des jeunes Malgaches.

     

    Présent lors de la cérémonie, Johann Pless, qui arrive au terme de son deuxième mandat en tant que président du Conseil d’administration de l’INTH, a souligné la performance de l’établissement et l’importance de soutenir son déploiement, notamment en province. Il a également salué l’esprit d’innovation porté par l’équipe dirigeante, appuyée par le Conseil d’administration, pour répondre aux exigences d’un secteur en pleine transformation.

     

    “Madagascar possède un immense potentiel touristique, mais pour que ce potentiel se transforme en une véritable force économique et sociale, il est essentiel de disposer d’un personnel qualifié, compétent et fier de son métier”, souligne la ministre du Tourisme et de l’artisanat Viviane Dewa dans son discours. Outre l’extension et la modernisation des locaux, le projet inclut aussi un volet renforcement des capacités pédagogiques de l’Institut afin de répondre de manière pertinente et durable aux besoins en compétence de ce secteur clé à Madagascar, comme le rappelle l’ambassadeur de France Arnaud Guillois dans son discours.

  • ENERGIE – 15 jours de perturbation prévus dans l’approvisionnement en électricité des localités Ouest du réseau interconnecté d’Antananarivo 

    ENERGIE – 15 jours de perturbation prévus dans l’approvisionnement en électricité des localités Ouest du réseau interconnecté d’Antananarivo 

    Antananarivo, 20 Mai, 6h15 – Les coupures de courant devraient être plus intenses dans une bonne partie de l’Ouest d’Antananarivo pendant 15 jours. Pour cause de panne de transformateur de la sous station de Tana Sud sise à Anosizato, l’approvisionnement en électricité des quartiers longeant la route nationale RN1, d’Anosizato jusqu’à Soavinandriana, ainsi que des localités d’Itaosy et du côté d’Ambohimanarina jusqu’à Talatamaty en passant par Ambodimita et ses environs devrait connaître des perturbations pendant environ deux semaines.

     

    Selon la Jirama, il faudra deux semaines pour remettre en état le transformateur de 25 MVA endommagé. Celui-ci devait même être démonté et transféré à Ambodivona pour être réparé. La panne est survenue samedi mais il a fallu du temps aux techniciens de la Jirama pour en comprendre les causes, et arriver à la conclusion qu’il fallait une révision de fond en comble du matériel.

     

    Ce n’est pas la première fois que la sous-station Tana Sud connait d’importantes pannes sur les matériels qui y sont installés. Il y a moins d’un an, en novembre 2024, une explosion survenue sur l’un de ses transformateurs avait déjà entraîné de fortes perturbations de l’approvisionnement en électricité des localités desservies via cette sous-station pendant plusieurs jours.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Quatre ministres convoqués par l’opposition ce mardi à Tsimbazaza

    ASSEMBLEE NATIONALE – Quatre ministres convoqués par l’opposition ce mardi à Tsimbazaza

    Antananarivo, 19 Mai, 20h50 – Un avant-goût d’un éventuel face-à-face entre députés et quelques membres du gouvernement à Tsimbazaza, ce mardi. Selon des sources auprès de la Chambre basse, le groupe parlementaire de l’opposition aurait convoqué quatre ministres pour demander des réponses sur des problèmes de la nation, dans le cadre de la journée consacrée à l’ordre du jour qu’elle est chargée de déterminer.

     

    Selon nos sources, il s’agit de la ministre de l’Economie et des finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, de la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, de la ministre de l’Intérieur Niritsoa Harinandrasana Rahajavololoniaina et du ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. Il sera question d’une séance d’interpellation et de demande d’explication comme cela a déjà eu lieu au mois de novembre de l’année dernière. A l’époque, l’opposition avait convoqué les ministres concernés par l’insécurité et le problème de ravitaillement en eau et en énergie à Madagascar.

     

    L’article 58 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale indique que durant chaque session parlementaire, l’opposition dispose de trois jours par mois pour déterminer l’ordre du jour. Cette disposition est également prescrite par l’article 102 de la Constitution alinéa trois qui indique que “trois jours de séance par mois sont réservés à un ordre du jour arrêté par chaque Assemblée à l’initiative des groupes d’opposition de l’Assemblée intéressée ainsi qu’à celle des groupes minoritaires”.

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – La modernisation de la ligne Tana-Côte Est parmi les projets de collaboration envisageables avec la Banque mondiale

    TRANSPORT FERROVIAIRE – La modernisation de la ligne Tana-Côte Est parmi les projets de collaboration envisageables avec la Banque mondiale

    Antananarivo, 19 Mai, 10h30 – Un nouveau domaine de collaboration est en discussion. La modernisation de la ligne ferroviaire entre Antananarivo et Toamasina figure parmi les projets structurants de la Grande Île auxquels la Banque mondiale pourrait contribuer. Le représentant résident de cette institution à Madagascar, Atou Seck, l’a évoquée en marge du lancement officiel des travaux sur la RN10 à Ampanihy, la semaine dernière.

    Cette modernisation ne vise pas seulement à réduire les coûts de transport, mais aussi à faciliter les échanges, désengorger le trafic routier et réduire les accidents, selon les explications du représentant de la Banque mondiale. L’excellente collaboration entre le Gouvernement et la Banque permet d’envisager ensemble ce type de projet ambitieux et structurant, a-t-il souligné.

    Dans son diagnostic du secteur privé, la Banque mondiale, en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), avait déjà indiqué qu’un réseau ferroviaire opérationnel pourrait atténuer la pression sur les routes et faire baisser les coûts de transport, notamment le long du principal corridor entre Antananarivo et la ville portuaire de Toamasina. “Si l’infrastructure ferroviaire était rénovée et bien entretenue, les lignes pourraient devenir financièrement viables”, ont-elles précisé.

    Madagascar est déjà en quête de partenariats dans ce domaine. La France a notamment été sollicitée pour participer non seulement à la réhabilitation de la ligne Antananarivo-Toamasina, mais aussi à l’équipement en matériel roulant de la ligne Fianarantsoa-Manakara, dans le cadre de la modernisation des infrastructures de transport. C’était l’un des sujets abordés par les présidents Andry Rajoelina et Emmanuel Macron lors de la visite d’État du président français à Madagascar.

  • COOPÉRATION – Roland Kobia appelle à la mise en place de mesures d’accompagnement et de suivi pour garantir les impacts des nouvelles infrastructures 

    COOPÉRATION – Roland Kobia appelle à la mise en place de mesures d’accompagnement et de suivi pour garantir les impacts des nouvelles infrastructures 

    Antananarivo, 18 Mai, 18h25 – La question de l’entretien des routes de nouveau abordée. Après le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, à Ampanihy, c’est l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, Roland Kobia, qui évoque le sujet à Toliara. Pour le diplomate, la réussite d’un projet d’infrastructure ne se mesure pas uniquement à sa construction, mais à sa capacité à générer un impact durable pour les populations. Et cela passe, selon lui, par des mesures d’accompagnement et un suivi rigoureux.

     

    “Ce travail aura plus d’impact, positif et durable pour le pays, lorsque chaque partie va le faire fructifier dans l’intérêt du pays, au travers des mesures d’accompagnement et de suivi, une fois que le projet sera réalisé”, déclare-t-il dans son discours lors de l’inauguration de la digue de Kiembe à Toliara. Pour lui, les bénéfices attendus de la nouvelle infrastructure ne saurait donc être durable et pérenne que si des efforts sont faits pour en assurer, entre autres, l’entretien, une bonne gestion et une utilisation adéquate.

     

    A Ampanihy, lors de la cérémonie de lancement officiel des travaux de réhabilitation de la RN10 reliant Ambovombe à Andranovory vendredi, le représentant de la Banque mondiale a déjà insisté sur l’importance de l’entretien et de la protection des routes. “Construire des routes, c’est essentiel, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi les entretenir régulièrement et les protéger des surcharges pour qu’elles durent”, a-t-il souligné.

     

    L’Union européenne, à travers la Banque européenne d’investissement (BEI), a financé à 100 % la digue de Kiembe, rappelle Roland Kobia dans son discours. Cette nouvelle rocade, longue de 5km et avec une largeur de 7m, relie le port Toliara à la route nationale RN7, puis directement vers l’aéroport. Elle vise à protéger les zones riveraines contre les inondations, fluidifier la circulation des poids lourds qui desservent le port, et offrir un nouvel espace public pour les habitants de Toliara, comme le rappelle Richard Rafidison, ministre des Travaux publics.

     

    Dans son discours, Roland Kobia rappelle que l’Union européenne a financé au cours des années de coopération avec Madagascar la réhabilitation de plus de 2 500 km de route. Outre les 5km de la digue de Kiembe, il a rappelé les chantiers actuellement en cours, comme la portion Tolagnaro – Ambovombe de la RN13, la RN12 entre Tolagnaro et Vangaindrano ou encore la portion Ambanja – Antsiranana de la RN6.

     

    Autant de travaux qui “illustrent l’engagement renouvelé de l’Union européenne et de ses citoyens envers Madagascar” surtout “dans un contexte global compliqué où l’argent se fait rare”, souligne-t-il, mettant en avant le fait que l’Union européenne reste “le premier donateur d’aide au développement et le premier partenaire commercial de Madagascar”.