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  • TRAVAIL – Une inspection de “haut niveau” pour les usines de fabrication d’uniformes de l’armée française à Madagascar

    TRAVAIL – Une inspection de “haut niveau” pour les usines de fabrication d’uniformes de l’armée française à Madagascar

    Antananarivo, 28 Février, 11h53 – Quand Hanitra Razakaboana, ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique remet sa casquette d’inspectrice du travail, elle est accompagnée de David Ralambofiringa, ministre de l’Industrialisation et du commerce. Et dans la délégation en charge de l’inspection se trouvent aussi des dirigeants de groupement professionnel. Et les usines du groupe Paul Boyé à Madagascar, fabriquant des uniformes pour l’armée française, ont fait l’objet d’une inspection en règle par des responsables de haut niveau.

    Premiers constats rapportés par le ministère et ses “inspecteurs” : “aucun enfant employé dans les usines et des produits conformes aux normes et aux qualités exigées aux entreprises franches sur le marché international”. Et comme l’inspection visait également à “voir de près les conditions et l’environnement des travailleurs” au sein des usines Paul Boyé, le ministère rapporte avoir vu clairement que les employés travaillent dans un milieu respectueux des lois et que tous leurs droits sont respectés”.

    A en croire le ministère, la descente de la délégation pour effectuer cette inspection fait suite aux diverses informations récemment publiées sur l’entreprise depuis qu’elle a obtenu le marché de la confection des uniformes de l’armée française. Selon le ministère, si Madagascar a été choisi par les entreprises pour délocaliser leur production, c’est parce que les Malgaches ont un savoir-faire qui les distingue des autres. “Les étrangers s’empressent pour passer des commandes chez nous”, poursuit le ministère.

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  • AIDE BUDGÉTAIRE – L’Etat espère le passage du dossier de Madagascar sur le deuxième DPO devant le Conseil d’administration de la Banque mondiale au mois de mai

    AIDE BUDGÉTAIRE – L’Etat espère le passage du dossier de Madagascar sur le deuxième DPO devant le Conseil d’administration de la Banque mondiale au mois de mai

    Antananarivo, 27 Février, 21h15 – L’Etat se veut optimiste. Madagascar devrait être soumis à l’évaluation de la Banque mondiale sur la deuxième Opération de politique de développement (DPO) pour une croissance équitable et inclusive au mois d’avril. Celle-ci devrait ensuite permettre la soumission du dossier de la Grande île devant le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods au mois de mai de cette année. C’est le calendrier avancé par les autorités dans le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi.

    L’Etat espère ainsi un second décaissement de 100 millions de dollars d’appui budgétaire dans le cadre de ce DPO avec la Banque mondiale, après celui qui lui était accordé au mois de juin 2023. Les Opérations de politique de développement pour une croissance équitable et inclusive devaient en effet fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025.

    Madagascar devait déjà bénéficier de ce second décaissement l’année dernière, mais aucun versement de la part de la Banque mondiale n’a eu lieu. Son obtention est conditionnée par plusieurs actions préalables à entreprendre et des déclencheurs dans divers domaines. Les représentants des ministères sectoriels bénéficiant de cet appui budgétaire s’étaient encore réunis avec l’équipe locale de la Banque mondiale pour discuter de ces conditionnalités. Le ministère de l’Economie et des finances avait néanmoins avancé que “les démarches pour ce décaissement sont en cours”.

    Les autorités malgaches “ont fait beaucoup d’efforts l’année dernière”, d’après le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Il avait notamment parlé des avancées sur les réformes sur le secteur minier, comme la sortie des décrets d’application du nouveau code minier ou encore la reprise attendue de la délivrance des premiers miniers, en marge de la présentation de la Note de conjoncture économique de Madagascar, mardi.

    Comme rappelé dans le compte rendu du dernier Conseil des ministres, les DPO de la Banque mondiale visent à renforcer la gouvernance, la résilience macrobudgétaire, ainsi que l’amélioration du climat d’investissement et l’approfondissement des réformes structurelles dans les secteurs critiques comme la connectivité numérique, l’énergie et les mines.

    Ces 100 millions de dollars attendus du second DPO, une fois reçus, seront affectés dans des projets d’infrastructures. Et une grande partie de ce financement sera allouée dans la mise en place de site de production d’électricité à partir de l’énergie renouvelable, précise ce rapport de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

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  • HABITAT – Les maisons de “réinstallation” des familles affectées par la réhabilitation du canal C3 bientôt prêtes

    HABITAT – Les maisons de “réinstallation” des familles affectées par la réhabilitation du canal C3 bientôt prêtes

    Bienvenue dans le nouveau village du quartier d’Andavamamba. Les 29 maisons nouvellement construites seront bientôt achevées. Elles vont accueillir 84 ménages qui vivaient au bord du Canal C3. Selon la répartition, chaque maison va abriter trois familles.
    Chaque famille aura droit à une surface habitable de 33m² sur deux niveaux. La plupart de ces ménages vivaient auparavant dans des cabanes en plastique. D’autres habitaient dans des cases en bois. Quelques-uns avaient des maisons en briques. Quand les travaux du canal C3 avaient commencé, ils avaient le choix entre la compensation en espèce, ou la réinstallation sur ce site à Andavamamba. Ces familles ont choisi d’être relogées dans les nouvelles maisons.

     

    “Quel est le rêve d’une famille ? C’est d’avoir une résidence. Et là, le logement est amélioré. Avant, ils ont vécu dans des maisons en bois. Maintenant, regardez, ils peuvent vivre dans des maisons et dans des quartiers propres comme ce que nous voyons ici. Et regardez l’alignement, c’est agréable”, a déclaré Andry Rajoelina
    Président de la République.

    Dans ce nouveau village, il n’y a pas que les maisons d’habitation. Les responsables du projet ont prévu d’autres commodités :  trois bornes fontaines, un marché, un lavoir, et des toilettes publiques.
    Les travaux ont été lancés il y a quelques années, Ils entrent dans le cadre du Projet de développement urbain intégré et de résilience (Produir). Ils devront être achevés avant la célébration du 65ème anniversaire de l’Indépendance. Ils devraient permettre d’améliorer les conditions de vie de la population, selon Andry Rajoelina.
    Mais ils devraient aussi contribuer au développement de la ville d’Antananarivo.

  • [CHIFFRE DU JOUR] Écart Salarial : Les entreprises productives paient sept fois plus

    [CHIFFRE DU JOUR] Écart Salarial : Les entreprises productives paient sept fois plus

    Bienvenue dans cette nouvelle édition du “chiffre du jour”. C’est l’émission de décryptage de chiffre marquant de l’actualité, présentée quotidiennement sur 2424FM, que vous êtes sur le point de suivre. Puisque nous nous intéressons aux actualités, sachez que la Banque mondiale a sorti mardi sa “Note de conjoncture économique de Madagascar”.
    Cette institution financière y apporte son analyse sur les évolutions récentes de l’économie malgache et présente ses perspectives à moyen terme.
    Aussi, nous avons décidé de nous baser sur le contenu de ce document pour cette édition du chiffre du jour.
    Et ce, afin de parler d’emplois, ou plutôt de rémunération.

    Selon la Banque mondiale, les 25 % des entreprises les plus productives à Madagascar parviennent souvent à offrir des salaires jusqu’à sept fois plus élevés que ceux offerts par les 25 % d’entreprises les moins productives.

    Les entreprises les moins productives auront donc jusqu’à multiplier par 7 le montant des salaires qu’elles proposent pour être au même niveau de salaires que les entreprises les plus productives du pays. La Banque mondiale s’en tient à la logique, comme quoi plus une entreprise a une productivité plus élevée, mieux elle est en mesure de créer des emplois mieux rémunérés mais surtout, et plus elle participe à la croissance économique du pays. Or, la Banque mondiale fait part de la diminution de la productivité des entreprises à Madagascar, notamment au cours des vingt dernières années.
    La productivité des entreprises malgaches est même considérée parmi les plus faibles au monde. L’exemple qu’avait pris la Banque mondiale est que “le travailleur malgache moyen est aujourd’hui trois fois moins productif que le travailleur moyen en Afrique subsaharienne”. Alors, qui sont les entreprises les plus productives à Madagascar?

    Eh bien, pour la Banque mondiale: ce sont surtout les entreprises qui ont les moyens d’investir dans la recherche et le développement. Ce sont également les entreprises étrangères, gérées par des hommes, qui ont souvent des niveaux de productivité élevés. La tâche est moins facile pour les entreprises locales, à plus forte raison pour celles dirigées par des femmes. La Banque mondiale souligne les défis auxquels ces entreprises font face, comme l’accès limité au financement, aux certifications de qualité ou encore à une main-d’œuvre qualifiée.

    En gros, c’est une partie du contenu de ce rapport de la Banque mondiale que je vous ai présenté aujourd’hui. Nous aurons certainement l’occasion de les analyser dans les prochaines éditions de cette rubrique. En tout cas, je vous donne déjà rendez-vous pour demain pour un nouveau chiffre. Je compte sur vous pour être au rendez-vous!

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry

  • FOOTBALL/QUALIFICATION MONDIAL – La rencontre entre Madagascar et Ghana déplacée au Maroc, selon la fédération

    FOOTBALL/QUALIFICATION MONDIAL – La rencontre entre Madagascar et Ghana déplacée au Maroc, selon la fédération

    Antananarivo, 27 Février, 16h45 – Les amateurs de football à Madagascar ne pourront toujours pas soutenir les Barea à domicile. Le calendrier du match de la sixième journée de la qualification à la Coupe du monde 2026 publié ce jeudi par la Fédération malgache de football (FMF) indique que la rencontre se tiendra au Grand stade d’Al Hoceima  au Maroc au lieu du stade Barea à Mahamasina.

    Ce calendrier vient confirmer un communiqué publié plus tôt la Fédération ghanéenne de football qui indique que le match entre Madagascar et le Ghana, prévu pour la sixième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, se jouera au Maroc. “Le Ghana se rendra au Maroc pour son match de qualification à la Coupe du monde de la Fifa contre Madagascar le lundi 24 mars”, rapporte le communiqué.

    Selon le communiqué de la Fédération ghanéenne, “initialement prévu à Antananarivo, le match a été délocalisé à Al Hoceima au Maroc, en raison du statut non approuvé du stade national de Madagascar”, rapporte ce communiqué. Une source auprès du comité exécutif de l’instance dirigeante du football malgache confie, pour sa part, que “le Maroc était une option de la Fédération au cas où le stade Barea ne serait pas encore homologué”.

    Jusqu’ici, la FMF, qui avait indiqué être la seule à pouvoir officiellement communiquer sur le sujet, n’a pas encore officiellement confirmé si le stade Barea a été homologué ou pas après la visite d’inspection effectuée par les experts de la Confédération africaine de football (CAF) il y a deux semaines. Récemment, Marson Abdullah Moustapha, ministre de la Jeunesse et des Sports, s’est rendu au siège de la CAF. Le sujet du stade a été évoqué durant ses audiences au Caire en marge de sa participation à Sports Expo mais il avait indiqué que la CAF enverrait directement sa réponse à la FMF.

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  • JUSTICE – Des détenus d’Antanimora et de Tsiafahy à transférer dans les prisons d’Imerintsiatosika et d’Avaradrano

    JUSTICE – Des détenus d’Antanimora et de Tsiafahy à transférer dans les prisons d’Imerintsiatosika et d’Avaradrano

    Antananarivo, 27 Février, 14h05 – De meilleures conditions de détention. Le ministère de la Justice annonce le transfert de prisonniers d’Antanimora et de Tsiafahy dans la maison centrale d’Avaradrano et à la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika. “Il existe neuf nouvelles maisons carcérales et des prisonniers d’Antanimora et de Tsiafahy seront envoyés dans ces nouvelles prisons”, rapporte le ministère de la Justice dans une publication postée mercredi soir sur sa page Facebook.

    Cette décision qui, selon le ministère, entre dans le cadre du respect des droits de l’homme et participe à la protection des droits détenus, devrait contribuer à réduire la surpopulation carcérale des prisons d’Antanimora et de Tsiafahy. Elle devrait ainsi permettre d’améliorer les conditions de détention des détenus même si, selon le directeur général de l’administration pénitentiaire rapporté par le ministère, “malgré la surpopulation carcérale, les droits des détenus en matière d’hygiène, de soins et de nourriture sont respectés”.

    En raison de la surpopulation carcérale, les conditions des détenus dans les prisons d’Antanimora et de Tsiafahy sont loin d’être idéales. Comme indiqué par le ministre de la Justice Benjamin Alexis Rakotomandimby, il fallait payer des écolages pour pouvoir bénéficier d’un semblant de confort dans le quartier de Maputo. Les occupants de ce quartier de la prison d’Antanimora, ouvert pour accueillir les détenus politiques de la crise politique de 2009, bénéficient d’équipements électroménagers, de sanitaires propres ou encore de l’eau courante. Ce qui en fait des privilégiés par rapport aux autres détenus, amenant ainsi le ministre à décider de fermer ce quartier sauf aux prisonniers de plus de 70 ans.

    Pour Benjamin Rakotomandimby, tous les prisonniers doivent être traités de manière égale, sans privilèges particuliers. Mais il affirme également vouloir “protéger les agents pénitentiaires de toute suspicion de corruption” en faisant fermer le quartier des “privilégiés”.

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  • NECROLOGIE – Dave Rabaraona du groupe Les Surfs tourne définitivement le dos 

    NECROLOGIE – Dave Rabaraona du groupe Les Surfs tourne définitivement le dos 

    Antananarivo, 27 Février, 8h20 – C’est avec tristesse que les membres de la famille ainsi que les proches de Dave Rabaraona, de son vrai nom David Yves Marcel Andriamamonjy, membre du groupe Les Surfs, annoncent sur leurs réseaux respectifs la mort de cette voix inoubliable de la chanson malgache survenue à Montréal, le 26 février. C’est à l’âge de 81 ans que cette véritable star de la chanson tourne définitivement le dos.

     

    Dans l’annonce du décès de son frère, Rocky Rabaraona rappelle que son baryton de frère était soliste dans Le Printemps Sur La Colline, When The Saints Go Marchin’in et Les Hommes N’Auront Plus Peur. Mais il s’était aussi occupé de la partie technique des concerts du groupe. Selon toujours Rocky Rabaraona, c’était Dave Rabaraona qui avait fondé en 2008 la nouvelle entité Les Surfs 2008 pour participer à la tournée « Age tendre et tête de bois 2008 ». Il avait été élevé au rang de Commandeur des Arts, des Lettres et de la Culture en 2021. La cérémonie avait eu lieu à l’ambassade de Madagascar en France et avait été presidée par Rija Rajohnson, ambassadeur.

     

    Le départ de Dave Rabaraona laisse un grand vide dans la chanson malgache. Il rejoint par ce départ sans retour ses deux sœurs aînées Monique et Nicole Rabaraona parties avant lui et toutes deux membres du groupe Les Surfs également. Ce qui laisse au groupe Les Surfs les trois derniers membres qui sont Pat, Coco et Rocky Rabaraona.

     

    Le groupe Les Surfs est l’un des tout premiers groupes malgaches à avoir percé à l’international. Ils ont fait des tournées dans toute l’Europe et même en dehors et ont partagé avec les plus grands au sommet de leur carrière comme les Rolling Stone ou encore Stevie Wonder. C’est en 1971 que les membres du groupe se séparent et s’installent à Montréal.

     

    Photo : Rocky Rabaraona

  • COOPERATION – Le Fonds monétaire international juge les résultats de Madagascar “globalement mitigés”

    COOPERATION – Le Fonds monétaire international juge les résultats de Madagascar “globalement mitigés”

    Antananarivo, 27 Février, 7h05 – “Acceptables mais inégaux”. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) qui vient d’achever les premières revues de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de Madagascar juge les résultats de la Grande île “globalement mitigés”. Ce Board avait évalué le pays et a livré cette appréciation, sur la base des critères de performances qui étaient définies au mois de juin 2024.

    Plusieurs repères structurels avaient été définis dans le cadre des revues de ces deux programmes avec le FMI. Et le premier examen du dossier de Madagascar par le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods était déjà prévu en novembre de l’année dernière. Mais c’est ce mercredi 26 février que ce Board l’avait finalement entrepris.

    Ce premier examen se basait sur des critères de performances qui étaient définies à fin juin 2024. Pour la FEC par exemple, les autorités malgaches devaient entre autres finaliser et faire approuver par le Conseil des Ministres le plan de redressement de la Jirama préparé par la nouvelle équipe de direction au mois de novembre de 2024. La mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants et inscrire la subvention associée dans le budget était également parmi les cases que ces autorités devaient cocher. Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants avait été mis en oeuvre en mi-janvier.

    Pour la FRD, l’adoption du décret sur le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME) et l’adoption du décret sur les évaluations d’impact environnemental en remplacement du décret MECIE de 2004 sont les deux réformes dans le cadre de la première revue de ce programme. Ces textes devaient être adoptés au mois de novembre de l’année dernière. Ils sont sortis au mois de janvier de cette année.

    Comme souligné dans le communiqué du FMI à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration, “les résultats du programme à fin juin 2024 ont été globalement jugés mitigés, soulignant la nécessité de maintenir une forte appropriation politique pour soutenir la mise en œuvre du programme”. Ce Conseil a néanmoins approuvé le décaissement immédiat de 101 millions de dollars pour Madagascar au titre de ces deux programmes.

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, évoque une implication personnelle du président de la République et du Premier ministre pour faire passer la revue. “Je peux témoigner que le président de la République Andry Rajoelina a pesé de tout son poids pour pousser la première revue de la FEC et du FRD”, écrit-elle sur sa page Facebook. “Le Premier ministre Christian Ntsay n’a pas non plus ménagé ses efforts pour apporter des explications sur la ligne de conduite du gouvernement”, ajoute-t-elle.

    La ministre rapporte aussi des velléités de blocage et de suppression des deux programmes menées par certaines personnes qu’elle n’a pas identifiées jusqu’au FMI. “Ces gens ont lancé des initiatives à charge sur le dossier de Madagascar”, dénonce-t-elle, heureuse que le FMI sache “faire preuve de discernement face à la haine”.

    Pour la suite du programme, les autorités malgaches sont encouragées par le FMI à accélérer les réformes nécessaires pour stimuler la croissance. Elles devraient également poursuivre la mise en œuvre du mécanisme automatique d’ajustement des prix des carburants ou encore renforcer les processus de gestion des finances et des investissements publics. Il leur est notamment recommandé “des efforts supplémentaires pour continuer à améliorer la mobilisation des recettes intérieures et sécuriser fermement le redressement financier de la Jirama”. La deuxième revue est prévue en avril, selon la ministre.

    Photo d’illustration : MEF

  • ÉNERGIE – Les pertes dues aux pannes électriques représentent 24% des ventes annuelles des entreprises, rapporte la Banque mondiale

    ÉNERGIE – Les pertes dues aux pannes électriques représentent 24% des ventes annuelles des entreprises, rapporte la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Février, 22h55 – Des défaillances qui ne sont pas sans impacts. Plus de la moitié des entreprises consultées par la Banque mondiale dans le cadre de l’élaboration de sa Note de conjoncture économique à Madagascar, auraient indiqué subir des pannes d’électricité. Et les pertes générées par ces pannes pour les entreprises concernées représentent en moyenne 24% de leurs ventes annuelles, rapporte le document, présenté mardi.

    Les entreprises à Madagascar sont les plus impactées par cette défaillance. Les pertes qu’elles subissent sont beaucoup plus élevées que les moyennes de l’Afrique subsaharienne et du monde entier, qui sont respectivement de 8,3% et 4%. C’est ce qu’avance la Banque mondiale dans cette note de conjoncture qui analyse les évolutions récentes de l’économie malgache mais qui présente également ses perspectives à moyen terme.

    Ces entreprises auraient également indiqué qu’il faut 73 jours, en moyenne, pour installer une connexion électrique, ce qui est supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, qui est de 40 jours. Environ 20,5% d’entre elles auraient également déclaré connaître en moyenne deux insuffisances d’eau au cours d’un mois typique.

    L’accès limité à l’électricité reste en tout cas une contrainte pour les entreprises à Madagascar. Leur productivité est freinée par cet obstacle majeur, déplore le représentant pays de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. “L’énergie à Madagascar est instable et nous en faisons tous l’expérience au quotidien”, lâche-t-il. Or, “sans électricité, il est impossible de produire et d’innover”, expose-t-il.

    La Banque mondiale indique alors qu’en plus de soutenir les réformes pour améliorer la gouvernance et la viabilité financière de la Jirama, elle appuie aussi le renforcement du réseau de transport et de distribution d’électricité de la compagnie nationale. Atou Seck parle également de financement par cette institution de la réhabilitation du système électrique afin de limiter les coupures d’électricité.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Base Toliara prône le partage équitable de sa rente minière

    SECTEUR EXTRACTIF – Base Toliara prône le partage équitable de sa rente minière

    Antananarivo, 26 Février, 19h45 – Pour que tous y trouvent leur compte. Base Toliara prône le partage équitable de la rente minière tirée de son projet d’exploitation à Ranobe. Veiller à ce que toutes les parties concernées, dont les communautés hôtes de son projet, sa région d’implantation ou encore l’Etat, jouissent réellement des retombées de cette exploitation constitue l’un des engagements de cette compagnie. C’est ce qu’avait réitéré son directeur général Jean Bruno Ramahefarivo, lors de la signature du Mémorandum d’entente entre Base Toliara et la commission Justice et paix, lundi.

    « La considération de l’intérêt commun est dans l’ADN de notre compagnie », explique Jean Bruno Ramahefarivo. « Aussi nous prônons le partage équitable des retombées de notre exploitation, pour que celles-ci impactent positivement sur les conditions de vie des communautés entre autres », poursuit-il.

    Le directeur général de Base Toliara souligne néanmoins l’importance de bien identifier les bénéficiaires effectifs de son projet, que ce soit au niveau local, régional et national. C’est une démarche essentielle pour leur permettre de percevoir réellement ce qui sont convenus, surtout que les retombées de ce projet couvrent plusieurs domaines, expose-t-il.

    Base Toliara a donc scellé dans ce sens un partenariat avec la commission Justice et Paix. Il y a d’ailleurs un alignement entre la vision de cette compagnie et la doctrine sociale de l’Eglise consistant à veiller au bien-être de la population, soutient le président de cette Commission, Monseigneur Benjamin Ramaroson.

    Le partenariat entre les deux parties touche le foncier et d’autres domaines, précise alors le directeur général de Base Toliara, Jean Bruno Ramahefarivo. Puisque cette compagnie doit procéder à l’acquisition de terrain, il lui est important non seulement d’identifier les propriétaires réels des terrains mais également de procéder à une acquisition qui soit conforme au cadre légal. « Et là, le recours à Justice et Paix qui dispose de l’expertise ainsi que de l’expérience dans ce domaine est déterminant », avance-t-il.

    Monseigneur Benjamin Ramaroson de la commission Justice et Paix soutient que Madagascar dispose de plusieurs ressources. « Mais elles devraient être exploitées pour devenir des richesses. Leur exploitation devrait cependant profiter à tous et non pas pour des intérêts particuliers seulement », explique-t-il. Aussi, « nous servirons de balise pour que les retombées soient réellement perçues par les communautés touchées par le projet », fait-il savoir.

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