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  • SOUTIEN AUX ENTREPRISES – Les contrôles et contentieux fiscaux au menu de la réunion du Comité stratégique du GEM

    SOUTIEN AUX ENTREPRISES – Les contrôles et contentieux fiscaux au menu de la réunion du Comité stratégique du GEM

    Antananarivo, 5 Février, 17h00 – Un sujet crucial. Les enjeux fiscaux avaient été au centre des discussions durant la réunion du Comité stratégique du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Ce fut une occasion pour ce groupement d’avancer des propositions pour mieux accompagner ses membres, surtout face aux contrôles et contentieux fiscaux rencontrés par les entreprises.

    La direction générale des Impôts (DGI) avait, de son côté, décidé d’accorder aux entreprises ayant fait l’objet de contrôle fiscal un délai supplémentaire jusqu’au 28 février 2025, pour faire connaître leurs acceptations ou pour formuler leurs observations par rapport aux notifications primitives émises à leur encontre. Cette disposition entre dans le cadre des procédures de contrôle et de redressement contradictoire.

    Le Comité stratégique du GEM s’était par ailleurs penché sur les nouvelles dispositions de la loi des finances 2025. C’était avec une volonté affirmée de défendre les intérêts du secteur privé à travers la mise en place d’un plaidoyer structuré et efficace, d’après ce que ce groupement avait rapporté.

    Le GEM a discuté de sa feuille de route 2025 durant cette réunion de son Comité stratégique. Les orientations et les décisions que ce groupement aura à prendre pour structurer l’année en cours y étaient alors définies.

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  • NECROLOGIE – Décès de l’Aga Khan IV, imam des chiites ismaéliens, humanitaire et philanthrope

    NECROLOGIE – Décès de l’Aga Khan IV, imam des chiites ismaéliens, humanitaire et philanthrope

    Antananarivo, 5 Février, 14h15 – La communauté chiite ismaélienne en deuil. Le monde, lui, perd un grand philanthrope. L’Aga Khan IV est décédé le 4 février. C’est le Réseau Aga Khan de développement qui annonce le décès. “Son Altesse le prince Karim Al-Hussaini, Aga Khan IV, 49ème imam héréditaire des musulmans chiites ismaéliens et descendant direct du prophète Mahomet, est décédé paisiblement, entouré de sa famille”, écrit-il sur le réseau social X.
    ⭕Né en 1936, Karim Al-Hussaini est intrônisé 49e imam héréditaire des Ismaéliens en 1957. Il avait succédé à son grand-père, Mahomed Shah, à seulement 21 ans. Depuis, il s’est donné comme mission de poursuivre l’oeuvre de son grand-père. Celui-ci avait créé des hôpitaux, des logements et des coopératives bancaires dans les pays en développement. Et c’est dans cet esprit qu’il a créé en 1967 la Fondation Aga Khan, puis le Réseau Aga Khan de développement (AKDN).
    ⭕Cet important réseau, employant plus de 90 000 personnes dans le monde, est fortement engagé dans des programmes de développement dans le monde, notamment en Asie et en Afrique. A Madagascar, le Réseau Aga Khan de développement travaille aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Présent à Madagascar depuis 2005, l’AKDN agit à travers la Fondation Aga Khan dont les projets sont mis en oeuvre par l’Organisation de soutien pour le développement rural à Madagascar (OSRDM) et la Première agence de microfinance (PAMF), une banque de microfinance agréée par la Banque centrale.
    ⭕Le Shah Karim Al-Hussaini Aga Khan IV, lui, est déjà venu plusieurs fois sur la Grande île. En 2007, notamment, il a effectué une visite sur la Grande île dans le cadre de son jubilé du cinquantenaire. La famille Ismaël et Inviso Group s’associent aux douleurs de ses proches et adressent leurs plus sincères condoléances à la famille de l’Aga Khan et à l’ensemble de la communauté chiite ismaélienne à Madagascar et dans le monde.
    Photo : Fondation Aga Khan
  • CARBURANTS – Les prix du gasoil et du pétrole lampant en hausse, celui du sans plomb en baisse de 200 ariary 

    CARBURANTS – Les prix du gasoil et du pétrole lampant en hausse, celui du sans plomb en baisse de 200 ariary 

    Antananarivo, 5 Février, 5h45 – Une nouvelle révision des prix du carburant. Les produits pétroliers ont connu un nouveau changement de prix depuis minuit. Le prix du sans plomb continue toujours de baisser au niveau des station-services du pays. Le litre s’achète désormais à 5500 ariary contre 5700 ariary auparavant, soit une baisse de 200 ariary par litre. Ce produit a déjà enregistré une baisse de 200 ariary lors de la dernière révision le 18 janvier dernier.

     

    Contrairement au sans plomb, le litre du gasoil a, quant à lui, enregistré une hausse de 130 ariary par litre, selon le nouveau prix en vigueur depuis minuit. Le prix de ce produit pétrolier, très utilisé par les transporteurs en commun, s’affiche désormais à 4 890 ariary sur le tableau de la pompe contre 4 760 ariary auparavant.

     

    Le gasoil n’est pas le seul produit qui a été frappé par cette hausse. Le pétrole lampant suit aussi cette tendance. Le litre est désormais de 2 630 ariary contre 2 430 ariary auparavant. Cette hausse est déjà prévisible pour ce produit pétrolier après les déclarations faites par les autorités lors du premier Conseil des ministres de l’année le 8 Janvier dernier.

     

    Tour à tour, le président de la République Andry Rajoelina ainsi que le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste ont déjà averti les consommateurs d’une hausse progressive du prix du pétrole lampant jusqu’à ce que la vérité de prix soit obtenue à la fin de cette année. Les autorités avaient indiqué vouloir supprimer les subventions sur ce produit.

     

    Cette nouvelle révision des prix de carburant est la deuxième pour cette année. Les consommateurs devraient s’habituer à un tel mouvement de prix tous les mois avec l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix de carburant. « Les changements des prix devraient intervenir entre le 1er et le 5 du mois », avait annoncé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste le 18 janvier.

     

    Le calcul des prix de carburant varie en fonction du cours du baril sur le marché international ainsi que du cours du dollar sur le marché de change. Ce sont les deux principaux paramètres qui influencent le calcul des prix appliqués à la pompe à Madagascar. À cela s’ajoutent d’autres éléments bien évidemment. Mais l’ajustement des prix, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, devrait être plafonné à 200 ariary, et si jamais la variation devait dépasser ce plafond, l’ajustement se fait le mois suivant.

     

    La mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants constitue l’un des engagements de Madagascar dans son accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur le programme de Facilité élargie de crédit (FEC). Faute d’avoir procédé à cette réforme durant le deuxième semestre de 2024, Madagascar a vu l’examen de sa première revue par le Conseil d’administration du FMI reporté en début 2025. Le décaissement des deuxièmes tranches des appuis dans le cadre des programmes FEC et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) n’a pas eu lieu en fin novembre comme prévu dans le calendrier de décaissement initial.

     

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  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient les niveaux de ses taux directeurs par prudence

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient les niveaux de ses taux directeurs par prudence

    Antananarivo, 4 Février, 18h30 – Inchangés. Le comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara décide de maintenir à 9,5% le taux des Facilités de dépôt (FDD) lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire. Le taux des Facilités de prêt marginal (FPM) reste également à 11,5%. Le comité indique avoir pris cette décision, en estimant que les “conditions monétaires décidées lors de la précédente réunion sont encore appropriées à la conjoncture économique actuelle”.

    Ces facilités permanentes sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. Les participants éligibles sur le marché monétaire peuvent donc placer leurs excédents de liquidités auprès de la Banque centrale en se faisant encore rémunérer à 9,5% avec la Facilité de dépôt. S’ils veulent en revanche emprunter de l’argent auprès de la BFM, ils auront à payer l’intérêt de ces prêts, qui est donc fixé une nouvelle fois à 11,5% avec la Facilité de prêt marginal.

    La BFM justifie sa décision de maintenir les niveaux de ses taux directeurs par motif de prudence. L’Autorité monétaire estime que la persistance de l’inflation au deuxième semestre de 2024 demeure « un enjeu majeur ». Le maintien de ces taux directeurs a donc pour objectif de soutenir le dynamisme des activités économiques tout en maîtrisant le risque inflationniste, explique la BFM.

    Bien que des signaux positifs sont par ailleurs à constater, la Banque centrale fait part de ses inquiétudes par rapport à la conjoncture actuelle, surtout l’incertitude avec les conflits géopolitiques qui continuent de persister en cette année 2025. Aussi, la BFM rassure qu’elle va continuer à surveiller l’évolution macroéconomique afin d’anticiper d’éventuels ajustements de politique monétaire pour la stabilisation de l’ariary.

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  • RECHERCHES – « PortES », une nouvelle plateforme numérique centralisant les données socio économiques actualisées de Madagascar

    RECHERCHES – « PortES », une nouvelle plateforme numérique centralisant les données socio économiques actualisées de Madagascar

    Antananarivo, 4 Février, 17h30 – Economie nationale et régionale, indicateurs de programmes, aides publiques au développement, documents cadres, études et recherches sur la Grande île. Les données et informations concernant Madagasscar sont désormais centralisées auprès du Portail économique et social de Madagascar (PortES). Cette plateforme interactive développée par l’équipe technique du ministère de l’Economie et des finances (MEF), avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) et la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), a été lancée officiellement ce mardi.

    Ce portail est à la disposition de tous les citoyens, souligne Dimby Rakoto Andriamboavonjy, le directeur des études et de la programmation auprès du MEF. Mais il se présente surtout comme un instrument clé au service des décideurs publics, des investisseurs nationaux et internationaux, du monde académique ainsi que de la société civile.

    Avec son répertoire de données et d’informations couvrant les quatre comptes macroéconomiques, les indicateurs des programmes du Gouvernement, les réalités socioéconomiques des régions, les volumes d’appuis financiers reçus de nos partenaires et l’historique des stratégies sectorielles à Madagascar, PortES a été conçu pour être un site de référence. C’est ce qu’a soutenu de son côté le secrétaire général du MEF, Andry Ramanampanoharana.

    Le représentant résident adjoint du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), Jean-François Dubuisson estime qu’à travers le fonctionnement de ce portail, le Gouvernement malgache facilitera le débat démocratique sur le développement du pays, et sur le choix en matière d’investissements publics. D’ailleurs, “toute volonté des représentants du peuple, de la société civile, des défenseurs des plus vulnérables ou de l’environnement ainsi que des groupements d’entreprises, à défendre leurs idées sur la résolution des problématiques qui les concernent, ne pourra jamais être suffisamment argumentée sans un accès libre aux informations pertinentes, fiables et à jour”, explique-t-il.

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  • INTERNET – Stéphanie Delmotte attend plus d’investissements économiques et social de la part de Starlink

    INTERNET – Stéphanie Delmotte attend plus d’investissements économiques et social de la part de Starlink

    Antananarivo, 04 Février, 12h35 – La ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications attend plus de la part de Starlink. Pour Stéphanie Delmotte, le fournisseur d’accès internet par satellite américain qui s’est implanté à Madagascar l’an dernier doit encore progresser dans plusieurs domaines. “J’incite vraiment Starlink à progresser, notamment un retour économique et social sur la population malgache”, confie la ministre dans un entretien accordé au Magazine Perspectives.

    Pour Stephanie Delmotte, l’arrivée de cet acteur dans la Grande île est une bonne chose, en ce qu’il constitue “une solution qui vient compléter ce qui nous manque en termes de couverture et qui est tout à fait recommandée dans les zones qui ne sont pas couvertes”. Elle parle également de solutions “pour les zones touristiques, où l’on veut créer de l’hébergement” afin d’assurer “le confort des clients”, ou encore “pour les entreprises qui veulent se spécialiser dans tout ce qui est développement informatique et programmation”.

    Mais la ministre estime que cela reste insuffisant. “C’est bien de vendre, mais il y a un retour, un effort RSE (Responsabilité sociale de l’entreprise) à accomplir, quand on est une entreprise citoyenne, dans le pays qui est votre destination d’investissement”, argumente la ministre, jugeant que “c’est un minimum”. Elle fait la comparaison avec les autres opérateurs télécoms qui, selon elle, ont investi “des milliards de dollars”. “Il faut penser à la création d’emplois, au transfert de compétences, à l’éducation”, ajoute-t-elle.

    Stéphanie Delmotte indique alors avoir demandé à rencontrer les hauts responsables de Starlink à Madagascar. La société n’ayant pas de représentant à Madagascar, elle souligne “attendre leur arrivée pour écouter les prochaines étapes de leur investissement”. La ministre espère par ailleurs que Starlink puisse installer enfin des kiosques et bureaux à Madagascar et un vrai service à la clientèle pour “aider la population malgache à obtenir des réponses de la part d’un être humain, au lieu de se contenter de cette ligne verte ou ce service chatbot à distance”.

    Dans l’interview parue dans la dernière livraison du magazine Perspectives, Stéphanie Delmotte rappelle le coût du plug and play, “1 585 000 ariary pour l’équipement et 266 000 ariary par mois pour l’abonnement”, et indique que “c’est quand même une population privilégiée qui peut se permettre cet achat”. A l’entendre, la société compte “à peu près 5 900 abonnés, peut-être 6 000”.

    L’entreprise d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 421 milliards de dollars, est le dernier arrivé des fournisseurs d’accès Internet à Madagascar. Starlink a obtenu sa licence satellite pour une somme de 100 000 dollars. Ce droit a été versé auprès de l’autorité de régulation des technologies de communication au bénéfice du fonds de développement des technologies de l’information et de la communication. Starlink doit aussi s’acquitter d’un frais annuel de 5% de son chiffre d’affaires hors taxe auprès de l’organe de régulation.

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  • TITRES PUBLICS – L’émission des bons du trésor bientôt l’exclusivité pour la Banky foiben’i Madagasikara

    TITRES PUBLICS – L’émission des bons du trésor bientôt l’exclusivité pour la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 4 Février, 7h15 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui émet actuellement les bons du trésor par adjudication (BTA) est sur le point d’avoir l’exclusivité de l’émission de tous les titres publics à Madagascar. Ce sera bientôt à l’Autorité monétaire du pays de se charger également les Bons du trésor spéciaux (BTS) et les Bons du trésor Fihary (BTF) actuellement émis par le Trésor public. C’est déjà en phase de test depuis le mois de janvier, a fait savoir la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, vendredi.

     

    Le Conseil des Ministres de mercredi a d’ailleurs déjà adopté le décret portant agrément de la Banky Foiben’i Madagasikara en tant que dépositaire central unique des titres publics à Madagascar. Ce dépositaire unique est un des standards internationaux auxquels Madagascar doit se conformer, pour le pays qui entend entrer dans le marché des capitaux, a expliqué la ministre pour justifier cette décision qui devrait être effective d’ici un an. La mise en place d’un dépositaire central de titres publics est par ailleurs un engagement des autorités malgaches vis-à-vis du Fonds monétaire International (FMI), dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit. Et il devait déjà être mis en place à fin décembre 2024.

     

    Dans le cadre des négociations sur ce programme, les autorités se sont engagées à entreprendre les réformes nécessaires au développement du marché secondaire des titres publics. Et sur la base des recommandations du FMI et de la Société financière internationale, elles devaient réviser entre autres le fonctionnement du système de négociants primaires et mettre en place un dépositaire central de titres (CSD) unique pour l’ensemble des titres publics avant fin décembre 2024.

     

    Comme rappelé par la ministre Rindra Rabarinirinarison, trois titres publics sont émis à Madagascar, à savoir les BTA de la banque centrale ainsi que les BTF et BTS du Trésor public. Les bons du Trésor sont des instruments financiers émis par le gouvernement pour des besoins de financement à court terme.

     

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  • METEO – Faida perd en intensité, alertes levées pour Ambatosoa et Antalaha, alerte bleue pour Atsinanana et Analanjirofo

    METEO – Faida perd en intensité, alertes levées pour Ambatosoa et Antalaha, alerte bleue pour Atsinanana et Analanjirofo

    Antananarivo, 4 Février, 6h25 – Faida est toujours en mer. Déclassée en dépression tropicale avec des vents moyens réduits à 55km/h et des rares rafales de 70km/h, elle a aussi beaucoup perdu en vitesse de déplacement. Selon Météo Madagascar, l’ancienne tempête tropicale ne se déplace plus qu’à 3km/h vers l’Ouest. Située à 104km à l’Est Sud Est de Toamasina à 22h lundi, elle se trouvait encore à 95km ce mardi à 4h.

    ⭕Face au déclassement de Faida, les alertes cycloniques sont levées pour Ambatosoa et Antalaha. Elles passent en bleue pour Analanjirofo, Atsinanana, Alaotra Mangoro, Befandriana Avaratra et Mandritsara.

    ⭕Mais ce n’est pas pour autant que le système ne passera pas sur terre. Les prévisionnistes de Météo Madagascar prévoient que la dépression tropicale devrait toujours toucher terre ce mardi après-midi. Et elle devrait continuer à causer de fortes pluies dans les zones où elle et sa masse nuageuse vont passer.

    Photo : Meteo Madagascar

  • FRANCE – La délocalisation de la confection d’une partie des uniformes de l’Armée française à Madagascar contestée

    FRANCE – La délocalisation de la confection d’une partie des uniformes de l’Armée française à Madagascar contestée

    Antananarivo, 3 Février, 18h30 – Des politiques français s’en insurgent. Une partie des uniformes de l’armée française, notamment ceux utilisés le 14 juillet, vont désormais être confectionnés à Madagascar. Le marché de la confection de ces tenues a été attribué à l’entreprise Paul Boyé Technologies qui dispose des sites de production dans la Grande île. La décision a été confirmée en référé par le tribunal administratif de Versailles.

    Dans un communiqué publié le 31 janvier dernier, le ministère français des armées justifie son choix. “Ce contrat contribue au maintien du savoir-faire industriel français” indique le communiqué. Le ministère des armées ajoute que “l’entreprise Paul Boyé Technologies s’est engagée à ce que 90% de la valeur ajoutée et une partie de la production soient réalisées en France, dans leur usine de Labarthe-sur-Lèze en Haute-Garonne, qui emploie 200 salariés”.

    De son côté, le groupement Marck et Balsan/Abilis, société précédemment titulaire du contrat, et qui a par ailleurs attaqué la décision en justice avant que celui ci ne soit confirmé en référé s’indigne de la décision. Son directeur général Laurent Marck dénonce une logique de délocalisation pour baisser les coûts. Suite à la perte de ce marché, la direction a décidé de fermer un de ses sites de production situé à Calais, qui emploie 65 salariés.

    Des politiques s’insurgent face à la situation. “Quand allons-nous arrêter cette folie ?” écrit sur X Marine Le Pen, la patronne du Rassemblement national en republiant un tweet qui évoque cette décision. La maire de Calais s’est aussi indignée et a indiqué qu’il faut d’abord aider, en priorité, les entreprises qui travaillent en France.

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  • AGRICULTURE – La distribution des 200 tonnes de semences de riz hybride démarre à Tanambe Amparafaravola

    AGRICULTURE – La distribution des 200 tonnes de semences de riz hybride démarre à Tanambe Amparafaravola

    Antananarivo, 3 Février, 18h00 – Madagascar débute officiellement la culture du riz hybride à grande échelle. La distribution des premières semences de riz hybride à destination des agriculteurs a été officiellement commencée par Andry Rajoelina à Tanambe, Amparafaravola ce lundi. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’avancer vers la souveraineté alimentaire en appuyant les agriculteurs et paysans, qui constituent la grande majorité de la population malgache.

    “Nous avons une arme pour sortir de la pauvreté. Ce sont les paysans qui constituent 80% de la population malgache”, lance le président de la République lors de la cérémonie. “C’est pour cela qu’on a enclenché la transformation agricole et mis en place le secrétariat d’Etat chargé de la souveraineté alimentaire qui veille sur les paysans”, ajoute-t-il. “Mais les paysans manquent de moyens pour s’acheter des engrais et des semences (…) et c’est pour cela qu’on distribue des semences”, explique-t-il encore.

    D’après Andry Rajoelina, la culture du riz hybride qui permet de produire jusqu’à 13 tonnes par hectare sera lancée dans 12 régions de Madagascar sur près de 50 000 ha. L’objectif est comme maintes fois répété par les autorités d’avoir un million de tonnes de paddy supplémentaires en une année. “Actuellement à Madagascar on produit 4 millions de tonnes de riz et on importe encore 400.000 tonnes”, rappelle le chef de l’Etat. “Le but est de produire un million de tonnes de paddy par an, si on y arrive, on n’importera plus de riz”, poursuit-il.

    Outre la distribution des semences de riz hybride qui se “poursuivra tous les ans”, l’Etat va aussi mettre à disposition des paysans des engrais à faible coût a indiqué le chef de l’Etat. L’Etat donnera aussi des engins tels que des tracteurs, des moissonneuses batteuses. Le président de la République a également annoncé la distribution de décortiqueuses modernes aux différentes coopératives afin d’éviter les grandes pertes lors du décorticage du riz. Tous les districts à Tanambe et les alentours en recevront, annonce le chef de l’Etat.

    Avant la distribution des engrais aux paysans de Tanambe, ces derniers ont également déjà reçu des formations de la part des responsables pour la culture du riz hybride. Selon le Conseil des ministres de mercredi, 200 tonnes de semences de riz hybride sont déjà arrivées sur la Grande île. Lors de l’ouverture de la concertation nationale sur l’agriculture et l’élevage de la semaine dernière, le chef de l’Etat a indiqué que Madagascar est prêt à importer des conteneurs, voire des bateaux de semences, pour soutenir les paysans.

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