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  • FOOTBALL – Corentin Martins s’attaque à la formation de son équipe pour les prochains matchs des Barea en mars

    FOOTBALL – Corentin Martins s’attaque à la formation de son équipe pour les prochains matchs des Barea en mars

    Antananarivo, 1er Février, 10h45 – Corentin Martins n’aura pas le temps de se reposer après avoir signé son contrat avec la Fédération malgache de football. Le nouveau sélectionneur des Barea doit tout de suite se concentrer pour former son équipe qui participera aux prochains matchs de Madagascar pour la cinquième et la sixième journées des qualifications au Mondial 2026.

    Le technicien français a un mois et demi pour bâtir des Barea capables de renverser les Fauves de la Centrafrique et les Black Stars du Ghana. “Je vais commencer à partir d’aujourd’hui à appeler les joueurs”, annonce-t-il d’emblée jeudi. Il entend “essayer de réunir des bons joueurs”. Son travail sera de “convaincre et faire venir des joueurs qui vont apporter beaucoup à la sélection”, comme il le souligne lors de sa première conférence de presse au stade des Barea Mahamasina, jeudi.

    Pour Corentin Martins “ce sont les meilleurs qui doivent jouer pour faire gagner Madagascar”. Son staff et lui auront donc six semaines, pour détecter mes meilleurs joueurs malgaches, aussi bien dans le championnat national que parmi les expatriés évoluant à l’étranger. “Bien sûr, j’observerai les joueurs locaux, (…) mais ce sont les meilleurs qui seront appelés en sélection”, évoque-t-il en conférence de presse.

    Pour trouver les meilleurs joueurs locaux, il espère pouvoir s’appuyer sur le championnat national. “Pour pouvoir faire appel à des joueurs locaux, il faut aussi qu’il y ait un championnat, que le championnat se joue, et qu’il y ait un rythme de match”, souligne-t-il. Il pourra assister au moins à quelques matchs de la Pureplay football league qui débutera le 8 février.

     

  • EXAMEN OFFICIEL – Les épreuves du baccalauréat prévues du 21 au 31 juillet pour la session 2025

    EXAMEN OFFICIEL – Les épreuves du baccalauréat prévues du 21 au 31 juillet pour la session 2025

    Antananarivo, 1er Février, 9h50 – Le compte à rebours commence pour les élèves de terminale. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique vient de publier la date des épreuves du baccalauréat session 2025. Celles-ci sont prévues se tenir du 21 au 31 juillet. Les examens du baccalauréat d’enseignement général ainsi que la première partie des épreuves du baccalauréat technique et du baccalauréat professionnel et technologique devraient se tenir du 21 au 25 juillet. La deuxième partie partie des épreuves du baccalauréat technique, professionnel et technologique sont prévus du 28 au 31 juillet.

    Le registre des inscriptions à ce premier examen de l’enseignement supérieur devrait s’ouvrir ce lundi 3 février. Les candidats ont jusqu’au 25 avril pour s’inscrire. En 2024, 218 395 candidats étaient inscrits au baccalauréat dans toute la Grande île. Près de 70% de ces candidats étaient inscrits dans les séries littéraires. Le taux de réussite national s’établissait à 58,86% en 2024. Une légère baisse de 1,07 point par rapport à 2023 où le taux de réussite était de 59,93%.

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  • ENERGIE – Ron Weiss évoque des besoins trop importants sur le RIA pour être couverts par la capacité de production de la Jirama

    ENERGIE – Ron Weiss évoque des besoins trop importants sur le RIA pour être couverts par la capacité de production de la Jirama

    Antananarivo, 1er Février, 7h45 – Des abonnés qui consomment plus que ce que la Jirama peut produire. Le directeur général de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, Ron Weiss, explique le retour et la persistance du délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) par l’impossibilité actuelle de la Jirama de répondre aux besoins de ses clients. “Les besoins sont plus importants que la capacité de production de la compagnie”, indique-t-il vendredi en marge de la remise des camion-grues à la Jirama pour étendre ses réseaux électriques.

    A en croire Ron Weiss, “toutes les centrales thermiques de Mandroseza et d’Ambohimanambola fonctionnent”. Mais cela ne semble pas suffisant pour couvrir les besoins des Tananariviens en raison de l’insuffisance de production sur les centrales hydroélectriques. “Nous n’avons pas suffisamment de puissance pour satisfaire tous les abonnés”, souligne le numéro Un de la Jirama, expliquant que “ce problème est surtout dû à la saison sèche qui, cette année, a été plus longue dans tout Madagascar”.

    Pour mettre en avant l’importance de la production hydroélectrique sur la capacité de la compagnie, il rappelle que “pendant une semaine en janvier, nous avions eu une semaine de bonnes pluies, et la coupure s’est arrêtée”. Avec le retour du soleil et l’intermittence des pluies depuis quelques jours, le délestage est revenu avec une intensité plus importante. Vendredi encore, les coupures tournantes avaient commencé dès 6h du matin, pour une durée de trois heures dans chaque localité concernée.

    En octobre, alors que le délestage était de plus en plus important, le président de la République avait donné des consignes pour que toutes les centrales thermiques soient opérationnelles malgré le coût que cela induirait. Les Tananariviens ont connu quelques semaines de répit en novembre et en décembre, les coupures n’intervenant que la nuit, à partir de 22h. Elles ont même été encore plus rares pendant les fêtes de fin d’année, avant de revenir en janvier.

    Pour s’assurer que la Jirama ait suffisamment de stocks de carburants, le Conseil des ministres a décidé d’augmenter les commandes de fuel lourd passées à Jovena. Si les besoins sur trois mois sont de 12 000 m³, les autorités ont décidé de commander 15 000 m³. Par ailleurs, à en croire toujours le Conseil des ministres, Jovena a cessé de fournir du LFO à la Jirama depuis l’expiration du contrat en fin décembre.

  • FINANCE – Bred Madagascar Banque populaire se veut « généraliste »

    FINANCE – Bred Madagascar Banque populaire se veut « généraliste »

    Antananarivo, 31 Janvier, 15h30 – “Nos portes sont ouvertes à tous types de clients”. Une autre manière pour Thierry Charras-Gillot de réaffirmer que la Bred Madagascar Banque populaire qu’il dirige est une banque généraliste. Et que c’est avec cette approche que cet établissement bancaire entend développer son portefeuille clients composé actuellement de plus de 300 000 particuliers et d’environ 1 500 entreprises.

    Bred Madagascar Banque populaire va néanmoins porter une attention particulière aux Petites et moyennes entreprises (PME), ou encore les artisans. “Ce sont ces acteurs qui avaient créé notre banque. Aussi nous allons veiller en particulier sur cette clientèle”, a expliqué Thierry Charras-Gillot.

    Opérer à Madagascar est considéré comme un bon coup par les responsables de cette banque coopérative. Le directeur général de la Bred Banque populaire, Jean Paul Julia, estime que le marché malgache a un potentiel de croissance très fort. Il confie d’ailleurs que l’envie de s’implanter à Madagascar remontait déjà à des années auparavant pour cette banque membre du groupe BPCE.

    Pour la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, le modèle de banque coopérative de proximité, fondé sur des valeurs de solidarité, s’inscrit dans le dynamique de développement souhaité pour Madagascar. “Nous sommes persuadés que cette banque, avec son expérience internationale et sa culture coopérative saura s’adapter aux spécificités du marché malgache et contribuer au renforcement du marché financier de Madagascar”, lance-t-elle.

    Concernant d’éventuelles améliorations des offres pour ses clients à Madagascar, Thierry Charras-Gillot estime que ceux existants sont déjà excellents. “Nous sommes là pour écouter et comprendre le marché malgache. Ce qui va nous permettre de proposer des offres encore plus dédiées et plus proches des besoins de nos clients”, rassure-t-il.

    L’arrivée d’une banque et singulièrement d’une banque française témoigne d’une vraie croyance dans le potentiel de développement de Madagascar, soutient pour sa part l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois. La Bred, avec son riche héritage et son expertise, va apporter à la fois des services financiers de qualité ainsi qu’un soutien structurant aux entrepreneurs et aux entreprises, lance-t-il.

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  • GOUVERNANCE – La stratégie nationale de lutte contre la corruption ambitionne de démanteler les réseaux de corruption et d’en finir avec l’impunité d’ici 2030

    GOUVERNANCE – La stratégie nationale de lutte contre la corruption ambitionne de démanteler les réseaux de corruption et d’en finir avec l’impunité d’ici 2030

    Antananarivo, 31 Janvier, 14h55 – Le premier objectif stratégique de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030 est d’en finir avec l’impunité, considéré comme le plus grand obstacle de la lutte contre la corruption à Madagascar. La nouvelle SNLCC 2025-2030 a été officiellement présentée ce vendredi. Elle a comme vision principale de faire de Madagascar “une île où les réseaux de corruption et l’impunité ne freinent plus le développement durable”.

    “L’État d’esprit de chacun doit être tourné vers vers cette lutte contre la corruption”, souligne le Premier ministre Christian Ntsay. “Faire avancer la machine d’État loin de la corruption a été inscrit dans la façon de travailler de l’Etat et je remercie le Président car de nombreux responsables et fonctionnaires ont été remerciés et certains même dans le domaine foncier ont été emprisonnés. Pour vous dire que de nombreux efforts ont été fait dans ce changement de paradigme mais malgré cela nous sommes encore loin de l’objectif attendu”, ajoute-t-il.

    Selon la nouvelle SNLCC, l’ancienne stratégie a eu du mal à renforcer le niveau de confiance du public dans la répression effective de la corruption visant à mettre fin à l’impunité. Ainsi, la stratégie entend mettre fin à l’impunité, et intensifier la lutte contre les réseaux de corruption et les représailles, en sanctionnant sévèrement les auteurs d’infraction de corruption et assimilées mais aussi à identifier et de confisquer de manière efficace les biens mal acquis et finalement lever les blocages favorisant l’impunité de certains auteurs d’infraction de corruption et d’assimilés notamment les différents types d’immunités.

    “Le premier objectif stratégique est la fin de l’impunité, donc d’ici 2030. Il n’y aura plus aucune mise en accusation qui ne sera pas faite”, lance pour sa part Sahondra Rabenarivo, présidente du comité pour la sauvegarde de l’intégrité et du comité de pilotage pour l’élaboration de la SNLCC. “Cette nouvelle stratégie va clarifier les différents types d’immunité, comme les immunités de juridiction, l’immunité parlementaire ou les autorisations de poursuites au niveau des fonctionnaires. On va bien expliquer tout cela car il y a des abus d’immunité”, ajoute-t-elle.

    Outre la fin des immunités, la SNLCC a deux autres objectifs stratégiques. Premièrement, il y a la mise en œuvre de l’approche multi-acteurs, les partenariats et synergie de la lutte contre la corruption. Cette approche a pour but d’élargir la collaboration des Structures anti-corruption (STAC) mais également aux organes de contrôles et d’audits internes des ministères sectoriels et des institutions. La stratégie quinquennale veut ainsi garantir l’efficacité du système anticorruption et des STAC, et leur synergie avec les organes de contrôle.

    Finalement le dernier objectif stratégique est la promotion de la culture d’intégrité partagée par tous. Pour y arriver, il s’agira de mettre en place un environnement dans lequel “les acteurs de la probité sont valorisés et protégés, les détenteurs d’autorités sont exemplaires et assument pleinement leur responsabilité et finalement la pratique de la transparence et la redevabilité est institutionnalisée à tous les niveaux”.

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  • VALERY RAMONJAVELO – “Les faire fonctionner coûte tellement cher, que vendre les deux Airbus A340 était un choix qui s’imposait”

    VALERY RAMONJAVELO – “Les faire fonctionner coûte tellement cher, que vendre les deux Airbus A340 était un choix qui s’imposait”

    Antananarivo, 31 Janvier, 8h20 – Une confirmation officielle. Les deux Airbus A340 d’Air Madagascar sont bel et bien vendus. Leur acquéreur est une entreprise chinoise, pour un montant de deux millions de dollars, indique le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. Ce membre du Gouvernement a apporté des éclaircissements sur le sujet, jeudi.

    Les appels à manifestation d’intérêt international pour ces appareils avaient été lancés il y a déjà plus d’un an. A leur terme, l’entreprise chinoise a été retenue pour “pouvoir faire le démontage de ces deux A340”, indique le ministre Valery Ramonjavelo. Les fonds générés par la vente sont entièrement versés dans le compte séquestre prévu à cet effet et seront utilisés pour honorer les dettes des créanciers privilégiés. “Toute a été entrée dans ce compte séquestre au nom d’Air Madagascar et tout mouvement ne devra se faire que par le Syndic et le juge commissaire qui était nommé pour cela”, rassure-t-il.

    La vente de ces deux Airbus A340 avait été décidée dans la démarche de l’apurement des dettes d’Air Madagascar ainsi que la nécessité impérieuse d’amorcer son redressement, explique alors le ministre en charge des Transports. “Faire fonctionner ces deux avions coûte tellement cher que le choix qui s’imposait à Air Madagascar était de les vendre”, confie-t-il, en indiquant que tous les moteurs de ces appareils ne fonctionnaient déjà plus.

    Or, pas moins de quatre millions de dollars sont nécessaires pour la remise en état d’un seul moteur, poursuit encore le ministre Valery Ramonjavelo. Remettre en état les quatre moteurs aurait nécessité pas moins d’une vingtaine de millions de dollars, expose-t-il.

    Ces deux Airbus figuraient par ailleurs parmi les « épaves » que l’Aviation civile de Madagascar avait ordonné d’enlever à la suite de l’incendie qui était survenu à l’aéroport d’Ivato. “Et heureusement qu’ils n’ont pas été sujets au feu. C’est pour ça qu’ils ont été enlevés et nous les avons vendus après”, poursuit-il.

    Les prix d’acquisition de ces deux Airbus seraient déjà amortis, d’après le ministre Valery Ramonjavelo. “D’ailleurs, plus les années passent, plus leur valeur se déprécie. Et cette valeur de reprise risque encore de descendre”, estime-t-il.

    Pour ce qui est de la dette d’Air Madagascar, elle se chiffre à plus de 100 millions de dollars, d’après toujours le ministre en charge des Transports. “Une action dans le cadre du redressement judiciaire de la compagnie est en cours et un concordat va être appelé pour voir avec les créanciers jusqu’à combien nous sommes en mesure d’honorer et payer afin de donner une seconde vie à Air Madagascar”, conclut-il.

    Ces deux appareils ont été acquis durant la Transition, précisément en 2012, afin de redresser la compagnie aérienne nationale Air Madagascar. Ils ont été accueillis en grande pompe à l’aéroport d’Ivato à l’époque. Air Madagascar avait acquis les deux Airbus auprès d’Air France via un contrat de location-vente. Les appareils ont fait l’objet d’un litige entre les deux compagnies quelques années plus tard.

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  • INCIDENT – Une centaine de pirogues et de pêcheurs disparus en mer au large de la région Androy

    INCIDENT – Une centaine de pirogues et de pêcheurs disparus en mer au large de la région Androy

    Antananarivo, 31 Janvier, 6h30 – Disparition en mer de centaines de pêcheurs dans l’Androy. Jeudi soir, le ministère de la Pêche et de l’économie Bleue estime à 270 le nombre de pêcheurs qui avaient quitté la terre à bord de leurs pirogues mardi alors qu’Ambovombe avait été frappé par un fort tourbillon. Paubert Mahatante, ministre en charge de la Pêche, rapporte sur son compte Facebook jeudi soir que “près de 118 pirogues sont encore à rechercher en mer tandis 36 d’entre elles ont déjà pu rentrer”.

     

    A en croire le ministre Paubert Mahatante, “tous les signaux étaient au rouge” dans la région, “mais les pêcheurs ont encore pris la mer parce qu’ils avaient faim, selon leurs dires”. La direction générale de la météorologie avait lancé, à plusieurs reprises, l’alerte rouge vents forts au large des côtes des régions d’Atsimo Andrefana, d’Androy et d’Anosy en début de semaine. Ces vents forts associés à la tempête tropicale Elvis qui était localisée à une centaine de kilomètres des côtes Sud-Ouest en milieu de semaine.

     

    Bien qu’aucune alerte cyclonique n’ait plus été lancée depuis mercredi après-midi, les bulletins émis par les techniciens d’Ampandrianomby avaient encore maintenu l’avis de vigilance rouge vents forts en mer sur cette partie de l’île. Ils avaient lancé en même temps une alerte rouge de fortes houles et déconseillé aux usagers maritimes de sortir en mer.

     

    Le ministre Paubert Mahatante parle d’une mobilisation générale des différents acteurs pour l’opération de sauvetage. Des vedettes rapides de sauvetage de QMM participent aux recherches, et ont été envoyées en mer, confie-t-il.

     

     

  • FOOTBALL – Corentin Martins a pour mission de qualifier les Barea à la Coupe du monde

    FOOTBALL – Corentin Martins a pour mission de qualifier les Barea à la Coupe du monde

    Antananarivo, 30 janvier, 18h30 – Cela s’apparente à une mission commando. Corentin Martins, le nouveau sélectionneur des Barea, affirme qu’il va “essayer d’atteindre cet objectif qui paraît inimaginable d’aller avec Madagascar en coupe du monde”, lors de sa présentation à Mahamasina jeudi. “Mais en tout cas, va s’accrocher, on va travailler, pour rendre difficile la tâche à nos adversaires”, poursuit-il.

    Le technicien français, qui a “signé pour un an avec la sélection”, évoque également d’autres aspects dans sa motivation. “Ce qui est important pour moi c’est le plaisir que peuvent prendre les joueurs entre eux et aussi d’en donner au public, au peuple malgache, surtout que le peuple malgache soit fier de son équipe”, rajoute-t-il.

    A travers Marson Abdullah Moustapha, ministre de la Jeunesse et des sports, les autorités malgaches font part de l’attente autour de la désignation de Corentin Martins. “Nous attendons beaucoup de cette équipe nationale. L’équipe nationale malgache a besoin de restructuration et d’accompagnement. Avec votre expertise, vos talents, nous pensons que nous avons trouvé la bonne personne”, lance le membre du gouvernement.

    La course contre la montre est lancée pour l’ancien sélectionneur des Mourabitounes de la Mauritanie. Il a peu de temps pour se familiariser avec l’environnement du Malgache et pour préparer l’équipe nationale en vue des rencontres face à la Centrafrique et au Ghana lors de la 5e et de la 6e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 au mois de mars.

    L’ancien joueur d’Auxerre et de l’équipe nationale française voit son calendrier de préparation “assez simple”. “Je vais bien sûr commencer à partir d’aujourd’hui, je vais m’attacher à appeler les joueurs qui ont été appelés dernièrement”, planifie-t-il. Il compte également “essayer de convaincre et de faire venir des joueurs, avec bien sûr de nationalité malgache, (…)[capables] de nous apporter beaucoup dans les futurs matchs”.

    Les autorités comptent sur “le palmarès” et la “personnalité” de Corentin Martins pour convaincre des joueurs capables d’obtenir des résultats, selon Abdulah Marson Moustapha. Ce dernier fait part de la disponibilité du nouveau sélectionneur pour “parcourir l’Europe, car nous savons qu’il existe beaucoup de nos enfants expatriés [susceptibles de renforcer les Barea]”.

    Le ministre de la Jeunesse et des sports met en avant la volonté des autorités de mettre les atouts du côté des Barea afin de permettre à Corentin Martins de réussir sa mission. Il soulève l’attention accordée à la question de motivation, de prime, évoquant l’expérience des “équipes nationales des îles-sœurs”, s’appuyant sur des joueurs expatriés pour former l’ossature de leur équipe nationale, sans citer les Comores. Il promet des “primes doublées” en cas de qualification.

    Parallèlement, Abdulah Marson Moustapha affirme également que le nouveau sélectionneur est “prêt à sillonner le pays pour détecter des talents susceptibles de renforcer l’équipe nationale”. Corentin Martins, lui, s’engage à “faire jouer les meilleurs”, sans aucune autre considération.

    Avec sept points aux compteurs, Madagascar occupe la troisième place du groupe I pour la course à la qualification à la Coupe du monde 2026. Il est embuscade, derrière les Comores et le Ghana, crédités de neuf points chacun. Seul le premier de chaque groupe est qualifié d’une manière directe à la phase finale de la compétition. La route pour obtenir les deux derniers tickets, réservés à l’Afrique, pour les meilleurs deuxièmes, s’apparente à un autre parcours de combattant.

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  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – First Energy déploie l’hybridation pour alléger les charges de la Jirama

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – First Energy déploie l’hybridation pour alléger les charges de la Jirama

    Antananarivo, 30 Janvier, 16h55 – Des coûts de revient réduits et une amélioration de la qualité de service. C’est ce qu’aura à gagner la Jirama en bouclant son nouveau contrat de vente et d’achat d’énergie hybride thermique/photovoltaïque avec la société de production First Energy. Ce contrat qui annule et remplace les contrats signés auparavant entre les deux parties prend effet dès le début du mois de février.

    First Energy fournit à la Jirama de l’énergie à partir du système hybride auprès de sept sites de production d’électricité à Madagascar. Ces sites qui tournent partiellement au vert, d’une puissance de 8 535 KWc, sont localisés le long de la route nationale RN6, à Ambanja, a Anahidrano, à Anivorano Nord, à Mampikony, à Port Bergé, à Maevatanana et à Antsohihy.

    Cette transition répond à un double enjeu pour la Jirama. Passer d’une production 100% thermique à une production hybride lui permettra de réduire son recours au carburant. Mais cette disposition va également lui permettre de participer à la préservation de l’environnement, expose-t-elle.

    L’hybridation des centrales thermiques avec les énergies renouvelables pour réduire le coût de production de l’électricité se conforme d’ailleurs aux orientations de la politique énergétique de Madagascar. L’Etat estime par ailleurs que les fournisseurs de services d’électricité du secteur privé devraient continuer à être les principaux moteurs de l’accès à l’électricité à Madagascar.

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  • CODE PENAL – Madagascar défend l’instauration de la peine de castration devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies

    CODE PENAL – Madagascar défend l’instauration de la peine de castration devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies

    Antananarivo, 30 Janvier, 11h30 – Une recommandation que Madagascar n’entend pas mettre en oeuvre. Bien que les demandes en vue de revoir, voire d’abroger, les récentes dispositions du Code pénal sur la peine de castration soient nombreuses, les autorités de la Grande île défendent la réforme adoptée en 2024. C’est l’actuelle présidente de la Commission Justice à l’Assemblée nationale, Gabrielle Raby Savatsarah, également ancienne secrétaire générale du ministère de la Justice qui a défendu le sujet devant le Conseil des droits de l’homme à Genève en début de semaine.

    Selon la député élue à Farafangana, les autorités malgaches ont pris cette décision afin d’adopter une “nouvelle forme de répression à la hauteur de la gravité du viol”. Gabrielle Raby Savatsarah insiste sur “l’atrocité des viols” pour justifier l’instauration de la peine. Elle parle de l’une des pires formes de tortures et de traitement inhumain que l’on puisse infliger à une personne”. Elle soulève également les “traumatismes à vie” ainsi que les “séquelles physiques et psychologiques” vécues par les victimes.

    Or, les peines actuelles [NDLR : avant l’application de la castration] “ne sont ni suffisantes, ni efficaces, ni adaptées”, souligne l’ancienne secrétaire générale du ministère de la Justice. L’objectif est de “renforcer la protection des enfants contre les violences sexuelles dont ils sont victimes”, poursuit-elle. Elle met notamment en avant la ratification par Madagascar de la Convention des droits de l’enfant et de la charte africaine pour les droits et le bien-être de l’enfant pour soutenir les dispositions récemment introduites dans le Code pénal.

    En instaurant la castration parmi les peines contre les personnes condamnées pour viol, l’Etat entend également “dissuader et neutraliser les prédateurs sexuels”, comme le précise encore Gabrielle Raby Savatsarah. Celle-ci ajoute aussi que “ces mesures prises par l’Etat sont fortement saluées par l’ensemble de la population malgache”.

    Outre certains pays comme l’Espagne qui ont demandé la révision de la loi durant la séance de présentation du rapport de Madagascar à Genève, la Commission nationale indépendante des droits humains (CNIDH) a également recommandé “de revoir le Code pénal qui prévoit une peine obligatoire de castration chirurgicale en cas de viol sur mineur de moins de 10 ans pour le mettre en conformité avec la Convention contre la torture”.

    D’autres parties prenantes, aussi bien nationales qu’internationales, comme le Centre for Civil and Political Rights basé en Suisse, l’Observatoire national des droits humains, le Conseil national des femmes de Madagascar, Transparency International Initiative Madagascar, ou encore l’Association chrétienne pour l’abolition de la torture (Acat) ont également rappelé dans leur observation soumise au Conseil des droits de l’homme que la peine de castration prévue par la loi malgache était “contraire au principe d’interdiction de la torture”

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