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  • SIMON RANDRIANTSIFERANA : “800 000m3 de sédiments doivent être retirés du lac de Mandroseza”

    SIMON RANDRIANTSIFERANA : “800 000m3 de sédiments doivent être retirés du lac de Mandroseza”

    Le dragage de Mandroseza est l’un des travaux à faire pour améliorer l’approvisionnement en eau à Antananarivo. Ce projet est dans le tuyau, mais des études d’impact environnemental et social doivent d’abord être menées. Le projet nécessite également 6 millions à 10 millions de dollars. Le Projet de mobilisation, protection et valorisation des ressources en eau (PMPV-REAU) travaille sur le sujet.

     

    Pourquoi Mandroseza a-t-il du mal à approvisionner en eau Antananarivo ?

    « Le problème avec Mandroseza, c’est qu’il est envahi par le sable et les sédiments à cause de la dégradation de l’environnement alentour. Si sa capacité initiale était de 1,600 million mètres cubes en 1901, année de sa création, et même dans les années 1940-1960, il était encore d’1,600 million mètres cubes, à l’heure actuelle il ne reste plus que 800 000 mètres cubes. L’eau pompée est de 200 000 mètres cubes par jour. Cela semble représenter beaucoup d’eau, toutefois on ne peut la pomper en totalité car seule une petite partie en surface est exploitable. Il faut donc augmenter la capacité de Mandroseza, retrouver son volume initial. La solution consiste à effectuer un dragage, à enlever tous les déchets qui sont sous l’eau et à le protéger”

    Est-ce qu’on a une estimation des déchets qui seront retirés du lac si on effectue le dragage ?
    « Comme je l’ai mentionné toute à l’heure, si le volume était de 1,600 million mètres cubes avant, il n’est plus que de 800 000 mètres cubes, cela signifie qu’il faudrait enlever près de 800 000 mètres cubes [de sédiments]. Toutefois comme il s’agit de dragage, on n’est pas obligé de tout retirer, mais au moins la moitié, c’est-à-dire 400 000 mètres cubes, pour que nous disposions d’un stock de 1,200 million mètres cubes. Si on suppose qu’il n’y ait pas d’autre apport d’eau, ces 1,200 million mètres cubes suffisent à approvisionner Antananarivo pendant 4 à 5 jours. Or ce cas n’est pas possible. Autrement dit, il est nécessaire de l’assainir, d’enlever les sédiments. L’avantage est que plus le volume s’accroît, plus les travaux de nettoyage diminuent, car l’eau devient plus claire à la surface en se décantant mieux. En fait, beaucoup d’avantages peuvent tirer du dragage. »

    A combien s’élève à peu près la réalisation du dragage ?
    « Si on voulait rêver et nettoyer complètement Mandroseza, il faudrait 6 à 10 millions de dollars. Mais si on veut par exemple entamer les travaux, disons qu’un million de dollars suffisent. L’argent dont dispose le projet PMPVREAU est peu mais on peut bien démarrer avec cela.
    « L’étude d’impact est obligatoire. Si tout est enlevé, quels en seront les répercussions ? Cela ne concerne pas seulement les impacts pour Mandroseza, lesquels sont en général positifs. Mais là où on va déposer les déchets. Il est possible que des gens soient déplacés. C’est la PAR, ou la population affectée à relocaliser, qu’il faudra prendre en compte dans tout cela.
    Le projet PMPRVEAU va mener une étude d’impact environnemental et social sur l’enlèvement des sédiments, car on ne pourra pas démarrer les travaux si on ne connaît pas les impacts environnementaux et sociaux. Parallèlement, nous disposons aussi d’une provision, et on peut envisager que pour l’entreprise qui effectuera le dragage, l’Etat apportera sa contribution par l’intermédiaire du projet PMPVREAU financé via un prêt auprès de la Banque africaine de développement (BAD).

  • INFRASTRUCTURES – L’Etat prévoit d’ajouter 3 000 places supplémentaires sur les gradins du stade de Mahamasina, selon le SENVH

    INFRASTRUCTURES – L’Etat prévoit d’ajouter 3 000 places supplémentaires sur les gradins du stade de Mahamasina, selon le SENVH

    Antananarivo, 19 Septembre, 17h30 – La capacité d’accueil du stade Barea de Mahamasina devrait bientôt augmenter. Du moins si l’on en croit le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH), Gérard Andriamanohisoa. Celui-ci a annoncé des travaux de rénovation et d’extension des gradins de façon à accueillir 3 000 places supplémentaires.

    “Le gouvernement a décidé de laisser un peu de côté l’athlétisme (ndlr : piste en tartan) de façon à créer des gradins qui vont jusqu’au sol”, rapporte le secrétaire d’Etat. A l’entendre, les escaliers d’évacuation qui avaient été initialement prévus relier les gradins au sol suivant les recommandations de la Confédération africaine de football seront remplacés par des gradins, ce qui rajoutera 3 000 sièges supplémentaires au stade. Ces travaux de rénovation et d’extension devraient débuter prochainement, ajoute le ministre.

    Pour les autres travaux, Gérard Andriamanohisoa annonce que les travaux de rénovation et d’extension des vestiaires devraient être terminés dès la semaine prochaine. Le terrain, pour sa part, devrait être prêt dans trois mois après trois coupes. Le gouvernement tentera néanmoins de faire homologuer le stade dès novembre si cela était possible, poursuit encore le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes.

  • ENERGIE – Le président de la BAD juge « excessif » le niveau des subventions affectées annuellement pour la Jirama

    ENERGIE – Le président de la BAD juge « excessif » le niveau des subventions affectées annuellement pour la Jirama

    Antananarivo, 19 Septembre, 16h55 – “Je suis choqué d’apprendre le niveau de la subvention affectée par l’Etat pour la Jirama”, réagit Akinwumi Adesina par rapport au transfert annuel qui tourne autour de 250 millions de dollars. Le président de la Banque africaine de développement (BAD) juge cet appui financier “excessif”. Il a soulevé cette question dans son discours lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des actionnaires de l’Africa 50.

    Le président de la République, Andry Rajoelina, lui-même, admet que “la situation énergétique à Madagascar est insoutenable”. Le chef de l’Etat explique cette situation par le fait que la production d’énergie de la Grande île repose principalement encore sur des centrales thermiques. “Cette dépendance au thermique a un coût économique énorme pour notre pays”, soutient-il.

    Andry Rajoelina détaille que le coût réel du kilowattheure produit est de 1 200 ariary, l’équivalent de 25 cents de dollar. Alors que le prix de vente au public est de 10 cents de dollar. “Cela signifie donc que l’Etat doit combler les 15 cents de dollar. Et cette différence comblée par l’Etat représente un déficit annuel de 250 millions de dollars”, expose-t-il.

    Le président de la République explique alors que le fardeau financier pour Madagascar risque de s’accroître chaque jour avec une telle situation. Aussi, il soutient que “nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps”. Et que “il est impératif d’optimiser les investissements vers une transition énergétique dans les projets hydroélectriques, dont les études ont déjà été menées”, avance-t-il.

    Miser sur les énergies renouvelables, dont sur l’hydroélectricité, permettra d’éliminer progressivement les subventions coûteuses de l’État pour la Jirama, plaide Akinwumi Adesina. La BAD est d’ailleurs un partenaire clé de Madagascar dans ce domaine, qui a mobilisé plus de 431 millions de dollars pour améliorer l’accès à une énergie moderne, durable et abordable, rapporte-t-il.

    Pour le président de la BAD, le projet hydroélectrique de Sahofika devrait être l’actif de production de base verte de référence dans le bouquet énergétique du pays. Celui-ci permettra, selon lui, de ramener la part de la production thermique à moins de 10 %, réduisant ainsi le coût de production du pays de plus de 30 %.

    Il souligne également le projet hydroélectrique de Volobe, qui permettra de créer 1 000 emplois directs pendant la phase de construction. Une fois achevé, cette centrale augmentera la capacité de production d’électricité du pays de 20 %, fournissant une énergie fiable et abordable à plus de deux millions de citoyens malgaches et permettra à la Jirama d’économiser 100 millions d’euros par an, rappelle-t-il.

  • ENERGIE – USDFC offre un don de 2 million de dollars au projet Volobe, l’Union européenne s’engage aussi à soutenir la réalisation du projet

    ENERGIE – USDFC offre un don de 2 million de dollars au projet Volobe, l’Union européenne s’engage aussi à soutenir la réalisation du projet

    Antananarivo, 19 Septembre, 16h20 – Deux nouveaux soutiens pour le projet de construction du barrage hydroélectrique de Volobe. Alors que le bouclage financier de ce projet d’envergure n’est toujours pas achevé, la construction du barrage vient une nouvelle fois d’acquérir deux appuis de poids.

    Le premier soutien vient de l’Agence de financement des Etats-Unis pour le développement international (USDFC), une institution d’investissement américaine, qui va apporter un don de 2 millions de dollars au projet. La signature a été effectuée ce mardi au Centre de conférence international d’Ivato entre Remy Huber, directeur général de la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV), promoteur du projet, et Christopher Walker, vice président adjoint pour la politique de développement de la DFC durant la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale de l’Africa50.

    “Nous sommes engagés à participer au développement de Madagascar et ce projet d’aujourd’hui est un pas en ce sens. Nous espérons que ce don aide au développement de ce projet d’hydro-énergie en finançant l’étude de faisabilité”, explique le responsable de l’USDFC.

    L’autre soutien de poids au projet est l’Union Européenne. Ce jeudi, Roland Kobia, le nouvel ambassadeur de l’Union européenne a signé avec Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, une lettre d’intention de l’engagement de l’Union européenne dans le financement du projet de Volobe. Pour l’instant le montant de cette contribution n’est pas encore connu. D’après Roland Kobia, l’Union européenne va encore “discuter avec les partenaires pour faire les étapes nécessaires” afin de voir comment l’Union européenne va apporter son aide au projet.

    Ces nouveaux appuis devraient pouvoir apporter une avancée conséquente dans le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe qui va apporter 120 MW d’électricité supplémentaire sur le réseau électrique malgache. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison laisse pourtant entendre que les travaux devront encore attendre avant de commencer. “Le closing financier ou le regroupement de tous les investisseurs qui souhaitent investir dans le projet prévu en septembre 2024 va être repoussé en 2025”, indique la ministre. Elle explique ce report par l’intérêt de nombreux autres investisseurs sont aussi intéressés à rejoindre le projet, explique la ministre.

  • NATIONS UNIES – Madagascar aux abonnés absents lors du vote de la résolution de l’ONU exigeant la fin de l’occupation de la Palestine

    NATIONS UNIES – Madagascar aux abonnés absents lors du vote de la résolution de l’ONU exigeant la fin de l’occupation de la Palestine

    Antananarivo, 19 Septembre, 13h55 – Ni pour ni contre. Mais ne s’abstient pas non plus. Madagascar est l’un des 11 pays qui n’auront pas participé au vote de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui exige la fin de l’occupation de la Palestine par Israël dans les 12 prochains mois. Alors que 124 pays ont voté pour la résolution, que 14 se sont positionnés contre et 43 se sont abstenus, 11 pays dont la Grande île, n’ont coché aucune case.

    Dans la résolution adoptée, l’Assemblée générale “exige qu’Israël mette fin sans délai à sa présence illicite dans le territoire palestinien occupé, qui constitue un fait illicite de caractère continu engageant sa responsabilité internationale, et ce au plus tard 12 mois après l’adoption de la résolution”. Il y est également question de restitution par Israël des “terres et autres biens immobiliers, ainsi que tous les biens saisis depuis le début de l’occupation en 1967, et tous les biens et actifs culturels confisqués aux Palestiniens et aux institutions palestiniennes”.

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  • FILIERE AURIFERE – La raffinerie d’or de Madagascar à construire à Ivato

    FILIERE AURIFERE – La raffinerie d’or de Madagascar à construire à Ivato

    Antananarivo, 19 Septembre, 8h55 – C’est à Ivato que sera implantée la raffinerie aurifère de Madagascar. Une partie du terrain appartenant au ministère des Forces armées sur place sera affectée à ce projet présidentiel. Le Conseil des ministres de mercredi avait approuvé le transfert de propriété de ce terrain à la Présidence de la République.

    Le Président Andry Rajoelina avait indiqué dans son discours en marge de la 13ème édition du congrès de la Réunion annuelle de l’investissement (AIM) à Abu Dhabi que l’ouverture de la première raffinerie aurifère de Madagascar sera entreprise en collaboration avec les Emirats Arabes Unis. Et celle-ci devra être opérationnelle à partir de l’année 2025, d’après ce qui est avancé dans la Politique générale de l’Etat (PGE).

    La Centrale de l’or de Madagascar (COM) sera par ailleurs chargée de la mise en place de la raffinerie nationale d’or, dont elle assurera l’établissement “avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Après sa mise en place effective, l’or destiné à l’exportation, à l’exclusion des ouvrages d’or et des bijoux, doit passer par cette raffinerie pour y être affiné, officiellement poinçonné et marqué d’un numéro de série. L’or issu de ce processus d’affinage est présenté soit sous forme de pièces d’or, soit sous forme de lingots, d’après le Régime de l’or.

  • ELECTIONS – Candidatures déposées dans 229 communes sur 1 693 à la veille de la date initiale de clôture des dépôts de candidature

    ELECTIONS – Candidatures déposées dans 229 communes sur 1 693 à la veille de la date initiale de clôture des dépôts de candidature

    Antananarivo, 19 Septembre, 6h15 – Communes cherchent candidats maires et conseillers communaux. Jusqu’à mercredi à la mi-journée, plus de 1 400 communes n’avaient pas encore de candidats aux élections communales et municipales. Arsène Dama, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) rapporte à la presse que les candidatures reçues jusqu’à mercredi concernaient 229 communes sur les 1 693 que compte le pays. Seules 56 Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures sur 120 ont reçu des dossiers à traiter. Le nombre de ces dossiers s’élève à 267 en tout.

    Afin de donner plus de temps aux candidats potentiels de réunir les pièces et documents nécessaires à leur candidature, les autorités ont décidé de prolonger d’une semaine le délai de dépôt de candidature. Un décret pris mardi en Conseil de gouvernement reporte au 26 septembre la date de clôture des dépôts de candidature. La date du scrutin reste néanmoins inchangée.

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  • MUNICIPALES – La Ceni confirme la décision de l’Ovec d’Antananarivo sur la candidature de Marc Ravalomanana

    MUNICIPALES – La Ceni confirme la décision de l’Ovec d’Antananarivo sur la candidature de Marc Ravalomanana

    Antananarivo, 18 Septembre, 15h15 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) tranche sur le cas de la liste Tiako i Madagasikara aux municipales d’Antananarivo. “Nous avons décidé que les dossiers du candidat Marc Ravalomanana n’étaient pas encore complets, nous confirmons donc la décision prise par l’Ovec [ndlr : organe de vérification et d’enregistrement de candidature]”, annonce le président de la Ceni, Arsène Dama, à la presse ce mercredi.

    Selon le président de la Ceni, la direction générale des impôts a répondu à la lettre envoyée par la Ceni, demandant des explications sur le défaut de délivrance d’un certificat de régularité fiscale au candidat Marc Ravalomanana. Dans la réponse de la DGI, citée par le président de la commission électorale, il est notamment indiqué que “Marc Ravalomanana peut avoir le certificat de régularité s’il suit les dispositions sur la fiscalité”. Il a indiqué que la tête de liste proposée par le parti TIM n’a pas réglé ses impôts sur une période bien déterminée.

    Sans le certificat de régularité fiscale délivré par l’administration fiscale, Marc Ravalomanana ne devrait donc pas faire partie des candidats pour la mairie d’Antananarivo, selon cette décision de la Ceni. Son parti peut toutefois encore faire un recours auprès de la juridiction administrative, juridiction compétente pour les élections communales et municipales.

    Siteny Randrianasoloniako, l’un des dirigeants de la plateforme de l’opposition Firaisankina, regrette que la Ceni n’a pas consulté la plateforme Firaisankina pas avant de prendre cette décision. Le septième vice-président à l’Assemblée nationale souligne qu’une réunion de la plateforme est prévue pour évaluer la suite de la requête après cette décision de la Ceni.

  • TREMBLEMENT DE TERRE – Tolagnaro secoué par un séisme de magnitude 6.1, le plus fort enregistré depuis 2013

    TREMBLEMENT DE TERRE – Tolagnaro secoué par un séisme de magnitude 6.1, le plus fort enregistré depuis 2013

    Antananarivo, 18 Septembre, 13h45 – Un fort séisme a réveillé les habitants de Tolagnaro très tôt ce mercredi matin à 3h25. D’après le Dr Tsiry Andrimanana Rakotondraibe, de l’Institut et observatoire de géophysique d’Antananarivo (Ioga), le séisme a atteint la magnitude 6.1 sur l’échelle de Richter, marquant le tremblement de terre le plus puissant enregistré à Madagascar depuis 2013. “Il s’agit d’un mouvement tectonique des plaques, causé par l’activité des failles rocheuses entourant Madagascar”, explique-t-elle.

    L’épicentre du séisme a été localisé en mer, à 52 km des côtes de Tolagnaro à une profondeur de 46 km. Bien que certains sites Internet spécialisés aient signalé une magnitude de 5.2, l’Ioga maintient que la secousse a atteint 6.1 selon ses relevés locaux. Ce tremblement de terre surpasse celui de Toliara en 2013, qui avait atteint une magnitude de 5,3, et est donc le plus fort enregistré au cours de la dernière décennie.

    Le séisme a duré environ 30 secondes, provoquant une grande frayeur parmi la population, comme le rapporte Voahary Rakotovelomanantsoa, gouverneur de la région Anôsy. “Les objets placés en hauteur sont tombés et les habitants ont été très secoués”, raconte-t-elle. Heureusement, aucun dégât matériel significatif n’a été signalé, mais les habitants de Tolagnaro ont été marqués par l’intensité de la secousse. Le tremblement de terre a été ressenti dans d’autres localités telles que Ambovombe, Amboasary Sud.

  • ENERGIE – Africa 50 rapporte un vif intérêt des institutions financières pour le financement du projet Volobe

    ENERGIE – Africa 50 rapporte un vif intérêt des institutions financières pour le financement du projet Volobe

    Antananarivo, 18 Septembre, 11h20 – Le projet Volobe Amont se présente comme un bon investissement pour les institutions financières. Elles sont déjà plusieurs à manifester leurs intérêts à le financer le projet, confie le directeur général d’Africa50, Alain Ebobissé. C’était en marge d’une conférence de presse sur l’Assemblée générale des actionnaires de ce groupe d’investissement panafricain mardi.

    Cet intérêt croissant pour le financement de ce projet hydroélectrique est constaté depuis que celui-ci avait été jugé « dérisqué » par les institutions financières, explique Alain Ebobissé. Il soutient que “une fois le projet dérisqué, notamment au niveau des études et des négociations avec le gouvernement, l’intérêt croît. Et à un moment donné, il croît tellement qu’il n’y a plus de place pour tout le monde”. Selon lui, “nous sommes aujourd’hui à une phase où l’intérêt pour Volobe augmente significativement”.

    La direction générale de la CGHV avait déjà indiqué au mois de février de cette année qu’une dizaine de banques de développement étaient déjà intéressées à financer ce projet. Ce promoteur du projet Volobe avait alors mandaté la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale pour l’appuyer dans cette quête de financement. Un tour de table des bailleurs, en vue de sélectionner les banques qui offrent les meilleures conditions et de négocier les contrats avec ces institutions financières avait été annoncé à l’époque.

    Selon ce qui était avancé au mois de février, le coût total de développement, de construction et de financement du projet hydroélectrique de Volobe s’élève autour de 550 millions d’euros. 25% de ce besoin seront financés par son promoteur si les 75%, soit environ 400 millions d’euros, devront être fournis par les banques de développement, d’après ce qui avait été exposé.

    Actuellement, les actionnaires de la CGHV sont le groupe panafricain Axian et Africa 50. L’Etat est également prévu entrer dans le capital de ce consortium, avec une prise de participation à hauteur de 20% au moment de la clôture financière de ce projet hydroélectrique.

    Concernant le retard qu’accuse la réalisation de ce projet, Alain Ebobissé estime que “il est tout à fait normal, dans un projet mené en Partenariat public-privé (PPP) que le gouvernement et ses promoteurs discutent de manière âpre sur ses termes et ses conditions”. Il soutient alors que “il faut trouver un équilibre, dans une négociation constructive et parfois difficile. C’est comme ça que nous assurons la soutenabilité des projets sur le long terme”, a-t-il lancé.

    Alain Ebobissé insiste toutefois qu’étant donné que le projet arrive déjà à maturité et que plusieurs institutions sont prêtes à l’accompagner, “nous devons capter et accélérer le dynamisme positif déjà constaté”. Aussi, “nous allons pousser tout le monde à aller plus vite”, a-t-il avancé. Car selon lui “chaque retard dans la mise en œuvre de projet réduit l’opportunité de baisser le prix de l’électricité qui est attendu par la population”.

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