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  • ENERGIE – La Banque africaine de développement réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika

    ENERGIE – La Banque africaine de développement réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika

    Antananarivo, 1er Septembre, 19h45 – Un allié infaillible. La Banque africaine de développement (BAD) réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika. C’est ce qu’a assuré le responsable pays de cette institution à Madagascar, Adam Amoumoun, lors de la célébration nationale de son soixantième anniversaire à Ankorondrano vendredi. “Nous apportons notre appui et notre expertise afin que ce projet soit une réalité”, lance-t-il. Pour Adam Amoumoun, Sahofika est un très grand projet qui nécessite pas seulement beaucoup d’expertises mais également de discussions entre l’Etat et son promoteur. Il se réjouit alors de la poursuite de ces discussions.

    La Banque africaine de développement (BAD) avait déjà appuyé l’acquisition par l’Etat d’actions nouvellement émises à hauteur de 30 millions d’euros, équivalant à environ 10-15% de participation au capital de Neho. La participation de l’État malgache dans cet actionnariat est prévue être financée par des allocations d’environ 4,03 millions d’euros du Fonds africain de développement (FAD). D’autres partenaires de développement ont également été mobilisés par la BAD, à savoir l’Union européenne (UE) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour un montant supplémentaire total de 26 millions d’euros.

    L’ancienne ambassadrice de l’Union européenne (UE) avait annoncé au mois de février de cette année une contribution à hauteur de 20 millions d’euros de l’Europe au financement de l’entrée de l’Etat dans les capitaux de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) et du consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho). Il s’agit d’une contribution sous forme de dons, dont 7 millions d’euros pour la prise de participation de l’Etat auprès du promoteur du projet hydroélectrique de Volobe et 13 millions d’euros pour l’actionnariat de Sahofika.

    Comme rappelé de son côté par le service du Fonds monétaire international (FMI), la nouvelle Politique générale de l’État annoncée en janvier 2024 prévoyait la mise en chantier dès 2024 de deux grands projets de centrale hydroélectrique à Sahofika et à Volobe. Mais bien que les contrats de concession et d’achat d’énergie pour Sahofika aient déjà été signés au mois de novembre 2021, son chantier ne démarre pas. Les travaux techniques et les négociations financières pour l’aboutissement du bouclage financier se poursuivraient encore. Et tout récemment, selon la présidence de la République, le Président Andry Rajoelina a sollicité l’assistance des Emirats Arabes Unis pour le financement et la mise en oeuvre de ce projet via leur Fonds souverain.

    La BAD rassure sur son engagement à appuyer le Gouvernement face à l’urgence d’apporter des solutions aux problèmes énergétiques du pays, en attendant la mise en place des grands projets structurants. Adam Amoumoun parle notamment de l’appui de sa banque dans le processus de redressement de la Jirama, ou le développement des mini réseaux. La mise en valeur des ressources d’énergie renouvelable du pays aidera par ailleurs à accroître les capacités énergétiques du pays, et réduirait la dépendance du pays vis-à-vis des énergies fossiles. La transition énergétique doit inclure des solutions accessibles aux populations rurales et pauvres, réduisant ainsi la fracture énergétique, soutient la BAD dans son rapport pays 2024 sur Madagascar.

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  • COMMERCE – Madagascar dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers l’Allemagne, selon l’ambassadeur Oliver Knoerich

    COMMERCE – Madagascar dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers l’Allemagne, selon l’ambassadeur Oliver Knoerich

    Antananarivo, 1 Septembre, 8h59 – Un marché qui en demande plus. Alors que 80% de la vanille consommée en Allemagne proviennent déjà de Madagascar, et que les besoins sur place d’autres épices comme le clou de girofle ou encore les huiles essentielles sont significatifs, la Grande île dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers ce pays. C’est ce qu’a affirmé vendredi le nouvel ambassadeur d’Allemagne Oliver Knoerich.
    ⭕Ce qui est exposé par ce diplomate allemand est appuyé par le Centre du commerce international (ITC). Cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) estime par exemple à 112 millions de dollars le potentiel d’exportation de vanille vers l’Allemagne pour une exportation réelle d’environ 70 millions de dollars.
    ⭕L’exportation de girofle vers ce marché peut aussi potentiellement atteindre 4,4 millions de dollars contre une exportation réelle de 2,9 millions de dollars. De même pour l’exportation d’huiles essentielles, dont le potentiel inexploité s’élève à 2,2 millions de dollars. Et sans parler des produits miniers, des produits de pêche ou des produits textiles présentés par l’ITC.
    ⭕Oliver Knoerich indique avoir mis la promotion des échanges économiques et commerciaux entre Madagascar et l’Allemagne parmi ses priorités d’ambassadeur. “Le développement de ces échanges contribuera à renforcer la coopération entre nos deux pays”, soutient-il.
    ⭕Ce diplomate insiste par ailleurs sur l’importance pour l’Allemagne de nouer des partenariats gagnant-gagnant avec les pays comme Madagascar. “Nous coopérons dans cet esprit afin que les deux côtés en profitent”, explique-t-il. Oliver Knoerich rapporte alors que le portefeuille alloué par l’Allemagne à Madagascar s’élève à plus de 480 millions d’euros.
    ⭕Ce pays partenaire de la Grande île intervient dans plusieurs domaines, avec l’environnement et la préservation de la biodiversité comme priorités. Il coopère également avec Madagascar dans le secteur agricole et la sécurité alimentaire. De même dans l’énergie renouvelable, la gouvernance et la décentralisation. Et ce, avec l’implication active de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), énumère l’ambassadeur Oliver Knoerich.
    ⭕L’engagement de l’Allemagne à Madagascar avait été salué par le président Andry Rajoelina. Le Chef de l’Etat aurait souligné, lors de la présentation des Lettres de Créance de Olivier Knoerich à Iavoloha, l’importance de poursuivre et de renforcer la collaboration entre les deux pays dans ces domaines prioritaires, d’après ce qu’a rapporté la direction de la Communication de la Présidence de la République.
    Photo d’illustration/ Présidence de la République

  • ART ORATOIRE – Rakitra Sederantsoa Andrianasoloniaina va en en finale du concours Eloquentia

    ART ORATOIRE – Rakitra Sederantsoa Andrianasoloniaina va en en finale du concours Eloquentia

    Antananarivo, 30 Août, 22h30 – Madagascar en finale. Rakitra Sederantsoa Andrianasoloniaina, champion national de la section Madagascar d’Eloquentia accède en finale du concours Eloquentia international. Cet étudiant de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Antananarivo a porté haut les couleurs de Madagascar lors de la demi-finale qui a eu lieu à Paris ce vendredi. 12 participants se sont affrontés pour pouvoir obtenir un ticket pour la grande finale. Et le Malgache a remporté le débat face à son adversaire sur la question  » Peut-on s’habituer à tout » en soutenant la position Pour.

    « C’est une fierté de figurer parmi les finalistes, surtout qu’il s’agit de la première participation de Madagascar », confie Rakitra Sederantsoa Andrianasoloniaina au téléphone. Il est d’autant plus fier qu’il a failli rater la demi-finale en présentiel. Le champion malgache n’a pu rejoindre Paris que jeudi, quittant Madagascar tard dans la nuit du mercredi, juste après son quart de finale passé en visio-conférence. “Il y avait beaucoup de pression mais je suis content du résultat”, poursuit-il.

    S’ils étaient 36 en quarts de finale, 12 en demi-finale, ils ne seront plus que quatre lors de la finale qui se tiendra dans quelques mois.

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  • INSECURITE – L’Emmo Nat à Marotsipoy – Anjozorobe après le meurtre de cinq otages par leurs ravisseurs

    INSECURITE – L’Emmo Nat à Marotsipoy – Anjozorobe après le meurtre de cinq otages par leurs ravisseurs

    Antananarivo, 31 Août, 8h20 – Les hauts responsables des Forces de défense et de sécurité réagissent. Le commandant de la Gendarmerie nationale, le général Jean Herbert Rakotomalala, le chef d’Etat-major des armées, le général Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka, et le directeur général de la police, le contrôleur général Danny Marius Rakotozanany se sont rendus à Marotsipoy – Anjozorobe vendredi, quatre mois après une descente à Anjozorobe des membres de l’Organe mixte de conception à l’échelle nationale (OMC Nat).

    Ils y sont allés après le meurtre de cinq otages enlevés le 4 août afin de “voir de près les voies et moyens à mettre en oeuvre pour combattre le phénomène de kidnapping qui sévit dans le district d’Anjozorobe”, selon le ministère des Forces armées. Ce déplacement fait également suite aux consignes données par le président de la République Andry Rajoelina lors de la cérémonie de sortie de promotion qui a eu lieu vendredi à l’Académie militaire d’Antsirabe.

    Evoquant le cas des cinq otages enlevés puis tués, le chef de l’Etat a indiqué “regretter que des Malgaches tuent des Malgaches”. Il a ainsi enjoint les forces armées à “combattre ce phénomène d’enlèvement de Malgaches qui prend de l’ampleur” et à “vaincre les kidnappeurs qui font souffrir et qui terrorisent les Malgaches”.

    En réunion avec les membres de l’Organe mixte de conception (OMC) du district, les hauts responsables nationaux des forces de défense de sécurité ont donné des instructions pour renforcer la lutte en vue de démanteler les réseaux de kidnappeurs. Il a également été décidé d’augmenter l’effectif des militaires, gendarmes et policiers envoyés sur le terrain, ainsi que de renforcer la collaboration avec les populations locales.

    Le 21 avril, le Premier ministre Christian Ntsay a réuni l’OMC Nat à Amboasary Avaratra à Anjozorobe et à Amborontarakely à Ankazobe pour “analyser la situation et examiner les causes des problèmes et pour mettre en place les stratégies de lutte contre les enlèvements”. Ont participé à ces réunions les ministres qui étaient en exercice à l’époque : le ministre des Forces armées, le général Lala Monja Sahivelo, la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général Herilala Rakotoarimanana et le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le général Andry Rakotondrazaka.

    Un an plus tôt, en mars 2023, le chef du gouvernement a haussé le ton sur la multiplication des kidnappings lors d’une autre réunion de l’OMC Nat à Ambatondrazaka. Il était, pour l’occasion, entouré des ministres de l’époque, le ministre de la Défense nationale, le général Josoa Rakotoarijaona, la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, le ministre de l’Intérieur Justin Tokely et le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, le général Serge Gellé. Les dirigeants de l’Emmo Nat de l’époque ont également participé à la réunion.

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  • INSÉCURITÉ – Quatre otages tués par des ravisseurs à Anjozorobe

    INSÉCURITÉ – Quatre otages tués par des ravisseurs à Anjozorobe

    Antananarivo, 30 Août, 14h50 – Drame. Quatre corps d’otages ont été récupérés par leur famille dans un village dénommé Ambalabehasina dans la commune rurale de Manakana Vohimbohitra dans la région Betsiboka. Les victimes auraient été tuées  »compte tenu de l’impasse entre les ravisseurs et les familles des victimes en termes de rançon », selon une source auprès de la gendarmerie.

    Ils étaient dix individus à avoir été enlevés par une dizaine de ravisseurs le 4 août 2024 dernier dans le Fokontany Ankonkaina dans la commune rurale d’Andranomisa à Anjozorobe.  »Les cinq autres individus, membres de famille de victimes toujours, ont été libérés le jour même », indique notre source. Cinq otages sont ainsi restés avec les ravisseurs.

    Les membres de la famille des otages auraient souhaité  »priver les éléments des forces de l’ordre sur place de toutes les informations utiles pour localiser les malfaiteurs » au départ. Ils ont finalement accepté la  »coopération » avec les forces de l’ordre après avoir été  »informées sur des récents cas de libération d’otages menée auparavant », confie notre source.

    Un membre de la famille des otages a été contacté par les ravisseurs ce jeudi 29 août,  »pour récupérer les corps des cinq otages à Ambalabehasina vers le Sud de tampon’Andramanena dans Commune rurale de Manakana Vohimbohitra, dans la région Betsiboka.  »Seuls quatre corps ont été découverts sur place. », selon notre source. Les éléments des forces armées continuent la poursuite de la recherche des malfaiteurs et du cinquième otage.

    Dans son discours à l’occasion de la cérémonie Fandresena à l’Académie militaire d’Antsirabe, le président de la République Andry Rajoelina a soulevé ce cas d’enlèvement. Il a donné des consignes aux responsables des Forces armées de descendre sur le terrain pour combattre les kidnappings qui ne cessent de gagner en ampleur. Évoquant des faits malheureux où des Malgaches tuent des Malgaches, mais aussi des faits qui terrorisent les Malgaches, il a insisté sur la nécessité de vaincre ce phénomène.

  • DIASPORA – 417,7 millions de dollars de fonds envoyés par les migrants à destination de Madagascar en 2023

    DIASPORA – 417,7 millions de dollars de fonds envoyés par les migrants à destination de Madagascar en 2023

    Antananarivo, 30 Août, 8h55 – L’envoi des fonds par les migrants à destination de Madagascar s’élevait à 417,7 millions de dollars en 2023. Leur contribution avait représenté 2,6% du PIB du pays, d’après un rapport de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    La BFM définit les envois de fonds comme étant « des revenus envoyés par des personnes, en déplacement temporaire ou permanente dans une économie étrangère, aux ménages restés au pays ». L’autorité monétaire explique qu’Il peut s’agir « de particuliers qui ont migré dans une économie étrangère et dont ils sont devenus résidents, ou de rémunérations de travailleurs à court terme qui sont employés dans une économie dont ils ne sont pas résidents ».

    Les fonds que ces migrants ont envoyés à Madagascar l’année dernière est cependant en dessous de ce qu’ils ont transféré durant l’année précédente. En 2022, leurs envois s’élevaient à 451,2 millions de dollars, soit l’équivalent de 2,9% du PIB, indique la Banque centrale. Cette contribution au PIB est d’ailleurs la moyenne du poids des envois de fonds dans l’économie de Madagascar ces dernières années, fait noter la BFM.

    Une contribution à 3,4% du PIB avait toutefois été enregistrée avec les 443,5 millions de dollars que ces migrants avaient envoyés en 2020, année marquée par la crise sanitaire du Covid-19. Leurs envois ont même atteint 543,1 millions de dollars en 2021, l’équivalent de 3,8 % du PIB. Cette performance s’expliquait par les aides envoyées par des non-résidents à des résidents, particulièrement par les migrants au profit de leur famille pour faire face à la pandémie, rapporte la BFM.

    D’après la Banque mondiale, les remises migratoires à destination de l’Afrique subsaharienne ont atteint 54 milliards de dollars. Elles ont contribué à soutenir le compte courant de plusieurs pays africains en proie à l’insécurité alimentaire, à la sécheresse, aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, aux inondations ou encore aux difficultés liées au service de la dette. La Gambie, le Lesotho, les Comores, le Libéria et Cabo Verde sont parmi les pays les plus dépendants des envois de fonds des migrants, d’après cette institution de Bretton Woods.

    Pour Madagascar, la BFM fait remarquer qu’il n’y a pas encore d’étude approfondie sur les impacts réels de ces fonds des migrants sur l’économie malgache. La Banque centrale signale également l’inexistence de politique affirmée pour promouvoir les envois de fonds à Madagascar.

    La Banque centrale avance néanmoins des mesures pouvant promouvoir ces envois de fonds. Elle préconise entre autres des mesures d’incitation et d’encouragement de la diaspora à transférer plus d’argent vers leur pays d’origine, des mesures d’incitation pour les fintech œuvrant dans les transferts d’argent, l’amélioration des infrastructures financières en général ou encore la mise en place de plateformes numériques innovantes, permettant des transferts instantanés et à moindre coûts et sécurisés.

  • NECROLOGIE – Décès de Félix Ranaivoarison du groupe Ramilison Besigara

    NECROLOGIE – Décès de Félix Ranaivoarison du groupe Ramilison Besigara

    Antananarivo, 30 Août, 6h35 – Le drapeau du hira gasy en berne. L’un des piliers de l’opéra malgache, Félix Ranaivoarison a rendu l’âme ce 29 août, dans la matinée, rapporte le communiqué de la confédération des compagnies d’opéra Hira Gasy (Fimpimamad) et du groupe Ramilison Besigara Zanany.

    Pour accompagner le défunt Félix Ranaivoarison, sa famille et ses proches organisent des veillées à Isotry, dès ce 29 août. Tandis qu’un dernier hommage lui sera rendu le 31 août à l’église catholique, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Isotry.

    Félix Ranaivoarison est le fils du légendaire Ramilison Besigara. Maître du « kabary », il est chanteur, danseur, chorégraphe, metteur en scène et compositeur. Il est l’instigateur du changement du nom de la troupe iconique Ramilison Fenoarivo en Ramilison Besigara Zanany à la mort de son père. Aujourd’hui, c’est lui-même Félix Ranaivoarison, qui s’en est allé.

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  • COOPERATION – Des bourses et des emplois au Japon pour 14 jeunes malgaches

    COOPERATION – Des bourses et des emplois au Japon pour 14 jeunes malgaches

    Antananarivo, 29 Août, 11h05 – Ils sont 14 jeunes malgaches à se rendre prochainement au Japon dans le cadre de divers programmes offerts par le gouvernement Japonais ainsi que de l’Agence japonaise de coopération internationale (JIca). Alors que la majeure partie d’entre eux s’y rendront pour des études, quelques-uns s’y déplaceront pour travailler, explique l’ambassadeur Abe Koji, mercredi.

    Cinq d’entre eux sont bénéficiaires de bourses offertes par le ministère japonais de l’Education, de la culture, des sciences et de la technologie. Cinq autres ont eu des bourses d’études offertes par la Jica. Un cadre du ministère des Affaires étrangères de Madagascar est, quant à lui, bénéficiaire d’un programme d’études de langue japonaise à travers le programme « Language training ».

    Trois jeunes travailleurs malgaches ont, pour leur part, décroché des contrats auprès d’entreprises japonaises dans le domaine de l’agriculture, et y travailleront pendant environ cinq ans. Ils y sont parvenus dans le cadre du projet pilote de développement des ressources humaines dans le secteur agricole par le biais du programme japonais des Travailleurs qualifiés spécialisés (TQS).

    Ces jeunes sont encouragés « à être les architectes du pont entre Madagascar et le Japon », soutient la directrice en charge des Relations culturelles et communautaires de la Présidence de la République de Madagascar, Anne-Muriel Rahaingonjatovo. Elle rappelle que les deux pays ont une histoire qui date depuis des décennies et que cette coopération ne pourra que s’enrichir avec ces différents programmes.

    Ces programmes sont d’ailleurs amenés à s’étendre à en croire l’ambassadeur du Japon, Abe Koji. “Nous démarrons le programme TQS pour le secteur agricole mais nous prévoyons de l’élargir dans d’autres secteurs à l’avenir”, annonce le diplomate. Les jeunes bénéficiaires du TQS se rendront au Japon pour travailler. “Mais l’idée, c’est qu’ils puissent revenir à Madagascar avec des acquis professionnels encore plus développés. Ils retourneront ainsi au pays avec une expérience enrichie qu’ils pourront partager avec leurs compatriotes ou avec d’autres jeunes malgaches”, tient à préciser Anne-Muriel Rahaingonjatovo.

    Pour la représentante de la Jica, Tanaka Kaori, ces programmes offerts par le gouvernement japonais devraient permettre à leurs bénéficiaires de contribuer au développement de Madagascar. Ils ont en tout cas déjà permis de fournir des cadres supérieurs que ce soit dans le secteur public que dans le secteur privé, se réjouit-elle. Tanaka Kaori indique par ailleurs que l’appel à candidature pour les bourses au Japon pour l’année prochaine est déjà en préparation, avec plus de bénéficiaires en vue.

  • PARTENARIAT – Mehita Fanny, nouvelle country manager de la Société financière internationale pour Madagascar

    PARTENARIAT – Mehita Fanny, nouvelle country manager de la Société financière internationale pour Madagascar

    Antananarivo, 29 Août, 10h20 – L’Ivoirienne Mehita Fanny est la nouvelle country manager de la Société financière internationale (SFI), non seulement pour Madagascar mais également pour les Comores, l’Eswatini, le Mozambique et les Seychelles. Sa nomination à ce poste avait déjà pris effet depuis le 1er avril de cette année, indique cette institution membre du groupe de la Banque mondiale axée sur le secteur privé.

    C’est Mehita Fanny qui succède donc à Marcelle Ayo, qui avait été la représentante pays de la SFI, pas seulement pour la Grande île mais aussi pour les Comores, Maurice et Seychelles de juillet 2019 à juin 2023. La nomination de cette nouvelle country manager au mois d’avril passait quasiment inaperçue, avec presque aucune communication officielle à ce sujet au niveau de Madagascar.

    Dans ses nouvelles fonctions, c’est Mehita Fanny qui supervise les activités de la SFI dans les cinq pays mentionnés plus haut. Et ce, tout en gérant une équipe pluridisciplinaire d’investisseurs, de conseillers et de personnel d’appui sur le terrain, d’après ce qu’avait indiqué l’institution qu’elle représente. Elle est basée à Maputo.

    De nationalité ivoirienne, Mehita Fanny est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université nationale de Côte d’Ivoire et d’un diplôme de commerce de l’ESSEC Business School, en France. Elle avait rejoint la SFI en 2003.

    Mehita Fanny avait déjà été directrice nationale en Afrique centrale, supervisant les activités de la SFI dans huit pays de cette région. Elle avait aussi travaillé comme directrice régionale de cette filiale de la Banque mondiale pour le conseil en matière de partenariats public-privé (PPP) en Europe. Ce qui lui avait permis de contribuer à diriger l’activité de conseil aux gouvernements européens sur des projets de PPP liés à des infrastructures durables et robustes, et à des services sociaux, rapporte la SFI.

  • Les noms des futurs ambassadeurs de Madagascar au Maroc et aux Etats-Unis révélés par le Conseil des ministres

    Les noms des futurs ambassadeurs de Madagascar au Maroc et aux Etats-Unis révélés par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 29 Août, 8h55 – Johary Rajobson et Lantosoa Rakotomalala attendent encore leur nomination officielle, le premier en tant qu’ambassadeur de Madagascar au Maroc, la deuxième en tant qu’ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis. Le Conseil des ministres de mercredi révèle leur nom mais précise clairement que “leur nomination formelle attend encore l’agrément des pays où ils sont accrédités”.
    ⭕️Si les agréments sont accordés, Johary Rajobson, ancien sénateur et ancien haut responsable de ministère, deviendra le premier ambassadeur de Madagascar au Maroc, un bureau que la Grande île a récemment mis en place. Lantosoa Rakotomalala, actuelle présidente du Conseil d’administration de l’Economic Development Board of Madagascar et ancienne ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, elle, devrait occuper un poste vacant depuis plus de cinq ans.
    ⭕️Le dernier ambassadeur de Madagascar aux Etats-Unis, Eric Robson Andriamihaja, ancien directeur général de l’EDBM, avait été limogé en janvier 2019, juste après le retour d’Andry Rajoelina au pouvoir lors de son premier mandat. Celui-ci avait été nommé en 2018 par le régime Rajaonarimampianina et n’avait pas été remplacé depuis son départ. La nomination de son successeur avait été récemment soulevé par le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) lors d’une rencontre avec la ministre des Affaires étrangères.