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  • VISITE D’ETAT – Umaro Sissoco Embaló remercie Andry Rajoelina pour le Covid Organics distribué en Afrique

    VISITE D’ETAT – Umaro Sissoco Embaló remercie Andry Rajoelina pour le Covid Organics distribué en Afrique

    Antananarivo, 31 Juillet, 8h30 – La Guinée Bissau avait été l’un des pays ayant importé le Covid Organics, le remède fabriqué par l’Institut malgache de recherches appliquées (Imra) pour traiter et prévenir la Covid-19 en avril 2020. Mardi, le président de ce pays d’Afrique de l’Ouest, Umaro Sissoco Embaló, a tenu à remercier Andry Rajoelina, en visite d’Etat à Bissau pour avoir partagé ce remède qui a selon lui été efficace.

    “On a partagé cela, j’étais l’ambassadeur pour voir comment on pouvait sauver des milliers de vies et quand on a loué l’avion pour faire la cargaison, on a partagé cela dans tous les pays d’Afrique de l’ouest et en Afrique centrale”, indique le président bissao-guinéen dans son discours. “On a partagé à Papa Déby (Idriss Deby ancien président du Tchad) et à (Denis) Sassou-Nguesso (président de la République du Congo) et ça marchait”, poursuit le numéro Un de la Guinée-Bissau.

    En pleine crise sanitaire, la Guinée Bissau fait partie des pays africains qui ont affrété un avion spécial pour récupérer des cargaisons de Covid rganics à Antananarivo. Le ministre de la Défense nationale de la Guinée-Bissau, le Général Sandji Fati était en déplacement dans la capitale malgache le 1er mai 2020 pour récupérer 118 cartons du Tambavy CVO. Ces remèdes avaient été destinés pour l’ensemble des pays de la Communauté de développement économique de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).

    Le président de la Guinée Bissau a aussi tenu remercier le “grand élan de panafricanisme” du président Rajoelina à l’égard de ses frères africains. Il n’a pas caché sa joie lors de la réception du président Andry Rajoelina. “Nous sommes des frères et des amis de longue date. Ça me touche de te recevoir mon frère”, glisse-t-il à son invité.

    Umaro Sissoco Embaló a aussi annoncé qu’il allait se rendre à Madagascar pour une visite d’Etat cette année. Il était déjà venu à Madagascar lors de l’investiture de Andry Rajoelina pour son second mandat.

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  • EXAMEN OFFICIEL – La lettre d’engagement à signer inquiète les correcteurs des copies des épreuves du baccalauréat

    EXAMEN OFFICIEL – La lettre d’engagement à signer inquiète les correcteurs des copies des épreuves du baccalauréat

    Antananarivo, 31 Juillet, 6h35 – La correction des épreuves du baccalauréat a bien commencé lundi même si quelques correcteurs avaient exprimé le souhait de ne pas commencer le processus lundi. Ceux-ci ont manifesté leur inquiétude face à l’obligation qui leur est faite de signer une lettre d’engagement. Dans cette lettre, ils sont censés s’engager à se conformer aux nouvelles directives concernant le paiement des vacations, qui ne sera effectué qu’après la correction complète des copies d’examen. Ils disent, entre autres, n’avoir aucune garantie claire quant à ces paiements après le travail fait.

    Le directeur des examens nationaux (DEN), Hajasoa Ralaivao, tente néanmoins de rassurer les correcteurs, indiquant que “le directeur administratif et financier (DAF) de l’Université d’Antananarivo, ainsi que le président de l’université, ont confirmé la disponibilité des fonds nécessaires”. Mais “comme tout travail, le paiement interviendra après la réalisation complète des tâches”. Pour lui, la lettre d’engagement vise justement à formaliser ce principe de façon à éviter que, comme en 2023, les correcteurs refusent de délibérer s’ils n’ont pas été préalablement payés. Il souligne d’ailleurs que la plupart des enseignants mobilisés se sont engagés et que seule “une minorité meneuse de troubles” conteste les nouvelles dispositions.

  • PARTENARIAT – La première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit programmé à la fin du mois de septembre

    PARTENARIAT – La première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit programmé à la fin du mois de septembre

    Antananarivo, 30 Juillet, 18h02 – La date du premier examen fixée. La première revue du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvé en juin et liant Madagascar avec le Fonds monétaire international (FMI), est programmée du 30 septembre au 11 octobre de cette année. C’est ce qui avait été convenu durant la rencontre entre la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison et le nouveau représentant du FMI, Eklou Kodjovi, lundi.

    Généralement entreprise tous les six mois, la revue du programme FEC consiste en un déplacement d’une équipe du FMI à Madagascar. La mission rencontre habituellement le président de la République, des membres du gouvernement et d’autres hauts responsables de l’Etat, le gouverneur de la banque centrale, les partenaires au développement, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile. Les missionnaires de Bretton Woods se rendent au pays pour voir l’état d’avancement de ce programme, notamment par rapport aux conditions quantitatives et aux différents repères structurels y afférents.

    Plusieurs actions devraient être entreprises avant cette première revue, si l’on se réfère à la liste des mesures préalables et des repères structurels pour la période de juin 2024 à juin 2025. Fournir aux services du FMI un tableau de bord mensuel sur certains indicateurs clés de performance des administrations fiscale et douanière dans les 30 jours suivant la fin de chaque mois est par exemple une action à entreprendre de manière continue pour l’Etat.

    De même pour le tableau de bord mensuel sur les recettes et les coûts de la Jirama, ainsi que les détails de tout transfert budgétaire aux fournisseurs de la Jirama, que les autorités doivent fournir dans les 45 jours suivant la fin de chaque mois. Il y a également la publication des appels d’offres, les résultats de ces appels d’offres et les contrats d’achat de carburant de la Jirama sur le site internet de la Jirama dans un délai maximum de 45 jours après la fin du mois d’acceptation d’une offre.

    D’autres mesures sont à entreprendre cette année suivant des dates d’échéance précises. C’est le cas par exemple de l’opérationnalisation et de l’approvisionnement, au mois d’octobre, de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure. Il y a également la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du plan de relance de la Jirama préparé par sa nouvelle équipe de direction, pour le mois de novembre. Les autorités auront aussi à étendre la couverture du registre social à 600 000 ménages au mois de décembre. C’est la même date d’échéance pour la mise en place un dépositaire central unique de titres.

  • JEUX OLYMPIQUES – Le club de Jonathan Raharvel réfute les allégations de favoritisme à l’égard du nageur malgache

    JEUX OLYMPIQUES – Le club de Jonathan Raharvel réfute les allégations de favoritisme à l’égard du nageur malgache

    Antananarivo, 30 Juillet, 10h30 – “La sélection de Jonathan aux Jeux Olympiques est le fruit d’une décision entièrement indépendante du Comité International Olympique, qui lui a attribué une Wild Card en reconnaissance de son talent, de son potentiel et de ses performances”. Alors que les rumeurs de favoritisme enflent sur les réseaux sociaux par rapport à la présence du nageur Jonathan Raharvel aux Jeux Olympiques, son club, Cosfa Natation sort de son silence. “Cette décision [du CIO] prise en toute indépendance, réfute catégoriquement les allégations de favoritisme”, poursuit le club.

    Cosfa Natation souligne alors que “bien que sa performance ait été en deçà des attentes, cela ne diminue en rien ses incroyables réalisations et son dévouement à la natation pour Madagascar”. Le Club rappelle, entre autres, que “Jonathan est un nageur de haut niveau qui a porté haut les couleurs de Madagascar lors de 12 compétitions internationales” en raflant des médailles au Jeux des îles, aux Championnats d’été de la Réunion mais aussi lors des championnats de Malaisie et de Thaïlande, à l’époque où il était boursier du Centre de haut niveau de la Fédération internationale de natation de Thaïlande. Il souligne que “depuis plusieurs années, le nageur règne sur la natation malgache, cumulant plusieurs titres de champion, trois records nationaux à son actif et de nombreuses médailles d’or”.

    La polémique avait enflé après que Jonathan Raharvel a terminé dernier de sa série aux Jeux Olympiques avec un temps inférieur à son record personnel. Celle-ci a été d’autant plus virulente que le jeune nageur a indiqué à la presse que “se préparer à Madagascar ne permet pas d’avoir de bonnes performances”. Il a notamment indiqué avoir dû se préparer dans un bassin de 20m, la saison hivernale ne lui permettant pas de se préparer dans les bassins d’Ampefiloha ou de Vontovorona.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreuses publications arguent que le pays aurait dû être représenté par un autre nageur qui avait eu de meilleurs résultats que lui aux derniers championnats de Madagascar. Le nageur en question, résidant en France et inconnu de nombreux acteurs du monde de la natation malgache avant 2024, avait publiquement prétendu avoir droit au ticket pour les Jeux olympiques après avoir établi un nouveau record de Madagascar au 100m papillon lors des championnats de France en juin.

    “Au lieu de dénigrer, nous devons continuer à encourager nos athlètes dans leurs futurs projets”, exhorte ainsi le Cosfa. “En soutenant nos athlètes, nous leur donnons la force de continuer à se surpasser et à porter haut les couleurs de Madagascar”, ajoute le club. “Dénigrer un athlète qui a tout donné pour son pays est contraire à cet esprit sportif”, conclut-il.

  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – La CGHV s’apprête à installer ses bureaux à Volobe

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – La CGHV s’apprête à installer ses bureaux à Volobe

    Antananarivo, 30 Juillet, 9h25 – La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se prépare à s’installer. Elle annonce, dans un communiqué publié ce lundi, la construction de son bureau à Volobe. De même pour son bureau de représentation à Toamasina.

    La CGHV indique avoir entrepris plusieurs actions aussi bien sur le plan social que sur les plans technique et juridique depuis le début de cette année. A part l’installation de ces bureaux, la compagnie avait également déjà procédé progressivement au renforcement de son équipe, notamment dans le domaine social et les relations communautaires. Ce promoteur du projet Volobe se penche aussi sur les différents plans stratégiques qui, d’après ses explications, sont les déclinaisons du  plan de gestion environnementale.

    La CGHV poursuit par ailleurs ses démarches en vue de l’obtention des différentes autorisations relatives aux différents travaux pour son projet hydroélectrique. Cette compagnie s’attèle aussi à l’élaboration des contrats des travaux et du bouclage financier, avance-t-elle. “Toutes ces activités de préparation témoignent du bon avancement du projet et la détermination de toutes les parties prenantes à renforcer leur engagement pour le mener à terme”, rassure la CGHV.

    Après la signature du contrat de concession et du contrat d’achat d’énergie du projet hydroélectrique de Volobe en mai 2023, il restait encore, pour la CGHV la réactualisation des données socioéconomiques pour le bon avancement du processus de sécurisation foncière ainsi que la conclusion des travaux et le bouclage financier avec les prêteurs.

    Comme rapporté par la direction de la communication de la Présidence de la République, les initiatives hydroélectriques avaient été particulièrement mises en avant lors de la rencontre entre les présidents Emmanuel Macron et Andry Rajoelina, au palais de l’Élysée à Paris. Un volet jugé important pour pallier le déficit de production énergétique à Madagascar, qui perdure depuis de nombreuses années.

  • Davantage de crédits octroyés pour le secteur des BTP attendus au second trimestre de 2023

    Davantage de crédits octroyés pour le secteur des BTP attendus au second trimestre de 2023

    Antananarivo, 30 Juillet, 8h55 – De plus en plus favorisé. Le secteur des BTP devait bénéficier davantage de crédits octroyés par les banques territoriales au second trimestre de cette année. Si ce secteur bénéficiait encore 18,9% des crédits octroyés par ces banques durant les trois premiers mois de 2023, sa part était prévue augmenter à 20,4% pour le trimestre suivant. C’est ce que rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le dernier bulletin qu’elle a publié.

    Cette part dont le secteur des BTP était prévu bénéficier au second trimestre devait le placer en tant que deuxième secteur bénéficiaire de crédits, derrière le secteur du commerce qui, lui devait bénéficier de crédit à hauteur de 24,1%. Ces deux secteurs constitueraient d’ailleurs de bons risques pour les banques, confient-elles à la BFM dans son Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire.

    13% des crédits accordés par les banques devaient être destinés à financer les Zones franches industrielles (ZFI), durant cette période. Le secteur agricole (11,1%), la distribution pétrolière (9,3%), le transport (9,3%), les industries extractives (1,9%), et les autres secteurs comme la télécommunication, le transit, l’hôtellerie, les crédits aux salariés ou l’éducation (11,1%) devaient se départager le reste.

    Les crédits à court terme devaient par ailleurs être priorisés, en se situant 59,3 % durant cette période. Les crédits à moyen terme étant prévus à 31,5% et pour ceux à long terme à 9,3%. En termes de coûts des crédits, plus de la moitié des banques avaient prévu de les durcir. Une disposition qu’elles prévoyaient prendre par rapport au taux de base bancaire ou encore aux commissions, selon toujours le bulletin de la BFM.

    Image par Tung Lam de Pixabay

  • CENTRE IMMATRICULATEUR – La date de reprise de la délivrance des permis biométriques toujours inconnue

    CENTRE IMMATRICULATEUR – La date de reprise de la délivrance des permis biométriques toujours inconnue

    Antananarivo, 29 Juillet, 19h00 – Il faudra encore patienter avant de pouvoir obtenir le permis de conduire et la carte grise biométrique. Aucune date de reprise de la délivrance de ces documents ne peut pour l’instant être communiquée, indique Arinala Andriambahiny, directrice du centre immatriculateur d’Antananarivo. “On ne peut pour l’instant communiquer aucune date, nous sommes actuellement en phase de test”, indique-t-elle au téléphone la semaine dernière. “Les techniciens de notre prestataire sont venus vendredi dernier pour effectuer les prises de photo” , explique-t-elle.

    Selon la responsable, le serveur défaillant a déjà été réparé. Mais il reste encore des tests à faire pour mettre au point le matériel.“Le serveur est réparé mais il faut encore faire le test de tous les processus, on ne fera aucune communication officielle tant que tout ne fonctionne pas correctement” ajoute-t-elle.

    Le CIM dément les informations qui circulent sur les réseaux sociaux et qui indique que le Centre ne délivrera aucun document biométrique avant le mois de mars 2025. “Je ne sais pas où les gens ont trouvé cette date du mois de mars 2025, nous n’avons fait aucune communication à ce sujet”, explique la directrice.

    En attendant la reprise de la délivrance des permis biométriques, les automobilistes sont dotés de certificat provisoire de capacité pour ne pas “les priver de leur droit”, expliquent les responsables du CIM. “La loi indique qu’une fois qu’un automobiliste réussit ses examens et possède son bordereau, il peut tout de suite conduire donc on a dû chercher des solutions”, indique toujours la directrice. “Ce certificat que l’on octroie est doté d’un QR Code pour éviter les falsifications”, ajoute-t-elle. Le CIM indique qu’une fois la reprise de la délivrance actée, les utilisateurs dotés du certificat n’auront plus à payer un centime et seront appelés pour un rendez-vous afin de recevoir leur permis ou carte grise biométrique.

    Le CIM n’octroie plus de permis et carte grise biométrique depuis plusieurs mois. Selon les responsables, cela est dû à la panne du serveur utilisé par le prestataire du CIM suite à des coupures à répétition du courant. “On a toujours pu réparer mais on est arrivé à un point ou on ne pouvait plus le réparer car le serveur central était totalement endommagé et il a fallu le remplacer”, explique la directrice du centre immatriculateur d’Antananarivo. “Le prestataire étant étranger il a fallu faire venir un nouveau serveur de l’étranger”, précise-t-elle, parlant d’un processus qui a duré cinq mois.

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) sollicite l’adoption par l’Etat de politiques incitatives

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) sollicite l’adoption par l’Etat de politiques incitatives

    Antananarivo, 29 Juillet, 14h45 – L’Etat devrait apporter son plus grand soutien aux industriels, à travers l’adoption de politiques incitatives. Agir dans ce sens en faveur des acteurs locaux encouragerait la création, l’innovation et la compétitivité des entreprises, soulève le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) dans une publication, vendredi.

    Pour le SIM, soutenir l’industrie c’est « sécuriser les revenus des millions de ménages et investir pour des millions d’emplois supplémentaires ». Cette association professionnelle rapporte d’ailleurs quelques données de la Banque mondiale, selon laquelle l’industrie joue un rôle crucial en soutenant ces millions de foyers à Madagascar, avec près de 1,4 millions d’emplois créés.

    Le SIM déplore toutefois que plusieurs contraintes « freinent constamment le développement industriel ». Ce syndicat cite entre autres les défis en termes d’infrastructures, l’accès limité au financement, l’approvisionnement en énergie ou encore les charges fiscales. Cette association regrette que malgré la richesse du pays en ressources naturelles, la Grande île ne parvient pas à assurer une stabilité économique durable. « Cela affirme que la force du secteur primaire n’est pas suffisante et que l’État doit se pencher sur l’amélioration du secteur industriel », insiste-t-elle.

    L’industrialisation et la transformation économique constituent un des grands piliers de la Politique générale de l’Etat (PGE). Cette politique avance des mesures à prendre pour encourager l’investissement à Madagascar. C’est le cas de la mise en place d’une plateforme de discussion entre le Gouvernement et le secteur privé qui permettra de revoir les mesures fiscales, douanières et autres mesures gouvernementales qui ne vont pas léser les entrepreneurs mais encourageront ceux qui continueront et renforceront l’investissement à Madagascar.

    D’autres dispositions sont également énumérées dans la PGE, ne serait-ce que la création de zones d’émergence industrielle ou l’appui du programme « Fihariana ». De même pour l’opérationnalisation du Fonds souverain qui devra permettre de monter des projets de transformation industrielle avec des partenaires locaux et étrangers.

  • APPUI BUDGÉTAIRE – L’adoption du décret d’application du code minier attendue par la Banque mondiale au mois d’octobre

    APPUI BUDGÉTAIRE – L’adoption du décret d’application du code minier attendue par la Banque mondiale au mois d’octobre

    Antananarivo, 29 Juillet, 13h40 – Un deadline fixé. Madagascar aura jusqu’au mois d’octobre de cette année pour adopter le décret d’application du code minier. C’est une des mesures que les autorités malgaches auront à entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de l’appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour la Grande île. Et elle est inscrite dans le calendrier des réformes, présenté dans le rapport sur les négociations du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et celui sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    L’adoption du décret d’application du code minier est une des réformes visant à renforcer la gouvernance climatique et à promouvoir les investissements sensibles au climat. Ces réformes sont aussi censées prendre en considération des réglementations relatives aux impacts sociaux et environnementaux conformes aux bonnes pratiques internationales.

    Différents thèmes avaient été abordés par les parties prenantes du secteur lors de consultation des parties prenantes relatives à la finalisation du projet de décret d’application du code minier au mois de mai. Les grandes mines, l’exploitation artisanale, la filière or, les questions environnementales, les questions financières comme le Fonds minier d’investissement social et communautaire ou le mode de perception et le taux de répartition des droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM) y avaient été discutées.

    Le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, avait annoncé quelques temps après la finalisation du projet de décret d’application du Code minier au mois de mai. Ce membre du gouvernement avait indiqué à l’époque son intention de soumettre ce document au niveau des instances supérieures.

    L’adoption de quelques textes avait entretemps été communiquée, comme pour le décret portant sur les régimes des permis miniers, des fossiles et des carrières ou le décret portant régime de l’or. Le plan d’assainissement du cadastre minier avait dernièrement été avancé dans le compte rendu du Conseil des ministres du 24 juillet.

    La DPO est convenue entre Madagascar et la Banque mondiale en 2023, pour renforcer la gouvernance et la résilience macro-budgétaire ainsi que pour améliorer le climat d’investissement et approfondir les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme la connectivité numérique, l’énergie et les mines. Cette DPO devrait fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025, la première tranche ayant déjà été décaissée en juin 2023. Cet appui est conditionné par plusieurs actions préalables à entreprendre ou des déclencheurs dans différents domaines.

  • TELECOMMUNICATION – La mise en place d’un prix plafond pour Internet à l’étude

    TELECOMMUNICATION – La mise en place d’un prix plafond pour Internet à l’étude

    Antananarivo, 29 Juillet, 7h15 – L’Etat s’apprête à sévir. Alors que le prix des data tarde à baisser sur Internet mobile, le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) indique être en train de préparer plusieurs textes réglementaires pour réguler les tarifs et mettre en place les éventuelles sanctions. “Nous espérons achever cela avant la fin de cette année”, confie Andry Rasoanaivo, secrétaire général du ministère la semaine dernière.

    Selon les explications du haut responsable, outre les sanctions comme déjà annoncé, le ministère envisage également des mesures d’accompagnement dans ces futurs textes. Des mesures incitatives à l’investissement sont notamment prévues. Enfin, le ministère envisage aussi de mettre en place un prix plafond sur les tarifs d’internet.

    Les offres et les tarifs des différentes catégories seront ainsi définis, ajoute notre interlocuteur. “Pour l’instant, nous poursuivons le dialogue avec les opérateurs, nous invitons les opérateurs à investir mais nous allons aussi imposer des sanctions si cela est nécessaire car le rôle de l’Etat est de veiller à l’intérêt de la population”, explique le secrétaire général.

    Pour le MNDPT, bien que les tarifs de l’Internet mobile soient encore élevés, la libéralisation totale du secteur des télécommunications a déjà porté ses fruits sur la concurrence. Le secrétaire général prend comme exemple, les offres à tarif abordable de l’opérateur satellite américain. “Nous voyons aussi que le prix a déjà baissé sur certaines offres internet fixes de certains opérateurs locaux”, indique-t-il.

    En avril, un prix plancher du Go de data avait été appliqué suite à l’adoption d’un décret en ce sens en novembre 2023. Les autorités sont pourtant très vite revenues sur le projet qu’elles disent avoir été concerté avec les opérateurs. Avec l’application de cette mesure, les gros consommateurs de data mobile ainsi que les usagers des forfaits réseaux sociaux ont fait face à une importante hausse des prix.

    Image par fancycrave1 de Pixabay