Catégorie : À la une
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INFRASTRUCTURES – L’appel d’offre sur le flyover d’Ampasika relancé, les études d’impact environnemental se poursuivent
Antananarivo, 26 Juillet, 9h55 – Le début des travaux de construction du Flyover d’Ampasika encore incertain. Selon les informations reçues auprès du ministère des Travaux publics, ce département a relancé l’appel d’offres lié à la construction de cette infrastructure censée résoudre les problèmes d’embouteillage de ce côté de la ville d’Antananarivo. “Cela fait deux à trois mois qu’on a relancé l’appel d’offres”, indique Henri Jacob Razafindrianarivo, directeur général des travaux publics auprès du ministère des Travaux publics (MTP).
D’après le ministère, les soumissions suite au premier appel d’offres lancé en septembre 2023 ne répondaient pas aux exigences de la Banque Arabe pour le développement en Afrique (Badea) qui finance le projet. Les critères du bailleur exigent que les travaux soient effectués par une entreprise africaine ou arabe. “Les entreprises qui ont pris part au premier appel d’offres ne répondaient pas à ces exigences”, explique le directeur général.
En parallèle à la procédure de sélection de l’entreprise qui effectuera les travaux, les études environnementales sont aussi toujours en cours, souligne le ministère. “Les études d’impacts environnementaux sont actuellement menées, une fois ces études achevées nous pourrons finalement commencer les travaux”, précise le haut responsable.
L’accord de financement pour la construction du Flyover d’Anosizato avait été conclu entre Madagascar et la Badea en 2022. Les études techniques sur ce projet qui fait partie des engagements présidentiels depuis 2019 avaient été lancées la même année. -

EVENEMENT INTERNATIONAL – Des leaders mondiaux et des experts en infrastructures attendus à Madagascar durant l’Assemblée générale des actionnaires de l’Africa50
Antananarivo, 25 Juillet, 18h30 – C’est Madagascar qui sera le pays hôte de l’Assemblée générale annuelle (AGA) 2024 de l’Africa50. Ce rendez-vous international fixé au mois de septembre rassemblera des leaders mondiaux, des investisseurs, des décideurs politiques et des experts en infrastructures. Ces participants se pencheront sur les actions nécessaires pour financer et mettre en œuvre des infrastructures afin d’assurer un avenir durable et propice à la croissance pour l’Afrique, selon ce qu’avait communiqué cette institution financière internationale.
L’Africa50, qui est non seulement un investisseur mais également un gestionnaire d’actifs en infrastructures panafricain, compte actuellement 34 actionnaires. Trois banques participent à son capital, dont la Banque africaine de développement, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Bank Al-Maghrib. 31 pays africains, dont Madagascar, en sont également actionnaires. Comme précisé par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la Grande île est membre de l’Africa50 depuis 2015, y détenant 10 003 actions.
La tenue de cette AGA de l’Africa50 à Antananarivo est une opportunité exceptionnelle pour Madagascar, selon ses organisateurs. Le pays saisira entre autres cette occasion pour « mettre en valeur et faire connaître ses ressources naturelles abondantes aux investisseurs internationaux et locaux », avancent-ils. Ils estiment d’ailleurs que « l’immense potentiel en matière d’énergie solaire et hydroélectrique fait de Madagascar un choix privilégié pour les investissements dans les infrastructures d’énergies renouvelables en Afrique ». De même pour les exportations agricoles, les Zones économiques spéciales (ZES) et les minéraux essentiels qui présentent aussi des opportunités d’investissement considérables, ajoutent-ils.
Mis à part la conférence qui traitera de plusieurs thèmes comme la mobilisation de capitaux catalytiques, les partenariats public-privé, et les stratégies pour mettre en œuvre des solutions de cuisson propres, d’autres manifestations seront également au programme lors de cet évènement. Il y aura aussi une session intitulée « Solutions de financement innovantes pour la transition énergétique » ou encore une table ronde sur « le rôle du gaz naturel dans la transition énergétique, y compris les combustibles de cuisson propres ».
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IDENTIFIANT UNIQUE – L’enrôlement biométrique pour la mise en place de l’identifiant unique prévu débuter en octobre
Antananarivo, 25 Juillet, 14h30 – Dans un monde digitalisé, tout Malgache aura son identifiant unique. L’enrôlement biométrique de chaque citoyen malgache est prévu débuter dès le mois d’octobre fait savoir le ministère du développement numérique des postes et des télécommunications (MNDPT). “L’appel d’offres lié à l’acquisition du kit biométrique et l’IDMS (Integrated Database Management System) est déjà clôturé et l’enrôlement biométrique est prévu débuter au mois d’octobre”, indique Andry Rasoanaivo, secrétaire général du MNDPT.
Mais avant le début de l’enrôlement biométrique, l’Etat mène actuellement un recensement en vue d’identifier tous les chefs de famille et les membres de chaque ménage malgache. Ce recensement a pour but de mettre à jour les registres auprès de chaque Fokontany. Ce registre avec les informations sur l’état civil de chaque citoyen malgache servira à la fois pour la distribution des carnets de Fokontany digitalisé avec QR Code. Ce qui permettra aux citoyens d’avoir accès aux services digitalisés notamment dans l’octroi des certificats de résidence, de célibat et les aides sociales de l’Etat mais également comme base de l’enrôlement biométrique car elle permettra de détecter l’unicité d’un individu et éviter ainsi tout doublon.
Selon le calendrier établi par le ministère, la mise à jour des registres auprès des Fokontany se tiendra jusqu’au 9 août. La saisie et le traitement des données se déroulent jusqu’à la fin septembre. La distribution des carnets digitalisés sera achevée avant la fin de l’année. Jusqu’ici l’Etat a déjà distribué 1,6 millions de carnets digitalisés. L’Etat compte en distribuer 5,8 millions pour autant de ménage jusqu’à la fin de l’année.
La mise en place de l’identifiant unique a pour but d’avoir une véritable base de données de la population malgache selon le MNDPT. L’Etat travaille déjà aujourd’hui à la mise en place de “Use Case” de ces données et cet identifiant unique. “Dans le privé par exemple on pourra s’en servir pour les services bancaires ou les télécommunications et dans le privé pour la Cnaps ou les impôts”, explique le secrétaire général du ministère.
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PARIS 2024 – Une délégation officielle de 23 membres pour Madagascar aux Jeux olympiques
Antananarivo, 25 Juillet, 11h20 – Ils seront 23. Ce sont les membres de la délégation officielle malgache qui sera Paris dans le cadre des Jeux Olympiques. La délégation est composée de sept athlètes, de cinq coachs, de quatre présidents de fédération, du ministre des sports par intérim, du président du comité olympique malgache, du secrétaire général du comité olympique malgache, d’un chef de délégation, d’un chef de mission, d’un responsable du village olympique et d’un journaliste.
D’après Valery Ramonjavelo, ministre de la jeunesse et des sports par intérim, la liste des membres de la délégation émane du Comité Olympique malgache. La liste des athlètes qualifiés a été transmise par les fédérations au Comité Olympique qui a validé la liste et l’a transférée au niveau du ministère. Toujours selon le ministre, la liste a été réduite au maximum.
“Si avant les membres de la délégation pouvaient emmener des membres de leur famille avec eux, cette année on a décidé que ce ne serait pas ainsi”, explique le membre du gouvernement. “La confection de la liste a été faite de manière transparente et surtout logique”, ajoute-t-il. Pour l’instant, l’identité du chef de délégation, du chef de mission et du responsable du village olympique n’est pas révélée.
La délégation malgache, pour ceux qui ne sont pas déjà à Paris, est actuellement en cours de ralliement de la capitale française. Selon le ministre, une première réunion de la délégation est prévue ce jeudi dans la soirée. La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques se déroulera vendredi. Le président de la République devrait y assister.
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AUTOROUTE – Etudes d’impact environnemental en cours pour les nouveaux tronçons du tracé modifié
Antananarivo, 25 Juillet, 8h45 – Les études sur la portion Antananarivo-Anjozorobe de l’autoroute Antananarivo-Toamasina se poursuivent parallèlement à la poursuite des travaux sur la première phase. D’après les informations reçues auprès du ministère des travaux publics, les études d’impact environnemental ont été lancées pour les nouveaux tronçons du tracé modifié de l’autoroute. “Les demandes de permis environnementaux et les études correspondentes au niveau de l’ONE (Office national de l’environnement) sont toujours en cours. Nous sommes totalement dans cette procédure actuellement”, indique ce mercredi Henri Jacob Razafindrianarivo, directeur général des travaux publics auprès du ministère des travaux publics (MTP).
Ces études sur les parties modifiées n’impactent en rien la poursuite des travaux sur les parties non affectées par ces changements sur ce premier tronçon, souligne le ministère. A en croire notre interlocuteur, les travaux se poursuivent sur ces tronçons qui ont déjà obtenu leur permis environnemental en septembre 2023. C’est d’ailleurs le cahier des charges environnementales accompagnant ce permis qui a imposé le changement de tracé, comme l’indique un communiqué publié par le ministère le 10 juillet dernier.
Le tracé du premier tronçon d’une longueur de 80 kilomètres a été modifié en plusieurs points comme l’avait souligné le ministre des travaux publics, Livah Ndriamihaja Andrianatrehina, lors de la visite sur site du président de la République plus tôt ce mois. Parmi ces changements, l’autoroute ne passe plus par des rizières à partir du point kilométrique numéro 10. Le nouveau tracé ne passe plus également au Rova d’Ambohimanga comme initialement prévu.
En ce qui concerne le second tronçon de 180 kilomètres entre Anjozorobe et Toamasina, aucun changement sur la communication du ministère qui indique que le tracé n’est pas encore définitif. Le ministère avait également indiqué que “les études d’impact environnemental et social ne sont pas encore terminées”. Le premier tracé établi par le ministre avait fait l’objet de vives contestations par la société civile du fait de son passage par des aires protégées.
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TRANSPORT AÉRIEN – Le MSN 813 de Madagascar Airlines remis en service
MAntananarivo, 25 Juillet, 6h54 – La flotte se renforce pour Madagascar Airlines. La compagnie nationale annonce la remise en service du MSN 813 qui était en maintenance. Ce qui porte désormais à trois le nombre d’ATR 72 qui assurera les dessertes aériennes de la compagnie, en plus du Q400 qu’elle loue temporairement auprès de la compagnie sud-africaine CemAir.
Cet ATR avait été immobilisé depuis le mois d’avril de cette année, en raison de contraintes financières et de la pénurie persistante de pièces et d’équipements. Mais cet aéronef est dorénavant opérationnel, permettant à Madagascar Airlines de mieux répondre à la demande croissante et le développement de ses activités. “Nous devons saluer le travail sans relâche de nos équipes de maintenance qui ont dû relever de nombreux défis techniques. Le soutien de l’Etat et de la Banque mondiale est également à souligner”, souligne le directeur général de la compagnie, Thierry De Bailleul.
La livraison de deux nouveaux ATR 72 prévue pour le mois de septembre et le mois d’octobre est confirmée par cette compagnie. Ces appareils devraient intégrer sa flotte avec garantie souveraine de l’Etat. Deux autres avions du même type devraient aussi arriver entre fin 2024 et en 2025, selon le plan qu’avait présenté Madagascar Airlines au mois de mars.
La compagnie nationale avait déjà souligné qu’elle procèdera à la rationalisation de sa flotte, en se concentrant sur un seul type d’ATR qu’est l’ATR 72-500. Elle avait également parlé de la remise en état des appareils qu’elle avait à sa disposition ainsi que la restitution de certains avions dont les loyers sont jugés élevés.
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IVATO – Des caméras à mettre en place et une réorganisation de travail à effectuer à l’aéroport pour lutter contre la corruption
Antananarivo, 24 Juillet, 12h30 – Les mesures que l’Etat va prendre pour éradiquer la corruption à Ivato ne se limitera pas aux sanctions envers les agents véreux. L’Etat souhaite mettre en place et réorganiser certaines choses, si l’on en croit le président de la République Andry Rajoelina lors de sa visite à Ivato mardi. Parmi les mesures annoncées figure l’installation de nombreuses caméras à divers endroits pour augmenter la surveillance au sein de l’aéroport.
“Nous allons mettre des caméras au niveau des diverses entrées au niveau de la police aux frontières qui s’occupe de faire entrer et sortir les passagers”, indique, entre autres, le président de la République. “Des caméras seront aussi disposées à tous les endroits ou il y a échange d’argent notamment là ou on réclame les taxes”, ajoute-t-il.
Les agents de l’Etat qui circulent au niveau de l’aéroport seront aussi dotés de brassard numéroté et de badge où leur corps sera clairement affiché afin de facilement les identifier en cas de plainte ou de reconnaissance. Un bureau de doléance sera notamment mis en place pour permettre aux usagers de se plaindre. Un employé qui changera toutes les semaines y sera posté pour recueillir les doléances et les plaintes. “J’invite les voyageurs à oser porter plainte en cas d’irrégularité”, exhorte le Président.
Andry Rajoelina souhaite aussi revoir l’octroi de badge pour les agents de l’Etat ayant accès à l’aéroport. Actuellement 1 100 employés disposent de badges pour circuler librement dans l’aéroport. “L’aéroport ne doit pas être une passoire, il doit y avoir un filtre drastique pour les agents de l’Etat autorisés à recevoir des personnes à Ivato”, soulève-t-il.
Le président de la République souhaite également ramener à un an la rotation des agents de l’Etat, police, gendarme et douanier au niveau de l’aéroport.
Pour l’application de ces mesures, Andry Rajoelina indique qu’un Conseil des ministres spécial va se tenir à Iavoloha mercredi. Un comité spécial va également être mis en place pour étudier et suivre l’application de ces diverses mesures. -

SECTEUR EXTRACTIF – Base Toliara aspire à son éligibilité à la Loi sur les grands investissements miniers
Antananarivo, 24 Juillet, 10h30 – Base Toliara sera-t-il le prochain projet à être sous régime LGIM après Ambatovy ? Base Resources, sa maison-mère y travaille et compterait soumettre une demande de certification d’éligibilité en vertu de cette Loi sur les grands investissements miniers (LGIM). Cette compagnie fait part de cette intention dans son rapport trimestriel d’activité, publié ce mardi.
Plusieurs étapes restent cependant à franchir pour ce projet minier suspendu depuis 2019. Base Resources fait part, dans son rapport, des avancées sur l’accord de principe sur les principales conditions fiscales qui devraient s’appliquer à l’ensemble de son projet d’extraction de sables minéraux et de monazite. Cette compagnie indique alors qu’elle se concentre désormais sur la finalisation du protocole d’accord qui donnera effet à cet accord de principe. Aussi, « la levée de la suspension du projet de Toliara sur le terrain devrait intervenir dès l’entrée en vigueur du protocole d’accord, ce que Base Resources estime réalisable à court terme », annonce-t-elle dans ce document.
La maison-mère de Base Toliara indique également que des discussions seraient parallèlement en cours sur les termes de l’accord d’investissement définitif à conclure avec le gouvernement malgache. Cet accord d’investissement devrait remplacer le protocole d’accord et établira la base juridique nécessaire au développement du projet de Toliara. « L’objectif est que l’accord d’investissement soit approuvé et ratifié par le Parlement malgache et ait force de loi », souligne-t-elle.
Et c’est après cette étape que Base Resources demanderait une certification d’éligibilité en vertu de la LGIM. Et ce, « afin que le régime fiscal convenu et la loi malgache en vigueur, tels que complétés et clarifiés par l’accord d’investissement, soient entre autres stabilisés pour la durée de la certification ».
Comme rappelé par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar, seul l’investisseur ayant apporté un investissement supérieur à 50 milliards d’ariary peut bénéficier de ce régime spécial. La LGIM a instauré un régime juridique, fiscal, douanier et des changes, qui se veut attractif et original, destiné à accompagner sur le long terme des projets miniers de très grande envergure.
La révision de la Loi sur les grands investissements miniers à Madagascar (LGIM) figure pourtant parmi les projets de réforme du secteur extractif en préparation. Des partenaires techniques et financiers de Madagascar se sont déjà positionnés par rapport à ce sujet. C’est le cas par exemple du Fonds monétaire international (FMI) qui a soutenu que cette loi qui a instauré un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devra être révisée conformément au nouveau code minier. La Banque mondiale met également la révision de la LGIM figure parmi les actions préalables que le gouvernement malgache aura à entreprendre dans le cadre de son appui des politiques de développement (DPO) pour Madagascar.
Quoi qu’il en soit, Base Resources estime qu’il faudra environ 14 mois pour mener à bien les travaux nécessaires à la prise d’une décision finale d’investissement, une fois que les conditions fiscales auront été consignées dans des accords obligatoires et que la suspension de son projet aura été levée. Celui-ci inclura l’achèvement des acquisitions foncières nécessaires, la finalisation des accords de financement, la ratification de l’accord d’investissement et la certification d’éligibilité de LGIM ainsi que la finalisation des accords d’enlèvement et des contrats de construction importants.
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IVATO – Andry Rajoelina évoque la dématérialisation de la demande de visa à l’entrée en vue d’accélérer le passage à l’aéroport
Antananarivo, 24 Juillet, 6h38 – Andry Rajoelina souhaite améliorer la façon dont les passagers sont reçus à Ivato, mais également la vitesse de leur transfert. Le président de la République a annoncé plusieurs mesures en ce sens, dont la possibilité de dématérialiser la demande de visa pour les étrangers et touristes qui arrivent à l’aéroport.
⭕“La demande de visa doit être digitalisée afin d’éviter les longues files d’attente au niveau de l’aéroport”, indique le chef de l’Etat lors de la descente qu’il a effectuée à l’aéroport d’Ivato, mardi. Il soulève également le cas des Malgaches qui ont un passeport étranger et une carte nationale d’identité mais qui se plaignent de devoir payer le visa faute de passeport malgache.
⭕Le Président souhaite que les agents de l’Etat soient plus souple dans certaines situations pour éviter de retarder les passagers à l’arrivée comme au départ. Il parle notamment du cas du transport des devises ou des objets artisanaux.
⭕“L’arrivée des passagers doit être accélérée au maximum. Ceux qui ont sur eux moins de 10 000 euros ou dollars avec justification doivent passer sans problème”, souligne le Président. “Nous luttons contre le trafic de drogue et de nos richesses minières mais pas contre les touristes. Provoquer les touristes pour des produits artisanaux va juste bloquer notre économie et ceux de nos artisans”, ajoute-t-il.
⭕Pour Andry Rajoelina l’aéroport d’Ivato doit être un modèle dans la façon de recevoir les voyageurs. Ceci encore plus avec l’arrivée imminente des vols directs de Dubaï. “En 2023 nous avons accueilli 833 000 voyageurs internationaux et selon nos estimations on pourra atteindre 970 000, voire un million de voyageurs cette année avec l’arrivée d’Emirates”, poursuit Andry Rajoelina. “C’est une grande étape pour Madagascar et un grand élément déclencheur pour notre développement touristique et économique” ajoute-t-il. “On doit donc prendre des mesures”, conclut-il.
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AEROPORT D’IVATO – Andry Rajoelina entend durcir les sanctions contre les agents de l’Etat coupable de corruption
Antananarivo, 23 Juillet, 20h00 – L’Etat va sévir. Des sanctions vont être prises face aux agents de l’Etat qui sont reconnus coupables de méfaits de corruption, annonce ce mardi le président de la République Andry Rajoelina lors d’une visite auprès de l’aéroport international d’Ivato. “Il faut éradiquer totalement la corruption sous toutes ses formes”, martèle le locataire d’Iavoloha. “Il n’y aura aucune tolérance envers ceux qui la pratiquent”, ajoute-t-il.
Les sanctions brandies vont de “l’avertissement” jusqu’à la “révocation des responsables en tant que fonctionnaire au niveau des leurs corps respectifs”, à en croire Andry Rajoelina. “Nous condamnons ce genre de pratique”, indique le président de la République.
A part le bâton, le Président met aussi en avant des mesures d’encouragement pour les agents afin d’éradiquer la corruption au niveau de l’aéroport. Parmi les mesures, il souhaite que des primes soient versées aux agents exemplaires. Des bonus d’avancement spécial sont aussi envisagés. “Il y a aussi le logement de ces travailleurs et leurs conditions de travail, il ne doivent plus avoir d’excuse pour soutirer de l’argent ici car on va les motiver”, poursuit-il.
Les plaintes concernant la façon de travailler des agents de l’Etat émanant des locaux mais également des touristes sont nombreuses, estime le chef d’Etat. Des plaintes qui concernent aussi bien les douaniers que les agents de police aux frontières et tous ceux qui gèrent les différentes paperasses au niveau de l’aéroport. “Tout cela doit changer”, conclut le Président.