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  • VOYAGE ORGANISE – Des vacances à Antsiranana pour 450 000 ariary en formule tout compris dans le cadre de Festikite

    VOYAGE ORGANISE – Des vacances à Antsiranana pour 450 000 ariary en formule tout compris dans le cadre de Festikite

    Antananarivo, 23 Juillet, 13h20 – Une occasion à ne pas rater. Un voyage organisé à Antsiranana, tout compris, du déplacement en voiture jusqu’aux excursions dans les sites touristiques de la région, en passant par l’hébergement et la restauration, pour une durée de dix jours, ne coûte que 450 000 ariary, au lieu de 2 020 000 ariary.

    Le voyage, organisé par le ministère du Tourisme et de l’artisanat avec ses partenaires, Scofield Travel et Vacances Tsara Sady Mora, se tient en marge de la troisième édition de Festikite, le rendez-vous annuel des passionnés et des professionnels du kitesurf. Les places ne seront cependant pas pour tout le monde. Selon le ministère, seules 100 places sont disponibles. Et les tickets ne peuvent être achetés que ce mardi sur la plateforme ticketplace.

    Selon le ministère, ce coût réduit, à 20% du coût réel, est possible grâce à une subvention de l’Etat, via le projet Pôle intégré de croissance (PIC). L’objectif des autorités est de promouvoir le tourisme national, parallèlement à la diversification des offres et au développement des marchés de niche.

    Outre les 100 festivaliers nationaux, les organisateurs de Festikite, misent sur les touristes internationaux et sur les participants à ce “rendez-vous incontournable” des passionnés et des professionnels du kitesurf à la Baie de Sakalava, l’un des meilleurs spots de kitesurf au monde. Le séjour inclut des séances d’initiation au kitesurf mais aussi des visites de parcs nationaux, comme celui d’Ankarana ou de la montagne d’Ambre, ainsi que les Tsingy rouges, la Montagne des Français et la mer d’émeraude.

  • MISSION – La directrice mondiale du pôle « politiques économiques » de la Banque mondiale à Madagascar

    MISSION – La directrice mondiale du pôle « politiques économiques » de la Banque mondiale à Madagascar

    Antananarivo, 23 Juillet, 10h30 – Un missionnaire de Bretton Woods au pays. Manuela Francisco, la directrice mondiale du pôle « politiques économiques » de la Banque mondiale est à Madagascar. Elle a notamment rencontré le Premier ministre Ntsay et devrait également tenir une conférence à la Faculté Economie gestion et sociologie de l’université d’Antananarivo, lundi.
    ⭕La discussion au Palais de Mahazoarivo a porté sur l’appui de la Banque mondiale pour Madagascar dans sa quête de développement. La création d’emplois, la formation pour le renforcement des compétences des jeunes ou encore le secteur de l’énergie y ont été abordés. Ce fut alors une occasion pour Ntsay Christian d’exposer la Politique générale de l’Etat liée à ces domaines devant l’équipe de la Banque mondiale, rapporte la cellule communication du bureau du Premier ministre.
    ⭕Manuela Francisco devrait ensuite tenir une conférence à la Faculté EGS de l’Université d’Antananarivo. Une occasion pour ce docteur en macroéconomie internationale, d’échanger avec les étudiants et les universitaires sur les défis économiques mondiaux et à Madagascar.
    Photo : Primature
  • Les états financiers audités de la Jirama des trois dernières années à publier

    Les états financiers audités de la Jirama des trois dernières années à publier

    Antananarivo, 23 Juillet, 7h20 – Renforcer la transparence. Les autorités malgaches se sont engagées vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) à publier les états financiers audités de la Jirama des trois dernières années, de 2021 à 2023. Les deux parties se sont également convenues sur la poursuite de cette publication, de manière à la faire annuellement, dans le cadre des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) liant Madagascar avec le FMI.

    La publication de ces états financiers de la Jirama figurait déjà parmi les repères structurels de la quatrième revue de la précédente FEC de 2021. Les autorités malgaches se sont engagées à l’époque à publier ces documents pour l’exercice 2020, 2021 et 2022 au mois de juin 2023. Mais les documents qui sont publiés jusqu’à ce jour sur les sites web de la Jirama et du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), sont des extraits des comptes annuels provisoires de la Jirama, ou plus précisément des états financiers avant audit de la compagnie nationale pour ces trois exercices.

    Dans ces situations provisoires avant audit, il est indiqué que pour l’exercice clos au 31 décembre 2022, le total des passifs de la Jirama s’élevait à 3 353 milliards d’ariary. Ce passif se situait encore à 2 945 milliards d’ariary vers la fin de l’année 2021 et à 2 521 milliards d’ariary à fin 2020.

    D’autres dispositions visant à renforcer la transparence de la Jirama étaient par ailleurs convenues dans le cadre du nouveau programme sur la FEC. Les autorités malgaches se sont engagées à partager régulièrement les informations disponibles sur l’avancement de la mise en œuvre du plan de redressement de la Jirama. Il en va de même pour toutes les informations relatives aux contrats signés par cette compagnie avec ses fournisseurs d’électricité et de combustible, à ses appels d’offres et à leurs résultats.

    L’Etat s’est également engagé à fournir un tableau de bord mensuel sur les recettes et les dépenses de la Jirama, ainsi que les détails de tous les transferts budgétaires dont elle bénéficiera. Le personnel du FMI et de la Banque mondiale sera par ailleurs informé de toute action susceptible d’affecter la mise en œuvre du plan de redressement de cette société d’Etat, en plus de la publication de ses contrats d’achat de carburant.

  • JEUX OLYMPIQUES – Emmanuel Macron évoque une cérémonie d’ouverture “unique dans l’histoire”

    JEUX OLYMPIQUES – Emmanuel Macron évoque une cérémonie d’ouverture “unique dans l’histoire”

    Antananarivo, 23 Juillet, 6h10 – Au début, cela “semblait une idée folle, pas sérieuse”, glisse Emmanuel Macron, président de la République française. Puis, elle a pris forme, pour devenir une réalité dans trois jours. La parade des athlètes va se tenir sur la Seine, en bateau. Une cérémonie “unique dans l’histoire”, selon le Président français. Une “cérémonie audacieuse, originale” qui “marque une rupture avec les précédentes éditions des jeux”, souligne le site officiel olympics.com.

    Les athlètes seront bien sûr au cœur de la fête. A bord de leurs embarcations, ils navigueront d’Est en Ouest à travers Paris, sur un parcours long de six kilomètres. Ce défilé des athlètes sera intégré aux performances artistiques dont le grand final se tiendra devant le Trocadéro avec les cérémonies protocolaires. Ce vendredi, avec les spectacles, la parade, et le grand public qui sera présent tout le long du parcours, Paris sera “un grand théâtre à ciel ouvert”, confie Emmanuel Macron durant sa rencontre avec les journalistes internationaux venus des quatre coins du monde pour couvrir les Jeux. Et “votre Président sera là”, confirme-t-il aux journalistes malgaches présents à l’Elysée pour l’occasion.

    Mais pour le chef d’Etat français, la performance n’est pas seulement de réussir à sortir la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques du stade et d’en faire une fête grand public. La maintenir constitue déjà une “formidable victoire” compte tenu des “défis techniques et sécuritaires” que cela avait imposés. Les préparatifs se poursuivent et entrent dans la dernière ligne droite. Les dispositifs sécuritaires pour les spectateurs sont en place. Les forces de l’ordre sont mobilisées en masse pour sécuriser le site. Et la scénographie reste encore secrète, autant pour préserver le mystère que pour des questions de sécurité.

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  • CONSOMMATION – Les producteurs nationaux d’huile alimentaire demandent des mesures de sauvegarde face à l’accroissement des importations

    CONSOMMATION – Les producteurs nationaux d’huile alimentaire demandent des mesures de sauvegarde face à l’accroissement des importations

    Antananarivo, 22 Juillet, 17h20 – Une autre filière qui se dit en détresse. La branche de production nationale (BPN) d’huiles végétales alimentaires de Madagascar a déposé une requête demandant l’application d’une mesure de sauvegarde face à l’accroissement des importations de produits similaires et directement concurrents à ses produits.

    Cette BPN avait apporté auprès de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC), des éléments de preuve relatifs à l’existence du dommage grave causé par l’accroissement des importations d’huiles alimentaires sur ses activités. Les importations d’huiles végétales alimentaires ont connu un accroissement de 10 points d’indice en 2022 par rapport à celles de 2021. L’accroissement des importations vis-à-vis de cette année de base est de 42 points en 2023, indique la requête de la BPN.

    Cette situation n’est pas sans impact pour les activités de la Branche de production nationale. Celle-ci déplore, notamment, des baisses du volume de sa production d’huiles végétales alimentaires durant la période sous revue, allant de six points d’indice en 2022 à 16 points en 2023. Elle rapporte une baisse de 10 points d’indice de son volume de vente l’année dernière ; et ce par rapport en 2021. La requête indique également que la part de marché des importations aurait augmenté de 13 points d’indice en 2023, celle de la BPN aurait diminué de 15 points d’indice pour la même année.

    C’est l’accroissement des importations qui aurait d’ailleurs conduit des producteurs d’huiles végétales raffinées à cesser leur activité de production, selon ce qui est exposé dans cette requête. Seuls les produits de la Société Hita sont présents sur le marché local, d’après ce qui y est précisé. Et bien que cette société dispose d’une technologie permettant de produire des huiles répondant aux exigences sanitaires et de qualité pour les besoins des consommateurs, ces derniers ne font pas de distinction entre les produits importés et locaux.

    Toutes les conditions requises sont réunies pour initier l’enquête de sauvegarde sur les importations d’huiles végétales alimentaires à Madagascar. Le Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) indique avoir été notifié de l’ouverture de cette enquête vendredi.

    Comme expliqué par l’OMC, « une enquête en matière de sauvegardes vise à déterminer si l’accroissement des importations d’un produit cause, ou menace de causer, un dommage grave pour une branche de production nationale ». Au cours d’une telle enquête, « les importateurs, exportateurs et autres parties intéressées peuvent présenter des éléments de preuve et des vues et répondre aux communications des autres parties ».

    L’enquête a été ouverte le 18 juillet 2024 et les parties intéressées doivent se faire connaître auprès de l’ANMCC dans un délai de 30 jours à compter de cette date. Elles devront communiquer à cette autorité chargée de l’enquête tous renseignements ou commentaires et lui demander le questionnaire y afférent. Des auditions publiques peuvent également être organisées par l’ANMCC, soit à la demande des parties intéressées, soit d’office, pour permettre aux parties intéressées de présenter des éléments de preuve et, notamment, d’avoir la possibilité de répondre aux exposés d’autres parties, de faire connaître leurs vues, et de défendre leurs intérêts. Il est indiqué que l’Argentine, l’Egypte et la Malaisie sont les principaux pays exportateurs d’huiles végétales alimentaires vers Madagascar.

  • DETTES PUBLIQUES – 214 milliards d’ariary d’arriérés de crédits de TVA  accumulés à fin 2023 à rembourser d’ici à fin de 2024

    DETTES PUBLIQUES – 214 milliards d’ariary d’arriérés de crédits de TVA accumulés à fin 2023 à rembourser d’ici à fin de 2024

    Antananarivo, 22 Juillet, 11h25 – Les arriérés intérieurs accumulés par l’Etat à fin 2023 étaient estimés à 796,2 milliards d’ariary. Ils incluent des retards de paiement aux fournisseurs de biens et de services s’élevant à 118,1 milliards d’ariary. Ils comprennent aussi 54,7 milliards d’ariary de transferts et de subventions, 409,4 milliards d’ariary d’investissements ainsi que 214 milliards d’ariary de remboursements retardés de crédits de TVA. L’Etat s’est engagé à apurer ces arriérés d’ici à fin de 2024, d’après le rapport sur les négociations autour du nouveau programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    Dans l’objectif de réduire les arriérés de crédits de TVA, l’Etat annonce dans ce document l’opérationnalisation dans les prochains mois du traitement électronique ainsi que du remboursement systématique de la TVA via le compte séquestre. Ce compte spécial dédié exclusivement au remboursement de crédit de TVA avait été ouvert au niveau de la Banky foiben’i Madagasikar (BFM) depuis quelques années. Celui-ci devait être alimenté à chaque fin du mois par une proportion de la TVA recouvrée par les services de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale des Douanes (DGD).

     

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait exposé au mois d’avril de cette année que plusieurs entreprises privées étaient concernées par le problème de paiement d’arriérés de l’Etat, dont le remboursement des crédits de TVA. Or, cette question avait été qualifiée de « vitale » car cette « situation où des milliards d’Ariary sont bloqués compromet significativement la capacité de développement des entreprises concernées, en particulier en termes de création d’emplois, d’investissement et d’exportation », avait souligné ce Groupement.

    Les arriérés intérieurs de l’Etat avaient légèrement augmenté, passant de 1% du PIB en 2022 à 1,1% en 2023, selon le rapport sur le nouveau programme sur la FEC. Les autorités malgaches avaient indiqué que les arriérés sur les biens et services, les investissements, les transferts et les subventions accumulés en 2022 et estimés à 645,2 milliards d’ariary, ont été apurés.
    Pour les arriérés de 2023, ils résultent principalement de retards de paiement aux fournisseurs de biens et de services et de retards de remboursement des crédits TVA. Ils ne déclenchent pas une notation « en détresse » étant donné leur nature domestique et l’absence de preuve qu’ils constituent un « emprunt forcé par le gouvernement » pour éviter un défaut de paiement, selon toujours ce rapport.

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  • SPORT – Une Station Afrique installée à Saint-Denis au Nord de Paris à l’occasion des Jeux Olympiques

    SPORT – Une Station Afrique installée à Saint-Denis au Nord de Paris à l’occasion des Jeux Olympiques

    Antananarivo, 22 Juillet, 9h10 – Les fêtes ont déjà commencé à Saint-Denis, commune d’implantation du Stade de France, depuis ce samedi. A l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, qui débutent officiellement ce vendredi, l’île de Saint-Denis accueille la fan-zone des pays africains, la « Station Afrique ». Le maire de cette ville située au Nord de Paris, accompagné de dirigeants sportifs africains, a officiellement inauguré, samedi, ce site qui regroupe les cultures et les valeurs africaines pendant toute la durée des Olympiades.

    Des dizaines de stands d’exposition sont installés à la Station Afrique pour les 23 jours. Mohamed Gnabaly, maire de Saint-Denis souligne que l’objectif est de « créer un village Afrique avec des comités nationaux africains, des ambassades, des consulats, et des associations de la diaspora, afin de proposer des festivités. » Le site servira alors de vitrine des cultures africaines, et promouvra les histoires et les peuples d’Afrique tout en mettant en valeur ses athlètes.

    Des pays africains sont présents sur cette station, pour ne citer que la Tunisie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Ghana. Canal France internationale (CFI) a choisi d’implanter les 15 journalistes venants des 13 pays d’Afrique dans cette station, pour la couverture des Jeux olympiques. Thierry Valat, président de CFI, indique « ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de se retrouver au même moment et au même endroit pour célébrer ensemble les mêmes valeurs et le même engagement ». Il ajoute que c’est « vraiment un grand plaisir, un grand honneur de voir, ici, réunis, des responsables politiques, des élus, des diplomates, des journalistes et des acteurs du développement. » A l’en croire, cela représente les valeurs, qui sont, évidemment, « celles du sport et de de l’olympisme ».

    Samedi, la station Afrique a accueilli Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux. La ministre française, dans son discours, n’a pas retenu ses larmes, et s’est dit “très heureuse d’être ici, parce qu’on partage beaucoup de choses”. Elle parle notamment “des principes de l’olympisme, du respect mutuel, du vivre ensemble, et de la belle compétition”. “Et nous sommes là aussi pour parler de la démocratie, des Jeux olympiques”, conclut-elle.

     

  • BASKETBALL – Mathias M’Madi rejoint le club de deuxième division espagnole Baloncesto Morón

    BASKETBALL – Mathias M’Madi rejoint le club de deuxième division espagnole Baloncesto Morón

    Antananarivo, 22 Juillet, 7h10 – Mathias M’Madi est de retour en Europe. Le jeune meneur malgache rejoint le club espagnol de Baloncesto Morón, qui évolue en deuxième division. Le meilleur joueur de l’Afrobasket U18 2022 qui rêve d’une carrière en NBA en Etas-Unis choisit de rallier l’Espagne pour rebondir au Draft de l’année prochaine.

    La saison passée, Mathias M’Madi a côtoyé les Seward County Saints dans la « National Junior College Athletic Association » (NJCAA) aux Etats-Unis après avoir quitté la France après les Mondiaux des moins de 19 ans.

    Le club espagnol met en avant la jeunesse de MathiasM’Madi ainsi que sa taille, son énergie et son saut pour expliquer son recrutement. Mais Baloncesto Morón évoque aussi l’espoir que représente le jeune Malgache, parmi les meilleurs marqueurs de sa catégorie durant les compétitions internationales auxquelles il a participé ces deux dernières années.

  • Les bourses d’études en phase de fin de traitement, selon le ministère de l’Enseignement supérieur

    Les bourses d’études en phase de fin de traitement, selon le ministère de l’Enseignement supérieur

    Antananarivo, 21 Juillet, 16h26 – Il faudra encore un peu de patience. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) a déjà terminé le traitement des dossiers relatifs au paiement des 4ème, 5ème et 6ème mois de bourse pour les différentes universités de Madagascar à en croire Julien Salava, secrétaire général de ce département. “C’est actuellement en cours de traitement, le dossier a déjà quitté le ministère”, confie le haut responsable.

    ⭕Selon le ministère, le document est déjà entre les mains du ministère de l’Economie et des finances. “On n’attend plus aujourd’hui que la Loi des finances rectificatives”, explique le secrétaire général. “La LFR a été adoptée mais il y a encore des processus à suivre”, explique-t-il. “Si la loi a été publiée, c’est que le déblocage des fonds est déjà en cours”, poursuit-il. En attendant, aucun calendrier de distribution des bourses ne peut ainsi être publié,a expliqué le secrétaire général.

    ⭕Ces derniers jours, les manifestations auprès des universités se sont multipliées pour réclamer le paiement des bourses. La semaine passée, des manifestations ont eu lieu à l’Université de Toamasina et de Toliara concernant ce sujet. Il y a quelques semaines, le Conseil des ministres avait indiqué que le paiement des bourses d’études du deuxième trimestre devrait se faire en juillet, tandis que pour le troisième trimestre, le paiement devrait se faire avant la fin de l’année universitaire.

    ⭕Par ailleurs, de nombreux étudiants n’ont pas encore reçu les trois premiers mois de bourses et d’ équipement. D’après le Mesupres, cela est dû à des anomalies informatiques suite au passage au paiement digitalisé. Selon le secrétaire général, les anomalies ont été détectées et corrigées et le paiement auprès de ces retardataires est actuellement en cours.

  • CARBURANT – Un nouveau protocole d’accord Etat-Pétroliers pour le règlement de leurs dettes croisées

    CARBURANT – Un nouveau protocole d’accord Etat-Pétroliers pour le règlement de leurs dettes croisées

    Antananarivo, 21 Juillet, 11h55 – Un nouveau deal. Les autorités malgaches avaient annoncé leur intention de conclure un nouveau protocole d’accord avec les distributeurs de carburant. Cet accord, évoqué dans le cadre des négociations sur le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI), prévoit les modalités de règlement des dettes croisées Etat-Pétroliers à la fin du mois de juin 2024.

    Les autorités malgaches avaient fait part de leur détermination à veiller « à ce que les distributeurs pétroliers respectent leurs obligations fiscales et parafiscales ». Celles-ci concernent notamment le paiement des droits et taxes sur les produits pétroliers, des redevances au ministère de l’Environnement, de la contribution au développement du secteur (RDS), de la contribution au fonds routier (RER) et de la redevance OMH.
    Selon ce qu’avaient exposé ces autorités, les retards de paiement résulteraient de la demande des distributeurs pétroliers d’un paiement simultané de tous les arriérés croisés et de la dette avec le gouvernement. “Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour accélérer le paiement par les distributeurs à la fois des arriérés passés et des nouvelles contributions mensuelles”, se sont-elles engagées vis-à-vis du FMI.

    La tension entre État et Pétroliers est moins tendue que ce qu’elle avait été il y a deux ans, d’après la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. L’Etat se serait acquitté de ce que les compagnies pétrolières lui réclamaient l’année dernière. Il s’agit du passif généré par l’écart entre les prix affichés à la pompe et les Prix de référence calculés, rappelle le Grand argentier. Ces pétroliers ont également réglé de leurs côté les arriérés d’impôts qu’ils devaient à l’Etat pour 2023, indique Rindra Rabarinirinarison, lors d’une conférence de presse tenue au mois de juin de cette année.

    Pour ce qui est de l’exercice en cours, la ministre des Finances indiquait que le passif de l’Etat envers les pétroliers s’élevait à 72 milliards d’ariary à fin mai. A celui-ci s’ajoute un passif restant de 39 milliards d’ariary, que l’Etat devait payer à ces compagnies pétrolières pour l’exercice 2023. Ces montants sont inscrits dans la Loi des finances rectificative 2024, avait indiqué Rindra Rabarinirinarison. Les distributeurs pétroliers, pour leur part, payeraient normalement leurs contributions fiscales mensuelles, avait-elle souligné.

    D’après ce qui avait été exposé dans le rapport sur le nouveau programme FEC, les résultats budgétaires ont été affectés par une collecte de recettes plus faible que prévu et des dépenses de transfert plus élevées que prévu. Il est souligné dans ce document que la mise en œuvre tardive d’un nouvel accord avec les distributeurs de pétrole pour régler les dettes croisées a entraîné un déficit des recettes douanières d’environ 0,6 % du PIB en 2023, qui s’est ajouté à une baisse de la collecte liée à des importations plus faibles que prévu.

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