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  • CPIA 2024 – La Banque mondiale soulève la fragilité de la gouvernance à Madagascar et appelle à des actions immédiates

    CPIA 2024 – La Banque mondiale soulève la fragilité de la gouvernance à Madagascar et appelle à des actions immédiates

    Antananarivo, 18 Juillet, 8h40 – Une faille signalée. La Banque mondiale soulève une fragilité de la gouvernance à Madagascar. Une situation qui “exige des actions immédiates”, d’après ce qu’expose cette institution de Bretton Woods dans son rapport d’Evaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) 2024. Ce rapport qui fournit une évaluation de 39 pays admis à bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA) en Afrique subsaharienne pour l’année civile 2023, a été publié mardi.

    C’est dans la “gestion et institutions du secteur public”, un des quatre domaines évalués dans la CPIA, que Madagascar avait d’ailleurs enregistré sa plus mauvaise performance avec une note de 2,7 sur 6. Les pays étant classés sur une échelle de 1 à 6, allant de faible à élevé.

    Cette note de 2,7 de Madagascar dans ce domaine est inférieure à la moyenne des pays emprunteurs de l’IDA qui est de 2,9 sur 6. Concernant les critères qui le composent, la Grande île avait obtenu une note 2,5 pour les droits de propriété et gouvernance fondées sur les règles. Sa note était de 2,5 pour la qualité de la gestion budgétaire et financière, 3,5 pour l’efficience de la mobilisation de recettes, 2,5 pour la qualité de l’administration publique et 2,5 pour la transparence, la redevabilité et corruption dans le secteur public.

    Pour renforcer la gouvernance du secteur public, la Banque mondiale préconise des actions immédiates. Elle avance entre autres le renforcement du système juridique et judiciaire, l’application des droits de propriété et l’amélioration de la transparence ainsi que la redevabilité dans les institutions du secteur public. La Banque mondiale souligne cependant dans son rapport que la difficulté de garantir les droits de propriété foncière devient un obstacle majeur à la croissance inclusive et durable.

    C’est dans le domaine de la « gestion économique » que Madagascar a par contre obtenu sa meilleure note, 3,7 sur 6, une note qui est au-dessus de la moyenne de l’Afrique de l’Est et australe et celle des pays emprunteurs de l’IDA.

    La Banque mondiale rapporte que Madagascar avait poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer son cadre de politique monétaire et de change. Elle souligne également que « la coordination entre la gestion de la dette et les politiques macroéconomiques a été solide ». Et dans le domaine de la dette publique, la production de statistiques complètes, la stratégie annuelle de gestion et le cadre juridique clair pour les emprunts constituent des évolutions positives, poursuit-elle.

    Pour les deux autres domaines, Madagascar avait obtenu une note de 3,3 sur 6 pour ses « politiques structurelles », tenant en compte le commerce (4 sur 6), le secteur financier (3 sur 6) et le cadre réglementaire des entreprises (3 sur 6). Pour le domaine des “politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité”, la Grande île avait obtenu une note de 3,3 sur 6. Plusieurs indicateurs avaient été évalués dans ce domaine, dont l’égalité de sexe (4 sur 6), l’équité dans l’utilisation des ressources publiques (3 sur 6), la valorisation des ressources humaines (3,5sur 6) la protection sociale et main-d’œuvre (3 sur 6) et les politiques et institutions axées sur la durabilité écologique (3 sur 6).

    L’ensemble de toutes ces notes obtenues par Madagascar a fait que sa note globale est restée une nouvelle fois à 3,3 sur 6. C’est la même note générale obtenue par la Grande île dans la CPIA depuis 2017. Pour les trois dernières évaluations, même les notes obtenues par Madagascar dans chacun des critères constituant les domaines évalués n’ont pas bougé.

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  • Un plan de restructuration de dettes d’Air Madagascar en attente d’approbation de ses créanciers

    Un plan de restructuration de dettes d’Air Madagascar en attente d’approbation de ses créanciers

    Antananarivo, 18 Juillet, 6h50 – La dette d’Air Madagascar s’élèverait à environ 100 millions de dollars, d’après les dernières estimations des autorités malgaches. 60% de cette dette sont dus à l’Etat, rapportent-elles auprès du Fonds monétaire international (FMI), lors des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    L’Etat fait part de l’existence d’un plan de restructuration de ces dettes d’Air Madagascar. Mais celui-ci devrait encore être approuvé par les créanciers de la compagnie. Les autorités se disent très attentives au risque qui pèserait sur le budget de l’Etat avec cette restructuration de dette. « Compte tenu des implications budgétaires que cette opération pourrait avoir, nous consulterons le FMI et la Banque mondiale avant toute participation financière du gouvernement à cette restructuration. Nous nous engageons à effectuer les paiements nécessaires suite à l’activation de la garantie de l’État sur certains contrats », rassurent-elles.

    Dans le cadre de la quatrième revue du précédent programme sur la FEC, les autorités malgaches avaient déjà exposé que la restructuration de la dette d’Air Madagascar continue de poser un risque budgétaire. Le plan de restructuration à l’époque prévoyait une réduction de la dette de 65 millions de dollars, soit 60 % de l’ensemble de la dette de la compagnie mais devait encore être approuvé par les créanciers. Le gouvernement malgache aurait renoncé à une grande partie des arriérés d’impôts d’Air Madagascar, estimés à 60 millions de dollars, au moment de la rédaction du rapport de cette revue sur la FEC.

    Par ailleurs, l’Etat réitère son engagement à poursuivre ses efforts « pour mettre Madagascar Airlines sur la voie de la durabilité opérationnelle et financière ». Les autorités rapportent que cette nouvelle compagnie a subi des pertes importantes depuis sa reprise des activités d’Air Madagascar et de sa filiale domestique Tsaradia. Celles-ci font alors part au FMI qu’un nouveau président du conseil d’administration avait été nommé en novembre 2023. Les vols long-courriers vers l’Europe et d’autres régions ont également été suspendus et certains contrats de location ont été annulés. Elles ont également communiqué au FMI que la Banque mondiale a annoncé un prêt de 25 millions de dollars pour soutenir les investissements futurs et le redressement de Madagascar Airlines.

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  • VOYAGE – L’application de « Déclaration en douane MDG » pour fluidifier le passage en douane à l’aéroport

    VOYAGE – L’application de « Déclaration en douane MDG » pour fluidifier le passage en douane à l’aéroport

    Antananarivo, 17 Juillet, 19h20 – Il est déjà possible pour un passager qui entre à Madagascar de soumettre sa déclaration par voie électronique, grâce à l’application de « Déclaration en douane MDG ». Cette application peut être téléchargée sur Apple Store ou Play Store et installée sur le téléphone, pour permettre au passager de soumettre le contenu de la déclaration par voie électronique à la douane lors de son entrée au pays. Cet outil avait été présenté par le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana lors d’une séance d’échanges sur les projets entrant dans le cadre de l’Accord sur la Facilitation des échanges (AFE), mardi.

    Chaque passager a le droit d’apporter de son voyage des articles en franchise de droit et taxe. La douane autorise par exemple deux parfums et deux eaux de toilette par passager, deux litres de boissons alcoolisées par passeport pour les personnes de plus de 18 ans ou encore six paires de chaussures fermées. La liste complète des articles autorisés par passager en franchise de droit et taxe est disponible sur le site web de la DGD.

    La déclaration que chaque passager aura à faire via l’application “Déclaration en douane MDG” concerne les articles en dehors ou en quantité supérieur à ceux admis en franchise de droit et taxe et qui sont soumis au paiement de taxes. Et le passager peut le faire durant son vol. “En présentant le code QR créé par cette application au bureau de la douane de l’aéroport, le douanier peut le lire par le lecteur de QR Code, ainsi la déclaration peut être soumise par voie électronique”, explique la DGD.

    Le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana, explique que des passagers font encore leurs déclarations manuellement. « Nous voulons maintenant la digitaliser pour plus de transparence et plus de rapidité dans leur traitement», lance-t-il.

    Le développement de cette application fait partie du plan de réforme de la DGD, visant à fluidifier le passage en douane à l’aéroport. Le voyageur qui n’a pas de choses à déclarer peut donc directement sortir de l’aéroport. “Avant, la pratique consistait pour la Douane de faire des profiling pour détecter les personnes à fouiller et qui doivent passer par les scanners. Nous n’avons pas eu les moyens pour savoir qui sont les passagers qui ont des articles à déclarer. On devait leur poser les questions”, explique Ernest Zafivanona Lainkana pour justifier ce projet.

  • FOOTBALL – Disciples FC en négociations pour jouer à Maurice pour le match face aux Orlando Pirates de l’Afrique du Sud

    FOOTBALL – Disciples FC en négociations pour jouer à Maurice pour le match face aux Orlando Pirates de l’Afrique du Sud

    Antananarivo, 17 Juillet, 8h30 – Clubs malgaches cherchent terrain neutre pour affronter adversaires en compétitions interclubs de la Confédération africaine de football. Du côté de Disciples FC, club champion de Madagascar, des négociations sont en cours avec les autorités mauriciennes, confie Johnny Rijaniaina, son président. Celui-ci estime que “l’île Maurice est plus près de chez nous et les dépenses vont être plus allégées”. A l’entendre, “la réponse est attendue la semaine prochaine”.

    Disciples FC est prévu jouer son match aller à domicile face aux Orlando Pirates de l’Afrique du Sud dans le cadre du premier tour de la Ligue des champions africaine, entre le 12 et le 18 Août. Madagascar se trouve encore dans la liste des 26 pays sans stade homologué par la Confédération africaine de football (CAF) pour accueillir les matchs internationaux.

    Cette absence de stade homologué est un coup dur pour ces clubs qui représenteront Madagascar à la Ligue des champions et la Coupe de la CAF. Non seulement, ils ne joueront pas devant les supporters malgaches, mais il y aura moins de recettes en jouant a l’étranger. Alors que ces recettes sont censées permettre aux clubs d’assurer leur déplacement à létranger.

    Comme Disciples FC, Elgeco Plus souhaite également jouer son match aller de la Coupe de la CAF face aux Angolais de Lunda Sul à Maurice. Une source auprès de ce club rapporte que ce n’est pas encore pour l’instant une décision définitive.

    Du côté des autorités gouvernementales, l’objectif est de finir les travaux recommandés par la CAF avant le prochain match à domicile des Barea prévu en septembre. Madagascar est censé accueillir les Comores lors de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

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  • Le recrutement d’autres cadres supérieurs de la Jirama attendu

    Le recrutement d’autres cadres supérieurs de la Jirama attendu

    Antananarivo, 17 Juillet, 6h50 – Une équipe dirigeante de redressement qui reste à former. Après la nomination de Ron Weiss, en tant que nouveau directeur général de la Jirama, une prochaine étape reste à franchir. Il s’agit, selon le service du Fonds monétaire international (FMI), de la finalisation du processus de recrutement des autres cadres supérieurs de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, y compris son directeur financier. Ce sujet avait été abordé par cette institution de Bretton Woods avec les autorités malgaches dans le cadre des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit, il y a quelques semaines.

    Pour ce « directeur administratif comptable et financier de redressement » de la Jirama, le processus de recrutement international avait déjà été lancé au mois de mai de 2023, en parallèle avec celui qui a conduit à la nomination de Ron Weiss au poste de DG de la compagnie, un an après. Dans l’avis d’appel à candidature lancé à l’époque, ce directeur administratif et financier aura à exécuter le budget de fonctionnement de la Jirama. Il aura principalement à assurer la planification financière et opérationnelle, la gestion des risques, le financement, la trésorerie et le budget.

    Les autorités malgaches se sont engagées auprès du FMI à finaliser le processus de recrutement de ces nouveaux cadres supérieurs de la Jirama, y compris ce directeur financier. Celles-ci ont indiqué que le recrutement de la nouvelle équipe dirigeante se fait en étroite collaboration avec la Banque mondiale.

    L’élaboration et la présentation d’un nouveau plan de redressement et du Business plan qui en découle sont les premières tâches de cette nouvelle équipe dirigeante. Le plan de redressement de la Jirama devra permettre une réduction progressive et significative de la subvention qui lui est affectée, pour laisser une marge de manœuvre pour financer d’autres investissements prioritaires notamment sociaux. Les autorités se sont engagées à faire approuver ce plan par le Conseil des ministres avant la fin novembre 2024. Et la Jirama continuera à fournir au personnel du FMI un tableau de bord mensuel pour suivre les efforts de redressement et à publier tous ses contrats d’achat de carburant.

    L’amélioration du recouvrement des recettes de cette compagnie nationale est également un des engagements des autorités malgaches dans le cadre de la FEC, à travers le renforcement de l’utilisation des systèmes de prépaiement et la lutte contre la fraude. 85 % des administrations publiques sont désormais équipées de compteurs prépayés. L’objectif est d’atteindre 100 % d’ici la fin de cette année.

    L’Etat mise aussi sur le déploiement du « geo-filling system » pour le suivi des stocks de carburant afin de réduire les vols. Il s’est par ailleurs engagé à contrôler et à réduire les pertes techniques, les coûts liés à l’achat de carburant et d’électricité et au personnel, y compris les fournitures d’énergie.

  • ENERGIE – Le top 3 des sources d’éclairage à Madagascar

    ENERGIE – Le top 3 des sources d’éclairage à Madagascar

    Antananarivo, 16 Juillet, 13h55 – 33,9% des ménages à Madagascar utilisent la lampe à pétrole comme source d’éclairage. Ce qui fait d’elle le numéro un pour ce qui est des moyens pour les foyers malgaches pour s’éclairer. C’est ce qui ressort de l’Enquête permanente auprès des ménages (EPM) 2021-2022, menée par l’Institut national de la statistique (Instat).

    L’utilisation de pétrole comme source d’éclairage dépasse les 60% des ménages dans des régions comme Fitovinany (61,3%) ou Bongolava (65,2%). Elle concerne même le 3/4 des ménages dans la région Haute Matsiatra (75,1%), d’après les résultats de cette enquête.

    Le recours aux plaques solaires arrive à la seconde place, avec 21,8% des ménages malgaches qui les utilisent. Comme souligné par l’Instat dans son rapport, ces plaques solaires émergent comme une nouvelle source d’éclairage de plus en plus populaire. Elles sont plus utilisées dans l’Analanjirofo (64%), la Sava (57,4%) et la région Sofia (42,9%).

    La lampe à pile ferme ce top 3, avec 19,3% des ménages malgaches qui l’utilisent comme source d’éclairage. Ce sont les ménages dans la région Androy qui sont les plus nombreux à l’utiliser (69,5%). Elle est suivie de la région Menabe (62,2%), et de l’Atsimo Andrefana (57,4%).

    C’est en quatrième position que se trouve l’éclairage avec l’électricité réseau. Comme rapporté par l’Instat, l’accès à l’électricité ne concerne que 15% des ménages. Il n’y a que dans trois régions de Madagascar que l’on enregistre un taux d’accès à l’électricité supérieur à 20%, d’après ce rapport. Il s’agit de la région de Diana (20,7%), d’Atsinanana (26%) et bien sûr d’Analamanga (49,8%). Certaines régions voient leur taux d’accès à l’électricité réseau en dessous de 5%. C’est le cas de l’Atsimo Atsinanana (2,4%), l’Androy (2,8%), ou encore de Vatovavy (3,6%).

    Selon l’enquête de l’Instat, c’est en milieu urbain que l’électricité est le plus utilisé pour s’éclairer (54,5%) alors qu’en milieu rural, son utilisation demeure très faible (5,8%). La plaque solaire, elle, occupe la troisième place (11,4%) en milieu urbain, et la deuxième place en milieu rural (24,5%) après la lampe à pétrole (39,5%). Cette dernière source d’éclairage, utilisée en priorité en zone rurale (39,5%) occupe la troisième place en zone urbaine (12,1%).

    Avec la distribution des kits solaires “Hazavana Ho Anao”, les autorités entendent réduire le recours aux lampes à pétrole. Leur objectif est de supprimer la subvention sur les pétroles lampants d’ici à 2026. Les derniers échanges entre le gouvernement malgache et le Fonds monétaire international (FMI) ont montré que le pétrole est subventionné à hauteur de 49%. L’écart entre le prix affiché à la pompe et le prix réel est de 2 430 ariary par litre.

  • INFRASTRUCTURE – La structure provisoire chargée de gérer et de faire fonctionner la Place Miami désignée

    INFRASTRUCTURE – La structure provisoire chargée de gérer et de faire fonctionner la Place Miami désignée

    Antananarivo, 16 Juillet, 11h10 – Un “gérant provisoire” pour gérer Miami. Le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) annonce ce mardi “la mise en place d’une structure provisoire pour la gestion des infrastructures rattachées à la Place Miami et pour les faire fonctionner”. Contacté, le service de la communication du ministère n’a, pour l’instant, donné aucun détail sur l’identité de ce gérant provisoire ni sur l’accord qui a été conclu avec lui.

    En attendant, la Place accueille de plus en plus de visiteurs. Les chiffres donnés par le secrétariat d’Etat font état de 91 250 visiteurs sur le site du Miami Park où un ticket coûtant 500 ariary est exigé. Selon le ministère, les recettes serviront à assurer l’entretien du parc. Du côté des villages kiosques où se trouvent les stands de vente, et de l’esplanade où se situe la fontaine à jet d’eau, “les visites quotidiennes sont aussi ininterrompues”, souligne le ministère. “Aucun ticket d’entrée n’est d’ailleurs exigé sur ces sites”, précise encore le communiqué du SENVH.

    A en croire le SENVH, la Place Miami reste, jusqu’ici, intacte, autant dans son aspect que dans sa qualité. Il invite, par ailleurs, les visiteurs, mais aussi les différents responsables à prendre soin des infrastrustures et à respecter les différentes mesures mises en place pour préserver les biens publics communs.

  • PRÉSIDENTIELLE AU RWANDA – Paul Kagame en tête avec 99,15%

    PRÉSIDENTIELLE AU RWANDA – Paul Kagame en tête avec 99,15%

    Antananarivo, 16 Juillet, 12h10 – Un quatrième mandat ne devrait faire aucun doute pour Paul Kagame. Celui qui dirige le Rwanda depuis 2000, et candidat à sa succession obtient 99,15% des voix, selon des résultats partiels de la Commission électorale Nationale rwandaise (NEC), ce lundi dans la soirée. La NEC indique avoir traité les résultats issus de 78,94% des bureaux de vote pour ces résultats partiels provisoires de l’élection présidentielle, à 22 heures, heure rwandaise.

    Paul Kagame, qui n’a pas tardé à réagir sur ses réseaux sociaux, évoque des résultats qui témoignent de la confiance accordée par la population rwandaise à son encontre. « (..)Vos votes et les résultats qui viennent d’être annoncés sont le reflet de la confiance que vous me portez. La confiance n’est pas facile à obtenir ; il n’y a rien que vous puissiez donner à quelqu’un pour gagner immédiatement sa confiance. La confiance se construit au fil du temps. (…) La confiance me rend encore plus confiant, ensemble, il n’y a pas de défi que nous ne surmonterons pas », écrit-il sur Facebook. Ses adversaires, ceux qui lui étaient déjà opposés à la dernière présidentielle en 2017, ont obtenu respectivement 0,53% et 0,32%.

    L’élection présidentielle et les élections législatives ont eu lieu en même temps ce lundi au Rwanda. Les résultats provisoires devraient être publiés au plus tard ce samedi selon la NEC. Les résultats officiels, eux, sont attendus le 27 juillet. Selon la réforme constitutionnelle adoptée en 2015, au Rwanda, Paul Kagame peut encore diriger le Rwanda pendant deux mandats de cinq ans, donc jusqu’en 2034, s’il le souhaite.

  • FONDS D’INVESTISSMENT – Le FMI demande plus de clarté sur certains éléments du Fonds souverain Malagasy

    FONDS D’INVESTISSMENT – Le FMI demande plus de clarté sur certains éléments du Fonds souverain Malagasy

    Antananarivo, 16 Juillet, 8h30 – Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l’opérationnalisation du Fonds souverain malagasy (FSM) nécessite encore des clarifications. Cette institution de Bretton Woods fait notamment référence à la capacité de ce Fonds à engager la signature de l’Etat sur des projets d’investissements ou encore aux garanties de transparence et d’indépendance du FSM. Ce sont autant d’éléments nécessitant plus de clarté et qui avaient été abordés dans le cadre de la négociation du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), entre les autorités malgaches et les services du FMI.

    Ces autorités malgaches avaient déjà réitéré leurs engagements à renforcer la transparence et limiter les risques fiscaux liés à l’opérationnalisation du FSM, lors de cette négociation avec le FMI. Elles indiquent alors avoir adopté au début du mois de mai 2024 un premier décret sur le taux de réserves à maintenir par le Fonds souverain malagasy à cet égard. Ce décret fixe à 15% le taux de résultat d’exercice du FSM, qui va constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures et qui seront placées dans un compte ouvert auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    L’Etat malgache avait également indiqué, durant les récentes négociations avec le FMI, être en cours de préparation du décret d’application de la loi créant le FSM. Un travail qui a l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), précise-t-il.

    Les autorités malgaches se sont déjà engagées vis-à-vis du FMI à veiller à ce que les priorités des FSM soient davantage clarifiées, afin d’éviter les conflits d’objectifs et de maximiser l’efficacité du fonds. Elles s’assurent également que les modalités de financement du Fonds soient précisées pour ne pas créer de risque de dette contingente, ni de contrevenir au principe d’unité budgétaire.

    Limiter la capacité éventuelle du FSM à engager la signature de l’État sur des projets d’investissement ou des partenariats publics privés impliquant des paiements publics est aussi un engagement de l’Etat. De même pour la transparence et la bonne gouvernance du Fonds qui devront être assurées par la présentation au Parlement et la publication régulière de rapports annuels et d’états financiers.

    Le FSM avait été créé en 2021. Ce fonds est destiné à contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement prioritaires initiés, dans le cadre de la réalisation de la Politique générale de l’Etat (PGE). Il est aussi créé pour investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois ainsi que pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. Et il sert à valoriser les ressources naturelles ou encore à fructifier par une gestion saine et prudente les participations et actifs confiés par l’Etat.

  • CARBURANT – Un écart moyen de 25% entre les prix affichés à la pompe et la vérité des prix

    CARBURANT – Un écart moyen de 25% entre les prix affichés à la pompe et la vérité des prix

    Antananarivo, 15 Juillet, 21h00 – Quel pourrait être l’ajustement nécessaire pour parvenir à la vérité des prix des carburants ? Il est ressorti des discussions entre les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités malgaches qu’il faudrait augmenter en moyenne de 25% les prix auprès des stations-service pour combler l’écart entre les prix maxima affichés à la pompe (PMAP) et les prix de référence calculés (PRC). Ce calcul étant basé sur la structure actuelle des prix. Mais il ne s’agit là que d’une moyenne, car il est ressorti des discussions entre les deux parties sur le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), que l’écart entre les PMAP et la vérité des prix n’est pas le même pour les trois produits pétroliers vendus auprès des stations-service.

    Cet écart est par exemple plus conséquent pour le pétrole lampant qui est actuellement vendu à 2 430 ariary le litre et que l’Etat est contraint de subventionner à hauteur de 49%. Le gasoil à 4 900 ariary le litre est également vendu moins cher que son prix de référence et l’Etat le subventionne à 29%. Les prix de ces deux premiers produits devraient donc augmenter jusqu’à concurrence du plafond retenu lors du prochain ajustement des prix. L’essence pour sa part, qui est à 5 900 ariary, est vendue plus chère que sa vérité de prix. Son prix administré est supérieur à son prix de référence et devrait donc diminuer.

    L’Etat et le FMI se sont mis d’accord pour que les ajustements soient mis en œuvre progressivement, sur plusieurs mois. Ce, afin de lisser leurs impacts sur le budget des ménages. Le rythme des augmentations de prix pourrait alors différer selon les types de carburant. L’ajustement du prix du pétrole lampant, qui est le produit le plus consommé des malgaches, s’effectuera également progressivement. Ceci, afin de permettre la mise en œuvre de mesures visant à atténuer l’impact sur les ménages les plus pauvres, telles que la distribution de kits solaires.

    Un mécanisme automatique de fixation des prix des carburants sera d’ailleurs mis en œuvre pour parvenir à ce que les prix à la pompe de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant fluctuent en fonction des prix de référence sur une base mensuelle. Celui-ci est conçu comme un mécanisme de « fourchette de prix », avec deux caractéristiques principales. Selon ce qui est convenu entre l’Etat et le FMI, les prix à la pompe du mois M sont automatiquement ajustés en fonction de la variation du prix de référence entre le mois M-2 et le mois M-1, plafonnée à 200 ariary par litre. Toute variation du prix de référence au-delà de 200 ariary est reportée au mois suivant jusqu’à ce que la variation des prix à la pompe reflète entièrement celle du prix de référence.

    L’Etat s’est par ailleurs engagé à verser aux distributeurs de carburants, dans un délai d’un mois après la fin de chaque trimestre, la subvention résultant de l’écart initial entre le PMAP et le PRC et de l’ajustement différé. Cette opération est jugée importante afin de limiter la pression sur la trésorerie des pétroliers d’une part et d’éviter l’accumulation de dettes croisées comme cela a été observé dans le passé, de l’autre. Pour 2024, la subvention estimée à environ 239 milliards d’ariary a été budgétisée dans la loi de Finances rectificative (LFR).