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  • PLANIFICATION FAMILIALE – Andry Rajoelina suggère d’étendre les actions de sensibilisation aux méthodes contraceptives jusque dans les lycées

    PLANIFICATION FAMILIALE – Andry Rajoelina suggère d’étendre les actions de sensibilisation aux méthodes contraceptives jusque dans les lycées

    Antananarivo, 12 Juillet, 18h30 – Le président de la République Andry Rajoelina trace clairement la voie. “Nous devons tout faire pour que la planification familiale soit appliquée dans tout le pays”, martèle-t-il ce vendredi à Anosy dans son discours d’ouverture du forum national de la planification familiale. Et cela commence par la sensibilisation aux moyens de contraception “dans les universités, et même jusque dans les lycées”, souligne-t-il. “Il faut apprendre aux jeunes ce qu’il faut faire pour éviter les grossesses précoces et surtout comment s’en prémunir”, insiste-t-il.

    Pour le président de la République, la réduction des naissances est l’une des clés pour lutter contre la pauvreté. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a fait de la planification familiale l’une de ses priorités pour son deuxième mandat, rappelle-t-il dans son discours. Et cela passe par “l’éducation des jeunes aux moyens de se protéger contre les grossesses précoces”. Car “une grossesse non-désirée est toujours un fardeau que ce soit pour la femme elle-même, pour la famille et aussi pour le pays”.

    Le chef de l’Etat reconnaît que la tâche ne sera pas facile. Mais “nous devons oser parler [de la planification familiale]. Nous devons oser mettre cela en place. Si nous fermons les yeux [sur certaines réalités], nous n’apporterons aucun changement”, insiste-t-il. Or, “des changements profonds doivent être faits”, ajoute-t-il encore.

    Malgré ce qui peut apparaître comme un obstacle à sa politique de limitation des naissances, Andry Rajoelina affiche sa détermination. Dans une interview accordée à Paris Match en mai, il a déjà indiqué “ne pas négocier ce qui n’est pas négociable, quelles que soient les contraintes, culturelles ou religieuses”. Il réagit notamment face à “la position de l’Eglise sur la contraception et le contrôle des naissances, en particulier son rejet des méthodes artificielles”, comme il le souligne.

    Mais même au sein de sa famille politique et de l’administration, il va devoir imposer sa politique. En septembre 2023, le ministère de l’Education nationale a clairement interdit toute démonstration véhiculant l’utilisation des matériels et/ou méthodes contraceptives, y compris les préservatifs, dans l’enceinte des établissements scolaires, du préscolaire en terminale”. Dans la note ministérielle publiée à cette occasion, il était notamment indiqué que l’éducation sexuelle dans les lycées et collèges doit prôner l’abstinence sexuelle.

  • GOUVERNEMENT – Nomination annoncée du nouveau Premier ministre pour ce vendredi

    GOUVERNEMENT – Nomination annoncée du nouveau Premier ministre pour ce vendredi

    Antananarivo, 12 Juillet, 14h30 – Nomination imminente du nouveau Premier ministre. La présidence de la République annonce que le président de la République Andry Rajoelina recevra ce vendredi à 18h au Palais d’Etat d’Iavoloha le groupe parlementaire majoritaire à l’Assemblée nationale. Selon l’annonce, le président de la République procédera juste après cette rencontre à la nomination du nouveau Premier ministre.

    Selon le communiqué de la présidence, cette rencontre est le prélude à la nomination du Premier ministre, sachant que le chef du gouvernement doit être présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale. Avec 84 sièges obtenus lors des législatives, la majorité parlementaire revient à la plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina.

    Christian Ntsay qui était à Mahazoarivo depuis juin 2018 a remis sa démission mercredi lors du conseil des ministres à la suite de la proclamation des résultats officiels des législatives. La démission a été acceptée par Andry Rajoelina.

  • DIPLOMATIE – Isabelle Delattre quitte Madagascar en souhaitant “tout le meilleur pour le pays”

    DIPLOMATIE – Isabelle Delattre quitte Madagascar en souhaitant “tout le meilleur pour le pays”

    Antananarivo, 12 Juillet, 12h15 – “Mirary ny soa sy ny tsara rehetra ho an’i Madagasikara!”. C’est le message d’Isabelle Delattre avant qu’elle ne quitte définitivement la Grande île. Celle qui avait été la cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République de Madagascar n’a pas manqué de souhaiter ainsi « tout le meilleur pour le pays », bien qu’ayant été contrainte de quitter à mi-mandat son poste à la demande des autorités malgaches.

    Lors d’une réception d’adieu en son honneur, Isabelle Delattre était au rapport devant les “partenaires” et “ses amis de Madagascar” qui l’avaient accompagné dans sa mission. “Durant les deux ans de mon mandat, je me suis efforcée d’œuvrer pour raffermir les liens entre l’UE et Madagascar, soutenir le développement du pays et défendre les valeurs universelles”, lance-t-elle. Ces “valeurs universelles” sont “le fondement de la construction européenne et sont au cœur de son engagement dans le monde”, déclare-t-elle.

    Ayant pris sa fonction au mois de septembre 2022, Isabelle Delattre n’a pas pu terminer son mandat d’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar, avec la demande de son rappel formulée par les autorités malgaches. Celles-ci lui avaient reproché “d’ingérence dans les affaires internes du pays”, d’où la demande de son remplacement, selon ce qu’avait expliqué la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. La cheffe de la diplomatie malgache avait insisté que « des règles doivent être respectées dans les relations diplomatiques et le principe de non-ingérence y figurent ».

    Le nom de celui qui devrait succéder à Isabelle Delattre circule déjà dans les médias et le cercle diplomatique. Il s’agit de Roland Kobia, actuellement ambassadeur de l’UE à l’Ethiopie. L’Union européenne attend toutefois encore l’agrément du Gouvernement malgache pour que Roland Kobia puisse prendre cette fonction de manière effective.

  • PARLEMENT – Six anciens ministres et deux élus “indépendants” au sein du bureau permanent

    PARLEMENT – Six anciens ministres et deux élus “indépendants” au sein du bureau permanent

    Antananarivo, 12 Juillet, 10h45 – Des anciens ministres “recasés” et deux indépendants placés. La plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina a choisi de faire confiance à d’anciens membres du gouvernement pour diriger l’Assemblée nationale. A l’exception de Norbert Mamangy, député réélu, les cinq vice-présidents élus de l’Assemblée nationale sont tous des anciens ministres des différents gouvernements Christian Ntsay. Ils viennent s’ajouter à Justin Tokely, ancien ministre de l’Intérieur élu président de l’Assemblée nationale.

    Pour la province d’Antananarivo, la majorité présidentielle a choisi Augustin Andriamananoro, ancien ministre de la Communication et de la culture. Celui-ci a été élu dans le premier arrondissement d’Antananarivo. Arrivé deuxième aux élections législatives dans sa circonscription selon les résultats définitifs proclamés par la Haute cour constitutionnelle (HCC), il a obtenu 17 098 voix, soit 38,04% des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les seules données chiffrées officielles disponibles à date sur les résultats des élections législatives.

    Pour la province de Fianarantsoa, le choix de la majorité s’est porté sur Haingo Elisette Fomendraza, ancienne ministre de la Population et des solidarités. Celle-ci est arrivée deuxième aux élections à Ambositra avec 19 392 voix, soit 26,06% des suffrages exprimés dans sa circonscription, selon les résultats provisoires publiés par la Ceni.

    Pour la province de Mahajanga, la vice-présidence est confiée à Princia Soafilira, ancienne ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, élue à Analalava. Elle y avait obtenu 26 236 voix officieuses, soit 76,31% des suffrages exprimés.

    Pour la province de Toamasina, c’est Lucien Irmah Naharimamy, déjà vice-présidente de l’Assemblée sous la dernière législature, mais qui a déjà aussi été ministre en charge de la Population qui a été élue vice-présidente. Arrivée derrière Roland Ratsiraka aux élections, elle a obtenu 17 527 voix selon les résultats provisoires de la Ceni, soit 32,29% des suffrages.

    Pour la province de Toliara, le poste de vice-président est confié à Tinoka Roberto Raharoarilala, ancien ministre de la Jeunesse et des sports. Également arrivé deuxième aux législatives dans sa circonscription avec 10 095 voix, soit 27,76% des suffrages exprimés dénombrés par la Ceni, il siègera au sein du bureau permanent avec son concurrent, Siteny Randrianasoloniaiko, qui a été proposé comme chef de l’opposition parlementaire.

    Le seul vice-président élu qui ne soit pas ancien ministre est celui de la province d’Antsiranana, Norbert Mamangy. Tête de liste de la plateforme Irmar à Sambava, il avait comme colistier l’ancien ministre de l’Intérieur Justin Tokely, lui-même élu président de l’Assemblée nationale. Selon les résultats publiés par la Ceni, sa liste, candidate unique, avait remporté 87 623 voix, l’ensemble des suffrages exprimés dans sa circonscription.

    Parmi les autres membres du bureau permanent, deux indépendants ont été élus par leurs pairs. Il s’agit de Tsiriniaina Narindra Vololomboahangy, député élue à Amparafaravoloa, troisième questeur, et de Harson Raholijaona, député élu à Tsiroanomandidy, rapporteur général adjoint.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko choisi par la plateforme Firaisankina comme chef de l’opposition parlementaire

    ASSEMBLEE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko choisi par la plateforme Firaisankina comme chef de l’opposition parlementaire

    Antananarivo, 12 Juillet, 7h50 – Un septième vice-président pour l’Assemblée nationale. Il s’agit de Siteny Randrianasoloniaiko, député élu à Toliara I. Il a été présenté par la plateforme de l’opposition Firaisankina pour devenir le chef de l’opposition officiel, selon un communiqué de l’Assemblée national. En tant que tel, l’ancien candidat à l’élection présidentielle devrait avoir rang de vice-président. Selon la loi qui régit l’opposition et selon les nouvelles dispositions du règlement intérieur, le chef de l’opposition est choisi par voie consensuelle par et parmi les députés du parti ou du groupe de partis qui se déclare d’opposition.
    ⭕L’opposition n’a donc pas attendu la présentation du programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat par le Premier ministre qui reste encore à nommer pour arrêter son choix. Selon la loi relative au statut de l’opposition, le chef de l’opposition dispose de certains droits et obligations liés à son statut. Outre les 15 minutes de parole qui lui sont réservées durant les séances de question au gouvernement, il est également prévu des débats démocratiques avec le Gouvernement en dehors des sessions parlementaires. Selon la loi, ces échanges devraient avoir lieu tous les troisièmes vendredi de janvier et les premiers vendredis de juillet.
    Photo Archives.
  • TSIMBAZAZA- Justin Tokely se veut « rassembleur » dans la conduite de l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA- Justin Tokely se veut « rassembleur » dans la conduite de l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 11 juillet, 17h45 – Justin Tokely, le nouveau président de l’Assemblée nationale, prône l’union sacrée pour la nouvelle législature à Tsimbazaza. « Je suis un rassembleur (…) Je suis obligé de rassembler les députés (…) pour mener à bien la mission de l’Assemblée nationale », promet le nouveau président de la Chambre basse, après son élection au perchoir, jeudi.

    Le successeur de Christine Razanamahasoa à la tête de l’Assemblée nationale souligne que “160 députés sont venus pour élire le président de l’Assemblée nationale et 160 députés ont voté pour moi”. “Les résultats de cette élection signifient qu’il existe une solidarité et une collaboration entre les députés”, poursuit-il.

    Justin Tokely met en avant son plébiscite pour gérer l’institution qu’il préside. “Les députés unissent leur voix et il existe une forme de collaboration, y compris pour les élus issus des différents partis”, avance-t-il. “Personne d’autre n’a déposé sa candidature après avoir entendu la mienne (…) Cela signifie qu’ils [parlementaires] sont convaincus de ma candidature pour diriger l’Assemblée nationale et ont montré une forme de solidarité”, réitère-t-il.

  • TSIMBAZAZA – Justin Tokely élu à la tête de l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Justin Tokely élu à la tête de l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 11 Juillet, 17h00 – Plébiscite pour Justin Tokely. Le député élu à Sambava a été élu par 160 voix, sur les 160 votants au cours de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, ce jeudi à Tsimbazaza. L’ancien ministre de l’Intérieur et ancien gouverneur de la Sava était le seul candidat en lice pour briguer la succession de Christine Razanamahasoa.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE- Le poste du septième vice-président attribué uniquement à un député de l’opposition

    ASSEMBLÉE NATIONALE- Le poste du septième vice-président attribué uniquement à un député de l’opposition

    Antananarivo, 11 Juillet, 8h50 – Précision. L’Assemblée nationale tient à clairement souligner dans le règlement intérieur qu’elle vient d’adopter, tard dans la nuit de ce mercredi, l’attribution du poste de septième vice-président à un député de l’opposition et non uniquement à une personnalité de l’opposition. Il s’agit de l’une des modifications que les nouveaux députés ont tenu à apporter dans le texte qui régit leur fonctionnement quotidien.

    Lors des deux précédentes législatures, le poste de septième vice-président est resté vacant jusqu’à la fin des mandats. Lors de la dernière législature, la majorité n’a pas accepté que le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale ne soit pas un député élu bien qu’un siège supplémentaire ait déjà été installé dans la salle de séance pour l’accueillir.

    Avec la nouvelle disposition adoptée mercredi soir, l’Assemblée nationale entend mettre le règlement intérieur en conformité avec la loi modifiant le statut de l’opposition adoptée en 2021. Dans ce texte, il est indiqué que “les députés membres de l’opposition parlementaire désignent parmi eux par voie consensuelle le chef de l’opposition officiel”. Et “à défaut d’accord”, ce chef de l’opposition officiel avec rang de vice-président de l’Assemblée nationale doit être le chef du groupe parlementaire formé par le parti politique d’opposition ou par le groupe de partis politiques légalement constitués avant les élections législatives et ayant le plus grand nombre de députés” élus.

    Lors des discussions relatives au règlement intérieur, il a ainsi été évoqué que ce chef de l’opposition soit issu de la plateforme Firaisankina qui se présente comme principal groupement d’opposition au sein de la nouvelle assemblée. La loi prévoit que sa désignation intervienne au olus tard 60 jours après la présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat par le Premier ministre.

    Au total, 19 articles ont subi une modification lors des travaux de commission qui ont débuté dans la matinée du mercredi. Les députés ont retenu la modification de 18 articles en séance plénière qui s’est déroulée tard et dans une ambiance de débat houleux, notamment lors de la discussion sur la formation des groupes parlementaires.

     

  • RON WEISS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA JIRAMA – “Le redressement de la Jirama ne se fera pas en un jour”

    RON WEISS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA JIRAMA – “Le redressement de la Jirama ne se fera pas en un jour”

    Le nouveau directeur général de la Jirama s’exprime face à la presse, deux mois après sa prise de fonction. Le manager israélien de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité confie que le redressement de la Jirama ne sera pas facile. Il pointe du doigt des infrastructures très vieilles et vétustes ainsi que la nécessité d’un investissement très important pour pouvoir remettre la Jirama sur les rails. Un plan de redressement est actuellement en cours d’élaboration avec l’État et les partenaires, et selon lui le redressement exigera plusieurs années de mise en œuvre.
  • L’Artec recommande aux usagers de passer uniquement par le site web de Starlink pour acheter leur matériel et souscrire à leur abonnement

    L’Artec recommande aux usagers de passer uniquement par le site web de Starlink pour acheter leur matériel et souscrire à leur abonnement

    Antananarivo, 10 Juillet, 18h10 – L’autorité de régulation des télécommunications (Artec) en mode sensibilisation. Le régulateur des télécoms malgache invite les usagers à passer uniquement par le site web officiel de Starlink pour se procurer le matériel et souscrire aux offres du fournisseur d’accès internet par satellite américain. “Pour ceux qui envisagent de s’abonner prochainement, l’Artec vous conseille vivement de passer exclusivement par le site Internet de Starlink”, indique un communiqué diffusé par l’Artec ce mercredi.

    ⭕D’après les explications d’Andry Rasoanaivo, secrétaire général du ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications et également président du conseil d’administration de l’Artec, cette note a été publiée entre autres afin de défendre les intérêts des usagers. “Il s’agit d’éviter les différentes arnaques auprès des revendeurs tierces non agréées par Starlink”, explique-t-il.

    ⭕Il en est de même pour les abonnements. Beaucoup sont encore souscrits à des offres roaming en provenance de l’étranger. L’Artec invite également ces abonnés à basculer vers un abonnement direct sur le site malgache de Starlink. “Dans le cahier des charges qu’on a mis en place, il y a une maison mère de Starlink à Madagascar (…)il y a donc une offre dédiée à Madagascar”, précise le PCA de l’Artec. “Les usagers doivent connaître la réglementation en matière de roaming et en ce qui concerne l’abonnement à Madagascar, ces informations sont disponibles sur le site web”, précise-t-il.

    ⭕Starlink a obtenu récemment sa licence pour opérer à Madagascar. Ses services sont officiellement accessibles à Madagascar via son site web depuis la fin du mois de juin avec un abonnement résidentiel qui coûte à partir de 226.000 ariary par mois.

    Photo d’illustration : Starlink