Antananarivo, 05 Août, 12h10 – Société Générale cède sa filiale malgache. Le groupe bancaire vient d’annoncer ce lundi matin la signature d’un accord avec la BRED Banque populaire. Le document prévoit, selon le communiqué du groupe français, la cession totale de ses parts dans Société Générale Madagasikara qui est à hauteur de 70%. “Selon les engagements pris, la BRED Banque Populaire reprendrait la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients et l’ensemble des collaborateurs de cette entité”, indique la Société Générale dans un communiqué.
Toutefois, ce projet de cession est soumis aux conditions suspensives usuelles ainsi qu’à la validation des autorités financières et réglementaires compétentes, c’est-à-dire de la commission de supervision bancaire et financière (CSBF).
Société Générale poursuit ainsi son désengagement du continent africain. Le groupe français avait déjà cédé ses activités dans plusieurs pays au cours des dernières années à l’instar du Congo, Tchad, Mozambique, Burkina Faso ou encore le Maroc. Désormais, c’est au tour de Madagascar. Dans la Grande île, la Société Générale dispose d’un réseau de près de 70 agences qui emploient près de 1000 personnes à travers le pays.
Avec cette nouvelle acquisition, la BRED Banque populaire, une filiale du groupe BPCE, renforce sa présence dans la région. Elle est déjà présente en Djibouti, La Réunion et Mayotte. « Cette acquisition marque une nouvelle étape importante pour la BRED Banque Populaire. Elle s’inscrit dans notre ambition stratégique de nous développer à l’international dans des régions à fort potentiel”, déclare Jean-Paul Julia, Directeur Général de la BRED Banque Populaire dans un communiqué. La banque affiche déjà son ambition de participer dans “le financement de l’économie malgache en servant l’ensemble des agents économiques du pays”.
Société Générale est arrivée sur la Grande île après la privatisation de plusieurs banques étatiques à la fin des années 90 et au début des années 2000. Elle a repris les activités de la banque commerciale Banky fampandrosoana ny varotra (BFV) après la privatisation de celle-ci.
Antananarivo, 5 Août, 7h15 – Madagascar accueillera du 5 au 6 décembre prochain le CEO Summit, un événement économique dédié aux dirigeants d’entreprises de la Grande île et de la région de l’océan Indien. Cette rencontre de deux jours, organisée dans le cadre du 65ème anniversaire du Syndicat des industries de Madagascar pour sa première édition, ambitionne de réunir 500 décideurs dont 350 CEO.
Ce rendez-vous qui se veut annuel et incontournable entend offrir aux participants une opportunité unique de rassemblement, de dialogue de haut niveau mais aussi de formation de partenariats stratégiques. A en croire Tantely Rakotomalala de Becom, co-organisateur du Sommet, des leaders éminents de classe mondiale ainsi que des chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à cet événement “afin d’enrichir les discussions, partager des stratégies à succès et échanger sur les tendances mondiales”.
A en croire les organisateurs, les deux jours de réunion se focaliseront “sur les défis et opportunités économiques, environnementaux, humains et technologiques spécifiques au secteur productif afin d’influencer positivement l’avenir économique et social de la région et stimuler la croissance et le développement durable des entreprises. L’initiative est parrainée par le ministère ministre des Affaires étrangères, le ministère en charge du secteur privé et celui en charge de l’Environnement.
Antananarivo, 4 Août, 19h10 – “J’ai été libérée il y a exactement une semaine”. Romy Andrianarisoa, ancienne directrice de cabinet de la présidence de la République choisit le plateau de TV5 Monde pour s’exprimer après sa sortie de prison “afin de clarifier certaines choses”. Elle se dit “complètement libre” et indique avoir bénéficié de cette libération en raison de sa “conduite jugée exceptionnelle durant la détention”. Continuant à “contester” les charges qui lui ont été reprochées, elle indique aussi que plus “aucune charge” ne pèse contre elle.
Sortie de prison, Romy Andrianarisoa assure vouloir revenir à Madagascar et continuer à “apporter sa pierre à l’édifice du développement” de Madagascar, que ce soit dans le domaine “politique ou pas”. A l’entendre, elle continue d’avoir des relations constructives avec le président de la République. Pour elle, celui-ci avait fait ce qu’il fallait en la relevant de son poste dès que l’affaire a éclaté.
Antananarivo, 4 Août, 16h55 – Un champ d’interventions à élargir pour la conservation de la biodiversité. La Grande île se fixe comme objectif l’extension à 2,5 millions hectares de la superficie de ses aires marines protégées (AMP) d’ici 2026. C’est soit 1 million hectares d’aires protégées à créer ou à étendre, en plus des 1,5 million hectares déjà existantes, d’après ce qui a été avancé lors de la présentation des premiers résultats sur les Zones clés pour la biodiversité (KBA) de Madagascar, vendredi.
Les travaux pour l’installation de 600 000 hectares d’AMP sont déjà en cours, indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la Gouvernance environnementale. Il esy attendu les résultats de cette étude sur les KBA pour ce qui est des 400 000 hectares d’AMP à créer ou à étendre, poursuit ce responsable.
Les résultats préliminaires de cette récente étude ont permis d’identifier de nouvelles zones clés pour la biodiversité, notamment dans le Nord-Ouest et le Grand Sud de Madagascar. Ces régions sont désormais des KBA en raison de leur biodiversité menacée ou endémique, comprenant des espèces telles que les baleines à bosse, les dauphins, les tortues marines, les oiseaux marins. Elles abritent également d’autres espèces comme les requins, les raies, les poissons, les gastéropodes et les coraux.
Cette étude avait également reconfirmé le statut des sites précédemment reconnus comme KBA. Une zone marine est classée KBA lorsqu’elle abrite des espèces menacées d’extinction ou des écosystèmes en danger, souvent uniques ou extrêmement rares sur terre. C’est le cas entre autres de la région Nord-Ouest (Nosy-Be, Iranja, Baie des Russes, Bombetoke, Sahamalaza ou encore Tandavandriva), le Nord-Est (Baie d’Antongil, Mahavelona et Antalaha) et le Sud (Grand Sud).
Un appel à projet sera lancé au mois d’août pour les ONG et associations qui sont intéressées à créer ou à étendre des AMP à Madagascar. Les projets sélectionnés bénéficieront d’un financement de la part du projet GEF6-AMP. Il s’agit d’un projet mis en œuvre par le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), avec le soutien financier du Fonds mondial pour l’environnement.
Le MEDD estime très importante l’identification de ces zones maritimes et côtières pour la conservation de la biodiversité. Plusieurs espèces sont d’ailleurs menacées avec des degrés d’exposition différents, alerte Faratiana Ratsifandrihamanana, experte en écologie marine du projet GEF6-AMP. Les baleines à bosse ont déjà par exemple le statut « vulnérables », les tortues de mer sont « en danger » et les requins-baleines « en danger critique », indique-t-elle.
Antananarivo, 4 Août, 16h44 – Ratisser large. L’administration douanière (DGD) s’engage à poursuivre la surveillance étroite de toutes les zones dites « non occupées ». La DGD compte ainsi opérer davantage dans ces zones, là où elle n’a pas de structure permanente. L’opération avait déjà été entreprise, notamment dans le cadre d’une récente patrouille de surveillance douanière dans le nord-ouest de Madagascar, vers la fin du mois de juillet.
Pour la Douane, entreprendre cette surveillance étroite des zones non occupées et renforcer les patrouilles permettront de “prévenir les importations, les exportations, ainsi que tous les types de contrebande, de trafic et de rejets illicites”. C’est de ces zones que les 48 lémuriens et 1 076 tortues interceptées, au mois de mai, par la police thaïlandaise auraient par exemple quitté la Grande île, selon les explications données à la suite de la découverte de ce trafic.
La première patrouille effectuée par la Douane dans le nord-ouest de Madagascar, visait à établir une “cartographie des risques”. Ceci, afin de localiser les points de passage potentiels des trafiquants de richesses nationales, notamment la faune, la flore, les ressources minières, ainsi que les stupéfiants. La patrouille avait d’abord couvert Analalava et les îles avoisinantes de la zone maritime au nord-ouest, telles que Nosy Lava, Nosy Saba, Nosy Antanimora, et Nosy Valiha. L’opération s’est poursuivie sur le long de la côte Ouest jusqu’à l’extrémité Sud, avant de remonter la côte Est jusqu’à atteindre la partie nord d’Antsiranana.
La Douane est consciente de l’importance de la mise en place d’une stratégie plus élaborée ainsi que de la nécessité pour elle de disposer des moyens nécessaires pour assurer la surveillance des frontières du pays, dont le littoral s’étend sur plus de 5 000 kilomètres. Cette stratégie repose notamment sur la mise en place d’un système de renseignement, le déploiement de bateaux de patrouille ou encore la surveillance par drone.
L’administration douanière rassure également qu’elle ne ménagera pas ses efforts pour contrôler les frontières et lutter contre la contrebande. Ce, même dans les zones dépourvues de structures permanentes, mais où une surveillance est indispensable, a-t-elle énoncé.
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Antananarivo, 4 Août, 13h10 – La gestion des déchets à transformer à Ampéfiloha. Pour démarrer le projet d’amélioration du système de gestion des déchets solides à Antananarivo, les autorités municipales et la Commune urbaine d’Antananarivo lancent un projet pilote dans le fokontany d’Ampefiloha. Ce projet pilote qui durera trois mois et qui devrait ensuite être étendu dans toute la Capitale a été officiellement lancé samedi.
Ce projet pilote consiste, notamment, à introduire « le tri des déchets à la source, impliquant chaque ménage et établissement commercial ». En parallèle « un plan de collecte des déchets sera également mis en place par la société municipale d’assainissement (SMA) pour assurer une collecte régulière », comme l’annonce le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène.
Dans le cadre de ce projet, un ensemble d’innovations précises qui permettraient aussi d’éliminer les décharges sauvages est prévu, selon le communiqué du ministère. Tout cela entre dans l’esprit de résoudre le problème de taille qui cause l’engorgement des rues, des ruelles, des caniveaux par des montagnes de déchets chroniques dans la ville d’Antananarivo.
Le projet GESDA est porté par le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), la Société municipale d’assainissement (SMA) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).
Antananarivo, 4 Août, 11h10 – Peu de changement à la tête du tableau provisoire des médailles. La Chine reste toujours première du classement, avec ses 16 médailles d’or, 12 médailles d’argent et neuf médailles de bronze. Les Etats-Unis qui reviennent à la deuxième place après avoir décroché cinq médailles d’or samedi sont toujours en tête en termes de nombre total de médailles. Avec 14 breloques en or, 24 en argent et 23 en bronze, les Américains totalisent 61 médailles en tout.
En troisième place se trouve la France et ses 12 médailles d’or, 14 médailles d’argent et 15 médailles de bronze. Sur le total des médailles, le pays hôte est deuxième, juste derrière les Etats-Unis et avant la Chine, avec 41 médailles. L’Australie qui a le même nombre de médailles d’or que la France, 12, est quatrième avec huit médailles d’argent et sept médailles de bronze. La Grande Bretagne clôture le Top 5 avec dix médailles d’or, dix médailles d’argent et 13 médailles de bronze.
La Corée du Sud et le Japon sont respectivement sixième et septième du classement provisoire avec neuf breloques en or, sept en argent et cinq en bronze pour la Corée du Sud, et huit médailles d’or, cinq d’argent et neuf de bronze pour le Japon.
Antananarivo, 3 Août, 14h05 – Un rôle crucial. Bien qu’encore peu optée à Madagascar, la souscription à l’assurance contribue à la promotion des investissements au pays, aussi bien nationaux qu’étrangers. En offrant des couvertures contre les risques, qui sont au cœur de toute activité, l’assurance instaure un climat de confiance indispensable pour les investisseurs. C’est ce qu’avait exposé la présidente du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Lantosoa Rakotomalala, en marge de la signature d’un protocole d’accord entre cette agence de promotion des investissements à Madagascar et l’assurance Aro.
Josielle Rafidy, la directrice générale de l’EDBM explique que les risques d’exploitation ou encore les risques opérationnels sont autant de critères de décision d’investissement. Et comme les sinistres ne préviennent habituellement pas, ils peuvent impacter que ce soit les comptes d’exploitation des entreprises ou leur compétitivité, fait-elle remarquer.
Souscrire à l’assurance permet donc de réduire les incertitudes ou encore les craintes liées aux aléas économiques, politiques et sociaux, reprend Lantosoa Rakotomalala. Et l’assurance est essentielle, non seulement pour attirer et mais également pour maintenir des investissements à long terme, soutient-elle.
Créer et renforcer la confiance constitue d’ailleurs un point clé pour la promotion des investissements, ajoute Andry Ramanampanoharana, président du Conseil d’administration de l’assurance Aro. « Et la raison d’être des compagnies d’assurances c’est de créer cet environnement sécurisant », rappelle-t-il. Ce responsable auprès de l’assurance Aro, qui est aussi secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, insiste toutefois sur la nécessité d’adapter les offres assurantielles aux besoins des investisseurs, notamment en matière de coût. « Si le coût est supérieur aux bénéfices que l’on pourrait tirer, cela ne présenterait aucun intérêt. Il faut améliorer l’offre de manière à ce qu’on puisse offrir un environnement sécurisant avec un coût supportable », lance-t-il.
L’EDBM et l’assurance Aro ont alors décidé de s’allier, en signant un accord visant à renforcer leur collaboration en matière de sécurisation des investissements et de gestion des risques à Madagascar. Les deux parties s’associent pour renforcer la confiance des investisseurs mais aussi pour réduire les barrières à l’investissement, à travers des offres assurantielles solides.
Une approche ciblée de la gestion des risques permettrait également de mettre en valeur les opportunités d’investissement à Madagascar. Leur partenariat devra par ailleurs contribuer à identifier les domaines où des améliorations du cadre légal et réglementaire sont nécessaires pour mieux sécuriser les investissements. De même pour stimuler le développement des produits financiers et d’assurance innovants, adaptés aux besoins spécifiques des investisseurs.
Tahina Rakotoarisoa, directeur général adjoint en charge des finances de l’assurance Aro, indique que la compagnie qu’il représente est leader dans son secteur. Celle-ci s’appuie sur l’innovation, à travers la digitalisation de ses services et sur une démarche qualité certifiée ISO 9001 :2015 et sur une notation AA de GCR Ratings qui est une filiale de l’agence de notation Moody’s.
Dans notre série sur les légendes malgaches des Jeux Olympiques, nous avons rencontré Bako Ratsifandrihamanana, détentrice du record de Madagascar toutes catégories pendant plus de 40 ans. Ayant participé aux Jeux Olympiques de 1980 à Moscou, elle a pu y battre son propre record qui était, à l’époque, le record de Madagascar. Elle a même failli battre le record d’Afrique. Ce qu’elle ne fera que sept ans plus tard aux Jeux Africains de 1987. Ce vieux record de Madagascar, détenu par Bako Ratsifandrihamanana, n’a été battu qu’aux Jeux des îles 2023 par Holy Antsa Rabejaona, aujourd’hui aux JO de Paris. Notre championne évoque d’ailleurs la pression que subissent les nageurs d’aujourd’hui. Des difficultés qui viennent s’ajouter au manque d’infrastructures et à l’insuffisance des compétitions internationales auxquelles les jeunes nageurs malgaches font face. Interview.
Parlez-nous de votre parcours aux Jeux Olympiques?
J’ai eu 16 ans quand j’ai participé aux Jeux Olympiques de Moscou. Cela fait partie des plus jeunes ayant participé ou participant aux Jeux Olympiques. J’avais 16 ans. Mais mon histoire, j’avais 13 ans quand j’ai gagné le record de Madagascar toutes catégories. Depuis mes 13 ans, j’ai été en tête de liste des nageurs. C’est pourquoi, j’ai fait partie des représentants de Madagascar à Moscou à seulement 16 ans.
Pour tous les nageurs, c’est le cycle olympique qui compte. Pendant quatre ans, vous savez que votre objectif ultime, ce sont les Jeux Olympiques. Donc, en quatre ans, vous agissez avec une idée en tête : ce sera vous qui serez qualifié pour les Jeux olympiques. A notre époque, c’était un peu différent parce qu’il y a eu des boycotts des Jeux Olympiques en 1980. En raison des questions entre les Occidentaux et les Gens de l’Est, les Américains ont boycotté les Jeux Olympiques auxquels j’ai participé à Moscou. En fait, après les Jeux Olympiques de Moscou, j’aurais dû me fixer comme objectif d’aller aux Jeux Olympiques suivants qui avaient eu lieu à Los Angeles. Mais je n’ai pas pu y aller parce qu’il y a eu cette histoire de boycott.
Comment êtes-vous arrivée dans la natation?
Pourquoi j’ai nagé ? Nous sommes une famille de nageurs. Ma mère aimait beaucoup nager. Dans notre fratrie, nous sommes huit frères et soeurs, nous sommes tous nageurs. Nous avons tous fait de la natation. J’ai commencé au club de l’Esca quand j’avais 10 ans. Puis je suis allée au club AKA pour suivre mes aînés. Puis j’ai évolué très vite. C’est pourquoi à 13 ans, j’ai battu tous mes aînés.
Mais personne ne s’attendait à ce que je batte le record de Madagascar à 13 ans. Mais depuis, j’ai gardé ce record pendant très longtemps. Il n’a été battu qu’il y a quatre ans par Estella (Fils Rabetsara).
A l’époque, on nageait dans des bassins de 25m. Le rêve à l’époque, c’était de nager dans des bassins de 50m. Mais en natation, nous avons un siècle de retard.
C’est la réalité. Comme les choses qui ne marchent pas, on fait avec. Mais on savait à l’époque qu’on n’irait pas loin. On savait tout cela. Mais nous devions aussi savoir où est notre limite. Quand vous savez où est votre limite, vous allez essayer de l’atteindre et de rattraper les autres. Je peux vous dire comment rattraper les autres. A une époque, j’avais participé aux Universiades. Quand j’y étais, j’étais étonnée que les gens viennent avec leur entraîneur. Cela, c’est quelque chose à laquelle on ne pensait pas forcément. On envoyait juste le nageur sans entraîneur. Donc, ce que j’avais fait, comme j’étais maligne, je m’incrustais là où il y avait un entraîneur. Je leur disais, “je vais m’entraîner avec vous”. Voilà. C’est tout. Mais cela ne se fait pas. Mais c’est ce qu’on avait fait. Et cela a permis d’avoir de l’expérience.
Parlez-nous de votre performance à Moscou…
En fait, beaucoup de gens pensent que les gens qui ont effectué un chrono continueront d’avoir ce chrono à chaque fois.
Et ce n’est pas parce qu’on a battu un record de Madagascar que cela va se faire à l’infini. A l’époque, j’ai eu de la chance d’avoir pu nager sur deux distances. Les nageurs d’aujourd’hui ne peuvent courir que sur une distance imposée par l’international. Comme eux, j’ai participé via une wild-card, et on n’avait pas le choix. On nous imposait une distance et c’est la seule course qu’on faisait. J’ai eu de la chance d’avoir pu en faire deux. Ce sont ceux qui ont atteint le minima qui peuvent courir de nombreuses distances.
Et comme j’ai couru sur deux distances, j’ai battu le record de Madagascar sur une distance, pas sur l’autre. A l’époque, je me suis fixée un principe, et c’est encore une valeur que je respecte: seul le temps compte. Quel est mon temps.
Donc, je me disais, ce temps, ce record de Madagascar, je vais le battre. Moi, je planifie. Et quand j’ai battu le record de Madagascar, j’ai été étonnée : j’ai aussi failli battre le record d’Afrique.
J’avais nagé avec la détentrice du record du monde. Elle était juste à côté moi. Elle, elle avait battu le record du monde, moi j’ai failli battre [le record d’Afrique]. Une personne dans les tribunes a crié parce qu’elle savait que j’ai failli battre le record d’Afrique. Puis après avoir failli battre le record d’Afrique, aux Jeux africains, j’ai vraiment battu le record d’Afrique. Sept ans plus tard. Cela traduit l’importance de la continuité dans la carrière sportive d’un athlète. Il n’y avait pas de Jeux africains quatre ans après [les JO], mais sept ans plus tard. J’ai attendu sept ans. Mais depuis les Jeux Olympiques, je savais qu’il n’y avait plus qu’une dixième de seconde à battre.
Vous avez presque battu le record d’Afrique aux Jeux Olympiques. Comment expliquer que plus de quarante ans plus tard, Madagascar n’ait pas de meilleures performances?
Nous n’avons pas la même manière de mesurer la performance. Pour nous, c’est une question de points. A l’époque, j’avais obtenu 500 points, par rapport au quota actuel. La personne que vous accusez de ne pas avoir de bonnes performances, sur la quotation de la Fina, elle tourne autour de 600 – 700. C’est difficile pour moi de dire qu’ils n’ont pas de bonnes performances. Parce que même moi, j’ai moins de points qu’eux.
Mais aurons-nous un jour la possibilité d’égaler le niveau des autres pays? De gagner des médailles olympiques?
Nous avons le gabarit. Quand je dis gabarit, je parle des gens qui font une taille de 2m, de 1m90 au minimum. Il y en a chez nous. Si vous en connaissez, si vous savez qu’une personne de quatre ans mesurera un jour 1m90, je les invite. Sauf que gens-là ne font pas de la natation. Ils vont jouer au basket. Pourquoi? Parce qu’en basket, on ne mouille pas son corps. C’est une question de culture. Est-ce que j’ai envie de mouiller mon corps ou pas. C’est vraiment une question de culture. Est ce qu’on a des gens qui soient prêts à mouiller son corps matin et soir. Et cela, c’est un obstacle. Puis, quand il se mouille, est-ce qu’il va supporter d’avoir froid? Quelle est la température qu’il va supporter? Quand on ne supporte pas le froid, c’est aussi un obstacle. Troisièmement, la piscine, on le dit toujours, elle a besoin d’être chauffée. Sans piscine chauffée, il est impossible d’atteindre le niveau [international]. Ils vont plus rester au même niveau que nous tant qu’ils s’entraînent dans des bassins de moins de 26°. Donc, pour l’instant, il n’y en a pas.
Ce sont des investissements. De gros investissements. Si dans quatre ans, on veut aller en Amérique, c’est ce qu’il faut. C’est ce qui a fait Léon Marchand. Il est arrivé en France cinq jours avant les compétitions. C’est le prix à payer. Mais on peut le faire. Si on veut gagner des médailles d’or, c’est ce qu’il faut. Il faut commencer à quatre ans. Ne pas attendre d’avoir 15 ans puis d’avoir envie de nager.
Moi, je sais combien de temps on peut tenir dans un bassin de 23°. Mais on ne pas tuer les gens. Parce que c’est vraiment les tuer de les laisser là deux heures. Quand on les voit souffrir, on ne peut pas les forcer à rester là. Des fois, on les maintient dans l’eau pendant 30 minutes pour s’entraîner.
La natation, c’est un moyen de prouver la puissance d’un pays. Si vous avez vu la finale d’hier. Vous auriez vu des Américains, des Français, des Japonais, des Italiens, des Chinois, des Australiens. Qui sont-ils? Ce sont les pays les plus riches en infrastructures.
Quand nous serons prêts à nous mesurer à eux en termes d’infrastructures, nous aurons atteint leur niveau”
Que faudrait-il aujourd’hui, d’après vous, pour avancer en natation?
J’avais 13 ans quand j’ai commencé à nager. Je ne demanderai plus rien. Plus rien. Suffisamment de voix se sont élevées.
Mais je vis ma vie d’olympienne. L’année dernière, j’ai eu la chance de faire partie de 28 olympiennes dans le monde à bénéficier d’un projet post-carrière. Donc, je suis en train de réaliser ce projet post-carrière. Un projet personnel et professionnel.
Chez nous, même la sélection, les compétitions sont insuffisantes. Si on en trouve deux, trois, de compétitions internationales. C’est le maximum. Quand on voit, on se dit, “c’est tout”? Chez nous, seuls Holy Antsa [Rabejaona] et Jonathan [Raharvel] ont peut-être participé à des compétitions internationales leur ayant permis d’atteindre leur performance, les résultats qu’ils ont.
Une partie du public remet en cause la présence de Jonathan Raharvel aux Jeux Olympiques de Paris.
“Si vous êtes là-bas, c’est parce que vous êtes champions. Et le fair-play, c’est le fait que quand on a désigné qui nous représente, il faut être derrière lui, on doit tous le soutenir. Beaucoup disent que ce ne sont pas les meilleurs, qu’ils ont les bras longs. Mais c’est faux. Vous verrez sur le site worldaquatics.com leur nom. Tous les chronos sont inscrits là. Toutes les preuves sont là. C’est là que vous verrez si d’autres ont fait mieux qu’eux. Je vous invite à vous référer à ce site. Dans ce site, vous trouvez le nom d’un Malgache qui a été fortement dénigré, mais son temps est inscrit là. 30 ans plus tard, son nom est toujours là.
Les nageurs d’aujourd’hui ont tous le même niveau. Ils ne peuvent pas se concentrer parce qu’ils ne sont pas sûrs d’aller aux Jeux Olympiques. Parce que la concurrence est très rude. Cette année, ils n’ont su qu’un mois avant l’échéance qui irait aux Jeux Olympiques. C’est une pression qui est très forte. Puis à notre époque, il n’y avait pas de Facebook, ni de réseaux. Rien. Donc, je n’avais rien qui me gênait à l’époque. Personne ne me dénigrait. Aujourd’hui, malheureusement, depuis l’existence de Facebook, on dénigre les nageurs. Je suis triste pour eux vraiment. A mon époque, j’avais une stabilité qu’ils n’ont plus aujourd’hui. Parce que la pression est trop forte.
Ces gens que vous accusez de partir en vadrouille, ce sont des jeunes qui sont habitués à sortir. Partir en vadrouille à l’étranger n’est pas dans leur programme. Ou plutôt, ils savent ce que c’est. La plupart d’entre eux ne résident pas à Madagascar. Ils vont à l’étranger tout le temps.
Si nous ne pouvons pas atteindre le niveau des nageurs des autres pays, pourquoi aller aux Jeux Olympiques?
C’est Antsa qui a battu mon record. Le record que l’on pensait imbattable. Je l’avais obtenu il y a 40 ans. C’est Antsa qui l’a battu durant les Jeux des îles. Elle a mis toutes ses forces pour battre ce record. Mais surtout pour gagner la wild-card de ces Jeux Olympiques. Donc, ce que je lui dis aujourd’hui, c’est de battre son propre record. Le record qui a battu le mien.
Antsa n’a pas obtenu le minima sur la distance de 50m. Son objectif aujourd’hui, c’est d’approcher ce minima, d’atteindre ce minima des Jeux Olympiques. C’est important pour le pays. C’est une grande avancée. Parce que jamais aucun nageur malgache n’a atteint le minima aux Jeux Olympiques.
Sinon, à part cela, nous pensons toujours où en sommes-nous par rapport à l’Afrique.
Antananarivo, 2 Août, 16h30 – De nouvelles sanctions pour les abonnés qui ne paient pas à temps leur facture. Dans un communiqué publié ce vendredi, la Jirama annonce l’introduction d’un “intérêt de 5% dans la facture du mois suivant” des abonnés qui n’auront pas payé leur facture dans le délai inscrit dans la facture. “La date limite du paiement sera communiquée dans la facture”, rappelle la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité dans son communiqué. Cependant, “en cas de dépassement de ce délai, le client sera pénalisé”, indique-t-elle.
Si l’on en croit la Jirama, la pénalité de coupure du compteur, sanction à laquelle les abonnés étaient déjà habitués, reste applicable. Mais avant de procéder à la coupure, la société d’Etat entend mettre en place une sanction pécuniaire. “Si malgré l’intérêt, l’abonné continue de ne pas payer la facture, le compteur sera coupé”, confie une source auprès de la compagnie. Et comme indiqué dans le communiqué de la Jirama, les sanctions peuvent aller “jusqu’à la dépose du compteur”, c’est à dire un enlèvement du compteur.
Avec ces nouvelles sanctions, la Jirama encourage ainsi ses abonnés à respecter les délais de paiement des factures pour éviter les frais supplémentaires. Elle indique également que désormais, les factures seront distribuées au plus tard le 10 du mois. L’objectif de l’avancement de cette date est d’améliorer ses services mais aussi de garantir une meilleure gestion des factures de ses abonnés, souligne-t-elle. Elle rappelle qu’outre la distribution physique, les factures peuvent aussi être envoyées par courrier électronique, par WhatsApp ou par SMS.