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  • ELECTRICITE – Basculement en compteurs prépayés pour plus de 70% des administrations publiques

    ELECTRICITE – Basculement en compteurs prépayés pour plus de 70% des administrations publiques

    Antananarivo, 4 Mai, 8h25 – Une mesure déjà adoptée par la majorité. Plus de 70% des administrations publiques ont déjà basculé en compteurs prépayés, rapporte le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. Les efforts vont se poursuivre afin que la totalité des clients de la Jirama dans la catégorie « administration » adoptent ce système prépayé, soutient ce membre du gouvernement. C’était en marge d’une conférence de presse organisée vendredi pour marquer la fin de mission d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), venue à Madagascar pour des négociations techniques sur deux nouveaux accords de financement que le pays pourra bénéficier de la part de cette institution financière.

    Le ministre Olivier Jean-Baptiste admet ainsi que les objectifs n’ont pas été totalement atteints par rapport au délai convenu avec le FMI. Ces compteurs d’électricité prépayés devaient être déployés pour toutes les administrations publiques vers fin décembre 2023. Ce, d’après les engagements des autorités malgaches envers cette institution de Bretton Woods dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Le ministre de l’Energie indique que « la réforme ne s’entreprend pas en une seule action et les efforts dans ce sens vont se poursuivre », lance-t-il.

    Ce basculement en compteurs prépayés avait été décidé afin de limiter les risques d’impayés et d’assurer une meilleure gestion de la consommation de l’administration. Cette disposition figure non seulement parmi les engagements de l’Etat vis-à-vis du FMI dans le cadre de la FEC mais entrent également parmi les actions préalables de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale.

    Le décret fixant les modalités de ce basculement avait été publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) au mois de mai 2023. Tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » avaient depuis l’obligation de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité Basse tension en compteurs prépayés. Ils avaient eu jusqu’à la fin de l’année dernière pour le faire, selon cet acte administratif.

    Concernant ce système prépayé, les capacités de puissance de ces compteurs ainsi que les calibrages de leur protection doivent être maintenus, sauf en cas de demande d’augmentation de puissance accordée par le Gestionnaire du réseau. Avec ce mode prépayé, chaque administration est contrainte de payer pour pouvoir consommer de l’électricité. Elle doit également acheter en avance les crédits de kilowattheure, moyennant son numéro de compteur. Et les dépenses relatives aux achats de recharges sont supportées par les crédits respectifs des institutions de l’Etat et des départements ministériels.

  • TÉLÉCOMMUNICATION – Le prix plancher de l’internet mobile bientôt supprimé

    TÉLÉCOMMUNICATION – Le prix plancher de l’internet mobile bientôt supprimé

    Antananarivo, 4h50 – Machine arrière. Le prix d’achat plancher du gigaoctet de l’internet mobile pourrait bientôt être supprimé. Un projet dans ce sens est bien avancé au niveau du ministère. “Nous ne pouvons pas dire pour l’instant ni le timing ni la modalité de son application, mais l’abrogation de l’arrêté interministériel fixant le prix plancher est bien envisagée”, confie une source autorisée auprès du ministère.

    Selon notre source, le ministère est allé à la rencontre des consommateurs sur leur ressenti par rapport à la nouvelle réglementation depuis son application. En supprimant le prix plancher, les autorités entendent aller dans le sens de la protection des consommateurs. “Le grand public comprend le besoin de la mise en place le principe de neutralité du net mais il a ressenti une hausse des tarifs de l’internet”, confie notre source. Cette mesure témoigne ainsi de notre engagement indéfectible envers les intérêts des consommateurs malgaches”, soutient-elle.

    La décision intervient ainsi un mois après l’entrée en vigueur du “prix plancher”, une décision prise en concertation avec les opérateurs, selon notre interlocuteur. Un arrêté interministériel adopté vers fin 2023 avait imposé aux opérateurs de ne pas commercialiser le gigaoctet mobile à un montant inférieur à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 USD. Depuis le 1er avril, les opérateurs se sont ainsi vus obligés d’ajuster leurs offres internet mobile afin de se conformer à cette nouvelle réglementation.

    C’est ainsi que les offres uniquement dédiées aux réseaux sociaux ont été supprimées du catalogue de Telma, Orange et Airtel. Puisque ces offres proposent un tarif de moins de 2 000 ariary le gigaoctet pour pouvoir accéder uniquement à certains réseaux sociaux.

    Parallèlement à la suppression des offres réduites aux réseaux sociaux, les opérateurs ont aussi mis à jour leurs offres “tout Internet”. D’une manière générale, le prix a baissé pour ceux qui utilisent tous les services Internet mobile avec une habitude de consommation inférieure à 25 Go. Mais la hausse était exorbitante dès que la consommation atteignait 50 Go.

    Le consommateur qui a l’habitude par exemple d’acheter le Be Connect à 30 000 ariary chez Orange Madagascar peut avoir droit à 5Go contre 4,5Go auparavant. Si la consommation se limite à 25 Go pour le prix de 125 000 ariary, le prix a encore baissé parce que ce montant permet d’acquérir un peu plus de 27,5 Go chez Telma.

    Mais au-delà de 25 gigaoctets de data par mois via Internet mobile, les consommateurs ont ressenti la hausse des prix. Pour Bé connect par exemple, si auparavant, 189 000 ariary permettaient d’avoir 100 Go. Aujourd’hui, il faut payer 220 000 ariary pour avoir 50 Go.

    En attendant la suppression de l’arrêté et un éventuel réajustement des tarifs par les opérateurs, les consommateurs essaient tant bien que mal de s’adapter avec non seulement la hausse des tarifs mais aussi la hausse de leur consommation en raison des mises à jour parfois intempestives des applications.

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  • Starlink Madagascar  obtient sa licence Internet satellite moyennant 100 000 euros

    Starlink Madagascar obtient sa licence Internet satellite moyennant 100 000 euros

    Antananarivo, 3 Mai, 13h40 – “Tongasoa Starlink. Waiting for Elon to rock it”. C’est à travers ce message posté sur son profil LinkedIn que Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) annonce l’arrivée de Starlink à Madagascar. La filiale de SpaceX vient d’obtenir sa licence qui lui permet d’installer et d’exploiter des services internet par satellite large bande pour les cinq prochaines années. Le membre du gouvernement parle ainsi d’un “nouveau chapitre” avec l’arrivée de ce nouvel acteur de la “connectivité à Madagascar”.

    La licence de Starlink Madagascar a été signée le 29 avril par l’autorité de régulation des technologies de communication (Artec) et valide pendant cinq ans. « En contrepartie de l’attribution de la licence, Starlink Madagascar est redevable du paiement de la somme de 100 000 euros au titre du prix initial de la licence”, peut-on lire sur la décision de l’Artec attribuant cette licence. Ce droit devrait être versé auprès de l’organe de régulation au bénéfice du fonds de développement des technologies de l’information et de la communication. Starlink doit aussi s’acquitter aussi d’un frais annuel de 5% de son chiffre d’affaires hors taxe auprès de l’organe de régulation.

    D’après ce document, Starink Madagascar dispose ainsi de l’autorisation pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau public de télécommunications par satellite de type Global mobile personal communication by satellite (GMPC), l’établissement et exploitation d’un réseau public de télécommunication par satellite de type large bande, l’établissement et exploitation d’un réseau public de télécommunication par satellite de type VSAT.

    Tout est ainsi dans l’ordre pour Starlink Madagascar. La société du milliardaire Elon Musk devient officiellement l’un des acteurs du secteur télécom dans la Grande île. Il peut commercialiser ses services avec l’obtention de ce feu vert de l’autorité de régulation. Pour sa dernière mise à jour, Starlink annonce sur son site internet la disponibilité de ses services pour le début du troisième trimestre de cette année. Ses futurs abonnés devraient ainsi avoir un peu de patience pour vivre une nouvelle expérience avec les offres proposées par Starlink Madagascar.

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  • COMMERCE – Une augmentation de 168% de la valeur des exportations de services numériques en dix ans pour Madagascar

    COMMERCE – Une augmentation de 168% de la valeur des exportations de services numériques en dix ans pour Madagascar

    Antananarivo, 3 Mai, 12h40 – Un secteur en pleine expansion. La valeur des exportations de services numériques passe de 150 millions de dollars en 2014 à 402 millions de dollars en 2023 pour Madagascar. Ce qui équivaut à une hausse de 168% en une décennie, si l’on s’en tient à ces estimations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette organisation a publié dernièrement des données sur les services échangés par l’intermédiaire de réseaux informatiques, par exemple au moyen d’Internet, d’applications, de courriels, d’appels vocaux et vidéo, et de plates-formes d’intermédiation numérique.

    Les exportations ayant valu 402 millions de dollars en 2023 étaient constituées à 42,2% par des services informatiques. D’autres services aux entreprises y contribuaient à 29,8%. On peut également y ajouter la contribution des services de télécommunication qui était de 24,8%, détaille l’OMC.

    Le rapport sur le Commerce numérique pour le développement, qui était sorti au mois de décembre 2023, avait déjà souligné que tout comme l’Egypte ou le Ghana, la croissance des exportations de services numériques de Madagascar a été supérieure à celle du reste du monde pendant plusieurs années. Et cette performance était sous l’impulsion des secteurs de l’externalisation du traitement des affaires (BPO) et des technologies de l’information, selon ce qui est exposé dans ce document préparé par l’OMC, les services du Fonds monétaire international (FMI), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), et de la Banque mondiale.

    La valeur des importations de services numériques de Madagascar durant les dix dernières années passe pour sa part de 190 millions de dollars en 2014 à 284 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 49,47%. Elle est cependant restée quasiment stable ces trois dernières années, tournant autour des 280 millions de dollars. Les importations de la Grande île en 2023 étaient composées majoritairement des services aux entreprises (55,4%), des services informatiques (20,2%) et des services de télécommunication (11,4%), d’après les données de l’OMC.

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  • ENERGIE – L’Israélien Ron Weiss nommé nouveau DG de la Jirama

    ENERGIE – L’Israélien Ron Weiss nommé nouveau DG de la Jirama

    Antananarivo, 3 Mai, 4h30 – La Jirama a enfin son nouveau directeur général. Comme déjà annoncé par le président de la République, il s’agit de celui qui avait dirigé la compagnie rwandaise de production et de distribution d’électricité de mai 2017 à septembre 2023, Ron Weiss. Celui-ci été officiellement nommé lors du Conseil des ministres de jeudi. Cet ingénieur israélien aura comme tâche principale “la mise en place ainsi que la mise en oeuvre d’un plan de redressement de la Jirama”, comme l’avait indiqué le président de la République il y a quelques jours.

    Andry Rajoelina mise sur l’expérience de Ron Weiss à la tête du Rwanda Energy Group pour redresser la Jirama. “Les Rwandais avaient des problèmes énergétiques similaires à ceux de la Jirama. Cependant, ils ont réussi à redresser leur société de production d’électricité”, avait-il annoncé en avril quand il avait fait part, pour la première fois, de la nomination à venir de Ron Weiss. “Le dirigeant de cette compagnie va débarquer ici”, avait-il encore poursuivi.

    Ce n’est pas la première fois que Madagascar a recours à des étrangers pour diriger la Jirama en vue de son redressement. Avant Ron Weiss, la société d’Etat avait déjà été dirigée par des étrangers dans le cadre du contrat de gestion avec Lahmeyer international en 2005 jusqu’en 2009. Il y a d’abord eu le Canadien Rodrigue Haché et son compatriote Laurent Cupani qui avait assuré son intérim, puis l’Allemand Bernard Romahn qui avait été à la tête de la compagnie jusqu’en mars 2009.

    Les deux derniers noms qui avaient été soumis au président de la République dans le cadre du processus de recrutement du manager de redressement de la Jirama avaient été ceux d’étrangers, comme l’avait confié l’ancien ministre Solo Andriamanampisoa en juillet 2023. Sur les 19 candidats qui avaient répondu à l’appel à candidature à l’époque, seuls cinq étaient Malgaches, avait alors ajouté le ministre.

     

    Photo : Jirama (Archives)

  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Des étudiants d’Ankatso dans la rue pour réclamer leur bourse

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Des étudiants d’Ankatso dans la rue pour réclamer leur bourse

    Les étudiants de l’Université d’Antananarivo descendent à leur tour dans la rue afin de réclamer le paiement de cinq mois de bourse d’étude et des allocations d’équipement. Mais ils demandent aussi l’augmentation des bourses d’étude, le retour du ravitaillement en eau à l’Université, et la gratuité de la connexion Internet sur le campus. Reportage.

     

  • INTEMPERIES – Hidaya impactera le Nord des Comores à partir du 4 mai

    INTEMPERIES – Hidaya impactera le Nord des Comores à partir du 4 mai

    Antananarivo, 2 Mai, 11h30 – Alerte dans le Canal de Mozambique. Le système dépressionnaire qui évoluait au Nord de Madagascar a atteint le stade de tempête tropicale dans la nuit de mercredi à jeudi. Baptisée Hidaya, la tempête évolue actuellement au Nord-ouest de la Grande île et adopte une trajectoire vers l’Ouest. Si elle n’est pas prévue toucher la Grande île ni avoir de gros impacts, cela ne sera pas le cas pour l’archipel des Comores dont le Nord, en particulier, est prévu être concerné par les impacts des vents. De fortes pluies sont également attendues aux Comores, avec une quantité pouvant atteindre les 100mm en 24 heures.

    Neuvième tempête passant dans le bassin auquel appartient Madagascar, Hidaya apparaît comme une tempête tardive et à la situation géographique improbable. Selon Météo-france, le système a « un caractère tardif » mais surtout est situé dans une zone géographique où la formation de cyclone est rare. « Depuis le début de l’ère satellitaire (1967), les tempêtes tropicales prenant naissance au Nord des Comores peuvent se compter sur les doigts d’une main », déclare Météo-France dans son bulletin.

    Ce jeudi matin, Hidaya évolue à plus de 600 km au Nord Ouest de Madagascar avec des vents de 65 km et des rafales pouvant aller jusqu’à 90 Km, selon Météo Madagascar.

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  • RAVINALA AIRPORTS – Les redevances par passager maintenues à 22 euros pour les vols domestiques

    RAVINALA AIRPORTS – Les redevances par passager maintenues à 22 euros pour les vols domestiques

    Antananarivo, 2 Mai, 12h30 – Inchangées. Ravinala Airports indique que les redevances aéroportuaires qu’elle perçoit par passager au départ des aéroports d’Antananarivo et de Nosy-be sont maintenues à leur montant initial en 2019. Aussi, pour le vol domestique, cette redevance aéroportuaire reste jusqu’à ce jour à 22 euros par billet aller-retour. Elle est à 55 euros par billet pour le vol international et à 52 euros pour les vols régionaux dans l’océan Indien, d’après ce qu’a livré ce consortium, gestionnaire de ces deux aéroports internationaux de la Grande île.

    Des ajustements sont pourtant permis annuellement, en fonction de l’inflation du prix à la consommation. Mais Ravinala Airports indique s’en être tenue à ce que l’Aviation civile de Madagascar (ACM) avait fixé en 2016. « Depuis 2019, malgré un contexte d’inflation à Madagascar de 38,5% sur cinq années, les redevances de Ravinala Airports n’ont pas été réévaluées. Alors que toutes les autres redevances aéroportuaires dans un billet d’avion au départ de Madagascar ont augmenté », fait-elle remarquer. Elle explique alors que quel que soit le prix du billet d’avion payé par les passagers, les redevances aéroportuaires qu’elle perçoit sont restées fixes.

    Comme rappelé par ce gestionnaire des aéroports d’Ivato et de Fascène, ses redevances sont calculées par passager ou par mouvement d’avion, qu’il s’agit d’atterrissage ou du temps de stationnement sur le tarmac, et selon la région de la destination. Son prélèvement ne s’applique cependant qu’au départ des passagers, précise le consortium. Pour Ravinala Airports, plus de 60% de ses revenus annuels proviennent de cette redevance aéroportuaire par passager.

    Ravinala Airports explique par ailleurs qu’une redevance sert à financer les coûts des installations et des services fournis aux passagers et aux compagnies aériennes, dont ses services en tant que gestionnaire de l’aéroport. D’autres entreprises qui fournissent des services nécessaires à la bonne exploitation d’un aéroport peuvent aussi en bénéficier, expose-t-elle.

    Au mois de mars de cette année, les taxes aéroportuaires MG ont connu une augmentation d’après ce qu’a révélé la compagnie Madagascar Airlines. Il s’agit d’un prélèvement relatif au fonctionnement de l’ACM, mais aussi à l’aménagement du territoire de l’aviation civile. Les taux des taxes de redevances de sureté aéronautique (RSA A5), un autre élément de la structure du prix des billets d’avions, ont également augmenté depuis le 24 février.

    Le billet d’avion comprend plusieurs coûts, dont les charges d’exploitation de la compagnie aérienne comme le carburant, la maintenance, les salaires, les investissements, l’achat ou encore la location d’avion. Il y a également les taxes qui sont fixées par et pour l’Etat. Et puis il y a les diverses redevances. Pour le cas de Madagascar Airlines en particulier, cette compagnie indique que son revenu représente autour de 40 % du coût du billet lui-même, et les taxes diverses représentent 60 %.

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  • Les entrepreneurs malgaches intensifient la conquête du marché canadien

    Les entrepreneurs malgaches intensifient la conquête du marché canadien

    Antananarivo, 2 Mai, 11h35 – Renforcer l’offensive. Elles seront 16 entreprises de la Grande île à partir en Mission économique et commerciale au Canada (MECC) cette année du 6 au 20 mai. Elles auront comme objectifs d’augmenter les partenariats ainsi que de promouvoir les exportations malgaches vers le Canada et les investissements canadiens à Madagascar, d’après ce qui avait été présenté lors du lancement officiel de cette mission économique, mardi.

    C’est la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar (Cancham) qui se charge de l’organisation de cette mission économique chaque année. Pour cette édition 2024, les 16 entreprises qui vont se déplacer au Canada participeront à une mission enrichie de rencontres B2B et B2C et effectueront des visites d’entreprises sur place. 11 d’entre elles participeront également au Salon international de l’agroalimentaire (SIAL) Canada 2024 qui aura lieu à Montréal. Ces entreprises sont dans l’agribusiness, l’artisanat, l’IT et outsourcing, la formation ainsi que l’assurance pour les petits producteurs et artisans.

    Le salon SIAL est une vraie opportunité pour ces entrepreneurs malgaches du fait que c’est un des grands rendez-vous des acheteurs mondiaux, explique la présidente de la Cancham, Haingo Randrianarivony. « Nos entrepreneurs n’y sont plus à présenter, de même pour ce qui est de la qualité des produits que nous exposons. Le plus grand défi pour nous est de pouvoir satisfaire les demandes croissantes du marché canadien. Ceci sous-entend une amélioration de la capacité de production et donc plus d’investissement », expose-t-elle.

    La Cancham espère améliorer les résultats qui avaient déjà été obtenus lors des précédentes éditions de cette mission économique et commerciale au Canada. Pour la MECC 2023, le développement des relations ainsi que des commandes s’élevant à environ 5 millions de dollars avaient été rapportés par la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar.

    Cette mission au Canada est menée en partenariat avec le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3) et le Trade foreign office (TFO) Canada., et les investissements canadiens à Madagascar. Elle est également soutenue par des ministères et l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

  • Mesure de prévention renforcée à Mahajanga face à la recrudescence du choléra aux Comores

    Mesure de prévention renforcée à Mahajanga face à la recrudescence du choléra aux Comores

    Antananarivo, 1er Mai, 13h45 – Face à la recrudescence des cas de choléra aux Comores, Madagascar renforce les mesures de prévention du côté de Mahajanga. Une réunion sur le renforcement des mesures de prévention et de préparation contre une éventuelle arrivée de l’épidémie s’est tenue dans la Ville des Fleurs lundi. Elle a vu la présence du Dr Laurent Musango, représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS), et des autorités locales, dont Mokhtar Andriantomanga, gouverneur de Boeny, Dr Julio Ramilijaona, directeur régional de la santé de cette région.

    L’OMS propose quatre étapes indispensables dans cette lutte contre le choléra. Il y a selon le Dr Laurent Musango, la prévention, la préparation, la prise en charge et la résilience. La ville de Mahajanga est actuellement dans les deux premières étapes, souligne un communiqué du gouvernorat de la région. Lors d’une visite au Centre hospitalier universitaire de Mahavoky-atsimo, le représentant de l’OMS souligne l’importance de la mise en place d’une chambre d’isolement pour le confinement des patients hospitalisés. Il a également mis en avant la nécessité de construire un incinérateur de déchets médicaux.

    Très proche des Comores, la ville de Mahajanga est très exposée à la propagation du choléra, par voie maritime. Selon le bilan publié le 30 avril par le ministère de la Santé de l’Union des Comores, neuf nouveaux décès et 213 nouveaux cas sont enregistrés dans ce pays voisin de Madagascar. Depuis l’apparition des premiers cas début février, 3703 cas sont détectés au total dont 11 cas importés. L’épidémie a fait 78 décès au total. A Mayotte, 29 cas de choléra sont enregistrés selon le bilan publié par l’agence régionale de santé.

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