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  • CONSOMMATION – 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré attribués aux nouveaux importateurs

    CONSOMMATION – 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré attribués aux nouveaux importateurs

    Antananarivo, 1er Mai, 11h55 – Des parts pour des nouveaux opérateurs. 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré utilisable au cours de l’année 2024 seront attribués équitablement aux nouveaux importateurs. Les 90% seront accordés aux importateurs ayant déjà importé ces produits au prorata de la moyenne des quantités qu’ils ont importées au cours des trois dernières années. Cette répartition est avancée par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC).

    L’ANMCC avait déjà lancé l’appel à manifestation d’intérêt pour la répartition de ces quotas d’importation. Le volume du quota utilisable au cours de cette année est de 3 000 tonnes pour les pâtes alimentaires et 1 500 tonnes pour le lait concentré, indique l’autorité chargée des mesures correctives commerciales. Cette disposition entre dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sauvegarde appliquées sur ces deux produits, souligne l’ANMCC. Les importations au-delà de ces quotas sont soumises à un droit additionnel de 32% de leur valeur CAF.

    Pour les pâtes alimentaires, il était indiqué que le droit additionnel sera de 26% du 1er août 2024 au 31 juillet 2025. La mesure concerne les pates en forme de spaghetti, de macaroni ou encore de nouille. Le droit additionnel aux importations hors quota de lait concentré est pour sa part de 31% en 2024, 20% en 2025 et 29% en 2026. Le produit visé par ces dispositions dans cette mesure de sauvegarde définitive est le lait concentré, conditionné dans différents emballages, sous les codes SH 04029100 et 04029900. Il peut être sucré, non sucré, écrémé ou demi-écrémé.

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  • INTERNET – La société Starlink Madagascar officiellement constituée

    INTERNET – La société Starlink Madagascar officiellement constituée

    Antananarivo, 1er Mai, 10h05 – Un pas de plus vers l’installation de Starlink dans la Grande île. La société Starlink Madagascar est officiellement constituée d’après l’avis publié par l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Elle se présente sous la forme d’une société anonyme à administrateur général avec un capital de 22,5 millions d’ariary.

    D’après son avis de constitution, la filiale malgache de Space X a comme objet de “fournir des services de télécommunication aux utilisateurs finaux publics et privés mais sans s’y limiter”. Et bien sûr, elle va “fournir des services internet par satellite et installer des matériels et des dispositifs terrestres”, “importer et exporter, acheter, vendre en détails, installer et louer, réparer, entretenir, remettre à neuf et stocker des antennes, des routeurs et des terminaux d’utilisateurs, ainsi que des équipements électroniques connexes”.

    Cette démarche est une étape importante pour la société d’Elon Musk dans l’acquisition de licence en tant que fournisseur d’internet par satellite à Madagascar. L’enregistrement de la société auprès des différents services de l’administration est un préalable auquel les opérateurs qui souhaitent fournir un tel service doivent se soumettre, indique une source autorisée auprès du ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications. Parallèlement à cette étape de la formalisation, les discussions autour de l’octroi de la Licence se poursuivent, ajoute encore notre source. Celle-ci précise néanmoins que la sortie de la licence ne devrait plus prendre trop de temps à ce stade.

    Contrairement à d’autres pays d’Afrique où Elon Musk a décidé de suspendre ses services depuis le 30 avril, faute d’autorisation nécessaire, à Madagascar, le milliardaire né en Afrique du sud a décidé de se soumettre aux procédures d’installation de la filiale avant de procéder à une quelconque activité opérationnelle. Sur son site internet, Starlink annonce la commercialisation de ses services dans la Grande île début du troisième trimestre de cette année.

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  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le calendrier de paiement de bourses d’études publié

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le calendrier de paiement de bourses d’études publié

    Antananarivo, 1er Mai, 6h25 – Voilà qui devrait alléger les tensions au niveau des Universités publiques. Alors que des étudiants de Vontovorona sont descendus dans la rue mardi et que des étudiants de la Faculté des Lettres de l’Université d’Antananarivo ont émis un ultimatum, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications, publient le calendrier de paiement des trois premiers mois de bourses d’études et des allocations d’équipement.

    Selon le tableau affiché mardi, les premières distributions auront lieu ce lundi 6 mai et elles concernent les étudiants en master 2. Les étudiants en master 1 pourront percevoir les allocations à partir du 15 mai. Ce sera à partir 27 mai au 6 juin pour ceux qui sont en troisième année de licence (L3). Pour les étudiants en L2 des Universités d’Antananarivo et de Fianarantsoa, la distribution se fera à partir du 10 juin, alors que pour les autres Universités, ce sera à partir du 3 ou du 5 mai. Les L1, eux, pourront aller à la caisse du 19 juin au 4 juillet à Antananarivo et Fianarantsoa, dès le 12 ou le 13 juin pour les autres.

    Les doctorants seront les derniers servis, les dates qui les concernent sont le 8 juillet pour Antananarivo et le 9 juillet pour Fianarantsoa. Ceux qui sont dans les autres Universités pourront néanmoins passer en caisse avant la coupure de la fête nationale. Dès le 18 juin pour les doctorants inscrits à Mahajanga, le 21 juin pour ceux de Toamasina et de Toliara et le 24 juin pour ceux d’Antsiranana.

    Le calendrier est, par ailleurs, légèrement décalé pour les étudiants des Facultés de médecine et des Instituts supérieurs établis dans les régions. Ainsi, les étudiants en médecine des Universités d’Antananarivo et de Fianarantsoa devront attendre juillet pour percevoir les trois premiers mois de bourses d’études et les allocations d’équipement. Pour la Faculté de médecine de Mahajanga, les paiements se feront le 18 juin.

    Mardi, des étudiants de l’Ecole supérieure de polytechnique d’Antananarivo ont érigé des barrages sur la rue qui mène vers le campus de Vontovorona pour réclamer le paiement de leurs bourses d’études. Leurs manifestations ont conduit à des affrontements avec les forces de l’ordre descendues sur place. Lundi, l’association des étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines, pour sa part, a donné un ultimatum de trois jours aux autorités pour procéder au paiement des cinq premiers mois de bourses d’études et des allocations d’équipement.

     

  • INTEMPERIES – Les Comores sous les eaux après plusieurs jours de fortes pluies

    INTEMPERIES – Les Comores sous les eaux après plusieurs jours de fortes pluies

    Antananarivo, 30 Avril, 18h15 – Des rivières qui débordent inondant plusieurs quartiers. Des glissements de terrain. Des hôpitaux sous les eaux. Les dégâts matériels sont considérables aux Comores après les fortes pluies qui ont sévi sur l’archipel depuis le 26 avril. La presse locale rapporte même la mort d’un enfant de 7 ans, emporté par les eaux, à Anjouan. La direction générale de la sécurité civile de l’Union fait également part du déplacement d’au moins 160 familles suite aux intempéries.

    Selon Météo Comores, ces fortes pluies sont dues à l’influence des alizés du Sud, renforcés par une zone de basse pression positionnée au Nord de l’archipel. Après quatre à cinq jours de pluies diluviennes, la situation s’est légèrement calmée et devrait encore s’atténuer mercredi. Mais Météo Comores prévient que le système tropical qui se dirige vers l’archipel devrait très vite influencer à nouveau le temps qu’il fait sur l’île. Les prévisionnistes comoriens estiment que “de fortes pluies sont encore attendues sur les îles” de l’archipel dans les prochains jours quand le système, au stade de tempête tropicale, évoluera au coeur des îles comoriennes. ,

    Selon Météo France Réunion, le système se trouvait à 400km au nord-est des côtes de Grande Comores ce mardi à 16h, heure de Mayotte. Il est prévu de se diriger vers le sud mercredi tout en s’intensifiant au stade de tempête tropicale puis de faire route vers l’Ouest-Nord-Ouest à compter de jeudi. “La probabilité d’impacts est en hausse pour Aldabra et pour les Comores”, précise encore Météo France.

     

     

    Photo : Ministère de l’Interieur Comores

  • Riou Océan Glass choisit de s’installer à Maurice au lieu de Madagascar à cause des problèmes d’énergie de la Grande île

    Riou Océan Glass choisit de s’installer à Maurice au lieu de Madagascar à cause des problèmes d’énergie de la Grande île

    Antananarivo, 30 Avril, 17h30 – C’est une usine qui aurait pu s’implanter à Madagascar. Mais Riou Ocean Glass, une entreprise spécialisée par dans les solutions verrières, a fini par choisir l’île Maurice. “Nos collaborateurs malgaches qui avaient des installations similaires à celles de Maurice ont évoqué le problème d’électricité, cela a pesé sur la décision d’investir à Maurice », indique Jimmy Nativel, manager des ventes dans l’océan Indien, joint au téléphone. A l’entendre, la marque distribue ses produits dans la Grande Île depuis plusieurs années, ce qui l’a poussé à prospecter sur les lieux quant à la possibilité de l’installation d’une usine. Mais les prospections n’ont pas été concluantes en raison des problèmes de l’énergie à Madagascar.

    L’usine verrière de Riou Ocean Glass dans l’océan Indien, “dotée d’une technologie unique”, a ainsi été inaugurée le 18 avril à Maurice. Celle-ci, en plus des 10 millions de dollars d’investissements étrangers, se voit actuellement dotée de “l’une des usines les plus perfectionnées en matière de verrerie dans l’océan Indien”. Sans parler des emplois et de la valeur créés, ainsi que du renforcement des compétences locales. Selon le communiqué publié par Riou Ocean Glass à l’occasion de la cérémonie d’inauguration, “l’équipe de Riou Ocean Glass est principalement composée de Mauriciens, représentant 95% du personnel et formés dans les usines Riou Glass de France”.

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  • IDA 21 – Andry Rajoelina plaide pour la hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique

    IDA 21 – Andry Rajoelina plaide pour la hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique

    Antananarivo, 30 Avril, 14h50 – Unir les voix pour réclamer davantage d’appuis financiers. Le Président Andry Rajoelina a invité les autres chefs d’Etat qui ont assisté au sommet africains pour la reconstitution de l’Association internationale de développement (IDA) à Nairobi, Kenya, lundi, à se rallier pour réclamer ensemble une hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

    Dans son discours, le Chef de l’Etat malgache « invite les pays contributeurs de l’IDA à accroître leur soutien financier au fonds géré par la Banque mondiale afin d’aider le continent africain à faire face à ces défis urgents, à rattraper le retard de développement des pays concernés ». Il sollicite ses homologues pour que leurs « voix se lèvent en un seul écho » pour que l’IDA 21 ait plus d’impacts dans cette guerre contre la pauvreté.

    Selon Andry Rajoelina, les bailleurs de fonds devraient revoir leur priorité. « Les dépenses mondiales allouées à l’armement ont enregistré leur plus forte augmentation en dix ans, atteignant 2,4 milliards de dollars, en raison des multiples conflits notamment en Ukraine. Mais si l’on a investi une telle somme dans l’armement, combien allons-nous investir pour sauver des vies sur le continent africain ? » souligne le président malgache.

    Ce sommet permet de renforcer les financements des peuples africains pour atteindre l’objectif de développement poursuit Andry Rajoelina. C’est la raison pour laquelle il invite « les partenaires et pays amis à mobiliser plus de financement pour faire face à cette guerre que nous affrontons chaque jour sur le continent ». Il a également rappelé les impacts du changement climatique. A l’en croire « les changements climatiques sont de plus en plus dévastatrices ». Il a indiqué qu’il faut deux à trois ans pour redresser les dégâts qu’un jour de cyclone cause.

    Lors de l’IDA 20, la Banque mondiale a accordé un financement à hauteur de 600 millions de dollars pour Madagascar. Avec cette enveloppe, la Grande Île a pu réaliser diverses infrastructures dont les routes. En 2022, 134 millions de dollars ont été débloqués pour renforcer sa préparation aux pandémies et améliorer la prestation et la qualité des services de santé.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Affrontements entre étudiants manifestants et éléments des forces de l’ordre à Vontovorona

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Affrontements entre étudiants manifestants et éléments des forces de l’ordre à Vontovorona

    Antananarivo, 30 Avril, 11h15 – Énièmes manifestations d’étudiants à Vontovorona. Des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo sont à nouveau descendus dans la rue ce mardi pour réclamer le paiement de leurs bourses d’études. Alors qu’ils ont déposé des barrages sur la route qui mène vers le campus de bon matin, les forces de l’ordre, qui se sont déplacées sur le site, ont procédé à l’enlèvement des barrages. Ce qui a conduit à des heurts entre les deux parties.

    Comme chaque année, les étudiants de Vontovorona réclament le paiement des cinq premiers mois de leurs bourses d’études. Ils réclament également la rénovation des infrastructures de l’établissement, notamment les salles et les meubles. Il en est de même pour les toilettes au niveau du campus. “La vieillesse des infrastructures est un danger pour les étudiants”, indiquent-ils dans un communiqué diffusé ce mardi matin. La manifestation de ce jour est une alerte lancée aux autorités, indiquent-ils.

    Les manifestations de Vontovorona risquent aussi de s’étendre au campus d’Ankatso. Après s’être réunies lundi, des associations d’étudiants de l’Université d’Antananarivo réclament le paiement immédiat des bourses et la rénovation des infrastructures universitaires et menacent aussi de manifester si leurs revendications ne sont pas entendues

    Dans une lettre adressée aux autorités et diffusée sur les réseaux sociaux, l’association des étudiants de la Faculté des Lettres et des sciences humaines réclament le paiement immédiat de cinq mois de bourses d’études plus les équipements comptant pour l’année universitaire 2023-2024. Ils donnent 72 heures à l’Etat pour répondre à leurs revendications.

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  • La ministre japonaise des Affaires étrangères appelle l’Etat malgache à “améliorer l’environnement des affaires”

    La ministre japonaise des Affaires étrangères appelle l’Etat malgache à “améliorer l’environnement des affaires”

    Antananarivo, 29 Avril, 19h15 – La situation d’Ambatovy était au coeur des discussions entre le président de la République Andry Rajoelina et la ministre japonaise des Affaires étrangères Yoko Kamikawa. Reçue par le chef de l’Etat, la ministre japonaise a fait référence à ce que le Japon qualifie de “plus grand projet d’investissement japonaise en Afrique” pour demander “une coopération en vue d’améliorer l’environnement des affaires à Madagascar”. Il était également question au cours de cette rencontre de la “sécurité économique” dans un pays qui est “un partenaire important pour le Japon”.

    Le communiqué de l’ambassade du Japon rapportant l’entrevue entre le président malgache et la ministre japonaise ne donne pas plus de détails sur les demandes exactes de la partie nippone. Le communiqué rapporte juste la réponse d’Andry Rajoelina sur “l’importance du projet de mine nickel Ambatovy pour l’économie malgache”, et son souhait de coopérer avec les parties concernées.

    En février, l’ambassadeur du Japon Abe Koji avait publiquement soulevé les difficultés traversées par Ambatovy et avait demandé à l’Etat de soutenir la compagnie minière, en remboursant entre autres le crédit de taxe sur la valeur ajoutée de la compagnie. Aucun montant de cette TVA que l’Etat doit à Ambatovy n’a jusqu’ici été révélée, mais le ministre en charge des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, avait parlé d’une “somme énorme” il y a deux semaines.

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  • Pr Zely Randriamanantany :  “Ecouter l’expert qui a fait 12 ans d’études, pas ce qui se dit sur Facebook”

    Pr Zely Randriamanantany : “Ecouter l’expert qui a fait 12 ans d’études, pas ce qui se dit sur Facebook”

    Madagascar se met “en mode” rattrapage. Objectif: faire vacciner les 1,2 million d’enfants âgés de 12 à 59 mois qui n’ont jamais reçu une seule dose de vaccin. Mais en plus de rattraper le temps perdu, il va aussi falloir ramener la confiance de la population et convaincre les parents de vacciner à nouveau leurs enfants. Le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, ministre de la Santé publique, fait le point sur les raisons qui ont amené les parents à ne plus faire confiance au vaccin, et sur les moyens à mettre en place pour rétablir cette confiance. Extraits de conférence de presse.

    Madagascar compte 1.2 million d’enfants malgaches entre 12 et 59 mois n’ayant jamais été vaccinés. En 2023, selon l’OMS, la Grande île fait partie des 20 pays où vivent les 3/4 des enfants à zéro dose dans le monde. Ces dernières années, les parents sont réticents pour faire vacciner leurs enfants. Cette situation est en partie due aux critiques négatives à l’encontre du vaccin anti-Covid à l’époque.
    “Ce qui se passe actuellement apparaît comme un effet collatéral du dénigrement du vaccin à l’époque. Et ce n’est pas qu’à Madagascar que l’on constate cette baisse mais un recul des vaccinations de 35 à 45 % est aussi enregistré dans le monde”, a fait savoir Pr Zely Arivelo Randriamanantany, ministre de la Santé publique.
    Durant la crise Covid-19, l’Etat malgache avait mis du temps pour accepter la vaccination. Les autorités avaient plutôt misé sur le Covid Organics pour prévenir la Covid-19. Il était aussi question de renforcer le système immunitaire par ce remède “vita malagasy”. Mais pour le Pr Zely Randriamanantany, l’Etat a plutôt joué correctement son rôle. Il impute plutôt la baisse du taux de vaccination aux communications malveillantes sur les réseaux sociaux.
    “Je vous rappelle le contexte : avant il fallait 5 à 15 ans pour élaborer un vaccin mais la pandémie mondiale de la Covid était arrivée et il fallait que les professionnels de santé trouvent une solution rapide pour y faire face. Lorsque les vaccins étaient prêts, les Malgaches avaient crié sur les réseaux : “Pourquoi on ne nous vaccine pas, on va tous mourir”. L’Etat n’a jamais été contre le vaccin anti-Covid mais par principe de précaution, il a préféré observer ce qui se passe ailleurs dans le monde, car un vaccin qui devait prendre 15 ans pour être mis au point a été conçu en deux mois. Rappelez-vous que le rôle de l’Etat est de protéger la population. Une fois le vaccin adopté, personne n’a voulu se faire vacciner car les gens consultent facebook au lieu d’interroger un personnel de santé. Aujourd’hui tout le monde se croit professionnel de santé grâce à Facebook. Le problème c’est qu’on a trop véhiculé dans le monde entier les effets secondaires du vaccin. On les a trop médiatisés, après le Malgache n’a plus voulu se faire vacciner., confie le ministre de la Santé publique
    Aujourd’hui, l’Etat se met en première ligne des défenseurs de la vaccination. En attendant que les appels lancés par les autorités convainquent à nouveau les parents, Les autorités organisent une campagne de rattrapage de vaccination avec ses partenaires.
    Derrière Madagascar pour cette campagne, l’Organisation mondiale de la santé, l’Unicef et l’alliance Gavi.
    “Actuellement, on fait des efforts avec tous les partenaires qui œuvrent dans la vaccination. Le but consiste à trouver la solution pour convaincre les personnes et rétablir la confiance. Ce n’est pas une mauvaise chose et toute la communication internationale va dans ce sens”, dit-il.
    “Vous devez écouter l’expert qui a fait 12 ans d’études. Je suis professeur en immunologie, bac + 23. Or c’est quelqu’un qui s’informe sur facebook qui avait discuté avec moi à l’époque et avait soutenu que je racontais des mensonges et je n’avais rien répliqué. On a toujours essayé de persuader mais la communication tend plutôt vers la version malveillante. Donc il faut réellement profiter de cette opportunité pour parler de la vaccination. Protégeons les enfants car on ne vit pas longtemps.”, ajoute-t-il.
    Cette année, sept campagnes de vaccination seront initiées par le ministère de la Santé publique. Il y aura quatre campagnes de vaccination intensives et deux campagnes de vaccination contre la polio. Une campagne de vaccination contre la rougeole est également dans le calendrier.
  • NIVEAU DE VIE – Un taux de pauvreté légèrement en baisse mais toujours élevé en 2024

    NIVEAU DE VIE – Un taux de pauvreté légèrement en baisse mais toujours élevé en 2024

    Antananarivo, 29 Avril, 16h40 – Élevé et persistant. Le taux de pauvreté à Madagascar devrait se maintenir à environ 79,7% en 2024. Ce serait la proportion des Malgaches disposant de moins de 2,15 dollars par jour, et qui se verraient considérés comme vivant dans l’extrême pauvreté. C’est ce qui est prévu par la Banque mondiale dans ses Perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar ou les « Macro Poverty Outlook » (MPO) qu’elle vient de publier en ce mois d’avril.

    Pour la Banque mondiale, cette situation est due à une création d’emplois qui devrait rester limitée par rapport à la croissance démographique. Ainsi, environ 24,8 millions de personnes devraient rester pauvres. Et ce nombre est supérieur à la population totale du Burundi et du Soudan du Sud, où les taux de pauvreté sont également très élevés, expose cette institution de Bretton Woods.

    La tendance devrait néanmoins enregistrer une légère baisse à moyen terme. Dans sa projection dans les MPO de Madagascar, le taux de pauvreté du pays qui est prévue se situer cette année à 79,7% devrait baisser à 79,1% en 2025 pour être à 78,4% en 2026, avance la Banque mondiale. Pour 2023, ce taux se situait à 80,7% en 2023.

    Ce partenaire de la Grande île estime par ailleurs que la croissance devrait s’accélérer pour le pays, pour atteindre une moyenne de 4,6% en 2024-2026. Ceci, grâce à des effets de base favorables, à des opportunités commerciales et touristiques accrues et à un nouvel élan pour l’investissement privé à la suite de réformes structurelles percutantes dans des secteurs clés tels que l’exploitation minière, la technologie numérique et le climat d’investissement, expose cette institution financière. L’extension potentielle de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa) pourrait également avoir un impact positif sur les activités économiques, en particulier sur les investissements dans l’industrie textile, ajoute-t-elle.

    Des améliorations seraient à noter, concernant notamment le déficit de la balance courante qui devrait rester stable à environ 4,7 % du PIB en 2024-26. Cette situation refléterait principalement une réduction du déficit de la balance commerciale des biens et des services, en ligne avec l’augmentation des exportations des secteurs minier et touristique et la baisse des prix du pétrole brut, d’après les explications de la Banque mondiale. « Le déficit des comptes courants devrait être financé principalement par les investissements directs étrangers et le financement extérieur du secteur public », a-t-elle soutenu.

    Le déficit budgétaire, pour sa part, devrait également se réduire à une moyenne de 3,1 % du PIB sur la période 2024-26. Cela sous l’effet d’une augmentation de la collecte des recettes, notamment dans le secteur minier, à mesure que les projets miniers accélèrent la production après la promulgation du nouveau code minier. Le ratio de la dette publique au PIB devrait par ailleurs rester élevé mais soutenable, s’établissant en moyenne à 57 % du PIB sur la période 2024-26.

    Les risques naturels récurrents, les conflits internationaux en cours et un ralentissement de l’économie mondiale vont cependant peser sur les perspectives. Et à ceux-ci s’ajoutent les risques de dégradation de la situation intérieure. Ils comprennent les tensions financières des entreprises publiques, en particulier la Jirama et Madagascar Airlines ainsi que les retards dans la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, d’après la Banque mondiale.

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