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  • TRAFIC ILLICITE – Un étranger interpellé à l’aéroport d’Ivato avec des espèces animales protégées

    TRAFIC ILLICITE – Un étranger interpellé à l’aéroport d’Ivato avec des espèces animales protégées

    Antananarivo, 7 Mai, 5h05 – Le suspect avait dans sa valise 31 serpents, caméléons et tortues. Il les avait emballés avec des statuettes et autres produits artisanaux malgaches. Il voulait les exporter en Grèce. Mais il n’a finalement pas pu les sortir du pays. Les animaux ont été détectés au scanner. Le suspect, un ressortissant étranger, a dans la foulée été interpellé.

    Quelques jours après la saisie de plus de 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens en Thaïlande, la douane malgache annonce avoir intercepté une tentative d’exportation illicite d’espèces animales sauvages à l’aéroport d’Ivato. Elle appelle donc “à un renforcement de la gestion coordonnée des frontières de façon à mieux protéger les frontières malgaches”.

    Le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, indique que sa direction “fait de son mieux” pour surveiller les 5 000 km de frontières. Mais “elle ne peut le faire seule”, poursuit-il au cours d’une rencontre avec la presse. Lors d’une précédente rencontre avec la presse pour évoquer l’affaire des 1 076 tortues et 48 lémuriens samedi, il avait laissé entendre que ces animaux saisis en Thaïlande avaient probablement quitté Madagascar par des zones non occupées et non par les ports ou les aéroports.

  • DISPARITION – Décès de Bernard Pivot, présentateur de l’émission mythique  »Apostrophes » sur la chaîne publique française

    DISPARITION – Décès de Bernard Pivot, présentateur de l’émission mythique  »Apostrophes » sur la chaîne publique française

    Antananarivo, 6 Mai, 19h15 – Une grande figure de la télévision française s’est éteinte. Le journaliste Bernard Pivot, animateur de la célèbre émission littéraire  »Apostrophes » diffusée sur Antenne 2, la chaîne publique française, est mort à 89 ans, ce lundi. Il est, pour de nombreux Français, celui qui, durant des années, leur avait apporté des écrivains, des livres, du bonheur à domicile.

    Bernard Pivot, c’était une figure emblématique de la télévision française pendant près de 30ans. Il avait commencé une carrière de journaliste en 1957 avec la presse écrite au quotidien Le Figaro. Il avait ensuite fait ses débuts à la télé avec l’émission  »Ouvrez les guillemets ». Cette émission ne connaîtra pas la longévité ainsi que la popularité d’  »Apostrophes » mais elle a permis d’affirmer la touche Pivot.

    Il avait lancé « Apostrophes » en 1975. Pendant 15 ans, il avait fait entrer, tous les vendredis, la littérature dans le salon des Français. Bernard Pivot avait ensuite créé un autre magazine culturel, « Bouillon de culture » en janvier 1991 sur Antenne 2 puis sur France 2. Il a animé cette émission jusqu’en 2001.

    Bernard Pivot était aussi écrivain. Il était d’ailleurs membre de l’Académie Goncourt de 2004 à 2019. Il devient même président du jury du plus important prix de l’édition française en 2014.

  • Madagascar affiche le taux de prévalence de la sous-alimentation le plus élevé de l’Afrique entre 2020-2022

    Madagascar affiche le taux de prévalence de la sous-alimentation le plus élevé de l’Afrique entre 2020-2022

    Antananarivo, 06 Mai, 16h55 – Une détérioration de la situation signalée. Le taux de prévalence de la sous-alimentation (PoU) qui était à 37% entre 2013 et 2015 s’est établi à 51% durant la période 2020-2022. Pour cette dernière période sous revue, c’est Madagascar qui avait enregistré le taux de PoU le plus élevé de l’Afrique, d’après les chiffres rapportés par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans sa note sur les perspectives de la sécurité alimentaire mondiale et régionale. Cette organisation onusienne avait publié ce document à l’issue de la 33ème session de la Conférence régionale de la Fao pour l’Afrique qui s’est tenue au mois d’avril de cette année.

    Comme expliqué par la Fao, la prévalence de la sous-alimentation (PoU) estime la proportion de la population dont la consommation alimentaire habituelle est insuffisante pour fournir l’apport énergétique alimentaire nécessaire à une vie normale, active et saine. Elle est exprimée en pourcentage.

    Pour le continent Africain, la prévalence estimée de la sous-alimentation varie considérablement entre ses pays, allant d’environ 2,5% en Algérie à 51% à Madagascar. Par ordre d’ampleur, après Madagascar, la sous-alimentation concernait entre 46 et 49% des populations du Lesotho, de la République centrafricaine et de la Somalie, et environ 38% de celles de la Guinée-Bissau, du Libéria et du Zimbabwe. La Fao estime qu’environ un tiers des populations du Congo, du Mozambique, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Rwanda et du Tchad ont souffert de la faim en 2022. L’Algérie, le Ghana, les Seychelles et la Tunisie affichaient pour leur part des taux de prévalence de la sous-alimentation inférieure à 5%.

    Madagascar avait par ailleurs été classé 124ème sur 125 pays dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2023. Dans ce classement établi par l’organisation Welthungerhilfe (WHH), la Grande île, avec son score de 41 qui est le deuxième score le plus élevé au monde, figurait parmi les 9 pays ayant des « niveaux de faim alarmants », avec le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Lesotho, le Niger, la Somalie, le Sud-Soudan et le Yémen.

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  • TELECOMMUNICATION – Un nouveau câble optique sous-marin pour remplacer Safe

    TELECOMMUNICATION – Un nouveau câble optique sous-marin pour remplacer Safe

    Antananarivo, 6 Mai, 12h45 – Un nouveau câble sous-marin reliera l’Afrique et l’Inde en passant par les pays de l’océan Indien. La société Mauritius Telecom, Orange et l’opérateur indien Reliance Jio Infocomm engagent actuellement des discussions pour le déploiement d’un nouveau câble optique sous-marin. Ce réseau baptisé T4 remplacera le câble Safe qui arrive en fin de vie en 2027. “Le T4 aura une capacité 1 000 fois supérieure à celle du Safe”, annonce Kapil Reesaul, directeur général de Mauritius Telecom dans un article publié par Bloomberg.

    Mis en service en 2002, le câble Safe avait relié l’Afrique du Sud à l’Inde et à Singapour sur une distance de 13 500 km, en passant par les îles de l’océan Indien, Maurice et La Réunion. Même Madagascar est raccordé à Safe via le réseau Lion de Orange Madagascar. L’annonce du projet intervient après une panne survenue le 26 avril dernier et qui a affecté totalement les services internet à l’île Maurice. « Avec autant de pannes de câbles que nous rencontrons, nous voulons sécuriser avec un câble qui reliera Maurice à l’Inde et à Singapour », confie le patron de Mauritius Telecom.

    Le déploiement de cette infrastructure vise ainsi à renforcer la connectivité dans la région qui a connu ces derniers mois de nombreuses perturbations. En mars dernier, les services internet de plusieurs pays africains, dont Madagascar, ont été touchés par les incidents intervenus sur les câbles Wacs, MainOne, ACE et SAT3.

    Les travaux d’installation du câble T4 devraient durer environ deux ans. Son déploiement nécessite un investissement de l’ordre de 150 à 200 millions de dollars. Le numéro Un de l’opérateur télécom mauricien ajoute par ailleurs que d’autres opérateurs pourraient rejoindre le consortium. Parmi eux figurent Telkom, Telekom Malaysia, Cable & Wireless Seychelles (CWS) et China Telecom Corp.

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  • Les espèces sauvages saisies en Thaïlande ne sont sorties ni des ports ni des aéroports malgaches, selon le directeur général des douanes

    Les espèces sauvages saisies en Thaïlande ne sont sorties ni des ports ni des aéroports malgaches, selon le directeur général des douanes

    Antananarivo, 6 Mai, 6h30 – Explications. Le directeur général des douanes Ernest Zafivanona Lainkana assure qu’il y a de fortes possibilités que les 48 lémuriens et 1 076 tortues interceptés par la police thaïlandaise la semaine dernière ne soient pas sortis ni des ports ni des aéroports malgaches. « Les investigations menées indiquent que la probabilité que ces animaux ne sont ni sortis des ports ni des aéroports est très élevée », souligne-t-il dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère de l’Environnement et du développement durable. A l’entendre, ces espèces sauvages pourraient avoir quitté la Grande ile par ce qu’on appelle les « zones non-occupées » du territoire malgache.

    Le directeur général des douanes évoque des surveillances étroites menées depuis plusieurs mois au niveau des frontières officielles pour expliquer son assurance. Il parle également d’une collaboration internationale pour surveiller les réseaus déjà soupçonnés de s’adonner au trafic d’espèces sauvages. A l’en croire, des filatures ont déjà été menées par les douanes sur cette affaire pour déterminer l’identité des individus composant le réseau qui a exporté illégalement ces espèces protégées.

    Par ailleurs, des discussions avec les autorités thaïlandaises sont aussi en cours pour le rapatriement des animaux saisis. « On commence à préparer le rapatriement de ces espèces avec la collaboration des transporteurs », indique aussi le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Andonirina Fontaine. A l’entendre, 148 exploitations illicites auraient été découvertes depuis le début de l’année 2024. 319 concerneraient des exploitations de tortues et six de lémuriens. La saisie du 1er mai, pour sa part, est considérée par la police thaïlandaise comme étant « la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation ».

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  • Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Antananarivo, 5 Mai, 18h35 – Des compagnies pétrolières n’ont pas repris le paiement des droits et taxes sur leur importation de carburants. Il s’agit des compagnies qui ont été réquisitionnées pour l’approvisionnement en carburant de la Jirama, précise la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, lors de la conférence de presse organisée vendredi pour marquer la fin de mission d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison souligne que « ce ne sont pas toutes les compagnies opérant à Madagascar qui sont réquisitionnées ». Ce sont celles à qui était imposée cette disposition et qui se trouvent par la suite en difficulté qui n’ont pas repris le paiement de ces droits et taxes, poursuit la ministre en charge des Finances.

    Un accord entre l’État et le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) sur le règlement de l’ensemble des dettes croisées fin 2021 et 2022 associées à l’administration des prix à la pompe a été conclu en décembre 2022. Cet accord prévoit le paiement par l’État de sa dette aux membres du GPM résultant de la différence entre le prix administré à la pompe et le prix du marché et le règlement par le GPM de toutes ses obligations fiscales envers l’État. L’accord couvrait également le paiement de toutes les réquisitions faites par l’État pour la Jirama en 2022.

    Un des sujets qui devaient être traités en 2023, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI était alors l’apurement des arriérés de droits de douane dus en 2021 et en 2022 et la reprise des paiements en temps opportun des droits de douane par les distributeurs de pétrole. Il avait alors été estimé que la reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants devrait contribuer à améliorer le solde budgétaire en 2023. Il y avait parallèlement le règlement par l’Etat de ses dettes envers les distributeurs de carburant ou encore le paiement par la Jirama d’une partie des réquisitions de carburants réalisées en 2022.

    Le règlement de ces dettes croisées se serait amélioré, d’après le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. La situation en 2023 diffère de celle de 2022 durant laquelle le cours du pétrole avait flambé et avait généré d’énormes passifs pour l’Etat. La plupart de ce que devait l’Etat aux pétroliers l’année dernière serait déjà réglée. Les pétroliers de leur côté se seraient également acquittés de ce qu’ils devaient à l’Etat. Le ministre Olivier Jean-Baptiste parle d’un “apurement régulier dans les deux sens”.

    Lors de la quatrième revue du programme sur la FEC conclu en 2021, les engagements bruts de l’État envers les compagnies pétrolières, hors TVA, restaient plafonnés à 300 milliards d’ariary. Il avait été avancé lors de cette revue qu’en l’absence d’augmentation des prix à la pompe, tout excédent fera l’objet d’un transfert supplémentaire aux distributeurs de carburants pour revenir en dessous du plafond.

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  • RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    Antananarivo, 5 Mai, 16h25 – Le ministère de l’Economie et des finances consent à ce que la direction générale des douanes (DGD) effectue la vente à l’amiable de l’or saisi par l’administration douanière et placé auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à la Banque centrale elle-même. Le Conseil des ministres de jeudi a donné son accord permettant aux deux parties de conclure le contrat de vente correspondant.

    L’objectif de cette vente à l’amiable de l’or saisi par la Douane et placé à la BFM est de contribuer à augmenter la quantité de ce métal précieux déjà stocké dans la réserve d’or nationale. La négociation qu’avaient effectuée les deux parties permet dorénavant d’intégrer ces métaux saisis dans cette réserve nationale, d’après le compte rendu de ce Conseil des ministres.

    Parmi les nouvelles dispositions du Code des douanes, il est indiqué que des ventes avec limitation de concurrence peuvent être réalisées pour des considérations de défense nationale, d’utilité publique ou d’opportunité. Ces ventes sont effectuées soit par appel d’offres restreint en ce qui concerne les motifs d’opportunité professionnelle ; soit à l’amiable en ce qui concerne les motifs de défense nationale ou d’utilité publique. Les ventes à l’amiable ne peuvent être consenties par la DGD que sur autorisation du MEF et elles sont réservées exclusivement aux administrations publiques et aux établissements publics.

    L’administration douanière a opté pour la vente à l’amiable, avec la Banky foiben’i Madagasikara comme client direct. Un responsable de la DGD a d’ailleurs indiqué que cela fait actuellement plus d’une décennie que la douane n’avait plus effectué des ventes aux enchères sur l’or. Pourtant, « il y a toujours de l’or qui fait l’objet de saisie, qui passe par des procédures judiciaires et qui à la fin devraient être mis en vente », explique notre source. La douane opte également pour la vente directe compte tenu de la difficulté dans la gestion des ventes aux enchères, dont la vérification de la qualité de l’or.

    La Cour des comptes rapporte dans son rapport en 2022 que de 2018 à 2021, 18 affaires de tentatives d’exportation illicite d’or, ou d’exportation en contrebande d’or ont fait l’objet de saisie par les services des douanes du pays. La quantité d’or ayant fait l’objet de ces infractions durant cette période est de 145 290,63 grammes d’une valeur de 6,538 millions de dollars si le gramme avait été estimé à 45 dollars. La Cour des Comptes avait noté que le montant de 45 dollars est pris dans la plupart des procès-verbaux de saisie ou des soumissions de transaction de la douane. D’autres saisies ont encore été effectuées par la Douane après 2021. De janvier à avril 2023, le MEF avait rapporté des tentatives d’exportation illégale de substances aurifères pesant 1 491,09 grammes.

    Reste donc maintenant à savoir ce que la BFM compte en faire avec ces métaux saisis par la douane, qui sont issus de trafics. Surtout que les raffineries sont très exigeantes quant à la provenance de l’or avant d’accepter de les convertir en or monétaire, par exemple. Une vente de doré pour acheter de l’or monétaire a déjà été avancée par les autorités malgaches, lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    L’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines sur la constitution de la réserve d’or nationale avait par ailleurs été déjà signé au mois d’août de 2023. Un accord qui devait permettre à l’autorité monétaire de relancer son programme d’achat de doré sur le marché local, avec une ambition d’acquisition d’une tonne par mois. La reprise de cette opération est toutefois soumise à plusieurs conditions. L’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

    Photo d’illustration : Pixabay

  • WWF Madagascar appelle à une enquête approfondie après la saisie de plus 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens provenant de Madagascar en Thaïlande

    WWF Madagascar appelle à une enquête approfondie après la saisie de plus 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens provenant de Madagascar en Thaïlande

    Antananarivo, 4 Mai, 13h00 – La réaction ne se fait pas attendre du côté des défenseurs de la nature après la saisie de plus de 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens par la police thaïlandaise. “Le trafic d’espèces sauvages de Madagascar prend une nouvelle tournure et touche maintenant les lémuriens, espèces emblématiques du pays”, regrette WWF Madagascar dans un communiqué.

    Dans un communiqué, l’organisation en appelle à “une enquête approfondie sur l’origine de ce trafic pour identifier et punir les personnes impliquées dans la collecte et l’expédition de ces animaux sur le sol malgache”. Simon Rafanomezantsoa de l’organisation note une “quantité saisie [qui] pointe fortement vers l’existence d’un réseau organisé de trafiquants, et de l’utilisation de la voie maritime pour faire sortir les animaux hors du territoire national”. Il évoque alors la “nécessité de redoubler d’efforts dans la lutte contre le trafic des espèces uniques de Madagascar”.

    Le 1er mai, les autorités tthaïlandaises ont découvert plus de 1 000 tortues et 48 lémuriens dans un hôtel du sous-district de Khun Krating, dans le province de Chumphon, dans le Sud de la Thaïlande. Il s’agit, selon la police thaïlandaise de “la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation”. Six suspects ont été appréhendés dans la foulée de la saisie.

    Suite aux investigations menées par les autorités thaïlandaises en collaboration avec le service américain de la faune et de la pêche, il a été conclu que la contrebande d’animaux sauvages interceptée vient de Madagascar.

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  • Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Antananarivo, 4 Mai, 11h35 – Rien n’est pour le moment acquis. Les négociations sur les deux accords de financement que sont le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) vont encore se poursuivre en mode virtuel. “L’idée c’est de parvenir à ces accords rapidement, pour permettre d’aller devant le Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin. C’est ce CA qui décidera après d’approuver ou non les deux nouveaux engagements que sont la FEC et la FRD”, avance le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert, vendredi.

    Les négociations techniques sur ces deux nouveaux programmes ont nécessité le déplacement d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar au cours des deux dernières semaines. “Nous avons bien progressé dans les discussions, qui ont été comme à chaque fois très constructives et très utiles. Nous allons continuer à discuter virtuellement dans les prochains jours depuis Washington, afin de parvenir à des accords”, poursuit encore Frédéric Lambert.

    Madagascar espère bénéficier d’au moins 660 millions de dollars du FMI avec ces deux nouveaux programmes. Mais “il y aura encore la conclusion finale à attendre. C’est pourquoi nous ne pouvons pas aujourd’hui annoncer ce que sera le montant du financement que nous allons avoir”, explique la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Madagascar pourra en tout cas demander 100% de son quote-part pour la FEC. De même pour la FRD, dont la proposition de réformes avancée par le gouvernement dans le secteur de l’environnement pourra permettre au pays de bénéficier également de 100% de son quote-part avec ce nouveau programme, avance la ministre en charge de l’Economie et des finances.

    Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, souligne l’ampleur des travaux à entreprendre pour bénéficier de la FRD. Il parle de révision d’au moins 12 cadres règlementaires que le pays doit entreprendre, dont ¹cinq mesures de réformes liées à l’environnement et aux changements climatiques, expose-t-il.

    Le FRD est un programme de financement qui devra permettre à Madagascar d’engager ces réformes afin de réduire les risques liés au changement climatique et aux pandémies pour la stabilité de son balance de paiements. Il porte sur le renforcement de la gouvernance des politiques climatiques et l’intégration des questions climatiques dans la gestion des finances publiques et des investissements publics, l’amélioration de l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience de Madagascar face aux catastrophes naturelles, le soutien aux efforts qui visent à ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de la protection des forêts et de la biodiversité et la mobilisation des financements climatiques.

    C’est afin de bénéficier du FRD que les autorités malgaches ont décidé d’abandonner à mi-parcours la dernière FEC qui s’est étalée sur la période 2021-2023 et qui était prévue s’achever au premier trimestre de cette année. Le FRD doit être mené parallèlement avec un autre programme, d’au moins 18 mois avec le FMI. C’est pourquoi la partie malgache a opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois, pour l’accompagner.

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  • La police nationale dotée d’imperméables par Vigie et de voiture blindée par Inviso Group

    La police nationale dotée d’imperméables par Vigie et de voiture blindée par Inviso Group

    Antananarivo, 4 Mai, 10h20 – Du soutien concret pour la police nationale. Deux entreprises du secteur privé ont offert vendredi des équipements pour appuyer les policiers dans l’exercice de leur fonction. Afin de soutenir les agents de la police routière, la société Vigie a octroyé des imperméables. Inviso Group, de son côté, a offert une voiture blindée pour appuyer les équipes d’intervention. “Vu l’évolution des équipements des malfaiteurs, un tel outil est important pour nous permettre de remplir au mieux notre tâche”, souligne Herilala Rakotoarimanana, ministre de la Sécurité publique.

    Le commissaire central Andry Ny Aina Radanielson voit dans les dons offerts par Vigie et Inviso Group un appui destiné à améliorer l’image de la police nationale. Le ministre, pour sa part, n’a pas manqué d’insister sur l’importance du partenariat public privé dans la préservation de la sécurité publique. Shahim Ismaël, directeur général d’Inviso Group, abonde dans ce sens en indiquant que “apporter un soutien aux responsables de la sécurité publique est un devoir citoyen” que Inviso Group tient à accomplir.