Catégorie : À la une

  • Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Antananarivo, 12 Mai, 9h15 – Le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications peut désormais adopter l’arrêté qui officialise son intention d’annuler l’arrêté fixant le prix plancher de l’Internet mobile. Le Conseil de gouvernement a donné son accord en ce sens jeudi, une semaine après que le sujet avait été évoqué par une source auprès du ministère.

    Avec cette décision, les opérateurs ne devraient donc plus être obligés de vendre le gigaoctet à plus de 0,95 dollar. Rien ne dit cependant s’ils peuvent revenir aux offres uniquement dédiées aux réseaux sociaux ou s’ils doivent continuer à respecter les principes de la neutralité d’Internet et de l’Internet ouvert. Lors de l’entrée en vigueur du tarif plancher d’Internet mobile, les opérateurs avaient mis en avant leur volonté de “promouvoir la neutralité de l’Internet” d’“accompagner l’Etat pour un Internet totalement ouvert”.

    Les opérateurs doivent cependant s’assurer que leurs offres puissent assurer la pérennité de leurs investissements et n’impliquent pas de vente à perte. Le tarif plancher de l’Internet mobile, selon décret fixant les règles et les modalités d’interconnexion et d’accès aux réseaux de télécommunication, est justifié par la nécessité de “garantir la perennité des investissements et de prévenir les ventes à perte” ainsi que par la nécessité de “préserver la valeur du marché et d’encourager les investissements”.

  • 15% du résultat de l’exercice du Fonds souverain à bloquer pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures

    15% du résultat de l’exercice du Fonds souverain à bloquer pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures

    Antananarivo, 12 Mai, 7h05 – Le Conseil des ministres de mercredi a pris le décret fixant à 15% le taux du résultat d’exercice du Fonds souverain Malagasy (FSM) qui va constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. Des réserves qui seront placées dans un compte ouvert auprès de la Banky foiben’i Madagasikara, précise le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Le fonds géré par la FSM ne va pas seulement contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement initiés dans le cadre de la réalisation de la Politique Générale de l’Etat ou encore pour les investissements dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois. Ce fonds est aussi destiné à constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. D’où l’obligation pour cette société d’investissement de constituer des réserves dont le taux est fixé par décret pris en Conseil des Ministres.

    D’après ce qui est souligné dans le rapport du Conseil des ministres de mercredi, l’Etat ne pourra pas utiliser ces réserves durant les dix premières années où celles-ci sont placées dans ce compte spécial auprès de la BFM. C’est une fois ce délai passé que l’Etat pourra les utiliser si l’urgence pour leur utilisation vient à se présenter. L’Etat ne pourra cependant pas utiliser plus de 15% de ces réserves, précise ce rapport.

    Le Fonds est constitué par les ressources détenues transférées, cédées par l’Etat et par les Collectivités territoriales décentralisées. Il est également alimenté par des produits de valorisation des actifs incorporels, des produits des placements financiers, des excédents de ressources des organismes publics sous forme d’augmentation du capital, des emprunts auprès des organismes publics privés nationaux ou internationaux ainsi que toutes autres ressources appropriées nationales et internationales.

    Il avait été décidé au mois de mars que la participation de l’Etat au capital de QMM détenu auparavant par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) revient désormais au FSM. Selon la répartition envisagée dans le Protocole d’accord signé l’année dernière, la part des droits financiers qu’avait l’Omnis et qui va donc être détenue par FSM est de 15%, les 85% étant détenus par Rio Tinto. Pour ce qui est des droits de vote, le protocole parlait de 20% pour le représentant de l’Etat et 80% pour Rio Tinto.

  • Promotion des cinq bassins pétroliers de Madagascar au Sommet africain de l’énergie de Londres

    Promotion des cinq bassins pétroliers de Madagascar au Sommet africain de l’énergie de Londres

    Antananarivo, 11 Mai, 11h30 – La campagne est relancée. Une délégation malgache, dirigée par le ministre en charge des Mines, Herindrainy Rakotomalala, participera au Sommet africain de l’énergie à Londres. L’une de ses missions est d’y faire la promotion du potentiel pétrolier de la Grande île. Mais contrairement aux campagnes précédentes, la promotion ne se limitera plus à des blocs pétroliers. Elle concerne désormais les cinq bassins pétroliers de Madagascar, annonce la présidente du Conseil d’administration de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), Stéphanie Delmotte. C’était en marge de la présentation du Plan stratégique quinquennal de cet organisme rattaché du ministère des Mines, vendredi.

    Cette campagne de promotion des bassins pétroliers d’Ambilobe, de Mahajanga, de Morondava, des Côtes Est et du Cap d’Ambre est déjà inscrite dans la feuille de route de l’Omnis pour cette année, d’après sa PCA. Le Gouvernement aurait d’ailleurs déjà donné son autorisation pour l’exposition de ces opportunités dans diverses conférences qui sont « des jalons qui rythment la promotion minière », indique Stéphanie Delmotte. Pour l’Omnis, il s’agit d’un feu vert qui lui est donné pour trouver des investisseurs et pour aider l’Etat à mettre en valeur les potentiels pétrolier et minier du pays.

    D’après Stéphanie Delmotte, l’Omnis travaille déjà avec TGS, qui est un expert dans la promotion de données sismiques. L’Office va également se faire accompagner par des experts et des grands cabinets comme Wood Mackenzie dans cette campagne, confie-t-elle. « Nous allons exposer le climat des affaires qui intéresse les investisseurs, étant donné que se lancer dans le pétrole amont est un investissement risqué », poursuit-elle. Pour la PCA de l’Omis, « le but c’est d’avoir des contrats gagnant-gagnant. Et pour ce faire, il faut être capable de “négocier et de trouver une entente qui considère les intérêts de l’Etat et la profitabilité des projets”.

    L’Omnis avait déjà lancé une campagne promotionnelle portant sur 44 blocs pétroliers offshore situés dans le bassin sédimentaire de Morondava en 2018. Par note ministérielle émise par le ministère chargé des Mines, les activités relatives à la promotion de ces 44 blocs pétroliers avaient été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

    Pour l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar, la suspension de la promotion pétrolière depuis 2019 a réduit la visibilité de Madagascar sur le marché et limite ainsi le développement du secteur. Le taux d’occupation des blocs avait d’ailleurs été réduit, passant de 12 blocs occupés en 2018 à 10 en 2019 pour finir à 6 en 2020.

    L’Omnis a décidé de mener une campagne plus importante que les précédentes, en faisant cette fois-ci la promotion des bassins sédimentaires de Madagascar, présumés à potentiel d’hydrocarbures. Ces bassins s’étalent principalement sur le versant Ouest du pays qui est constitué du Nord au Sud par les bassins d’Ambilobe, de Mahajanga et de Morondava et qui s’étendent vers le canal de Mozambique. Sur le versant Est, ces bassins sont formés par les côtes Est et Cap d’Ambre. Au total, on distingue cinq bassins sédimentaires couvrant une superficie totale de 821 377 km2, dont 263 912 km2 onshore et 557 465 km2 offshore.

    Ces bassins sont pour l’Omnis sous-explorés. L’Office indique que 85 puits profonds, à objectif de pétrole conventionnel et de gaz, y ont été forés à ce jour dont neuf en offshore et 76 en onshore. D’importants indices d’hydrocarbures dont des huiles légères ou de gaz ont été rencontrés dans 65% de ces puits, rapporte l’Omnis.

  • LONDRES – Romy Andrianarisoa condamnée à trois ans et six mois de prison pour corruption

    LONDRES – Romy Andrianarisoa condamnée à trois ans et six mois de prison pour corruption

    Antananarivo, 11 Mai, 8h05 – Le verdict est tombé dans l’affaire Romy Andrianarisoa. L’ancienne directrice de cabinet du président de la République vient d’être condamnée à trois ans et six mois de prison. Son collaborateur Philippe Tabuteau, lui, a écopé de deux ans et trois mois de prison.

    Les deux individus avaient déjà été reconnus coupables de corruption par un jury londonien en février. Arrêtés en août, ils avaient été accusés d’avoir réclamé de l’argent, 250 000 francs suisses, soit plus de 275 000 dollars, à la société minière Gemsfield. Mais celle-ci avait porté l’affaire devant la National Crime Agency qui a tout de suite lancé une enquête.

    Après le prononcé des peines vendredi, la NCA a diffusé une demi-douzaine d’extraits d’enregistrements effectués par ses soins durant les enquêtes menées contre les suspects. Ces extraits contiennent les échanges de Romy Andrianarisoa et Philippe Tabuteau avec leurs “victimes” et dans lesquels ils avaient demandé l’argent ou ils avaient mis en avant l’influence de celle qui était alors directrice de cabinet de la présidence auprès du président malgache.

    Dans des propos rapportés par la NCA, Thomas Short, procureur spécialisé dans les crimes économiques au sein du Crown Prosecution Service, ne cache pas son soulagement après la condamnation de “Romy Andrianarisoa [qui] est une fonctionnaire corrompue qui a choisi de s’enrichir dans le cadre de ses fonctions publiques”. Il se montre reconnaissant envers la société Gemfields qui, “en dénonçant les deux individus aux autorités, (…) a protégé son entreprise et celle des autres contre des individus cupides et sans scrupules. »

  • FOOTBALL – Le SENVH annonce la fin des travaux recommandés par la CAF au stade de Mahamasina

    FOOTBALL – Le SENVH annonce la fin des travaux recommandés par la CAF au stade de Mahamasina

    Antananarivo, 10 Mai, 15h35 – Une vidéo qui se veut rassurante. Le secrétariat d’Etat chargé des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) annonce officiellement la fin des travaux recommandés par la Confédération africaine de football (CAF) pour l’homologation du stade des Barea. Dans une vidéo de deux minutes publiée sur sa page Facebook, elle évoque l’installation de huit escaliers pour une évacuation rapide des gradins. Selon la vidéo, ces escaliers en métal qui permettent aux spectateurs de rejoindre directement le terrain assurent une évacuation en moins de huit minutes. Deux autres escaliers à roulettes sont également installés devant les tribunes.

    Pour ce qui est des entrées et des sorties du stade, le SENVH annonce également avoir installé deux nouveaux portails de sortie du côté de l’Institution Sainte Famille et du côté de Befelatanana. Ces deux sorties viennent s’ajouter aux trois qui sont déjà présentes, précise la vidéo. Les cinq portes d’entrée ont également été dotées de tourniquets “pour compter le nombre de spectateurs qui entrent dans le stade”, poursuit encore la vidéo. Celle-ci montre des tourniquets qui sont déjà fonctionnels, mais aussi des tourniquets qui sont encore emballés dans du plastique.

    Dans sa vidéo, le SENVH souligne également que l’accès vers les zones médicales est désormais clairement indiqué, et que l’infirmerie et la zone de contrôle antidopage viennent de recevoir des équipements supplémentaire. Les zones où seront installés les matériels et les volontaires de la Croix Rouge ont également été clairement marquées dans le stade. Le SENVH, enfin, insiste sur le traitement en cours de la pelouse pour que celle-ci puisse être foulée par les joueurs lors des rencontres prévues en juin.

    Les Barea sont censés accueillir dans leur stade les Coelacanthes comoriens et les Aigles du Mali dans le cadre des troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Or, le stade Barea de Mahamasina n’a pas fait partie des stades ayant obtenu une homologation lors de l’évaluation menée par la CAF en avril. Les autorités de la Grande île se sont donc proposées de remédier aux lacunes constatées par les inspecteurs de la CAF et d’envoyer à cette instance africaine du football l’évolution quotidienne des travaux pour obtenir l’homologation du stade avant les matchs officiels.

    En début de semaine, une source auprès de la Fédération malgache de football avait indiqué la présence discrète d’un émissaire de la CAF sur la Grande île pour une nouvelle inspection du stade. La décision est attendue avant le 15 Mai. Au cas où Madagascar ne recevrait pas ses matchs faute d’homologation du stade Barea, la FMF a déjà proposé Maurice et Maroc pour ces rencontres, confie notre source.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • TOURISME – La gastronomie malgache à l’honneur à l’occasion du Festival des Baleines

    TOURISME – La gastronomie malgache à l’honneur à l’occasion du Festival des Baleines

    Antananarivo, 10 Mai, 12h15 – Préparez-vous à observer les “Zanaharibe” et à apprécier les trésors culinaires de la Grande île. Le festival des baleines qui est l’une des attractions touristiques de l’île Sainte Marie mettra en avant la gastronomie malgache cette année. Cet évènement se tiendra cette année du 13 au 21 juillet dans cette île paradisiaque au large de Madagascar. Une occasion pour les touristes locaux ou internationaux d’observer de près le spectacle fascinant des baleines à bosses dans les eaux turquoises de Sainte Marie mais aussi de découvrir le savoir-faire des professionnels des métiers de bouche. Il faut dire que c’est la période de migration de ces mammifères marins dans les eaux chaudes de l’océan Indien pour se reproduire.

    D’après les organisateurs, les produits d’excellence de la gastronomie malgache seront le thème de cette édition qui mettra en valeur les productions artisanales qui enrichissent la gastronomie malgache pour leurs qualités, mais aussi grâce à la passion de ces « artisans du bon goût » qui les façonnent. De quoi faire un voyage culinaire le temps d’un festival.

    Pour cette édition, les organisateurs concoctent un programme culturel très riche. L’une des nouveautés est l’ampleur du « village du festival », construit en centre-ville sur la place du barachois. “Il sera le cœur des animations de cette édition 2024, pendant les neuf jours et cela quotidiennement”, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Outre cela, les safaris baleines, les concerts, les activités sportives sur sable et traditionnelles, les actions d’éducation environnementale ainsi que les concours de beauté seront toujours au rendez-vous.

    Depuis sa création en 2015, le festival des baleines affiche sa notoriété et est devenu un évènement incontournable pour le développement touristique local. C’est une occasion pour les touristes de découvrir les merveilles de Sainte Marie comme le cimetière des Pirates, les bâtiments historiques à l’instar de l’église Notre Dame de l’Assomption à Ambodifotatra. Il s’agit de la première église catholique édifiée en dur à Madagascar et candidate au patrimoine mondial de l’humanité. Sainte Marie regorge en effet des sites à mettre dans le to do list des sites à visiter tels que le cascad d’Antanandava, l’île aux Nattes, l’îlot sable, les piscines naturelles d’Ambodiatafana ou encore la baie d’Ampanihy.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • L’ITG est “un sujet complexe qui mérite un débat approfondi”, selon Andry Rajoelina

    L’ITG est “un sujet complexe qui mérite un débat approfondi”, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 10 Mai, 11h20 – Le président de la République s’exprime sur l’interruption thérapeutique de grossesse (ITG). Dans une interview publiée dans Paris Match de cette semaine, il parle plutôt d’un “sujet complexe qui mérite un débat approfondi tant au niveau des législateurs que des communautés”. Interrogé sur la possibilité qu’une loi légalisant l’avortement, encore strictement interdit, puisse voir le jour à Madagascar, il indique qu’“une loi sur l’ITG en cas de viol ou de maladie mettant en danger la mère ou l’enfant est actuellement en discussion au Parlement”.

    Contrairement à la loi sur la castration des individus coupables de viol ou encore sur les questions relatives à la planification familiale et à la contraception, Andry Rajoelina s’est gardé de donner son opinion sur la question de l’ITG dans son interview. S’il affirme “soutenir toute législation visant à sanctionner sévèrement les violeurs d’enfants” et s’il assure “assumer” ce soutien et le fait de l’avoir promulguée “en tant que père de la Nation”, il préfère laisser aux députés le soin de “prendre la décision en consultant les parties concernées” sur la question de l’ITG.

    Sur la question de la planification familiale, le président de la République n’hésite pas non plus à mettre en avant son engagement. “J’ai dû me battre pour convaincre”, confie-t-il toujours à Paris Match. Il dit s’être “heurté aux évêques” quand il a “décidé de multiplier les investissements dans les plannings familiaux”. Mais malgré “la position [forte] de l’Eglise sur la contraception et le contrôle des naissances, en particulier son rejet des méthodes artificielles” et sa “foi catholique qui [le] porte dans [son] parcours”, le chef de l’Etat martèle qu’il “ne négocie pas ce qui n’est pas négociable, quelles que soient les contraintes, culturelles ou religieuses”.

    Pour l’instant, le texte sur l’interruption thérapeutique de grossesse qui avait été déposé à l’Assemblée nationale en octobre 2021 par la député Masy Goulamaly est encore rangé dans les tiroirs de Tsimbazaza et n’a fait l’objet d’aucune discussion au niveau de l’institution. Après avoir reçu les observations du gouvernement lors de la première session ordinaire du Parlement de 2022, il avait été retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. La député Aina Rafenomanantsoa avait indiqué à l’époque que “la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a refusé d’introduire la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale car il s’agit d’un texte contraire à la culture et aux valeurs malgaches ».

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • FISCALITE TRANSFRONTALIERE – Pas de date fixée par Madagascar pour le premier “échange automatique de renseignement”

    FISCALITE TRANSFRONTALIERE – Pas de date fixée par Madagascar pour le premier “échange automatique de renseignement”

    Antananarivo, 10 Mai, 8h05 – Une volonté qui n’est pas encore exprimée. Madagascar fait partie des 44 pays en développement qui n’ont pas encore fixé de date pour leur première année de « Echange automatique de renseignement » (EAR). Le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) indique toutefois qu’il s’agit des pays auxquels il n’a pas été demandé de s’engager à le faire.

    Ce forum mondial, qui réunit 171 juridictions dont Madagascar, apporte une réponse multilatérale à la lutte contre l’évasion fiscale transfrontalière. Il promeut et assure la mise en œuvre de deux normes complémentaires dont l’échange de renseignement sur demande (EAR) et l’Echange automatique de renseignements (EAR). Ces normes prévoient “une coopération plus étroite entre autorités fiscales afin que celles-ci puissent obtenir les informations nécessaires pour assurer la conformité fiscale, notamment en ce qui concerne les investissements transfrontaliers”, explique le Forum mondial.

    Dans le cadre de l’ERD, une autorité fiscale peut demander un élément d’information particulier pour faire avancer une enquête fiscale. L’EAR pour sa part est un ensemble prédéfini de renseignements sur les comptes financiers détenus par des non-résidents, qui est automatiquement échangé chaque année. Madagascar, comme l’Angola, le Mali, le Cambodge ou encore les Philippines n’ont pas encore fixé de date pour leur premier EAR, selon la liste mise à jour par le Forum mondial au mois d’avril de cette année.

    La Grande île avait adhéré au « Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales », en 2017. Le pays avait signé avec l’OCDE la Convention multilatérale sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale (MAAC) en 2020. Des activités relatives à la participation et à la mise en conformité de Madagascar aux normes internationales sur la transparence, dans le cadre de ce Forum mondial, avaient bénéficié du soutien de la Banque mondiale, à travers le projet d’appui à la performance du secteur public (PAPSP) et le projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malagasy (Prodigy), selon le ministère de l’Economie et des finances.

  • La Banky foiben’i Madagasikara laisse ses taux directeurs inchangés

    La Banky foiben’i Madagasikara laisse ses taux directeurs inchangés

    Antananarivo, 10 Mai, 6h15 – Un statu quo de l’orientation de la politique monétaire. Le Comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a décidé de maintenir le taux de facilités de dépôt (FDD) à 9% et le taux de facilités de prêt marginal (FPM) à 11%. Le niveau reste ainsi inchangé pour le taux de facilités de dépôt qui rémunère le placement des excédents de liquidité des banques primaires auprès de la banque centrale. De même pour le taux de facilités de prêt marginal qui est l’instrument consistant pour la BFM à mettre à disposition des participants éligibles sur le marché monétaire des liquidités en fonction de leurs besoins.

    La BFM indique avoir pris cette décision par rapport au niveau encore élevé du taux d’inflation enregistré au mois de mars de cette année. Or, l’autorité monétaire estime que “cette trajectoire pourrait se poursuivre pendant un certain temps”. Cette éventualité pourrait résulter des impacts négatifs des passages de cyclone dans différentes régions de Madagascar mais également de la persistance des tensions géopolitiques à l’international, que ce soit au Moyen Orient ou en Ukraine. Cela rique, d’après la Banque Centrale, “de perturber de nouveau les chaînes d’approvisionnement et d’accentuer la volatilité des cours mondiaux des produits de base”.

    Comme exposé par le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, lors du vernissage de l’exposition du cinquantenaire de la Banque centrale, lundi, le taux d’inflation malgache avait dépassé les deux chiffres après la crise du Covid-19. L’Autorité monétaire avait alors pris la décision de rehausser le corridor de ses taux d’intérêts pour les opérations sur le marché monétaire. Le taux d’inflation avoisinait les 7%, ces derniers temps avec une petite évolution à la hausse constatée, indique-t-il. “Mais nous espérons que les actions, la politique et les mesures que nous prenons auront de l’impact”, a-t-il avancé. La BFM soutient d’ailleurs que “les conditions monétaires actuelles sont jugées suffisantes pour ramener progressivement l’inflation à un niveau soutenable”.

    Aivo Andrianarivelo, soutient par ailleurs que “la Banque centrale n’est pas responsable de la croissance de l’économie”. Selon lui, cette institution “est responsable de la lutte contre l’inflation qui, en principe, devrait avoir un impact sur la croissance et le décollage de l’économie”. La BFM indique alors veiller attentivement aux changements des facteurs pouvant significativement modifier ses prévisions et ajustera ses instruments le cas échéant.

    Les prix à la consommation ont augmenté de 7,3% en glissement annuel, de mars 2023 à mars 2024. Selon les composantes du panier de consommation des ménages, la majoration des prix du riz a été de 4,3 %. Pour l’énergie, le renchérissement atteint 7,2 %. En ce qui concerne le reste du panier de consommation, la hausse est de 8,0 %, détaille la Banque centrale. Pour ce qui est des perspectives d’évolution des prix au niveau national, la BFM prévoit un taux d’inflation de 7,9 % en décembre 2024, pour l’ensemble du panier, et de 7,8 % pour l’inflation sous-jacente.

  • La HCC rappelle l’obligation de neutralité de l’administration durant la campagne électorale

    La HCC rappelle l’obligation de neutralité de l’administration durant la campagne électorale

    Antananarivo, 9 Mai, 20h35 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) rappelle quelques règles à retenir durant la campagne électorale. Dans un communiqué publié, ce mercredi, la juridiction d’Ambohidahy met en avant l’interdiction d’utilisation de ressources administratives et toute inauguration officielle, insistant sur l’obligation de neutralité et d’impartialité des services publics. Dans ce sens, “toute inauguration officielle est interdite pendant la durée de la campagne électorale”, rappelle-t-elle. Il ne devrait “pas non plus y avoir d’annonce majeure liée ou visant à créer une perception favorable envers un parti politique, un candidat ou une liste de candidats par l’administration de l’Etat ou des collectivités territoriales décentralisées”, souligne-t-elle.

    L’interdiction de l’utilisation des ressources administratives, notamment l’accès à des équipements publics dont les véhicules et les bâtiments administratifs, visant à promouvoir des activités de campagne électorale ou référendaire est également soulevée par la HCC. Toute infraction à ces règles pourrait “entraîner l’annulation des voix éventuellement obtenues par le candidat mis en cause, dans la ou les localités où l’infraction a été constatée”, avertit-elle alors.

    Le sujet avait été évoqué par le président par intérim de l’Assemblée nationale, Jean Jacques Rabenirina lors de l’ouverture de la première session ordinaire du parlement mardi. Il avait dénoncé que certains candidats utilisent à leur guise des ressources administratives et avait interpellé en ce sens les autorités.