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  • INFRASTRUCTURES – Ces raisons qui ont conduit la CAF à refuser l’homologation du stade Barea

    INFRASTRUCTURES – Ces raisons qui ont conduit la CAF à refuser l’homologation du stade Barea

    Antananarivo, 14 Mai, 12h00 – Pas d’exception pour le stade Barea. “La CAF ne peut accéder à votre demande tendant à obtenir une nouvelle exception qui permettrait à ce stade d’être éligible pour les jours 3 et 4 de la FCW26 (Coupe du monde 2026) en juin 2024”, écrit le directeur des Tournois et événements de la Confédération africaine de football (CAF) à la secrétaire générale de la Fédération malgache de football (FMF) le 12 mai. Le rapport d’inspection en date du 6 mai, à la suite d’une visite d’une délégation de la CAF sur la Grande île met en évidence de nombreux points que les travaux effectués ces dernières semaines et annoncés comme terminés par le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) n’ont pas résolu.

    Dans sa lettre, la CAF cite, entre autres “un état “toujours médiocre” de la pelouse qui ne répond pas aux normes requises”. Elle évoque également des “vestiaire des équipes très étroits, nécessitant une augmentation de la dimension”. Elle souligne aussi que “les aspects liés à la sécurité et à la sûreté des spectateurs à l’intérieur et autour du stade restent toujours préoccupants”. Et bien que Madagascar ait acquis des tourniquets électroniques, ceux-ci “ne sont pas pleinement opérationnels”, constate la CAF. Celle-ci note également une “tribune médias ne répondant pas aux exigences de la CAF”, une “section VIP non couverte avec ces sièges qui doivent être améliorés pour atteindre un meilleur niveau” ainsi que des “sièges VVIP qui ne sont pas fixés et dont le design n’est pas conforme”.

    Dans sa lettre, le responsable de la CAF souligne également “ne pas pouvoir ignorer la tragédie du 25 août 2023 dans le stade, tragédie qui s’est produite après la visite d’inspection de l’équipe de la CAF d’août 2021”. Ce jour-là, alors que le stade accueillait la cérémonie d’ouverture des Jeux des îles de l’océan Indien, une bousculade à l’une des entrées avait fait une douzaine de morts et plusieurs dizaines de blessés.

    Outre la non-conformité des différentes infrastructures du stade aux normes et exigences de la CAF, celle-ci met également en avant la nécessité de “fixer longtemps à l’avance le choix du lieu, la date et l’heure du match” qui sera accueilli par le stade inspecté. “Cela a un impact direct sur la préparation logistique et opérationnelle des matchs par toutes les parties concernées”, poursuit encore la CAF qui affirme “ne plus être en mesure de retarder davantage la confirmation du lieu du match”.

    Le SENVH avait annoncé la “fin des travaux supplémentaires sur la base des recommandations de la CAF” le 10 mai, la CAF ne semble pas avoir tenu compte de ce qui avait été fait après le 6 mai. “Selon les procédures d’inspection des stades de la CAF en vigueur, une décision de la CAF est basée sur le statut du stade et du niveau de conformité rapporté au moment de l’inspection”. Or, la visite d’inspection de la CAF après la demande d’exception effectuée par Madagascar, selon une source auprès de la FMF, a eu lieu les 5 et 6 mai derniers.

    L’inspection menée par la CAF en 2021 avait déjà mis en avant que “le stade ne répondait pas aux exigences de la CAF/Fifa”, rappelle le directeur des tournois et événements de la CAF. Celui-ci évoque cependant “une autorisation exceptionnelle qui avait été accordée à la FMF en août 2021 pour pouvoir utiliser le stade, à condition de s’engager à suivre et à mettre en œuvre toutes les recommandations contenues dans le rapport de l’équipe d’inspection”. Une autre visite d’inspection de la CAF menée en avril avait mis en évidence que les recommandations n’ont pas été suivies, amenant la CAF à ne pas homologuer le stade.

    Les autorités malgaches ont alors soumis une demande d’exception, et s’étaient engagées à accomplir les recommandations dans les meilleurs délais. Des “travaux de lobbying auprès de la Fifa” dont un responsable s’était rendu à Madagascar en avril avaient également été annoncés à l’époque par Alfred Randriamanampisoa, président de la FMF, “pour que Madagascar ne soit pas mis dans le même sac que les autres pays d’Afrique”. “Nous tenons à vous rendre attentif au fait que plusieurs associations membres de la CAF se trouvent dans une situation similaire à la vôtre et que la CAF se doit d’appliquer le règlement de manière uniforme”, peut-on également lire dans la missive de la CAF.

    Après ce refus d’homologation du stade Barea, la FMF doit trouver un stade alternatif pour les matchs des Barea dans le cadre des troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Selon la CAF, la FMF a jusqu’à ce mardi 14 mai pour communiquer le stade sélectionné pour accueillir les matchs des Barea contre les Aigles maliens et les Coelacanthes comoriens. Une source auprès de la FMF évoque des négociations avec l’Afrique du Sud. L’île Maurice avait été évoqué.

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  • Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement à Madagascar à 830 millions de dollars

    Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement à Madagascar à 830 millions de dollars

    Antananarivo, 14 Mai, 8h35 – Banque africaine de développement (BAD) figure parmi les gros financeurs de Madagascar. Cette institution financière indique que son portefeuille actif à Madagascar s’élève à 830 millions de dollars au 1er mai 2024. Ce portefeuille couvre 20 opérations, rapporte la BAD en marge de la revue à mi-parcours de son Document de stratégie pays de la Grande île pour la période de 2022-2026.

    Le responsable pays de la BAD à Madagascar se félicite par ailleurs de l’évaluation positive de ce DSP, après les deux années de sa mise en œuvre. “Cela indique que les objectifs du programme opérationnel à mi-parcours de la Banque à Madagascar sont largement atteints, non seulement en termes de ressources mobilisées, mais également en termes de réalisations sur le terrain et d’impact sur les populations”, déclare-t-il.

    Le Gouvernement de Madagascar et la BAD se sont alors convenus de “consolider les résultats obtenus à mi-parcours de ce DSP et d’en maintenir les orientations stratégiques pour la période restant à couvrir d’ici à 2026”, rapporte le communiqué de cette institution financière. Les deux parties se sont également accordées à maintenir inchangés les secteurs de concentration de la Banque pour les deux prochaines années, à savoir le transport, l’énergie, l’agriculture et l’industrie.

    Comme rappelle la BAD, les deux domaines prioritaires de ce Document stratégie pays concernent d’une part le développement des infrastructures de transport et d’énergie pour la croissance inclusive ; et du soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière de l’autre. La Banque africaine de développement souligne dans ce document que le défi majeur de développement de Madagascar est de rattraper le retard dans la transformation structurelle de l’économie, afin de créer les conditions nécessaires pour une croissance plus inclusive et partagée.

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  • FOOTBALL – Le stade Barea non homologué par la CAF

    FOOTBALL – Le stade Barea non homologué par la CAF

    Antananarivo, 14 Mai, 7h40 – “Le stade Barea ne pourra pas recevoir les matchs de Madagascar dans le cadre des troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026”. Une source auprès de la Fédération malgache de football (FMF) résume la lettre que l’instance dirigeante du football malgache a reçue de la Confédération africaine de football (CAF) lundi.

     

    A en croire notre source, la CAF a noté un certain nombre de points que le stade Barea ne respecte pas. Cela concerne, entre autres, “l’état de la pelouse, le manque d’espaces dans les vestiaires ainsi que la sécurité des spectateurs qui reste préoccupante malgré les efforts pour des travaux supplémentaires”, rapporte notre interlocuteur.

     

    Dans sa missive, la CAF recommande également à la FMF de “livrer dans les plus brefs délais un stade en alternative” pour recevoir les matchs prévus en juin contre le Mali et les Comores, indique notre source. La FMF devrait ainsi donner ce mardi le pays où les Barea joueront les troisième et quatrième journées des éliminatoires à la Coupe du monde. Elle rapporte “des négociations avancées avec l’Afrique du Sud, compte tenu de sa proximité avec Madagascar et de l’existence de vols directs pour les expatriés”. Mais d’autres pays comme Maurice et le Maroc sont aussi cités.

     

    La FMF, avec l’appui du gouvernement malgache, a demandé une nouvelle inspection du stade Barea après que des travaux ont été effectués sur recommandation de la CAF. En fin de semaine, le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) avait annoncé la fin des travaux sur les normes de sécurité aux points d’accès et de sortie du public, ainsi que sur la pelouse. Le rapport du SENVH n’avait mentionné aucun travaux ni sur les vestiaires ni sur les espaces réservés aux journalistes qui avaient fait partie des points soulevés par la CAF.

     

  • BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – Andry Rajoelina lance la commercialisation de la pièce d’or

    BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – Andry Rajoelina lance la commercialisation de la pièce d’or

    Antananarivo, 13 Mai, 19h15 – Andry Rajoelina est le premier à s’être inscrit pour acheter la première pièce d’or de Madagascar. C’est d’ailleurs le président de la République qui a lancé la commercialisation de cette pièce ce lundi dans les locaux de la Banky Foiben’i Madagasikara. “L’achat de cette pièce est ouvert à tous les Malgaches qui disposent d’une carte d’identité”, déclare le locataire d’Iavoloha durant son discours.

    La pièce d’or malgache équivaut à 1 oz d’or. A noter que l’once d’or pèse 31.104 grammes. La pièce de monnaie est ainsi commercialisée à partir de 12 millions d’ariary. Tous les Malgaches qui souhaitent s’en procurer peuvent, suite au lancement de ce lundi s’inscrire sur le site web de la Banky Foiben’i Madagasikara afin de procéder à l’achat.

    Selon Andry Rajoelina, la mise en place de l’or monétaire permettra de stabiliser la monnaie nationale. “La pièce d’or peut être léguée à ses descendants et peut être transportée et utilisée partout dans le monde”, indique pour sa part Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances.

    Si les premières pièces d’or commercialisées à partir de ce lundi ont été fabriquées en Turquie, le président de la République indique qu’elles seront fabriquées à Madagascar à partir de cette année. “Nous allons mettre en place l’usine qui va les frapper avant la fin de l’année”, souligne Andry Rajoelina. Le chef de l’Etat a ainsi réitéré sa volonté de mettre en place la raffinerie d’or à Madagascar afin de raffiner l’or malgache au pays et en tirer les bénéfices qui en découlent. “Après la mise en place de cette raffinerie aurifère, l’or qui sortira de Madagascar sera de l’or en lingot mais ne sera plus issu de trafic”, insiste-t-il. Lors de son récent déplacement au Moyen Orient, le chef d’Etat avait évoqué a mise en place de cette raffinerie d’or avec les Emirats Arabes Unis.

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  • TRAFIC – La valeur des lémuriens et tortues saisis en Thaïlande estimée à 3 millions de dollars

    TRAFIC – La valeur des lémuriens et tortues saisis en Thaïlande estimée à 3 millions de dollars

    Antananarivo, 13 Mai, 17h20 – Un gros coût infligé à la nature. Les 48 lémuriens et le millier de tortues de Madagascar saisis dernièrement en Thaïlande pourraient valoir plus de 3 millions de dollars, soit l’équivalent de plus de 14 milliards d’ariary. Mais au-delà de ces chiffres avancés, le trafic de ces espèces constitue un préjudice écologique incommensurable, soutient le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana, ce lundi.

    Selon le numéro un de l’administration douanière, la démarche pour rapatrier ces espèces volées dans un parc naturel à Manombo a déjà été entamée. Étant d’ailleurs endémiques, ces animaux ne peuvent vivre que dans leur environnement naturel uniquement. « Aussi, bien que leur rapatriement relève de la compétence du ministère de l’Environnement et du développement durable, la Douane participe et contribue à son niveau aux démarches pour rapatrier ces espèces, qui devrait se faire incessamment », assure-t-il.

    Pour ce qui est du démantèlement du réseau derrière ce trafic, six suspects avaient déjà été appréhendés par les autorités thaïlandaises dans un hôtel du sous-district de Khun Krating, dans la province de Chumphon, au 1er mai. Neuf personnes, de nationalité étrangère et malgache, avaient pour leur part été déférées au Pôle anti-corruption (PAC) ce lundi. Trois autres, soupçonnées d’être impliquées également dans ce trafic sont toujours recherchées et un avis de recherche est actuellement émis à leur encontre, indique le directeur général de la Douane.

    Le PAC est déjà ainsi sur cette affaire. Sa procureure, Elysée Rasoahanta, indique cependant qu’il faudra du temps pour étudier le dossier et délimiter en détail le degré des implications des personnes suspectées. Elle indique néanmoins qu’il s’agit de « crime », passible de peines d’emprisonnement d’au moins cinq ans.

    Deux infractions annexes sont par ailleurs liées à cette affaire. Ernest Zafivanona Lainkana parle de suspicion de blanchiment d’argent, c’est-à-dire l’argent en espèce utilisé par les présumés trafiquants pour financer l’opération en vue de se procurer ces animaux. Il y parle également de l’infraction environnementale qui est de la compétence du ministère de l’Environnement et du développement durable.

    Pour la police thaïlandaise, il s’agit de « la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation ». Des organismes environnementaux, à l’instar de la WWF Madagascar, avaient appelé à « une enquête approfondie sur l’origine de ce trafic pour identifier et punir les personnes impliquées dans la collecte et l’expédition de ces animaux sur le sol malgache »
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  • Rafaravavitafika Rasata explique la demande de remplacement d’Isabelle Delattre par son ingérence dans les affaires internes du pays

    Rafaravavitafika Rasata explique la demande de remplacement d’Isabelle Delattre par son ingérence dans les affaires internes du pays

    Antananarivo, 13 Mai, 12h30 – “Si nous avons demandé son remplacement, c’est en raison d’une ingérence dans les affaires internes du pays”. La ministre malgache des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, apporte des explications officielles à la demande que la Grande île avait adressée à l’Union européenne de remplacer Isabelle Delattre, son ambassadrice à Madagascar. “Dans les relations diplomatiques, des règles doivent être respectées et parmi ces règles figure le principe de non-ingérence”, indique-t-elle au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi. A l’entendre, ce n’est d’ailleurs “pas la première fois que Madagascar demande le remplacement du représentant d’un pays”.

    En février, alors que la Haute cour constitutionnelle venait de déclarer la loi sur la castration conforme à la Constitution, Isabelle Delattre avait déclaré au cours d’une conférence de presse qu’elle “ne pensait pas que cette mesure soit une solution dissuasive pour les violeurs”. Évoquant le viol comme un “crime abject et odieux qu’il faut combattre par tous les moyens”, elle n’en a pas moins rappelé que la castration était un “traitement cruel et dégradant contraire à la Constitution de Madagascar”. Au cours de la même rencontre avec la presse, elle avait regretté que le fonds routier n’ait pas les moyens d’entretenir les routes à la réhabilitation desquelles les partenaires comme l’Union européenne sont pourtant impliqués.

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  • INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    Antananarivo, 13 Mai, 12h00 – Nouvelle perturbation de l’accès à internet sur la Grande ile depuis dimanche après-midi. La plupart des usagers ont eu du mal à accéder aux différents services internet, avec une vitesse très lente de la connexion et des pages web qui ne s’affichent pas. Différentes captures d’écran montrant des test de vitesse de connexion internet inondent les réseaux sociaux, accompagnées de questions sur les causes de la lenteur et de l’indisponibilité du service.

    Ce lundi matin, Telma, le principal opérateur télécom du pays, parle d’une nouvelle coupure de liaison internationale en Afrique du Sud. “Nos techniciens sont à pied d’œuvre pour une réorganisation des trafics afin d’avoir plus de capacité et de permettre la continuité de vos activités”, indique la société de télécommunication dans le communiqué.

    Madagascar n’est pas la seule victime de cette panne d’internet. Certains pays de l’Afrique de l’Est sont aussi confrontés à cette perturbation à l’instar du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Mozambique ou encore du Rwanda. “Nous avons connu une panne sur l’un des câbles sous-marins qui acheminent le trafic Internet à l’intérieur et à l’extérieur du pays”, indique Safaricom dans un communiqué publié dimanche après-midi.

    Sur son compte twitter, Ben Robert de la société la société panafricaine Liquid Intelligent Technologies, déclare que toute la connexion entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Sud est down. Dans un tweet publié dimanche, ce spécialiste indique que des coupures ont été signalées au niveau du câble Eassy à Durban en Afrique du Sud et au niveau du câble Seacom. Ce qui entraîne des perturbations de la connexion dans plusieurs pays africains.

    Un incident similaire a déjà eu lieu au mois de mars. De nombreux pays africains dont Madagascar se sont retrouvés face à une panne globale d’internet.

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  • Le Dr Firoze Koytcha nommé membre d’honneur de l’ordre des médecins de Madagascar

    Le Dr Firoze Koytcha nommé membre d’honneur de l’ordre des médecins de Madagascar

    Antananarivo, 13 Mai, 6h15 – Une distinction honorifique. L’ordre des médecins de Madagascar a octroyé dimanche au Dr Firoze Koytcha le titre honorifique de membre honoraire. La distinction a été rendue en reconnaissance aux nombreux services rendus à Madagascar et à la médecine sur la Grande ile par ce médecin, fondateur de l’ONG Médecins de l’océan Indien (MOI) qui vient d’achever sa 69ème mission humanitaire à Madagascar.

    « On a tenu à vous remettre cette distinction car vous avez beaucoup fait pour nos médecins non seulement en termes de formation mais aussi dans les actions humanitaires qui se sont passées à Madagascar depuis 1989, par là », indique dans son discours le Dr Eric Andrianasolo, président de l’ordre national des médecins de Madagascar.

    Pour le Dr Firoze Koytcha, c’est « une fierté et un honneur » de recevoir cette distinction qui est également, selon lui, la première distinction qu’il a reçue d’une académie médicale à Madagascar. Pour ce médecin de 85 ans, tout ce qu’il a fait, il l’a fait « pour rendre à la terre qui l’a vu naître” mais également pour « payer sa dette envers la Grande île ».

    Sous la houlette et la direction de Firoza Koytcha, l’ONG MOI a réalisé 69 de ses 82 missions humanitaires pour prodiguer des soins gratuits à Madagascar. « Je peux dire fièrement que j’ai payé ma dette » a déclaré le médecin.

    La 69ème mission de MOI qui s’est déroulée du 1er au 10 mai dans la région de l’Androy est également la dernière pour Firoze Koytcha qui va prendre une retraite plus que méritée. « 85 ans, c’est un âge avancé, il faut savoir reconnaître ses limites, souligne-t-il après la cérémonie. « C’est une mission qui demande une certaine ressource physique que moi j’ai épuisée », ajoute-t-il. « Il y a un sentiment de tristesse de devoir quitter le bateau mais une énorme satisfaction sur tout ce qui a été fait », conclut-il.

    La 69ème mission malgache de MOI dans l’Androy a permis de soigner 12 500 patients. C’est plus de 600 000 depuis le début des missions il y a presque 40 ans.

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  • Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Antananarivo, 12 Mai, 17h05- Sumitomo Corporation rapporte, dans ses résultats annuels pour l’exercice 2023, avoir enregistré une perte d’environ 89 milliards de yen dans ses opérations à Ambatovy. C’est la totalité de valeur comptable, à l’exception d’une petite créance de prêt d’actionnaire, indique cette entreprise nippone dans ce rapport publié au début de ce mois de mai.

    Cette entreprise, qui est l’actionnaire majoritaire d’Ambatovy, indique que cette situation résulte des conditions d’exploitations actuelles, dont notamment des problèmes de processus à l’usine. Ce qui a d’ailleurs conduit Sumitomo à revoir à la baisse ses prévisions de volume de production et à mettre à jour son plan d’entreprise.

    L’activité d’extraction et de raffinage de nickel à Madagascar figure parmi les quatre projets dans lesquels Sumitomo a enregistré une perte exceptionnelle d’environ 150 milliards de yen. Mis à part Ambatovy, cette société a enregistré des pertes sur ses activités de télécommunications au Myanmar, son activité de produits frais en Europe et en Amérique ainsi que son activité de stationnement dans les pays nordiques.

    Sumitomo Corporation indique alors qu’en tant qu’actionnaire d’Ambatovy, elle examinera toutes les options afin d’identifier la meilleure politique à suivre pour toutes les parties prenantes. Et ce, en tenant compte de l’importance sociale de ce projet et de sa responsabilité, ainsi que de l’environnement récent du marché, annonce-t-elle.

    L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, avait soulevé la difficulté que traverse la compagnie Ambatovy. Ce diplomate n’avait alors pas hésité à demander à l’Etat malgache de soutenir la compagnie minière, quelle que soit la forme de ce soutien, dont entre autres le remboursement de son crédit de TVA. Le montant de ce crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à Ambatovy est conséquent selon ce qu’avait indiqué le ministère des Mines.

    Sumitomo corporation a par ailleurs déjà revu ses estimations et prévoit une production d’environ 30 000 tonnes de nickel avec Ambatovy pour cette année. C’est soits 10 000 tonnes de moins par rapport aux 40 000 tonnes qu’elle avait avancées au mois de novembre de 2023.

  • FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    Antananarivo, 12 Mai, 10h35 – Le ministère des Mines indique mener une opération de grande ampleur contre le trafic d’or à Madagascar. Le combat contre ce trafic est d’ailleurs rude, surtout que celui-ci est potentiellement lié au blanchiment du métal jaune, selon ce qu’avait expliqué le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala. C’était à l’issue de la signature de la convention de partenariat entre son département et l’Agence anti-fraude (Anaf), vendredi.

    Ce trafic constitue un fléau pour le pays, malgré les efforts déjà entrepris pour l’endiguer, souligne ce membre du gouvernement. Le ministre Herindrainy rappelle les dispositions prises avant de lever la suspension de l’exportation légale de l’or. De même pour le nouveau processus d’exportation officielle de l’or au niveau du Guichet unique d’exportation d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines à Ivato.

    Ce trafic risque également de compromettre l’objectif que l’Etat s’est fixé d’atteindre cette année en matière d’exportation légale. Le ministre des Mines souligne la difficulté pour les opérateurs formels de s’approvisionner auprès des orpailleurs. « Nous constatons qu’il y a du blanchiment. Sinon comment certains collecteurs peuvent acheter localement de l’or plus cher qu’à l’international, alors qu’il faut après y ajouter les frais pour leur envoi et d’autres charges», expose-t-il.

    Pour l’heure, la prévision d’exporter légalement 6 tonnes d’or est toute à fait réalisable, soutient le ministre Herindrainy Rakotomalala. Mais il faut intensifier la lutte contre le trafic et le blanchiment d’or pour permettre aux opérateurs formels d’opérer convenablement, précise-t-il. C’est la raison pour laquelle le ministère des Mines collabore avec l’Agence nationale anti-fraude qui est rattachée à la présidence de la République. Opérationnelle depuis le mois de février 2021, l’Anaf a pour rôle de surveiller et de mener des investigations sur les affaires de fraudes et de poursuivre les auteurs.

    Les prix de l’or ont continué d’augmenter au cours des trois dernières années, atteignant des sommets historiques en raison de son statut de valeur refuge, indique la Banky foiben’i Madagasikara. Le gramme de l’or se vend à 75 dollars. Une tonne de ce produit rapporterait ainsi 75 millions de dollars, a avancé le ministre Herindrainy Rakotomalala.