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  • Pr Fanja Rakotondrajao : “C’est grave qu’un pays n’a que très peu de scientifiques”

    Pr Fanja Rakotondrajao : “C’est grave qu’un pays n’a que très peu de scientifiques”

    A l’occasion de la Journée internationale des femmes en mathématiques, nous avons rencontré le Professeur Fanja Rakotondrajao, enseignante-chercheure en mathématiques à l’Université d’Antananarivo. Titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR), celle-ci regrette qu’aujourd’hui, peu de femmes exercent en mathématiques. Mais plus globalement, elle regrette que les filières scientifiques intéressent peu les élèves. Interview.

    Le Professeur Fanja Rakotondrajao avait rêvé de devenir hôtesse de l’air. Ses parents avaient rêvé qu’elle devienne médecin. Mais ses pas l’ont amenée au département de mathématiques après son baccalauréat.
    Elle obtient son Diplôme d’études approfondies en mathématiques en 1994. Puis, elle décroche son doctorat en 1998, son habilitation à diriger des recherches en 1998. Elle est l’une des rares femmes mathématiciennes à Madagascar. Elle regrette d’ailleurs qu’il y ait peu de femmes mathématiciennes sur la Grande île. Elle estime pourtant que les mathématiques sont importantes pour le développement.

    Mon nom est Rakotondrajao Fanja. Je suis enseignant-chercheur en mathématiques à l’Université d’Antananarivo. J’ai trois enfants.

    Comment êtes-vous devenue mathématicienne?

    Comment suis-je tombée dans les mathématiques? Enfant, je n’ai pas du tout pensé faire des mathématiques dans la vie. Je pensais plutôt devenir hôtesse de l’air.
    Mais ce qui m’a amené à choisir les mathématiques à Ankatso, c’était un hasard. Mes parents avaient souhaité que je devienne médecin.
    Donc, j’ai postulé pour devenir médecin. J’ai donc demandé à m’inscrire mais je n’étais pas reçue. Mais je devais m’inscrire à Ankatso. Je me demandais ce que j’allais y faire. Donc, j’y suis allée. Et la première porte que j’ai vu était celle du service de la scolarité du département Mathématiques.
    Donc, je suis entrée là et c’est comme ça que je me suis inscrite en mathématiques.

    Les mathématiques sont-elles difficiles?

    Est-ce que les mathématiques sont difficiles? Je ne saurais répondre. Quand ce sont des mathématiques qui ne sont pas dans ma spécialité, je dis que c’est difficile. Je ne maîtrise pas forcément tout ce qui est mathématiques. Par contre, en tant que mathématicienne, j’ai une mentalité de mathématicien. Et quand on a cette mentalité de mathématicien, il faut être très ouverte d’esprit, être prêt à recevoir beaucoup de choses. C’est cela les mathématiques. Mais si on est étriqué d’esprit, c’est très difficile même de vivre en société.

    On ne voit pas beaucoup de femmes dans le secteur des mathématiques. Pourquoi?

    Les femmes, quand elles ouvrent la voie en mathématiques, elles ont une vie difficile. Ce n’est pas seulement à Madagascar que cela se passe comme ça. La pionnière en mathématiques, … c’était une Russe. C’est la première femme à avoir obtenu son doctorat en mathématiques en Europe. Mais cela a été très difficile pour elle de gagner sa place dans le domaine des mathématiques.
    Les femmes ne pouvaient pas montrer des résultats de recherche en mathématiques, ou dans les sciences en général. Ce matin, je viens de découvrir que l’épouse de Einstein a travaillé avec lui, et Einstein avait que 80% de ses travaux ont été menés avec sa femme. Mais il ne pouvait pas écrire le nom de sa femme sur les travaux, parce qu’il savait que rien ne sortirait si le nom d’une femme y figurait.
    Les femmes scientifiques avaient longtemps été perçues comme des sorcières par la société. Et donc, ce n’était pas bien de les fréquenter.
    Globalement, en mathématiques, les femmes sont rares, pas seulement à Madagascar mais même dans les pays développés. Si on a 40 personnes dans un département, et qu’il y a trois femmes parmi ces individus, c’est déjà beaucoup.
    A Madagascar, nous nous comptons sur les doigts de la main, les femmes qui enseignent les mathématiques en Université. Les trois femmes qui avaient travaillé avec moi à l’époque, elles sont toutes déjà à la retraite. Maintenant, je suis l’aînée. Puis, il y a deux autres femmes au sein du département. A l’école polytechnique, il doit y en avoir quelques-unes. A Fianarantsoa, il y en a aussi. Je ne sais pas pour Diégo. Mais comme je le disais, cela se compte sur les doigts d’une main.

    Les hommes seraient-ils plus aptes à faire les mathématiques que les femmes?

    Les mathématiques sont pour tous. C’est ce que je peux dire. Cela ne distingue pas de genre, tout le monde peut le faire. Tout le monde peut le faire dès que l’on aime les mathématiques.
    Ce sont les gens qui choisissent de faire ou non les mathématiques. Mais il y a une évidence, les femmes qui pratiquent les mathématiques sont rares. C’est une réalité. Il ne faut pas se le cacher. Le taux des femmes qui pratiquent les mathématiques est très faible. Donc, il faut des efforts particuliers, et je me tourne vers le monde éducatif. Si nous devenons tous littéraires, et c’est ce qui est en train de se passer maintenant, on n’a plus que 25% d’élèves à suivre des séries scientifiques, car 75% vont dans les séries littéraires. c’est quelque chose qui fait peur. C’est un danger car la science est la base du développement. Et si on n’a que très peu de scientifiques, c’est grave pour le pays, pour son avenir.

    Mais les femmes sont-elles attirées par les mathématiques?

    Les étudiantes que nous avons eues dans le département de mathématiques sont nombreuses, elles peuvent devenir enseignantes à l’Université, mais je ne comprends pas pourquoi on ne les recrute pas.
    Une Université sans études de mathématiques, ce n’est pas une Université à mon avis. Toutes les universités doivent avoir un enseignant de mathématiques. On ne peut pas ouvrir une Université et se dire que voilà, nous n’apprenons que les langues et donc, on n’a pas besoin de mathématiques. Est-ce que vous n’apprenez pas la logique? Quand vous apprenez la philosophie, est ce que vous n’avez pas besoin de l’expérience mathématique en matière de raisonnement? Les étudiants en droit ne doivent-ils pas suivre un raisonnement mathématique?
    A mon sens, tout le monde doit apprendre les mathématiques : en médecine, partout, quelle que soit la discipline, il faut qu’il y ait des mathématiques.

  • L’Omnis autorisé à exploiter les ressources minières stratégiques et à détenir des permis miniers

    L’Omnis autorisé à exploiter les ressources minières stratégiques et à détenir des permis miniers

    Antananarivo, 15 Mai, 15h45 – Un champ élargi. L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) peut désormais détenir des permis miniers pour l’exploitation de ressources minières stratégiques. C’est un des grands changements apportés dans le code minier révisé, exposé par la présidente du Conseil d’administration de cet organisme rattaché du ministère des Mines, Stéphanie Delmotte. C’était lors de la présentation du Plan stratégique quinquennal 2023-2027 de l’Omnis, vendredi.

    Le ministre Herindrainy Rakotomalala indique qu’en vue de la promotion minière, son département peut prendre un Arrêté déclarant la zone réservée pour des substances stratégiques, attribuables aux organismes d’Etat spécialisés. Il parle alors de « grande responsabilité » confiée à l’Omnis, qui est surtout connue comme étant un organisme technique chargé de la gestion du domaine minier national d’hydrocarbures. Aussi, au-delà du gaz et du pétrole, l’Office peut dorénavant exploiter seul ou avec des partenaires des ressources minières stratégiques, avance ce membre du gouvernement.

    Stéphanie Delmotte indique que l’Omnis n’est pas assujetti à des obligations de paiement des Frais d’administration minières ou des frais de formation s’il est le détenteur unique du permis. “C’est seulement lorsque nous trouvons des partenaires d’exploitation que nous commençons à remplir ces obligations au niveau des recettes publiques”, indique-t-elle.

    L’Omnis peut ainsi exploiter seul un gisement s’il a les moyens pour le faire. L’Office peut également s’allier avec un partenaire économique qui va co-exploiter. Si il y co-exploitation, l’action minimale de l’Omnis sera de 10% pour le produit minier et de 20% pour les produits pétroliers, précise sa PCA. Celle-ci indique que l’Office a déjà travaillé sur un certain nombre de collaborations avec des pays stratégiques comme le Maroc, des pays Asiatiques ou encore le continent Américain.

    Stéphanie Delmotte indique par ailleurs que « toutes les ressources stratégiques tombent directement sous l’autorité de l’Omnis », selon le Code minier révisé. La liste des substances stratégiques est encore à établir après consultation du Comité national des mines (CNM) ou, à défaut, les groupements des opérateurs miniers. Le Code minier définit les substances minières stratégiques par « toutes substances minières qui, suivant la conjoncture économique nationale et internationale du moment, présentent un intérêt particulier pour la Nation au regard du caractère critique et du contexte géostratégique ». Le ministre Herindrainy Rakotomalala a par exemple avancé le graphite.

    Le titulaire d’un Permis comportant des substances minières stratégiques est, pour sa part, autorisé à vendre sur le marché national ou à exporter sa production au prix du marché. Et ce, sous réserve du droit, pour l’Etat, de déterminer la quotité de production que le titulaire doit vendre à l’industrie nationale, en fonction des besoins réels.

  • Le Conseil des ministres régularise l’utilisation des fonds dans la mise en place de la société Pharmalagasy

    Le Conseil des ministres régularise l’utilisation des fonds dans la mise en place de la société Pharmalagasy

    Antananarivo, 15 Mai, 13h15 – Des comptes à régulariser “pour rassurer les éventuels futurs partenaires de Pharmalagasy”. Le Conseil des ministres de mercredi annonce la signature de convention de compte courant entre les différentes entités concernées par la création de la société d’Etat inaugurée en septembre 2020.

    Cette convention inclut une lettre de donation entre la présidence de la République qui est le donateur, le ministère de l’Economie et des finances et le ministère de la Santé publique qui sont les bénéficiaires en tant que ministères de tutelle financière et technique de la société d’Etat. Selon le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, “c’est la présidence de la République qui a avancé au nom de l’Etat malgache les matériels et les équipements divers dont a été dotée Pharmalagasy à sa création. La convention consiste donc à régulariser cette dotation réalisée en 2020.

    L’accord approuvé par le Conseil des ministres de mercredi inclut également une convention de compte-courant entre la société Pharmalagasy et l’Etat malgache qui en est le principal actionnaire. Il s’agit d’une convention aux termes de laquelle l’Etat accorde une avance à la société Pharmalagasy. A en croire le communiqué du Conseil des ministres, un arrêté autorisant cette convention a déjà été adopté par le ministère de l’Economie et des finances.

    Officiellement inaugurée en 2020, la société Pharmalagasy avait d’abord été mise en place pour fabriquer les remèdes Covid Organics CVO+ sous forme de gélules destinés à prévenir et à guérir même l’infection au coronavirus. Mais plus que ce remède, cette société est destinée à valoriser les médicaments à base de plantes médicinales malgaches, ainsi qu’à moderniser et à mettre aux normes la médecine traditionnelle à Madagascar, rappelle le compte-rendu du Conseil des ministres.

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  • Le mauvais état des routes parmi les causes du déclin de la productivité rurale, selon la Banque mondiale

    Le mauvais état des routes parmi les causes du déclin de la productivité rurale, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 15 Mai, 10h10 – Un facteur pénalisant. Le mauvais état des routes est avancé par la Banque mondiale comme l’une des causes du déclin de la productivité rurale. Il a pour impact de fragiliser les revenus des agriculteurs et contribue également à la pauvreté rurale. C’est un des points soulevés par des spécialistes de cette institution de Bretton Woods dans leur publication intitulée « Créer des ponts et améliorer l’accès des agriculteurs aux innovations, aux terres et aux marchés dans les zones rurales de Madagascar », publiée la semaine dernière.

    Il est exposé dans cette publication que l’indice d’accès rural de Madagascar n’est que de 11%. Un taux qui est parmi le plus bas au monde, dans cette mesure de la part de la population rurale vivant à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison. La densité routière de la Grande île n’est pas non plus la plus étendue. Seuls 6 000 kilomètres de routes sont goudronnés sur un total de 32 000 kilomètres du réseau routier du pays. Cette publication de la Banque mondiale fait remarquer que bien que Madagascar soit plus grande que la France en termes de superficie, la densité routière n’est que de 6,4 kilomètres pour 100 km² pour le premier contre 191,6 kilomètres pour le second pays pris en comparaison.

    Pour ces spécialistes, « ce manque d’infrastructures empêche de nombreuses communautés agricoles rurales isolées d’accéder aux intrants et aux services agricoles et d’acheminer leurs produits vers les marchés ». Ils estiment alors que « l’amélioration de l’infrastructure est essentielle pour aider les communautés rurales à accéder aux services d’intrants et aux marchés ». Ils ajoutent que « de meilleures routes leur permettent également de vendre leurs produits plus facilement et à un meilleur prix, ce qui augmente leurs revenus et leur rentabilité ».

    Dans cette publication, ces spécialistes de la Banque mondiale ont mis en avant les retombées de la réhabilitation des infrastructures routières sur la vie des communautés. Le pont de Nosibe dans le nord-ouest de la ville de Toamasina, enjambant le bassin supérieur de la rivière Ivoloina, avait par exemple été gravement endommagé en 2004, isolant les communautés dans cette zone de l’Est. Il y est rapporté que ce sont les agriculteurs de l’autre côté de la rivière qui ont le plus souffert. Ils se sont alors tournés vers des pirogues traditionnelles en bambou et des barges de fortune pour transborder leurs produits de l’autre côté de la rivière.

    La situation sur place s’est en tout cas améliorée en 2024, avec l’inauguration par le gouvernement d’un nouveau pont en remplacement de l’ancien. Une reconstruction qui a été financée par le projet Croissance agricole et sécurité foncière, un projet du gouvernement de Madagascar bénéficiant de l’appui de la Banque mondiale.

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  • Les évêques malgaches dénoncent la loi sur la castration des violeurs d’enfants et la politique de planification familiale 

    Les évêques malgaches dénoncent la loi sur la castration des violeurs d’enfants et la politique de planification familiale 

    Antananarivo, 15 Mai, 6h40 – Les évêques font publiquement part de leur désaccord par rapport à deux choix politiques du Gouvernement. Dans un message publié mardi, la conférence des évêques catholiques de Madagascar dénonce tour à tour la loi sur la castration promulguée en février et la politique de planification familiale adoptée comme priorité par les autorités.

     

    Affirmant condamner les viols et assurant partager les douleurs des victimes, les prélats ne jugent pas moins le texte comme contraire à la dignité humaine et assimilent la castration à “de la torture et de la violence”. “Le corps humain est sacré et rien ni personne, même la loi, n’a autorité sur le corps humain”, poursuivent-ils, indiquant que “quiconque élabore une loi portant atteinte à l’intégrité physique d’une personne usurpe Dieu”.

     

    Les évêques catholiques se posent d’ailleurs “la question si cette mesure est une solution qui peut effectivement mettre fin au viol”. Demandant “que des soins particuliers soient dispensés aux victimes des viols”, ils estiment qu’“une application juste et égale des lois en vigueur contre les coupables n’aurait pas abouti à l’adoption de cette loi bizarre”.

     

    Sur la question de la politique de planification familiale, la conférence des évêques catholiques rappelle que “c’est la méthode contraceptive naturelle qui est conforme à l’enseignement de l’Eglise, et que celle-ci “encourage et promeut même les formations et les enseignements sur cette méthode”. Dans son message, elle n’hésite pas à comparer les politiques de planification familiale à des velléités de “rejeter sur les pauvres les torts et les responsabilités” et de “prélever des organes des corps des femmes vivant dans les pays pauvres” alors que “c’est une poignée de riches qui pollue l’environnement”.

     

    Le message des évêques intervient au moment même où le président de la République Andry Rajoelina réitère son soutien à la loi sur la castration et à la politique de planification familiale dans une interview parue dans Paris Match. Indiquant s’être “heurté aux évêques” sur la question de l’utilisation des contraceptifs, il a assuré avoir “dû se battre pour convaincre”.

     

    Dans son interview, le chef de l’Etat a également martelé que malgré “la position [forte] de l’Eglise sur la contraception et le contrôle des naissances, en particulier son rejet des méthodes artificielles” et sa “foi catholique qui [le] porte dans [son] parcours”, il “ne négocie pas ce qui n’est pas négociable, quelles que soient les contraintes, culturelles ou religieuses”.

     

     

  • FOOTBALL  – La FMF choisit Pretoria en Afrique du Sud pour les deux prochains matchs des Barea

    FOOTBALL  – La FMF choisit Pretoria en Afrique du Sud pour les deux prochains matchs des Barea

    Antananarivo, 14 Mai, 21h45 – La Fédération malgache de football (FMF) fait son choix. Elle soumet à la Confédération africaine de football (CAF) le Lucas Moripe Stadium sis à Pretoria en Afrique du Sud comme stade alternatif pour accueillir les matchs des Barea prévus en juin. La Grande ile devrait recevoir les 7 et 11 juin les Comores et le Mali dans le cadre des troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

    Selon une source auprès de la Fédération, ce choix, motivé par des raisons financières, organisationnelles et techniques, fait suite aux avis des techniciens et du sélectionneur de l’équipe nationale, Romuald Rakotondrabe. « La décision a été prise par les membres du comité exécutif et le secrétariat général », confie notre source. « On n’attend plus que la confirmation et la validation de la CAF pour officialiser cette sélection”, poursuit-elle.

    Depuis que la CAF a annoncé son refus d’accorder une nouvelle exception pour Madagascar, les membres de la Fédération avaient lancé les discussions pour tenir les matchs de juin en Afrique du Sud. Maurice et le Maroc avaient été évoqués mais n’ont finalement pas été retenus. Selon notre source Maurice devrait déjà accueillir un match à cette période tandis que le Maroc avait été retenu par les Comores pour leur préparation.

    Madagascar ne pourra pas recevoir officiellement ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires à la Coupe du monde à Antananarivo. Le stade Barea Mahamasina n’a pas été homologué par la CAF pour cause de non-respect de certaines de ses exigences. Le secrétariat d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat n’en espère pas moins une homologation en septembre pour le match de la prochaine journée de l’équipe nationale. Il annonce la poursuite des travaux en vue de cet objectif.

  • JUSTICE – Deux anciens DG de la Jirama condamnés à 10 ans de travaux forcés

    JUSTICE – Deux anciens DG de la Jirama condamnés à 10 ans de travaux forcés

    Antananarivo, 14 Mai, 20h35 – De lourdes peines pour deux anciens dirigeants de la Jirama. Vonjy Andriamanga et Rivo Radanielina, respectivement, ancien directeur général et ancien directeur général par intérim de cette société d’Etat, écopent tous deux de dix ans de travaux forcés assortis d’une amende de 40 millions d’ariary, d’après Alain Raondry, avocat d’un des prévenus et bâtonnier présent au procès. Angelsa Zasy, directrice générale adjointe de la société au moment des faits, a également écopé de la même peine. Aucun d’entre eux n’était présent à l’audience. Le procès marathon d’une quarantaine d’employés de la Jirama a débuté lundi et s’est terminé ce mardi au niveau de la cour criminelle du pôle anti-corruption d’Antananarivo.

    Ces responsables sont notamment condamnés d’abus de fonction, de détournement de denier public et de blanchiment d’argent. Outre les peines de prison et de travaux forcés, tous les condamnés sont également condamnés à payer 2,5 milliards d’ariary conjointement et solidairement à la Jirama en guise de dommages et intérêts. Les comptes bancaires des condamnés sont également saisis. La Cour a ordonné leur saisie par l’Agence de recouvrement des avoirs illicite (Arai).

    Les condamnations sont diverses pour les autres personnes qui ont comparu dans le cadre de cette affaire. A noter qu’ils étaient 48 à avoir été appelés à comparaître devant la Cour. La majorité sont condamnés pour avoir été bénéficiaires de détournement tandis que d’autres ont été relaxés.

    L’affaire des primes exceptionnelles au sein de la Jirama avait éclaté à la fin de l’année 2021. Le document qui montrait les primes exceptionnelles versées à des hauts responsables de la Jirama avait fuité sur les réseaux sociaux. Les primes allaient de 40 millions jusqu’à 180 millions d’ariary. A cela s’ajoute l’affaire du non-respect des règles de passation de marchés publics à travers l’acquisition de véhicules sans appel d’offres et sans l’aval du conseil d’administration effectué par des hauts responsables de la Jirama. La Bianco s’est saisie de l’affaire et en 2022, ce sont 40 anciens hauts responsables de la Jirama qui ont été traduits devant le parquet du PAC ayant conduit à la détention préventive de plusieurs hauts responsables et l’émission d’avis de recherche contre d’autres.

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  • RAFARAVAVITAFIKA RASATA : “Un spécialiste du monde des affaires pour diriger l’ambassade de Madagascar aux Emirats Arabes Unis”

    RAFARAVAVITAFIKA RASATA : “Un spécialiste du monde des affaires pour diriger l’ambassade de Madagascar aux Emirats Arabes Unis”

    Quatre mois après sa nomination, Rafaravavitafika Rasata dresse un premier bilan de sa mission.
    Après une conférence de presse, la ministre des Affaires étrangères se prête à l’exercice de l’interview.
    Elle évoque la nomination des ambassadeurs dans les ambassades en cours de mise en place,
    Ou dans les ambassades sans ambassadeurs depuis plusieurs années.
    Elle fait aussi le point sur la demande de Madagascar de remplacer l’ambassadrice de l’Union européenne.

     

    Quels sont les critères qui nous ont amené à ouvrir de nouvelles ambassades aux Emirats Arabes Unis, en Turquie et au Maroc?

    L’état de la coopération de ces pays avec Madagascar ainsi que le niveau de cette coopération avec Madagascar constituent les premiers critères. Si nous prenons en compte le Maroc, c’est un pays qui avait établi une ambassade à Madagascar depuis très longtemps. Or, nous n’avons pas répondu à cette présence avec l’établissement d’une ambassade au Maroc. Les discussions entre nos deux pays sur la mise en place de cette ambassade remontent à plusieurs années maintenant. Maintenant, nous poursuivons les efforts pour la mise en place de cette ambassade de Madagascar au Maroc. Pour les autres pays, comme les Emirats Arabes Unis, c’est suite au constat évident du développement de ce pays dans un laps de temps très court. Donc, c’est pour nous permettre de bénéficier très rapidement des impacts d’une éventuelle coopération avec ce pays émergent, et pour attirer les investisseurs venant de ce pays, que peut s’expliquer la mise en place de la première ambassade de Madagascar à Abu Dhabi. Idem pour l’ambassade que nous allons établir à Ankara en Turquie. La Turquie est un de nos partenaires et a déjà une ambassade chez nous. C’est pour établir une coopération sérieuse entre les deux pays que nous avons décidé d’installer pour la première fois une ambassade à Ankara.

    Est-ce que nous nous donnons un délai pour la nomination d’ambassadeurs dans ces pays mais aussi dans les autres pays où nous avons déjà des ambassades mais où il n’y a pas d’ambassadeurs?

    La désignation des ambassadeurs, que ce soit pour les ambassades déjà existantes ou pour les ambassades en cours de mise en place dans les trois pays précédemment cités, est en cours d’examen. Dans peu de temps, des ambassadeurs seront nommés, et cela se fera dans les meilleurs délais.

     Y-a-t-il des critères spécifiques pour la désignation des ambassadeurs ?

    Il y aura effectivement des critères [pour désigner les ambassadeurs]. Et ces critères varient selon les pays où les ambassadeurs sont nommés. On a par exemple des critères spécifiques pour les pays arabophones, ou pour les pays où nous avons une coopération de longue date. Il y a également des critères spécifiques pour les pays où il y a des organisations internationales.
    Dans un pays comme les Emirats Arabes Unis, par exemple, nous avons besoin d’une personne qui a une compétence particulière dans le monde des affaires, parmi les critères. Il faut également tenir compte de la culture de chaque pays. Ce sera difficile de désigner une ambassadrice dans un pays qui met plus en avant les relations avec les hommes. Il faut aussi tenir compte de la maîtrise de la langue du pays d’affectation, ou du moins la maîtrise de la langue anglaise au moins.

    Quelles seraient les contreparties que les Emirats Arabes Unis attendent de nous dans le cadre de notre coopération?

    Ce qu’ils attendent de nous, c’est l’expression de notre volonté à coopérer dans le cadre de cette coopération. Ils ont déjà évoqué plusieurs points sur la façon dont nous pouvons collaborer avec eux. Cela inclut l’accord global de coopération économique qu’ils ont déjà signé avec plus de 15 pays dans le monde, dont des pays d’Afrique. Ils ont déjà discuté de cela avec l’île Maurice. Si Maurice s’engage, il sera le premier pays à signer ce Cepa avec les Emirats Arabes Unis. Donc, pourquoi Madagascar n’en bénéficierait-il pas s’il y a des avantages à en tirer. Il faut aussi que les Malgaches sachent que la raison d’être du ministère des Affaires étrangères, c’est de tenir compte des avantages de Madagascar et de tout ce que l’on peut tirer de la coopération avec un pays. Jamais, nous ne mènerons le pays à sa perte. Madagascar ne signera pas des coopérations qui n’apportent rien au pays. Des études approfondis doivent être faits dans chaque négociation de coopération avant toute signature. Nous avons déjà reçu ce projet d’accord, et nous sommes en train d’examiner les avantages que Madagascar pourrait en tirer.

    En parlant d’ambassadeur, est-ce que nous avons déjà reçu la lettre de demande d’agrément de celui qui remplacera l’ambassadrice de l’Union européenne, Mme Isabelle Delattre?

    Non, nous n’avons pas encore reçu cette lettre.

    Cette demande de remplacement ne risque-t-il pas de nuire à nos relations avec l’Union européenne, notamment aux aides que celle-ci peut nous apporter?

    Il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur ce point dans la mesure où les raisons qui nous ont fait demander ce remplacement sont claires. Il n’y a pas eu et il n’y aura pas du tout de renvoi d’ambassadeur à Madagascar. Nous avons plutôt demandé le remplacement d’un ambassadeur.

    Vous avez évoqué une ingérence dans les affaires internes du pays pour expliquer la demande de remplacement de l’ambassadrice. Pourriez-vous donner plus de précisions sur cette ingérence?

    Nous avons tous entendu et vu ce qui s’est passé. Je ne pense que cela nécessite plus de discussions. Si vous avez suivi les informations, et je sais que vous avez cette source d’informations. Je l’ai reçue dans mon bureau, je l’ai écoutée, mais si nous sommes arrivés à cette décision, c’est parce qu’il n’y a plus eu d’autres moyens pour s’entendre par rapport au sujet de la discussion. Je ne souhaiterais pas trop m’étendre là-dessus car une demande a été faite et on sait que cela a été reçu par les responsables et le remplacement sera effectif.

    Une éventuelle candidature de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina à la présidence de la commission de l’Union africaine avait été évoquée. Est-ce que les autorités ont été saisies de cette intention?

    Nous n’avons pas encore reçu les critères ou le profil exigé pour devenir président de la Commission de l’Union africaine, à l’époque où ces informations sont sorties dans les journaux. Et cela nous a étonnés parce que Madagascar n’a pas encore présenté de candidats à ce poste de la Commission de l’Union africaine.

    Est-ce que nous avons déjà une idée du candidat que nous soutiendrons ou que nous présenterons?

    Le ministre des Affaires étrangères n’a pas encore reçu de consignes dans ce sens.

  • TRAFIC D’ESPECES SAUVAGES EN THAILANDE – Trois individus en détention préventive, quatre autres placés sous contrôle judiciaire

    TRAFIC D’ESPECES SAUVAGES EN THAILANDE – Trois individus en détention préventive, quatre autres placés sous contrôle judiciaire

    Antananarivo, 14 Mai, 18h30 – Des individus envoyés à Antanimora dans le cadre de l’affaire de trafic d’espèces sauvages en Thaïlande. Selon l’administration douanière, trois des huit suspects interpellés à Madagascar ont été placés en détention préventive à la Maison centrale d’Antanimora. Quatre autres ont été placés sous contrôle judiciaire alors que le dernier n’a pas pu comparaître étant encore hospitalisé.

    “Pour l’instant, on ne sait pas quand celui-ci va être auditionné par le parquet du Pôle anti-corruption”, confie une source auprès de la Douane. L’un des suspects entendus par le parquet, par ailleurs, est un ressortissant étranger. Les suspects sont, entre autres, inculpés d’exportation en contrebande, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux.

    Selon le directeur général de la douane, Ernest Zafivanona Lainkana, lundi, 18 personnes sont soupçonnées dans cette affaire dont les huit traduits devant le PAC depuis lundi. Six autres ont été arrêtées en Thaïlande, une autre a été arrêtée lundi, et trois autres sont toujours recherchées.

    Le 1er mai, 48 lémuriens et plus de 1000 tortues en provence de Madagascar ont été saisis en Thaïlande. Leur valeur est estimée par la douane à 3 millions de dollars, soit l’équivalent de plus de 14 milliards d’ariary. Les autorités malgaches indiquent aujourd’hui être en contact avec les autorités thaïlandaises pour leur rapatriement.

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  • NECROLOGIE – Aimé Rasoloharimanana, DG de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites, passe l’arme à gauche

    NECROLOGIE – Aimé Rasoloharimanana, DG de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites, passe l’arme à gauche

    Antananarivo, 14 Mai, 18h45 – Le système anti-corruption de Madagascar en deuil. Aimé Rasoloharimanana, directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai), l’une des dernières nées des structures de lutte contre la corruption de Madagascar est décédé ce mardi. L’annonce du décès est entre autres faite par la Faculté de droit et des sciences politiques (FDSP) dont il est un ancien et dont il a parrainé les promotions de 2021-2022. “Nous perdons une très bonne personne, un très bon magistrat, un repère”, lui rend d’ailleurs hommage la Faculté.

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