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  • MONDE – Vladimir Poutine réelu Président de la Russie pour la cinquième fois

    MONDE – Vladimir Poutine réelu Président de la Russie pour la cinquième fois

    Antananarivo, 18 Mars, 8h50 – Vladimir Poutine inamovible. Avec 87% des voix en sa faveur à l’issue du dépouillement de 98% des bulletins des votes, Vladimir Poutine est quasiment réélu Président de la Russie lors de l’élection présidentielle qui s’est déroulée dimanche. Il enchaîne ainsi un troisième mandat successif à la tête de la Russie et un cinquième mandat en tout.

    Le président russe s’est déjà adressé à la Nation à l’issue de sa réélection. Il a notamment remercié ses électeurs et a montré le cap. « Personne ne réussit ni ne réussira à nous faire peur », lance Poutine sur la télévision nationale russe. « Tous les objectifs seront atteints » et les projets « menés à bout », ajoute-t-il.

    La présidentielle russe, sur fond de guerre en Ukraine, s’est déroulée globalement dans le calme. Des manifestations de l’opposition ont tout de même conduit à l’arrestation de 85 personnes, indiquent des organisations locales.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre sur la scène internationale. Volodymyr Zelinsky, président Ukrainien indique, entre autres, sur les réseaux sociaux que la présidentielle russe n’a aucune légitimité et a qualifié le président russe réélu de « ivre de pouvoir ».

    Avec déjà 24 années au pouvoir, Vladimir Poutine fait partie des présidents européens au plus long mandat de l’histoire.

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  • AGRICULTURE – Près de 2 700 ménages précaires formés à la technique de production de subsistance Pfumvudza

    AGRICULTURE – Près de 2 700 ménages précaires formés à la technique de production de subsistance Pfumvudza

    Antananarivo, 18 Mars, 7h05 – Plus que 308 ménages à former d’ici au 4 avril et le ministère de l’Agriculture et de l’élevage aura atteint l’un de ses défis des 100 premiers jours de second mandat. A en croire un communiqué du ministère publié dimanche, “2 692 ménages vulnérables issus de trois ont été formés à la technique de production Pfumvudza jusqu’ici”. Et “l’objectif du ministère est de former 3 000 ménages à cette technique en 100 jours, soit du 28 décembre 2023 au 4 avril 2024”.

    Pour les autorités, “la technique de production Pfumvudza devrait contribuer à résoudre les problèmes de la population et sortir les Malgaches de la pauvreté en permettant aux ménages qui la pratiquent d’avoir une autosuffisance alimentaire”. A en croire le ministère, le recours à cette technique sur “un terrain de 624m2 devrait permettre de répondre aux besoins d’une famille de six enfants en une seule année”. Le communiqué de la présidence de la République publié à l’occasion de la descente présidentielle sur le site de démonstration à Ambatolampy Tsimahafotsy parle d’une production pouvant atteindre cinq à dix fois plus que d’habitude avec cette nouvelle technique et aidant à la conservation du sol.

    L’objectif de l’Etat est de vulgariser très rapidement cette technique de production dans tout le pays. En attendant, elle sera mise en oeuvre sur un site pilote de 45 ha et dans le cadre du projet présidentiel “Ankohonana Miarina” installé à Fieferamanga, non loin du site de la nouvelle ville de TanaMasoandro. Ce projet entend “contribuer à la lutte contre la pauvreté, en offrant aux familles la possibilité de se nourrir et de débuter une nouvelle vie”. Il comprend divers volets dont un volet formation incluant, en plus de la formation agricole, une formation spirituelle et une formation à la gestion financière, selon un communiqué du ministère en charge de l’Agriculture.

     
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  • BASKETBALL – U-Magis réalise le back-to-back en battant l’Esmia au tournoi Smatchin

    BASKETBALL – U-Magis réalise le back-to-back en battant l’Esmia au tournoi Smatchin

    Antananarivo, 17 Mars, 19h55 – Ils l’ont fait. Les joueurs de l’U-Magis remportent la dixième édition du Smatchin Tournament, au Palais des Sports Mahamasina. Ils ont battu l’Ecole de management et d’informatique appliquée (Esmia) en finale de la compétition sur le score (65-50). Les étudiants de l’Université jésuites gardent ainsi leur trophée et réalisent le back-to-back.

    L’U-Magis tenante du titre imprime son rythme dès le début du match. L’équipe de Saint-Michel colle un 7-0 d’entrée à son adversaire du jour. U-Magis restera en tête tout le premier quart temps qui s’achève sur le score de 18 à 14.

    Mais l’Esmia se réveille lors du deuxième quart-temps et fait leur meilleure série du match. Ils infligent un 14-0 à leur adversaire et prennent 10 points d’avance (18-28) avant que leurs adversaires ne puisse réagir. A la mi-temps le score est de 23 à 30 en faveur de l’Esmia.

    C’est au retour des vestiaires que les champions en titre ont montré leur supériorité. Un 15-0 d’entrée les voit repasser devant. L’U-Magis conservera l’avantage jusqu’à la fin du quart-temps.

    L’U-magis termine le boulot lors d’un quatrième quart-temps presque à sens unique. Score final, 65 à 50.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – 87% de la production minière de Madagascar constituée par le nickel, l’ilménite et les minerais

    SECTEUR EXTRACTIF – 87% de la production minière de Madagascar constituée par le nickel, l’ilménite et les minerais

    Antananarivo, 17 Mars, 18h15 – Le nickel, l’ilménite et les minerais avaient constitué 87% de la production minière de Madagascar en 2020. Le nickel vient en première place avec une contribution à 42%. Vient ensuite l’ilménite représentant 26% de la production. Les minerais closent ce top 3 en y contribuant à 19%. Ces chiffres ont été publiés à partir des déclarations des sociétés minières, que l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar a mentionnées dans un rapport publié cette année.

    Ces produits sont visiblement ceux qui sont exploités de manière industrielle à Madagascar. Mais à ceux-ci s’ajoutent encore la production de boue de minerais, de graphite, de zircon, de monazite, de cobalt et d’autres produits miniers, détaille ce document de l’ITIE Madagascar.

    L’ITIE Madagascar rapporte par ailleurs que l’exploitation minière artisanale et de petite taille exploite principalement l’or, les pierres précieuses comme le saphir ou le rubis, ainsi que les pierres fines comme le béryl ou la tourmaline. Cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence dans industries extractives souligne cependant qu’avec les zones d’encadrement, qui est une politique du ministère des mines, beaucoup plus de substances sont exploitables par les petits exploitants.

    L’Etat avait récemment annoncé son intention de développer l’exploitation industrielle de l’or. Le ministère des mines avait indiqué être en train de finaliser l’étude de faisabilité sur la mise en place de la raffinerie d’or ainsi que les différents textes correspondants durant les 100 premiers jours du second mandat du président de la République.

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  • JEUX AFRICAINS – Madagascar recule à la neuvième place faute de médailles depuis quatre jours

    JEUX AFRICAINS – Madagascar recule à la neuvième place faute de médailles depuis quatre jours

    Antananarivo, 17 Mars, 8h05 – La dernière médaille malgache aux Jeux africains remote bien à mercredi avec la médaille d’or de Laura Rasoanaivo en judo dans la catégorie des moins de 70 kg chez les dames. Depuis et en attendant les dernières disciplines, les athlètes alignés par la Grande ile n’en ont plus gagné.

     

    A la fin de la 13ème journée des compétitions samedi, Madagascar, resté à 14 médailles dont quatre en or, deux en argent et sept en bronze, recule alors à la neuvième place sur le tableau des médailles. Il s’est fait dépasser par l’Erythrée (six or, deux argent, cinq bronze) huitième et le Ghana (neuf or, 22 argent, 15 bronze), sixième, et reste toujours derrière Maurice (sept or, cinq argent, dix bronze) septième, et la Tunisie (dix or, 20 argent, 29 bronze) cinquième.

     

    Après Laura Rasoanaivo, Miora Rasoanaivo était encore en course en judo dans la catégorie des moins de 78 kg chez les dames. Mais la judokate ne combat qu’une fois dans sa catégorie le 14 mars. L’équipe nationale malgache ne combat non plus qu’une seule fois le 15 mars, laissant au judo avec un bilan d’une médaille d’or et d’une médaille de bronze.

     

    La dernière Malgache en lice en haltérophilie, Raima Vaniah Miadantsoa dans la catégorie des plus de 87 kg chez les dames, a aussi terminé sans aucune médaille le 14 mars. Elle a soulevé 67 kilos à l’arraché, bien loin derrière les 107 kilos de la médaillée d’or, et 80 kilos à l’épaulé-jeté, contre 130 kilos pour la médaillée d’or. Ce qui lui a fait un total olympique de 147 kilos face aux 237 kilos de la médaillée d’or.

     

    Madagascar était également engagé en bras de fer les 15 et 16 mars mais les trois ferristes alignés par la Grande île ne sont pas allés loin. Iaritsaroana Randrianantoandro, dans la catégorie des 75 kg et Etahina Rakotonirina, dans la catégorie des 85 kg ont concouru dans les compétitions de bras gauche et dans celles de bras droits mais ont été éliminés précocement des combats. Andrianantenaina Rakazoniaina, dans la catégorie des 65 kg, uniquement inscrit dans les compétitions de bras gauche a combattu jusqu’au deuxième round avant d’étre éliminé.

     

    Les autres disciplines restantes dans lesquelles Madagascar a encore des chances de médailles sont le tennis dont la première journée a eu lieu samedi, le taekwondo dont le début des compétitions est prévu ce dimancje, ainsi que l’athlétisme et le basketball 3×3 qui doivent commencer lundi.

     

  • PRODUITS MINIERS – 39 300 tonnes de nickel et de cobalt exportés  en 2023

    PRODUITS MINIERS – 39 300 tonnes de nickel et de cobalt exportés  en 2023

    Antananarivo, 16 Mars, 18h50 – La Grande île avait exporté 39 300 tonnes de nickel et de cobalt en 2023. La valeur de ces produits miniers exportés l’année dernière s’élève à 4 150,8 milliards d’ariary, d’après les chiffres publiés par la direction générale des douanes (DGD). Ce qui les positionne en tant que premiers produits d’exportation de Madagascar, en termes de valeur.

    Le volume des nickel et cobalt exportés en 2023 est en hausse par rapport au 38 600 tonnes exportés en 2022. Cependant, ce qu’avaient rapporté ces produits miniers l’année dernière était inférieur à ce qui était enregistré l’année précédente passant de 4 606,5 milliards d’ariary en 2022 à 4 150,8 milliards d’ariary en 2023.

    La Banque mondiale avait rapporté dans sa note de conjoncture économique que des manques à gagner dans les exportations de cobalt et de nickel avaient été enregistrés en 2023. Ils été respectivement de 48,2 % et de 5,8 %, principalement attribuables aux baisses respectives de leurs prix à l’international de 50,4 % et de 7,0 %.

    Côté production, la compagnie Ambatovy avait rapporté avoir produit 36 000 tonnes de nickel et environ 3 300 tonnes de cobalt en 2023. Ce volume exporté, qui avoisine les 40 000 tonnes, se trouve dans la moyenne exportée par cette compagnie ces dernières années. Sumitomo Corporation, l’actionnaire majoritaire dans ce projet minier avait toutefois déjà revu ses estimations et prévoit une production d’environ 30 000 tonnes cette année. Et ce, contre les 40 000 avancées par cette société japonaise au mois de novembre de l’année dernière.

    Cette compagnie minière se trouverait par ailleurs en difficulté. Son usine était victime de dysfonctionnement d’équipements et de problème au niveau de sa centrale électrique vers la fin de l’année dernière. Elle est également confrontée à la baisse des prix à l’international de ce qu’elle produit.

    L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, est intervenu en demandant à l’Etat du soutien en faveur de la compagnie minière, quelle que soit la forme. Le diplomate japonais parlait entre autres du remboursement du crédit de TVA que l’Etat doit à Ambatovy. La situation d’Ambatovy ainsi que la conjoncture économique à Madagascar avaient en tout cas été discutées dernièrement être cet ambassadeur et le premier ministre malgache Christian Ntsay.

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  • L’importation de riz affiche son plus bas niveau des quatre dernières années

    L’importation de riz affiche son plus bas niveau des quatre dernières années

    Antananarivo, 16 Mars, 14h49 – L’importation de riz revient en dessous de la barre des 500 000 tonnes. Le volume de ce produit importé à Madagascar en 2023 est évalué à 424 008 tonnes. Soit une différence conséquente de 320 838 tonnes par rapport au volume d’importation en 2022, d’après les chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat), repris par la cellule de l’Observatoire du riz (ODR) dans son dernier bulletin.

    Le volume du riz importé à Madagascar passait ainsi de 479 359 tonnes en 2020 pour augmenter à 629 414 tonnes en 2021. Une tendance haussière qui s’est poursuivie à 744 846 tonnes en 2022 pour finalement s’établir à 424 007 tonnes en 2023. Pour l’ODR, c’est la bonne production rizicole de la campagne 2022-2023 qui a contribué à la disponibilité du riz local et qui a conduit ainsi à la réduction du volume de riz importé l’année dernière.

    Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage avait avancé une augmentation de plus de 8% de la production rizicole en 2023 contre des hausses qui tournaient autour de 5% lors des précédentes campagnes. Pour cette année, l’Etat s’est engagé une production de 6 millions de tonnes de paddy dans le cadre de la première phase de la Stratégie nationale de développement de la riziculture. Cela implique l’extension des zones irriguées, la distribution d’engrais minéraux à combiner avec des engrais organiques aux agriculteurs, la fourniture de semences certifiées et améliorées.

    Comme souligné par le Réseau de systèmes d’alerte précoce contre la famine, le riz produit localement est l’aliment de base le plus important pour les ménages du nord et du centre de Madagascar. Le riz importé est un substitut moins préféré, mais souvent consommé par les ménages pauvres, car il est moins cher que le riz produit localement et augmente de volume pendant la cuisson.

    La production rizicole de la Grande île est par ailleurs destinée majoritairement à l’autoconsommation. 80% de cette production est consommée par les producteurs. Il n’y a que 20% de la production nationale qui est commercialisée, d’après ce qu’expose la Banque mondiale dans son rapport d’évaluation de la pauvreté et de l’équité qu’elle a dernièrement présenté.

     

  • Le général Richard Ravalomanana incite les militaires à ne pas faire de la politique ni à avoir d’aspiration politique mais plutôt à respecter les institutions en place

    Le général Richard Ravalomanana incite les militaires à ne pas faire de la politique ni à avoir d’aspiration politique mais plutôt à respecter les institutions en place

    Antananarivo, 16 Mars, 11h55 – Le président du Sénat lance un message à l’Armée. Durant la passation de commandement à la tête de l’Etat-major de l’Armée ce vendredi, le général à la retraite Richard Ravalomanana a appelé les militaires à faire leur devoir en respectant les déontologies militaires et à éviter de baigner en politique.

     

    “On voit aujourd’hui ce qui se passe en Afrique. On voit des militaires issus d’Académie militaire qui sont les acteurs principaux de coup d’Etat. On a vu avant ou ailleurs qu’il y a des militaires qui entrent dans les affaires politiques”, s’indigne le général à la retraite. “Ce que je veux vous dire c’est qu’il faut toujours voir l’institution et non la personne. On doit respecter les institutions en place”, ajoute-t-il. “Il faut suivre les ordres des chefs en place et ne pas chercher autre chose”, insiste le sénateur.

     

    Le président du Sénat insiste, “il ne doit plus entendre que les militaires ont des aspirations politiques que ce soit une politique pour l’Etat ou opposée à l’Etat”. “Il faut rappeler la déontologie militaire et le suivre afin protéger et développer notre chère patrie”, insiste l’officier général à la retraite.

     

    Mais le général Richard Ravalomanana demande aussi aux Forces armées de toujours garantir l’unité des trois forces de défense et de sécurité que sont la Police, la Gendarmerie et l’Armée. “Aujourd’hui notre défense doit se tourner plus vers la sécurité intérieur dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité”, lance l’ancien secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie. “Je félicite le général Sahivelo d’avoir toujours su travailler avec les autres acteurs de la défense, la Police et la Gendarmerie (…) je vous incite aujourd’hui comme l’a fait le général à toujours coopérer”, poursuit-il encore.. “Vous n’êtes pas des adversaires, travaillez ensemble et discutez. Faites passer l’ordre que vous êtes des frères d’arme et que vous devez travailler ensemble”, conclut-il.

     

  • ENVIRONNEMENT – La fiscalité verte basée sur le principe du « pollueur-payeur » en cours d’instauration

    ENVIRONNEMENT – La fiscalité verte basée sur le principe du « pollueur-payeur » en cours d’instauration

    Antananarivo, 15 Mars, 8h40 – Taxer les produits polluants d’un côté et exonérer de droits et taxes les projets en faveur de la préservation de l’environnement de l’autre. C’est le principe de la fiscalité environnementale que le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) entend instaurer avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) à Madagascar, à travers le projet diversification horizontale et verticale de l’économie malgache. Cette fiscalité environnementale avait été exposée jeudi.

    Parmi les types de fiscalité environnementale proposée, il y a les redevances environnementales sur importation de produits polluants (RE2P) comme les piles et accumulateurs, les équipements électroniques et électriques, les produits pneumatiques ou encore les réfrigérateurs et les équipements frigorifiques. Il est également proposé des Redevances environnementales sur les sachets et les produits plastiques (RESP) ainsi que des redevances environnementales sur les huiles minérales usées (REH). Une taxe environnementale sur les assurances (TEA) et une taxe sur les engins électriques (T3E) sont également avancées.

    Des incitations fiscales sont parallèlement proposées. C’est le cas de l’exonération de droit et taxe à l’importation sur les projets de lutte contre le changement climatique et des alternatives d’usage domestique écologique. Les programmes de gestion intégrée des paysages pour des chaînes de valeurs de production saine devraient également bénéficier de cette exonération. Et cette disposition sera prise pour inciter aux investissements sur la transformation des déchets.

    La mise en place d’un mécanisme de financement innovant est indispensable et la fiscalité environnementale constitue l’une des formes principales des instruments économiques favorable à l’environnement, selon le ministre Max Fontaine. Les ressources financières domestiques générées par cette fiscalité devraient par ailleurs augmenter la capacité du MEDD à financer ses interventions dans le domaine de l’environnement et du développement Durable, explique-t-il. Lui d’indiquer que le financement alloué par l’Etat destiné à la préservation de l’environnement tourne autour de 1% du budget national durant les quatre dernières années.

    « Nous nous rapprochons de l’étape finale », lance la représentante du Pnud à Madagascar, Natasha Van Rijn. Diverses concertations et consultations de tous les acteurs concernés, accompagnées des études techniques et juridiques avaient déjà eu lieu. L’atelier de restitution nationale de jeudi leur a permis de se pencher sur les côtés techniques et juridiques nécessaires pour rendre opérationnel ce nouveau mécanisme de financement en faveur de l’environnement. Les prochaines étapes seront la présentation des documents cadres juridiques à différents niveaux aux fins de l’adoption en Conseil de gouvernement, en Conseil des ministres et au niveau des institutions législatives.

  • Madagascar enregistre un déficit commercial de 6 943 milliards d’ariary en 2023

    Madagascar enregistre un déficit commercial de 6 943 milliards d’ariary en 2023

    Antananarivo, 15 Mars, 15h35 – La détérioration de la balance commerciale se poursuit. Son déficit a atteint 6 943 milliards d’ariary en 2023 si on se réfère aux données sur la situation du commerce extérieur de Madagascar, publiées par la direction générale des douanes (DGD). L’administration douanière rapporte que la valeur totale des exportations malgaches l’année dernière s’élevait à 14 286 milliards d’ariary. Celle de ses importations durant cet exercice s’est établie à 21 229,7 milliards d’ariary.

    On parle de déficit lorsque la valeur des importations d’un pays dépasse celle de ses exportations. Pour Madagascar, sa balance commerciale n’a cessé de se dégrader ces cinq dernières années. Son déficit, qui était à 4 290 milliards d’ariary en 2019, avait augmenté à 4 617 milliards d’ariary en 2020, pour s’élever à 5 633 milliards d’ariary en 2021 et s’établir à 6 722 milliards d’ariary en 2022, d’après l’un des bulletins publiés par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Et cette année, il se situe à 6 943 milliards d’ariary en 2023 d’après les chiffres communiqués par la DGD.

    Les exportations de Madagascar pour l’année dernière avaient surtout été portées par les « nickel et cobalt », en termes de valeur. Viennent ensuite les “céréales, épices, fruits et légumes”. Le « textile » boucle le top 3 des produits qui ont rapporté le plus au pays en matière d’exportation. Les trois premières destinations des produits malgaches, toujours en termes de valeur, ont été les blocs géoéconomiques Union Européenne (UE), l’Accord entre les Etats‐Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada (USMCA_ACEUM), et le bloc Japon-Corée du Sud.

    Pour ce qui est des importations, c’est pour les matières premières que Madagascar a le plus dépensé. Viennent après les importations d’énergie et d’équipements. C’est le bloc Moyen Orient qui est le premier fournisseur de la Grande île en termes de valeur. Il est suivi des blocs Grande Chine et Union Européenne.