Connaissez-vous le syndrome du cœur brisé ou le Tako-tsubo? Cette maladie cardiaque provoquée par une situation de stress émotionnel aigu ? Chagrin, décès, rupture amoureuse, accident physique ou des événements beaucoup plus joyeux demande en mariage, naissance… L’accumulation de stress lié à ces événements peut conduire à une fragilité émotionnelle, qui peut aboutir à une paralysie du muscle cardiaque. Tako-tsubo veut dire piège à poulpe en japonais. La maladie a été découverte au Japon dans les années 90. Le cœur se ballonne et ne remplit plus sa fonction de pompe sous l’effet d’un stress aigu ou de fortes émotions. La maladie touche surtout les femmes, et davantage encore les femmes ménopausées.
Catégorie : À la une
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PATRIMOINE – Une lettre demandant la restitution par la France du crâne du Roi Toera officiellement transmise à l’ambassadeur de France
Antananarivo, 11 Mars, 13h15 – L’ambassadeur de France Arnaud Guillois accueilli avec joie à la tribune du nouveau Coliseum d’Anatirova. A l’occasion du “Taom-baovao malagasy fidiovana” (Nouvel an malgache de la purification), les princesses descendantes du Prince Kamamy et la princesse Fenosoa Ralandison, descendante du Prince Ratsimamanga, ont uni leurs voix pour transmettre à ce représentant de la France un courrier demandant aux autorités françaises la restitution à Madagascar des reliques du Roi Toera, roi sakalava décapité par la France en 1897 et dont le crâne se trouve actuellement en France.
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Il s’agit, selon la princesse Fenosoa Ralandison, d’une “initiative du ministre malgache de la Communication et de la culture”, Augustin Andriamananoro. Bien que des démarches aient déjà été engagées par le gouvernement malgache dans le processus de restitution du crâne du Roi Toera, et que le processus soit en bonne voie avec l’adoption par le Parlement français d’une loi sur la restitution à des Etats étrangers de restes humains appartenant aux collections publiques, le ministre indique avoir tenu à adresser cette doléance symbolique à l’occasion du “Nouvel an malgache qui se traduit par la réconciliation et le pardon”, explique-t-il.
Promettant de transmettre le courrier à la ministre française en charge de la Culture “aujourd’hui même”, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, assure “saisir l’importance de cette restitution” pour laquelle “beaucoup de travail a déjà été effectué”. Il se dit en même temps convaincu que “l’avenir de nos relations [Madagascar et la France] ne peut se fonder que si nous avons conscience de ce passé partagé”.
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FESTIVITES – Célébration officielle du premier « Taom-baovao Malagasy » de l’année à Anatirova
Antananarivo, 10 Mars, 20h55 – Une première. Une célébration commune et officielle a été faite ce 10 février à Anatirova à l’occasion du premier « Taom-baovao Malagasy » de l’année. La cérémonie, organisée en présence des dignitaires traditionnels, a été marquée symboliquement par l’allumage du « Afo tsy Maty », le feu éternel, de la main du ministre de la Communication et de la culture, Augustin Andriamananoro. Un feu qu’il veut de nouveau ramener au Rova non pas pour brûler, dit-il, mais pour éclairer en flambeau.
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Ce « Taom-baovao Malagasy », ou célébration du nouvel an malagache est également désigné par le terme « Taom-baovao fidiovana ». Il est célébré dans le cadre du dernier mois de l’année du calendrier malgache ou « Alohotsy » et est célébré jusqu’à lundi dans divers endroits à travers l’île dans le cadre d’un consensus trouvé pour la célébration du « Taom-baovao malagasy ».
C’est le 17 février que ce consensus a été trouvé dans le cadre de la célébration des « Taom-baovao ». Une célébration qui se fait en deux dates : le « taom-baovao fidiovana », du 10 au 11 mars, et le « Taom-baovao lohataona » prévu en septembre de cette année. -

ACCES AUX MARCHES – 80% de la production rizicole consommées directement par les producteurs
Antananarivo, 10 Mars, 15h30 – Destinée majoritairement à l’autoconsommation. 80% de la production rizicole de Madagascar est consommée par les producteurs. Il n’y a que 20% de la production nationale qui est commercialisée, d’après ce qu’expose la Banque mondiale dans son rapport d’évaluation de la pauvreté et de l’équité qu’elle a dernièrement présenté.
L’accès limité au marché compromet pourtant la rentabilité du secteur agricole, selon cette institution de Bretton Woods. Les grandes différences de prix du riz entre les régions témoignent d’une faible intégration des marchés, principalement en raison des coûts de transport prohibitifs, aggravés par la vétusté des routes, explique-t-elle. Seuls 11,4% de la population rurale ont accès à de bons réseaux routiers, de sorte que seuls 61,2 % des agriculteurs qui vendent leur production se rendent au marché pour la vendre et obtenir des prix plus élevés, selon son rapport.
Or, les produits qu’ils n’ont pas réussi à vendre sont stockés en vue de ventes ultérieures, ou pour être consommés à la maison ou encore pour être utilisés comme semences. Cependant, la moitié de ces invendus sont stockés dans des conditions peu optimales ou ne sont pas stockés du tout. Une situation qui entraîne, selon la Banque mondiale, des pertes post-récolte pouvant aller jusqu’à 35%.
Pour la Banque mondiale, l’investissement dans l’infrastructure rurale, en particulier dans le réseau routier délabré, y compris les nouvelles routes de desserte, constitue une première étape cruciale pour remédier aux défaillances du marché agricole. Afin de stimuler la productivité agricole, le pays aura à approfondir les investissements actuels dans la connectivité rurale, étendre les zones de riziculture et renforcer la sécurité foncière. La Banque mondiale juge par ailleurs important de réduire les distorsions commerciales et de protéger les riziculteurs contre les risques récurrents de chocs climatiques au moyen d’assurances.
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NECROLOGIE – Brice Mick Raoel dit Mikakely rejoint le firmament
Antananarivo, 10 Mars, 13h50 – Le monde de la musique en deuil. C’est en ce début d’après-midi du 10 mars que l’on apprend que Brice Mick Raoel, connu sous son nom de scène Mika Kely, a quitté le monde à jamais après avoir lutté des mois durant contre sa maladie. Ce bassiste de renom a collaboré avec les plus grands artistes du pays.
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Selon une proche de la famille, c’est vers 11h que Mika Kely a rendu son dernier souffle à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Sa maladie lui aura été Fatale. Il a été hospitalisé à Anosy Avaratra le 15 Janvier dernier avant son transfert dans le plus grand centre hospitalier du pays à Ampefiloha quelques jours plus tard. Plusieurs initiatives ont été prises pour aider ses proches à la prise en charge des soins.
Actuellement le corps du défunt se trouve toujours à l’hôpital HJRA. Un programme fait d’hommages à Mika Kely est prévu mais la famille du défunt indique vouloir le rendre public au fur et à mesure de l’avancement des préparatifs.
Photo : Page Facebook Mikakely Raoel
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EXPLOITATION MINIERE – Madagascar constitué de 1,702 millions de carrés miniers dont 48% encore libres
Antananarivo, 10 Mars, 13h30 – 1 702 544. C’est le nombre de carrés miniers dont dispose la Grande île, selon les estimations du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM). 26%, soit 440 264 carrés miniers, sont situés dans des zones protégées, toutes confondues. 30%, soit 509 782 carrés, sont occupés par des titres miniers à fin 2023. 814 46, soit 48% sont des carrés libres, d’après les données de cet établissement public, reprises et publiées par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar dans son récent rapport.
Une grande partie du territoire malgache est ainsi disponible pour une éventuelle demande de permis miniers. Mais le gel de l’octroi de permis en place depuis 2010 est notamment à l’origine de la baisse quasi-annuelle du nombre de carrés miniers occupés, fait remarquer cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence minière. Ces carrés occupés qui s’élevaient à 548 541 en 2018, baissaient à 545 334 en 2019 pour se situer à 509 363 en 2020.
De même, le gel de l’octroi de permis miniers avait conduit à la baisse du nombre de permis valides, de 5 228 en 2018 à 5 227 en 2019 pour finir à 5 003 en 2020. Pour l’ITIE Madagascar, « cette baisse peut s’interpréter comme le départ d’opérateurs extractifs ». Elle a d’ailleurs impacté sur les recettes de l’Etat constituées par les Frais d’administration minière (FAM) perçus par le BCMM.
Il est par ailleurs décidé, dans le nouveau code minier, la réduction à 5 000 km2 soit environ 12 800 carrés miniers de la superficie maximale couverte par le permis de recherche (PR) qui pouvait auparavant aller jusqu’à 10 000 km2. Un permis d’exploitation ne devra plus couvrir que 500 km2, soit 1280 carrés miniers, s’il couvrait 1 000 km2 dans le code minier non révisé. Pareil pour le permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) qui ne couvrira que 50 km2 soit 128 carrés miniers s’il couvrait auparavant 100 km2.
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BILLET D’AVION – Les taxes aéroportuaires connaissent une augmentation
Antananarivo, 10 Mars, 11h50 – Des éléments de la structure des prix des billets d’avion ajustés. Les taxes aéroportuaires MG ont connu une augmentation, d’après ce qu’a révélé la compagnie Madagascar Airlines. La compagnie nationale avait déjà avisé ses clients de cette décision qui est appliquée depuis le 6 mars et qui concerne tous les réseaux, dont domestiques, régionaux et long-courriers, au départ des aéroports de Madagascar.
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C’est cette nouvelle taxe MG qui est donc appliquée sur les billets d’avion. Sa mise en œuvre concerne les redevances passagers pour les taxes aéroportuaires au départ des aéroports de la Grande île. Comme indiqué par Madagascar Airlines, cette taxe est relative au fonctionnement de l’aviation civile de Madagascar, mais aussi à l’aménagement du territoire de l’aviation civile.
Ainsi, depuis le 6 mars, la taxe MG pour le réseau intérieur est de 6 900 ariary pour l’aéroport d’Antsiranana. Elle est de 8 100 ariary pour celui de Toliara, 14 300 ariary pour Mahajanga, 16 800 ariary pour Toamasina, 19 400 ariary pour Tolagnaro, 32 000 ariary pour Fianarantsoa, Mananjara et Morondava.
La taxe MG pour le réseau régional est de 25,60 dollars au départ et à l’arrivée de l’aéroport d’Antsiranana. Elle est de 27,70 dollars pour l’aéroport de Toliara, 24,50 dollars pour Mahajanga, 26,10 dollars pour Toamasina et 26,50 dollars pour Tolagnaro.Pour ce qui est du réseau long-courrier, la taxe MG est désormais à 22 dollars au départ et à l’arrivée de l’aéroport d’Antsiranana. Elle est à 24,10 dollars pour l’aéroport de Toliara, 20,90 dollars pour Mahajanga, 22,50 dollars pour Toamasina et 22,90 dollars pour Tolagnaro.
Madagascar Airlines indique que les taux des taxes de redevances de sureté aéronautique (RSA A5), un autre élément de la structure du prix des billets d’avions, ont également augmenté depuis le 24 février. Une décision qui est applicable aux aéroports internationaux de Madagascar que sont ceux d’Antsiranana, Nosy Be, Mahajanga, Toamasina, Toliara, Tolagnaro et Antananarivo, précise la compagnie aérienne nationale. Pour le réseau intérieur, cette taxe est dorénavant à 5,10 dollars. Elle est à 19,80 dollars pour les réseaux régional et long-courrier au départ et à l’arrivée de ces aéroports.
La compagnie Madagascar Airlines a déjà exposé que son revenu représente autour de 40 % du coût du billet lui-même, et les taxes diverses représentent 60 %. Ce revenu comprend plusieurs strates, à savoir la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité, et la marge commerciale, indique-t-elle.
Et puis il y a les diverses taxes, que sont la taxe YQ qui est relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance ainsi que les taxes G9 (Ravinala Airport) ou A5 (autres) qui sont liées à l’utilisation de l’aéroport à Antananarivo et en province. Mais il y a encore la TVA qui est à hauteur de 20 % du revenu de cette compagnie, la taxe MG et la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les coûts liés à une réservation.
Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, avait déjà soulevé ces taxes qui figurent parmi les paramètres structurant le prix des billets de Madagascar Airlines au mois de décembre 2023. Il avait expliqué à l’époque que c’est un sujet qui devrait encore être négocié auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF).



