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  • SOCIETE A PARTICIPATION PUBLIQUE – L’Etat assure être vigilant par rapport aux risques budgétaires qui pourraient découler de la création du Fonds souverain malgache

    SOCIETE A PARTICIPATION PUBLIQUE – L’Etat assure être vigilant par rapport aux risques budgétaires qui pourraient découler de la création du Fonds souverain malgache

    Antananarivo, 20 Novembre, 9h37 – Un engagement. L’Etat avait assuré qu’il reste vigilant quant aux risques budgétaires qui pourraient éventuellement découler de la création du Fonds souverain Malagasy (FSM). Les autorités malgaches entendent les contenir grâce aux meilleures pratiques en matière de fonds souverains, avancent-elles dans le Mémorandum de politique économique et financière (MEFP) présenté dans le rapport de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).
    ⭕Les autorités malgaches se sont engagées dans ce Mémorandum à clarifier les objectifs, la stratégie d’investissement, le financement et la gouvernance du FSM. Cet engagement permettra d’« éviter le détournement des recettes budgétaires et l’augmentation de la dette publique ». Il servira aussi à « assurer la transparence des opérations du fonds, y compris la présentation annuelle et d’états financiers au Parlement et leur publication régulière », avancent ces responsables locaux dans ce document.
    ⭕Créé en 2021, le Fonds souverain est une société anonyme à participation publique qui est destiné à contribuer au financement et à la réalisation de projets de développement prioritaires et à investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaire, rentables et créateurs d’emplois. Il devra aussi constituer des réserves financières consistantes, valoriser les ressources naturelles et fructifier par une gestion saine et prudente les participations et actifs confiés par l’Etat.
    ⭕Le Fonds est constitué par les ressources détenues transférées, cédées par l’Etat et par les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Il est également alimenté par des produits de valorisation des actifs incorporels comme les droits, les licences ou les crédits-carbone, des produits des placements financiers du Fonds, des excédents de ressources des organismes publics sous forme d’augmentation du capital, des emprunts auprès des organismes publics privés nationaux ou internationaux et toutes autres ressources appropriées nationales et internationales.
    ⭕Selon la loi portant sur sa création, la gestion des ressources qui vont alimenter le FSM sera confiée à une société ayant le statut de société anonyme à participation publique, dont le capital social sera détenu à 100% par l’Etat qui peut l’ouvrir à des organismes publics. Dans ce cas, la participation directe de l’Etat ne peut être inférieure à 70% du capital social de la société.
  • CARBURANT – Le plafond des passifs bruts de l’Etat vis-à-vis des pétroliers maintenu à 300 milliards d’ariary

    CARBURANT – Le plafond des passifs bruts de l’Etat vis-à-vis des pétroliers maintenu à 300 milliards d’ariary

    Antananarivo, 19 Novembre, 18h40 – Les engagements bruts de l’Etat envers les compagnies pétrolières, hors TVA, restent plafonnés à 300 milliards d’ariary. C’est ce qui a été convenu entre les autorités malgaches et le service du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Les engagements en question sont constitués par le passif de l’Etat envers les pétroliers, qui est le montant généré par le cumul des écarts entre le prix de référence calculé des carburants (PRC) et les prix affichés à la pompe (PMAP) avec l’administration des prix.

     

    La partie malgache explique dans ce rapport qu’en l’absence d’augmentation des prix à la pompe, tout excédent fera l’objet d’un transfert supplémentaire aux distributeurs de carburants afin de revenir en dessous du plafond.

     

    Ce plafond de 300 milliards d’ariary des passifs bruts de l’État vis-à-vis des distributeurs avait été dépassé en septembre 2022 en raison des retards dans la négociation d’un accord sur les dettes croisées entre les deux parties. Il avait cependant été respecté depuis avril 2023 avec le règlement par l’Etat de ses engagements envers les pétroliers après la conclusion d’un accord au mois de décembre de l’année dernière.

     

    Cet accord avait prévu le paiement par l’État de sa dette aux membres du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) résultant de la différence entre le prix administré à la pompe et le prix du marché. Il prévoyait inversement le règlement par le GPM de toutes ses obligations fiscales envers l’État. L’accord couvrait également le paiement de toutes les réquisitions faites par l’État pour Jirama en 2022.

     

    Le service du FMI avait avancé dans le rapport sur la quatrième revue de la FEC que, sur la base des projections des prix du pétrole établies dans les Perspectives de l’économie mondiale (PEM), les passifs bruts vis-à-vis des distributeurs de pétrole devraient rester bien en dessous du plafond de 300 milliards d’ariary.

     

    Les autorités malgaches avaient toujours réitéré, dans le cadre des échanges avec le service du FMI pour cette quatrième revue, leur engagement à mettre en œuvre un mécanisme automatique de tarification des carburants d’ici le premier trimestre 2024. Elles s’emploient également à formuler une politique visant à atténuer l’impact des ajustements des prix des carburants sur les populations vulnérables.

     

    Les donnes pourraient cependant changer. Le Gouvernement et FMI se sont convenus de remettre à plus tard la cinquième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Une revue, dont l’achèvement, au vu du respect des critères de réalisation pour fin juin 2023 pour permettre le décaissement de 24,44 millions de DTS, était prévu le 15 novembre 2023.

     

  • Les hommages des artistes se multiplient à l’annonce du décès de la Reine du Salegy Ninie Donia

    Les hommages des artistes se multiplient à l’annonce du décès de la Reine du Salegy Ninie Donia

    Antananarivo, 19 Novembre, 17h20 – « Oui, elle bien est partie. Quelle tristesse », annonce Wawa Salegy, sur sa page Facebook, pour confirmer le décès de Ninie Donia. « Tu resteras à jamais gravée dans nos cœurs », poursuit, en écho à l’hommage de Tence Mena, celui qui, il y a quelques mois, s’agenouille sur scène en plein festival Somaroho pour demander grâce en faveur de celle que la scène appelait la Reine du Salegy, ou Éliane Virginie Bezara à l’état civil.

     

    « Nous nous sommes battus. Nous continuons la lutte. Chante à jamais avec l’esprit des lutteurs », lui rend hommage Cerveau Kotoson, enseignant à l’Université d’Antsiranana et artiste multidisciplinaire. « Mon aînée et une mère dans la musique s’en est allée », regrette également Big MJ qui parle d’une « légende », en évoquant la chanteuse. « Je ne sais pas quoi dire, mon coeur est meurtri. Elle en a tellement fait », lance, de son côté, Samoela. Rossy, lui, rappelle l’ascendance de la défunte. « Elle était la petite fille de Volazara, auteure de Ledama et de O ry vahoaka », rappelle-t-il.

     

    Ninie Donia était considérée comme la reine du Salegy. S’étant faite un nom dans la musique il y a une trentaine d’années, elle était aussi une femme engagée au point de se lancer en politique. Elle s’est présentée aux élections présidentielles de 2018.

     

    Le 25 avril dernier Ninie Donia écopait d’une peine de 18 mois de prison ferme après avoir été condamnée pour avoir fomenté un trouble à l’ordre public en voulant empêcher un accaparement de terrain. Avant cela elle avait déjà fait 11 mois de prison pour plusieurs chefs d’inculpation comme l’association de malfaiteurs.

     

    Son état de santé s’était détérioré en prison. Selon les sources locales, elle a été hospitalisée à l’Hopital de Nosy Be. Elle devait être transférée à Antsiranana ce dimanche des suites de la dégradation de son état. Elle est décédée alors qu’elle était en cours d’évacuation.

     

  • JIU-JITSU – Madagascar rafle 28 médailles à l’Open Africa 2023

    JIU-JITSU – Madagascar rafle 28 médailles à l’Open Africa 2023

    Antananarivo, 19 Novembre, 13h15 – Razzia de Madagascar à l’Open Africa 2023 de Jiu-Jitsu. La Grande île a raflé en tout 28 médailles dans les différentes catégories de la compétition continentale qui s’est déroulée à l’île Maurice samedi.

     

    Parmi les 28 médailles empochées par la délégation malgache, 13 médailles sont en or, sept en argent et huit médailles de bronze. Chacun des 18 membres de l’équipe malgache a remporté au moins une médaille.

     

    Chez les femmes, on peut souligner la performance de Tatamo Randriamanantena double médaillée d’or, en Gi chez les moins de 68kg et en Nogi chez les moins de 66kg. On peut aussi souligner la performance de Arindra Ranaivoharivony, vice-Championne en Gi catégorie moins de 61 kg et aussi vice-Championne en Nogi chez les moins de 66kg.

     

    Chez les hommes, Zo Aina Randriamanga est champion Nogi chez les moins de 86kg et vice champion Gi chez les moins de 88kg. Andy Rasamy-Anoharana pour sa part a raflé l’or en Gi chez les moins de 88kg et le bronze en Nogi chez les moins de 86kg.

     

  • FOOTBALL – Romuald Rakotondrabe évoque un travail psychologique à faire pour galvaniser les Barea en vue du match face au Tchad lundi

    FOOTBALL – Romuald Rakotondrabe évoque un travail psychologique à faire pour galvaniser les Barea en vue du match face au Tchad lundi

    Antananarivo, 19 Novembre, 11h10 – Relever la tête et avancer. Suite au coup de massue reçu vendredi soir face au Ghana et cette défaite (1-0) amère en toute fin de match, il est primordial d’aider les joueurs à relever la tête, indique Romuald « Rôrô » Rakotondrabe d’autant plus que les Barea ont encore un match face aux Sao du Tchad ce lundi.

     

    « Ce qu’il faut faire c’est de conforter les joueurs afin qu’ils puissent être prêts pour le match de lundi », explique le coach à la fin du match. « Il faut trouver le moyen de relever le moral des joueurs, qu’on a encore un autre match lundi et qu’il ne faut pas être découragé, qu’il faut se battre », ajoute-t-il.

     

    Romuald Rakotondrabe explique le revers tardif par « la fatigue » des joueurs en fin de match. « Les joueurs étaient fatigués donc il y avait un peu de déconcentration », confie-t-il. « Durant les cinq dernières minutes, j’ai signalé les joueurs car souvent le Ghana marque dans le money time », ajoute-t-il. « Mais c’est ça le football donc on vit avec, je prends toutes mes responsabilités en tant que coach », poursuit-il encore.

     

    Le technicien malgache regrette aussi amèrement les nombreuses occasions des Barea notamment celles de la première mi-temps et surtout le poteau trouvé par Njiva Rakotoharimalala vers la fin du match. « C’est triste pour les joueurs car ils ont bien joué, si on avait marqué sur notre poteau et nos occasions en première mi-temps, le match aurait été différent », regrette le coach Rôrô. Selon le sélectionneur, les Barea n’ont pas pu concrétiser leurs temps forts notamment en première mi-temps alors que le Ghana a pris la mesure du match en deuxième période.

     

    Le coach a aussi souligné la performance de Melvin Adrien auteur de nombreux arrêts décisifs. « Nous remercions Melvin, il est clairement en forme », note le coach.

     

    Lundi, les Barea affronteront les Sao du Tchad pour le compte de la deuxième journée des qualifications au Mondial 2026. Le match se tiendra au Maroc. Les Barea sont actuellement quatrième du groupe I à l’issue de la première journée.

     

  • Le Centre du commerce international estime à 78 millions de dollars le potentiel d’exportation d’huiles essentielles inexploité par Madagascar

    Le Centre du commerce international estime à 78 millions de dollars le potentiel d’exportation d’huiles essentielles inexploité par Madagascar

    Antananarivo, 19 Novembre, 9h35 – Une filière qui pourrait percer davantage. Le Centre du commerce international (ITC) estime à 140 millions de dollars le potentiel d’exportation d’huiles essentielles de Madagascar et les exportations réelles du pays à 74 millions de dollars. La Grande île dispose ainsi d’un potentiel d’exportations inexploité estimé à 78 millions de dollars, d’après les données livrées par cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

     

    Les marchés avec le potentiel d’exportation le plus élevé d’huiles essentielles, déterpénées ou non, de Madagascar sont les Etats-Unis, la France et l’Inde, indique l’ITC. Les Etats-Unis constituent le marché avec le potentiel de demande le plus élevé pour Madagascar, avec un potentiel inexploité de 22 millions de dollars, avance le Centre du commerce international. Le potentiel inexploité par les opérateurs de la Grande île est de 11 millions de dollars pour leurs exportations vers la France et de 2,4 millions de dollars pour celles vers le marché indien, d’après toujours l’ITC.

     

    Les huiles essentielles figurent parmi les secteurs considérés par l’Etat et le secteur privé comme étant porteurs d’avantages comparatifs pour le pays. Ils seront boostés à travers le Pacte sur l’industrialisation signé par les deux parties au mois de juillet.

     

    Les signataires de ce Pacte sur l’industrialisation ambitionnent de faire de Madagascar un producteur d’huiles essentielles et d’extraits de plantes qui soit non seulement reconnu pour son professionnalisme mais qui soit également capable de développer de nouveaux produits vers des nouveaux marchés. Ils se sont alors convenus sur quelques orientations stratégiques, dont celles touchant la structuration, la professionnalisation et l’uniformisation des procédures requises dans le cadre de la règlementation. Il y a également celles sur la qualification et la normalisation des produits, la promotion de la filière ou encore la création de valeur ajoutée sur les matières au niveau national.

     

    L’adoption du décret sur la mise en place du Conseil national des huiles essentielles (CNHE) prévue au mois de septembre de cette année avait été avancée dans ce document. Des conseils régionaux des huiles essentielles devraient également être mis en place au mois de décembre 2024, selon le Pacte sur l’industrialisation.

     

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  • JUSTICE – Vers une garantie de la protection des victimes avec l’avant projet de loi sur la corruption sexuelle

    JUSTICE – Vers une garantie de la protection des victimes avec l’avant projet de loi sur la corruption sexuelle

    Antananarivo, 18 Novembre, 12h17 – Inciter les victimes à dénoncer leurs bourreaux. L’avant-projet de projet de loi concernant la corruption sexuelle concocté par le comité de la sauvegarde de l’intégrité (CSI) a été présenté officiellement ce vendredi. Afin d’inciter les victimes à dénoncer leurs agresseurs, le texte présente une disposition visant à protéger les plaignants.

     

    ⭕“La loi offre une assistance et les mesures qui permettent de protéger les plaignants et les victimes afin de les inciter à dénoncer” a expliqué Tsiry Razafimandimby, Secrétaire Exécutif du CSI. “Même si la sanction est définie mais que personne ne porte plainte, c’est peine perdue” ajoute-t-il.

     

    ⭕L’objectif de ce projet de loi sur la corruption sexuelle est de “punir par la loi la corruption sexuelle” explique le comité. Bien que les lois existantes notamment celle contre la corruption prévoit déjà des sanctions en matière de corruption passive et que le code pénal prévoit des sanctions sur le trafic d’influence il n’y a pas encore aujourd’hui de disposition spécifique sur la corruption sexuelle confie Bakolalao Ramanandraibe, ancienne ministre de la Justice qui a fait partie du comité d’élaboration de la loi. L’idée est ainsi de regrouper toutes les dispositions et les clarifier.

     

    ⭕“L’innovation que nous avons apportée est de proposer un titre à toutes infractions touchant ce domaine et de préciser ce que c’est la corruption sexuelle”, explique-t-elle. La loi définit, entre autres, ce que sont le chantage sexuel ou encore le harcèlement sexuel avec les éléments constitutifs de ces infractions.

     

    ⭕Les travaux pour l’élaboration de l’avant projet de loi concernant la corruption sexuelle a été initié par le CSI et financé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le groupe de travail a été constitué du ministère de la Justice, du tribunal de première instance d’Antananarivo, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du ministère de l’Education nationale, du Bureau indépendant anti-corruption, du Pôle anticorruption, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale à travers la Brigade féminine de proximité mais aussi des organisations de la société civile représentées par les ONG Transparency international Initiative Madagascar (TI-MG), Tolotsoa, ECPAT et ASPE I.

     

    Photo : CSI

     

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  • ÉLECTRICITÉ – Un délestage tournant à Ambilobe à cause de la défaillance d’un transformateur

    ÉLECTRICITÉ – Un délestage tournant à Ambilobe à cause de la défaillance d’un transformateur

    Antananarivo, 18 Novembre, 12h15 – Un transformateur hors service à Ambilobe. La Jirama annonce une panne au niveau de ses transformateurs à Antafiakasaka à Ambilobe.  »L’appareil, d’une puissance de H61/160 Kva, a été frappé par la foudre, ce vendredi », informe la société d’Etat.

     

    Cette panne avait entraîné d’abord la coupure d’électricité dans cette localité. Mais les techniciens ont réussi à faire revenir l’électricité vers 17h. La puissance des appareils qui fonctionnent reste néanmoins insuffisante.  »Une production de 600kw est encore nécessaire pour approvisionner la ville. Ce qui contraint la Jirama à procéder à un délestage tournant à Ambilobe, durant les heures de pointe », indique la Jirama.

     

    Un transformateur devrait partir d’Antsiranana ce samedi pour dépanner la Jirama à Ambilobe. La société d’État prévoit également d’envoyer un autre transformateur, de 1 100Kva en partance de la capitale, ce lundi. Ces appareils devraient augmenter la production d’électricité à Ambilobe et contribuer à résoudre le problème de délestage.

     

  • Le Seces Antananarivo indique vouloir aller aux termes de l’année universitaire en maintenant en parallèle ses revendications 

    Le Seces Antananarivo indique vouloir aller aux termes de l’année universitaire en maintenant en parallèle ses revendications 

    Antananarivo, 18 Novembre, 7h35 – La section tananarivienne du syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces Tana) va reprendre ses activités. Après plus de quatre mois de grève, ses membres vont retrouver les salles de cours. Cette décision a été prise à l’issue de l’Assemblée générale du syndicat, ce vendredi, à en croire son communiqué.  »Le Seces ne pouvait plus laisser les étudiants malgaches livrés à eux-mêmes.(…) Le Seces Antananarivo a donc décidé d’aller aux termes de cette année universitaire », indique le communiqué du Seces.

     

    Les enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants estiment toutefois qu’il faudrait au moins vingt semaines pour terminer l’année universitaire. Ils souhaitent ainsi que des membres du Seces national prennent part à l’élaboration du calendrier universitaire, avec les responsables auprès de l’Université.  »Nous demandons la participation de deux ou de trois membres du Seces national, à l’assemblée générale, des présidents des universités, pour élaborer le calendrier universitaire », détaille le communiqué.

     

    Le Seces Tana prévient toutefois qu’il compte poursuivre ses revendications en parallèle.  »Nous avons constaté l’absence de volonté des autorités à satisfaire nos revendications. (…) Nous continuons de revendiquer nos droits qui sont des garants d’un enseignement supérieur et d’une recherche scientifique de qualité, ainsi que du développement », explique le Seces Tana.

     

    Le Syndicat appelle aussi à faire cesser les menaces, à l’encontre des leaders du syndicat. À en croire le communiqué, ces derniers ne font qu’exécuter les décisions prises lors des assemblées générales.

     

    Lundi, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique somme les enseignants chercheurs grévistes de reprendre le travail sous peine de sanction disciplinaire. Il a brandi des sanctions disciplinaires et des sanctions financières aux grévistes.

     

     

  • Le député Fetra Ralambozafimbololona libéré mais placé sous contrôle judiciaire 

    Le député Fetra Ralambozafimbololona libéré mais placé sous contrôle judiciaire 

    Antananarivo, 18 Novembre, 6h35 – Le député Fetra Ralambozafimbololona retrouve finalement la liberté. Après presque 10 jours de garde à vue auprès de la section de recherche criminelle de la gendarmerie à Fiadanana, le president du groupe parlementaire TIM a été déferé « soudainement » devant le parquet ce vendredi confie son avocat. A l’issue de son audition, ce dernier a été libéré mais a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès qui a été fixé au 12 décembre prochain.

     

    D’après son avocat, maître Eloi Ratefimahefamijoro, le député est inculpé pour « incitation et participation à une manifestation sans autorisation pouvant troubler l’ordre public ».

     

    L’avocat du parlementaire prévoit de demander « la nullité de la procédure » lors de l’audience. Ce dernier estime qu’il y a vice de procédure car l’immunité parlementaire du prévenu n’a pas été levée. Lors de son arrestation les forces de l’ordre ont, pour leur part, justifié son interpellation en indiquant qu’il y avait “flagrant délit ».

     

    Fetra Ralambozafimbololona avait été arrêtée le 8 novembre dernier lors d’une énième manifestation du collectif des candidats du côté de Mahamasina. Le 10 novembre, le parquet avait prolongé sa garde à vue.