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  • PARLEMENT – Confusion au Sénat, Herimanana Razafimahefa met fin à la séance, les sénateurs IRD continuent la réunion

    PARLEMENT – Confusion au Sénat, Herimanana Razafimahefa met fin à la séance, les sénateurs IRD continuent la réunion

    Antananarivo, 12 Octobre, 13h09 – Une session extraordinaire qui sort de l’ordinaire au Sénat. Alors que le président de la Chambre haute prononce la fin de la séance et fait tinter symboliquement la cloche en ce sens, les sénateurs poursuivent la réunion.

    Pour Herimanana Razafimahefa dont la destitution en tant que président du Sénat est l’un des sujets à l’ordre du jour, la session extraordinaire convoquée par le gouvernement est « illégale ». Il estime que le Sénat ne devrait se réunir que si l’Assemblée nationale est elle aussi convoquée. Il annonce également vouloir saisir la Haute cour constitutionnelle (HCC) et lui transmettre son certificat médical après que les sénateurs de la majorité ont posé « des questions sur son état de santé mentale ».

    Pour les sénateurs de la majorité, l’ordre du jour ayant été adopté, la séance doit se poursuivre. Et bien que le président du Sénat ait quitté la salle, ceux-ci continuent de se réunir.

    Le décret de convocation de la session extraordinaire a été adopté mercredi par le Conseil des ministres. Il fait suite à la demande de 14 sénateurs qui souhaitent prendre des mesures contre Herimanana Razafimahefa.

  • La plateforme IRMAR affirme retirer le mandat qu’il a confié à Herimanana Razafimahefa

    La plateforme IRMAR affirme retirer le mandat qu’il a confié à Herimanana Razafimahefa

    Antananarivo, 12 Octobre, 12h32 – Le président du Sénat désavoué par son parti. La plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar), composée du parti TGV et d’autres partis politiques, annonce ce jeudi qu’il « retire la confiance qu’il a placée en Herimanana Razafimahefa ». Dénonçant le non-respect de la discipline du parti et de sa ligne directrice par le président du Sénat, le parti décide de lui retirer les mandats qu’il lui a confié, celui d’être sénateur puis d’être président du Sénat.
    « C’est le parti qui a proposé Monsieur Razafimahefa au poste à responsabilité qu’il détient aujourd’hui », souligne le communiqué de la plateforme lu par Pierre Holder Ramaholimasy, coordonnateur national de la plateforme. « C’est le parti qui l’a proposé comme sénateur et qui l’a présenté au poste de président du Sénat, donc tout ce qu’il fait doit être décidé d’un commun accord avec le parti, poursuit encore le ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers. Or, « il n’en fait qu’à sa tête et le parti n’est au courant de rien, et découvre tout à la télé et sur Facebook », ajoute-t-il.
    En retirant au président du Sénat le mandat qu’il lui a confié, la plateforme Irmar ouvre la voie à une procédure de destitution de Herimanana Razafimahefa, et peut même aller jusqu’à sa déchéance en tant que sénateur. « C’est le parti qui donne mandat, et quand on retire ce mandat, la loi prévoit des procédures », souligne encore Pierre Holder Ramaholimasy. Selon la Constitution, comme le député, un sénateur peut aussi faire l’objet d’une procédure de déchéance prononcée par la Haute cour constitutionnelle « s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire ».
  • PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa lance un appel à l’union sacrée

    PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa lance un appel à l’union sacrée

    Antananarivo, 12 octobre, 9h30 – Herimanana Razafimahefa réagit à la menace de destitution qui le guette. Le président du Sénat lance un appel «à tous ceux qui ont la conscience» à « prendre les responsabilités avec moi afin de faire régner la vérité au sein de notre patrie», dans un post sur le compte Facebook du président de la Chambre haute, jeudi matin.

     

    «Le danger guette notre pays. Le salut public est un combat de tous (…) Unissons nos forces », exhorte le président de la Chambre haute. « Nous avons besoin d’une élection transparente et acceptée par tous. Mais pour y arriver, il faut d’abord restaurer l’Etat de droit et respecter la Constitution », lance-t-il.

     

    Le gouvernement convoque une session extraordinaire au Sénat ce jeudi à la suite d’une demande de la majorité des sénateurs. L’objet de la demande est d’ « examiner les mesures à prendre dans de meilleurs délais » concernant le cas du président du Sénat, selon le communiqué des initiateurs de la session parlementaire.

     

    « Certains malintentionnés veulent met destituer », avait avancé Herimanana Razafimahefa sur la chaîne TV5 Monde mercredi soir. Celui qui affirme suivre régulièrement son état de santé avait déposé une lettre auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) faisant part de sa disposition à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim. Il assure avoir renoncé à ces fonctions sous la contrainte de certains membres du gouvernement, mais cette affirmation avait été démentie par l’Exécutif.

     

    Mise à jour à 11h30 : Herimanana Razafimahefa affirme ne pas être l’auteur du post publié plutôt sur sa page Facebook. La publication a d’ailleurs été retirée de la page quelques heures après.

     

  • Le projet de loi sur la prolongation de l’AGOA sur une période de 20 ans soumis au Congrès américain 

    Le projet de loi sur la prolongation de l’AGOA sur une période de 20 ans soumis au Congrès américain 

    Antananarivo, 12 Octobre, 7h30 – Une prolongation de 20 ans attendue. Le sénateur John Kennedy a présenté au Congrès américain l’AGOA Extension Act of 2023 vers la fin du mois de septembre. Ce projet de loi, s’il est adopté, devrait prolonger l’African growth and opportunity act (AGOA) jusqu’en septembre 2045. Le texte avait déjà été lu deux fois et renvoyé à la Commission des finances, rapporte le portail d’information et de soutien aux exportateurs AGOA.info.

     

    Pour le sénateur John Kennedy, la prolongation de l’AGOA permettrait aux Etats-Unis de continuer à travailler en étroite collaboration avec les nations africaines. Ce, afin de développer nos économies, de réduire la pauvreté et de veiller à ce que les valeurs américaines prévalent dans la région.

     

    Comme rappelé par l’AGOA.info, le Congrès américain avait adopté pour la première fois la loi sur l’AGOA en 2000. Ce programme encourage les pays africains à adopter des économies de marché, à soutenir la démocratie et à protéger les droits de la défense et l’État de droit. En retour, les pays éligibles à l’AGOA bénéficient d’un accès en franchise de droits à des milliers de produits sur le marché américain. Aujourd’hui, 35 pays peuvent bénéficier des avantages de l’AGOA, dont Madagascar après la dernière prolongation effectuée en 2015.

     

    Des entreprises à Madagascar ont déjà opéré un important lobbying sur l’AGOA qui arrive à échéance en 2025 depuis un certain temps. Une bonne partie d’entre elles n’ont cependant pas caché leur inquiétude par rapport à l’incertitude du contexte socio-politique qui prévaut actuellement.

     

    La mission américaine à Madagascar avait récemment fait appel au Gouvernement malgache de respecter la liberté d’expression et de réunion pacifique, l’égalité d’accès aux médias et aux lieux de campagne. Elle avait également exhorté tous les candidats à faire respecter l’ordre public durant les partages des programmes et messages de campagne lors de rassemblements pacifiques et d’événements de campagne.

     

    La Maison Blanche avait déjà retiré Madagascar de l’AGOA au mois de décembre 2009, suite aux évènements anti-démocratiques à l’époque. Le retour de la Grande île dans l’AGOA avait été annoncé en 2014, suite au retour de l’Etat de droit dans le pays, l’engagement des nouvelles autorités malgaches à combattre la corruption et à promouvoir la transparence selon ce qu’avaient expliqué les autorités américaines en ce temps-là pour justifier cette décision.

     

  • PARLEMENT – Le gouvernement convoque une session extraordinaire du Sénat 

    PARLEMENT – Le gouvernement convoque une session extraordinaire du Sénat 

    Antananarivo, 12 octobre, 6h30 – Anosikely en ébullition. Le Conseil des ministres de ce mercredi a adopté le décret de convocation d’une session extraordinaire du Sénat pour ce jeudi. Le gouvernement affirme répondre à une « demande déposée le mercredi 11 octobre par 14 sénateurs », selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Le communiqué ne précise pas l’ordre du jour.

     

    La veille, des sénateurs avaient informé de leur démarche pour demander la tenue d’une session extraordinaire afin d’« examiner les mesures à prendre dans de meilleurs délais » concernant le cas de leur président Herimanana Razafimahefa. Ils affirment « se poser des questions sur l’état de santé mentale » du président de la Chambre haute et soulève le « manque de maturité » dont il fait preuve. Ils déclarent la « difficulté à confier les affaires nationales à quelqu’un d’aussi versatile ».

     

     

    La majorité des membres composant le Sénat fait référence à la lettre déposée par Herimanana Razafimahefa à la Haute cour constitutionnelle (HCC) faisant part de son intention d’assumer le poste du chef de l’Etat par intérim. Elle rappelle l’existence d’une lettre, suivie d’une déclaration de renonciation du président du Sénat, conduisant la Cour à confier les fonctions du chef de l’Etat au gouvernement.

     

    « Certains mal intentionnés veulent met destituer. ils [initiateurs de la demande de session extraordinaire] invoquent la maladie mentale », interprète Herimanana Razafimahefa, intervenant sur le journal de TV5 Monde mercredi soir. « Bien sûr, on est dans un monde de fou mais quand même », pique-t-il, faisant part d’un suivi médical de son état de santé.

     

    Le président du Sénat avait révélé l’existence de pressions exercées sur lui pour la renonciation, pointant, entre autres des membres de l’Exécutif. Le gouvernement réfute en bloc l’accusation alors que le président sortant Andry Rajoelina se dit « surpris » par les affirmations.

     

    Le collectif des candidats, elle, demande à la HCC de réformer sa décision constatant la renonciation du président de la Chambre haute à assurer les fonctions du chef de l’Etat par intérim et de confiant celles-ci au gouvernement. Il évoque une « lettre de renonciation extorquée sous la menace (…) nulle et de nul effet ».

  • Les sénateurs IRD demandent une session extraordinaire pour examiner les mesures à prendre contre le président du Sénat

    Les sénateurs IRD demandent une session extraordinaire pour examiner les mesures à prendre contre le président du Sénat

    Antananarivo, 11 Octobre, 18h44 – « Nous nous posons des questions sur la santé mentale du président du Sénat ». Le communiqué des 14 sénateurs IRD ne va pas par quatre chemins pour justifier la demande d’une session extraordinaire au gouvernement. Les sénateurs ne lui reprochent pas seulement « un réel manque de maturité », mais l’accusent de « versatilité ». Autant de défauts qui font que « c’est difficile de penser qu’on aurait pu lui confier la direction du pays, les affaires nationales ne sont pas un jeu », souligne le communiqué lu par le sénateur Richard Ramanambitana après plus de deux heures de réunion. La session extraordinaire devrait ainsi permettre aux sénateurs « d’examiner les mesures à prendre dans les meilleurs délais » contre Herimanana Razafimahefa.

    Dans leur communiqué, les sénateurs indiquent avoir fait des enquêtes à l’issue desquelles ils ont conclu que « tout ce qu’il [Herimanana Razafimahefa] a dit n’était pas fondé ». « Les responsables de la sécurité auprès du Sénat n’ont pas du tout été au courant d’une quelconque menace et aucune mesure n’a été prise pour renforcer sa sécurité et celle de sa famille », poursuit le communiqué pour réfuter qu’il y ait eu des menaces contre le président du Sénat.

    Les sénateurs rappellent que « pas une seule fois il [Herimanana Razafimahefa] n’a confié aux sénateurs ni laissé entendre qu’il a écrit la lettre de renonciation sous la contrainte ». « Nous sommes étonnés qu’un mois plus tard il change complètement de discours en discutant sur une station étrangère en disant qu’il a pris la décision de renonciation parce que lui et sa famille ont fait l’objet de pressions et de menaces », insistent encore les sénateurs.

    La déclaration de Herimanana Razafimahefa avait été diffusée sur France24 dans la nuit du lundi à mardi. Il avait notamment indiqué avoir renoncé au poste de chef d’Etat par intérim suite à « des pressions et des menaces provenaient de quelques membres du gouvernement ». Dès mardi dans la matinée, le gouvernement a nié les accusations du président du Sénat. Celui-ci, de son côté, s’est rendu à la Haute cour constitutionnelle (HCC) mardi après-midi pour y déposer une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions présidentielles courantes. Le collectif des 11 candidats ainsi que l’opposition avait dénoncé depuis sa publication la décision de la HCC de confier l’intérim du chef de l’Etat au gouvernement de manière collégiale.

    La prochaine session parlementaire de l’année est prévue ouvrir le mardi 17 octobre.

  • Un besoin urgent de 40 000 techniciens dans le numérique pour un offre annuel de 900 diplômés

    Un besoin urgent de 40 000 techniciens dans le numérique pour un offre annuel de 900 diplômés

    Antananarivo, 11 Octobre, 10h10 – Un énorme gap à combler. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) évoque un besoin urgent en compétences numériques de 40 000 techniciens. Ce besoin est pour le moment mal couvert par les 900 nouveaux diplômés que les établissements privés et publics de formation sortent annuellement, expose le ministère dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028.

     

    Ce gap se creuse davantage avec la fuite des cerveaux vers l’étranger. Selon le MNDPT, 10% de ces diplômés sont concernés par cette situation. Le ministère y ajoute la difficulté à recruter des enseignants de bon niveau sur les disciplines les plus en pointe telles que l’Intelligence artificielle (IA).

     

    Le développement des compétences numériques au travers de la formation et de l’éducation numérique pour tous, de façon à offrir à l’écosystème un vivier de talents adapté aux ambitions du pays figure parmi les axes préalables établis dans le PSN. Celui-ci repose sur plusieurs chantiers, en vue d’accélérer le développement d’une économie numérique durable.

     

    Pour créer ce vivier de talents pour le numérique, le PSN avance la création d’un institut de Formation du digital qui va proposer à 3 000 étudiants par an cursus diplômant adapté aux besoins de l’écosystème numérique de Madagascar. Des programmes de formation inclusifs seront également à mettre en place sur toutes les disciplines du numérique, tout comme sur leur usage. Ceci, avec des critères d’admissibilité revus, des durées de formation raccourcies et des contenus adaptés aux besoins de l’écosystème, expose le MNDPT dans ce plan national.

     

    Le PSN parle également de la création d’un dispositif de formation et d’accompagnement à la transformation digitale destiné aux fonctionnaires et aux professionnels. Un projet qui est entrepris avec la Société financière internationale (SFI). Le MNDPT souligne que le gap de compétences est particulièrement alarmante au sein de l’Administration, où la problématique d’attirer et de retenir des individus talentueux associée à une gestion de la connaissance insuffisante, pénalise lourdement la transformation digitale.

     

    L’inclusion de la culture numérique dans l’éducation des jeunes, dès le plus jeune âge est aussi mise en avant dans cet axe sur le renforcement des compétences numériques dans le PSN. Tout comme le développement de partenariats avec des structures privés ou encore les échanges avec les autres pays africains.

     

     

    Photo par fancycrave1 de Pixabay

     

  • Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies se dit « préoccupé » par la « situation des droits humains à Madagascar » liée à la gestion des rassemblements politiques  

    Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies se dit « préoccupé » par la « situation des droits humains à Madagascar » liée à la gestion des rassemblements politiques  

    Antananarivo, 10 octobre, 19h45 – Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies à Genève tire la sonnette d’alarme. « Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation des droits humains à Madagascar à l’approche de l’élection présidentielle », indique Seif Magango, porte-parole du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies, dans un communiqué publié mardi.

     

    Le commentaire de Seif Magango intervient « après que les forces de l’ordre ont fait usage d’une répression non nécessaire et disproportionnée pour disperser quatre manifestations pacifiques en deux semaines ». Il fait référence aux rassemblements organisés par le collectif des candidats à la présidentielle du 9 novembre, dispersés à coup de gaz lacrymogènes et les conséquences qui s’ensuivent.

     

    Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies demande aux autorités de « garantir le respect des droits humains et l’Etat de droit tout au long de la période électorale – et au-delà ». « Des instructions claires devraient être données aux forces de sécurité pour qu’elles respectent les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion et qu’elles abstiennent d’utiliser une force disproportionnée », indique son porte-parole. Des initiatives visant à « créer un environnement propice à des élections libres, équitables et transparentes ».

     

    Seif Magango soulève également que les procédures de demande d’autorisation de se manifester « ne devraient pas être utilisées pour refuser ou décourager les rassemblements pacifiques ». Il souligne aussi que la situation des personnes arrêtées durant les rassemblements « devrait être rapidement mise en conformité avec la loi en vigueur ».

     

    Le collectif des candidats à la présidentielle avait « revendiqué le respect des droits fondamentaux pour se réunir et d’exprimer les opinions dans un contexte d’apaisement », selon Hery Rajaonarimampianina lundi. L’ancien président avait dénoncé l’ « usage disproportionné des forces » et réclame « le respect de la loi ».

     

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  • Andry Rajoelina réfute toute pression exercée sur le président du Sénat pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim  

    Andry Rajoelina réfute toute pression exercée sur le président du Sénat pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim  

    Antananarivo, 10 octobre, 20h15 – Un rejet en bloc. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à la présidentielle certifie qu’ « il n’y a pas de pression ici », en marge du lancement de sa campagne électorale, mardi à Mahatazana, Akamasoa.

     

    Le président sortant s’exprime sur les affirmations de Herimanana Razafimahefa, président du Sénat. Par deux fois en moins de 24 heures, ce dernier révèle avoir subi des pressions de la part de l’Exécutif, du moins de la part de quelques membres, pour renoncer au poste du chef de l’Etat par intérim.

     

    Andry Rajoelina se dit « vraiment surpris » par la démarche du président de la Chambre haute. « Le président de la HCC [Sénat] il a fait une déclaration avec l’ensemble des sénateurs (…) Il est dans notre parti. Il y a des règles à respecter dans chaque parti politique », explique le président sortant.

     

    Le candidat à la présidentielle fait le parallèle avec le remplacement de Honoré Rakotomanana par Rivo Rakotovao à la tête du Sénat. « Ca ne concerne que l’organisation interne de notre parti politique », réitère-t-il.

     

    Quelques heures plus tôt, le gouvernement collégial « condamne de toute ses forces le mensonge de Monsieur Herimanana Razafimahefa, président du Sénat », dans un communiqué publié dans la matinée. Il réfute une quelconque implication de l’un de ses membres dans la renonciation du président de la Chambre haute à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim.

     

    Herimanana Razafimahefa a déposé une lettre auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) en fin de matinée. Il affirme vouloir prendre ses responsabilités et fait part de sa « volonté à assurer les charges de chef d’Etat par intérim (…) face au danger qui guette le pays ».

     

    Le collectif des candidats s’empare également de l’affaire. La lettre de renonciation « extorquée et sous la menace » du président du Sénat à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim est « nulle et de nul effet », interprète-t-il dans un communiqué signé mardi matin. « Dès lors, cette décision [de la HCC de confier les fonctions du chef de l’Etat par intérim] devra être annulée et réformée », poursuit le communiqué lu par Auguste Paraina. Le collectif des candidats exige aussi l’ « ouverture d’une enquête indépendante (…) car il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’Etat ».

  • Le FFKM met entre parenthèse sa médiation entre les candidats à la présidentielle

    Le FFKM met entre parenthèse sa médiation entre les candidats à la présidentielle

    Antananarivo, 10 octobre, 18h00 – Une fin, momentanée ou définitive, constatée. Le Docteur Ammi Irako Andriamahazosoa, le président de l’Eglise réformée (FJKM) affirme que Conseil chrétien des Eglises (FFKM qu’il préside « met fin » à la médiation que ce dernier avait initié, mardi à Ampandrana. L’annonce a été faite à l’issue de la lecture d’un communiqué laconique du président du Conseil chrétien des Eglises (FFKM), entouré du Monseigneur Jean de Dieu Raoelison, archevêque d’Antananarivo, et de Mgr Samoela Jaona Ranarivelo, président de l’Eglise épiscopale de Madagascar (EEM).

     

    « Ce communiqué constitue le résultat concret [de la médiation] » enchaîne le président du FFKM, pour répondre à la question des résolutions « concrètes » à l’issue de l’initiative de la fédération des Eglises. Ledit communiqué affirme que le FFKM avait « fourni tous les efforts pour chercher une solution (…) pour qu’il y ait un apaisement entre les candidats à l’élection présidentielle du 9 novembre ». « Le FFKM est toujours prêt pour la médiation si le besoin se fait sentir », ajoutent les chefs d’Eglise dans leur texte final.

     

    L’agenda initial avait prévu la poursuite des discussions entre les candidats ou ceux de leurs représentants jusqu’à mercredi. La journée du mercredi devait être consacré aux « synthèses (…), à l’adoption des résolutions » dans la matinée avant le message et le rapport auprès des médias dans l’après-midi », selon le document de travail. Des sources concordantes confirment l’absence des représentants de l’un des candidats à la réunion à Ampandrana mardi.

     

    Le 5 octobre, les chefs d’Eglise avaient remercié les prétendants à la course à la magistrature suprême d’« avoir accepté l’appel du FFKM et d’avoir toujours montré une volonté de poursuivre les rencontres ». « Les discussions avancent », avait indiqué le Pasteur Docteur Denis, président de l’Eglise luthérienne.