Catégorie : À la une

  • Rajoelina dénonce les « velléités de certains candidats de semer des troubles et de diviser les Malgaches »

    Rajoelina dénonce les « velléités de certains candidats de semer des troubles et de diviser les Malgaches »

    Antananarivo, 8 septembre, 21h35 – Andry Rajoelina persiste et signe. Le président sortant et candidat à la présidentielle fustige le collectif des candidats après les manifestations de la semaine passée. « La population constate les velléités et des tentatives de certains candidats de semer des troubles au pays et de diviser les Malgaches », dénonce-t-il dans une allocution diffusée par certains médias, dimanche soir.

     

    Le chef de l’Etat sortant engage la responsabilité de certains candidats d’être à l’origine de la « perturbation de la vie quotidienne des gens » et qui « foulent au pied la loi ». « Ils portent l’entière responsabilité des troubles et de la détérioration du gagne-pain des gens », assène-t-il. « Le fait de s’exprimer ne doit pas entraver le gouvernement effectif en place », poursuit-il, ciblant d’une particulière les anciens présidents.

     

    Andry Rajoelina réitère sa position sur la tenue de la présidentielle du 9 novembre. « Nous entrons dans une phase importante de la démocratie dans deux jours avec la tenue de l’élection, prévue par la Constitution », soutient-il. Le candidat lance au passage un « appel à l’apaisement aux compatriotes ». « J’ai confiance en la sagesse des Malgaches (…) Nous ne laisserons pas le pays, que nous chérissons, couler par les affrontements et la prise de pouvoir par une minorité », enchaîne celui qui s’est positionné contre un accord politique.

     

     

    Le collectif des candidats réclame la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême à cause de sa naturalisation. Il revendique la recomposition des institutions et organe liés, de près ou de loin, à l’organisation du scrutin et descend dans la rue pour se faire entendre. Les manifestations, interdites par les autorités, de la semaine passée se sont soldées par quelques arrestations et des blessures dont celle de quelques candidats.

  • PRÉSIDENTIELLE – La première vague d’imprimés électoraux sensibles en provenance d’Afrique du Sud arrivée samedi à Ivato

    PRÉSIDENTIELLE – La première vague d’imprimés électoraux sensibles en provenance d’Afrique du Sud arrivée samedi à Ivato

    Antananarivo, 8 Octobre, 16h05 – Les préparatifs de l’élection se poursuivent malgré la situation politique. La première vague d’imprimés électoraux sensibles imprimés en Afrique du Sud est arrivée samedi à l’aéroport d’Ivato. Déjà conditionnés par région et par district depuis l’Afrique du Sud, les colis ont d’abord été envoyés dans un entrepôt sécurisé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avant d’être dispatchés auprès des bureaux de vote. Un communiqué de la Ceni indique que son équipe est actuellement en train d’effectuer le colisage des matériels logistiques destinés à l’organisation de l’élection du 9 novembre et qui devraient être envoyés auprès des régions.

    En tout, ce sont 325 palettes d’imprimés électoraux sensibles qui sont attendues cette semaine. La cargaison, en provenance d’Afrique du Sud, comprend les bulletins uniques, les procès verbaux autocopiants, les feuilles de dépouillement et de pointage ainsi que les enveloppes inviolables, les imprimés sensibles dont l’impression a été financée par le fonds commun mis en place par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud). Les imprimés secondaires tels que les guides des bureaux électoraux, les badges ou encore les formulaires de remplissage des irrégularités ont été imprimés à Madagascar.

  • La ministre de la Justice rappelle la nécessité de faire une déclaration écrite pour tout rassemblement durant la campagne électorale 

    La ministre de la Justice rappelle la nécessité de faire une déclaration écrite pour tout rassemblement durant la campagne électorale 

    Antananarivo, 8 Octobre, 13h55 – Pas de rassemblement sans information préalable même pendant la campagne électorale. La ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, rappelle les règles à suivre par les candidats à l’élection présidentielle. Si elle souligne que les candidats ont « le droit de rassembler les gens dans la rue et en plein air », elle n’en soulève pas moins que des procédures doivent être respectées.

     

    La ministre de la Justice se réfère à la loi organique sur le régime général des élections et des référendums pour indiquer qu’une « déclaration écrite et non orale doit être adressée au responsable de l’administration du territoire, le chef de district ou le préfet ». « Le rassemblement n’est pas interdit mais les autorités doivent en être informées », ajoute-t-elle dans une vidéo publiée samedi sur la page Facebook du ministère.

     

    Dans sa déclaration, la ministre de la Justice rappelle que la campagne électorale s’ouvre ce lundi 9 octobre. Selon la loi organique sur l’élection présidentielle, « la campagne électorale du premier tour débute 30 jours avant la date du scrutin », et « prend fin 24h avant le jour du scrutin ».

     

  • Holy Antsa Rabejaona retourne en Russie pour revenir étudiante de The Volga Region state university of physical culture, sports and tourism

    Holy Antsa Rabejaona retourne en Russie pour revenir étudiante de The Volga Region state university of physical culture, sports and tourism

    Antananarivo, 8 Octobre, 11h20 – De retour en Russie. La nageuse Holy Antsa Rabejaona, multiple championne de Madagascar, annonce son come-back en Russie après y avoir séjourné en 2021.  » Je suis maintenant l’une des étudiantes de « The Volga Region state university of physical culture, sports and tourism », informe-t-elle . Elle a bénéficié d’une bourse du programme « Solidarité développent program ».

     

    En mai 2021, elle s’est envolée pour Kazan en Russie. Elle a bénéficié d’une bourse pour un programme d’entraînement d’une année, avait annoncé la Fédération malgache de natation. Mais avec le conflit en Ukraine, elle a dû déménager en Thaïlande en mars 2022.

     

    Holy Antsa Rabejaona fait partie de la génération de nageurs malgaches qui ont brillé lors de la récente Jeux des îles organisés à Antananarivo. Elle a raflé quatre médailles de bronze et a établi quatre nouveaux records nationaux. Le plus remarquable était l’amélioration du record national en 50m nage libre détenu jusqu’ici par Bako Ratsifandrihamanana et réalisé en 1987.

     

    Outre la natation, Holy Antsa Rabejaona est aussi une excellente joueuse de basket. Avec son club Fandrefiala, la jeune basketteuse a été sacrée récemment championne de Madagascar N1B.

     

  • Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar à fin aout 2023 s’élève à 646 millions de dollars

    Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar à fin aout 2023 s’élève à 646 millions de dollars

    Antananarivo, 8 Octobre, 9h50 – 646 millions de dollars. C’est le montant total du portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Madagascar au 31 août 2023. Ce montant avait servi à couvrir 23 opérations dans le pays, rapporte l’institution financière.

     

    Au 1er février 2022, le portefeuille actif de la Grande île comptait déjà 20 opérations du secteur public dont 15 projets, 4 études et 1 don d’urgence, pour un montant des engagements qui s’élevait à 532,6 millions d’UC. Les infrastructures d’énergie et de transports ainsi que l’agriculture constituent les principaux secteurs de concentration du portefeuille (87,4 %). Les autres secteurs du portefeuille sont la gouvernance (6,2%), l’industrialisation (6,0%), l’eau et l’assainissement (0,3%) et l’environnement (0,1%).

     

    Ce portefeuille était aligné sur les priorités du Document stratégie pays (DSP) 2017-2021 et de la stratégie décennale de la Banque, en particulier les cinq grands domaines prioritaires axés sur la transformation structurelle de l’Afrique.

     

    Les orientations stratégiques du DSP 2022-2026 ont d’ailleurs été validées lors de l’examen du rapport d’achèvement du DSP 2017-2021. Et les domaines prioritaires approuvés dans le nouveau DSP sont le développement des infrastructures d’énergie et de transports pour soutenir la croissance inclusive et le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière.

     

  • INTERNET MOBILE – Le prix moyen de 2Go à 3,7 dollars pour Madagascar contre une moyenne de 7,54 dollars pour la zone Afrique subsaharienne

    INTERNET MOBILE – Le prix moyen de 2Go à 3,7 dollars pour Madagascar contre une moyenne de 7,54 dollars pour la zone Afrique subsaharienne

    Antananarivo, 8 Octobre, 8h55 – Un prix en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le prix moyen de 2Go d’internet mobile à Madagascar est de 3,7 dollars, si la moyenne régionale est de 7,54 dollars selon l’Union internationale des télécommunications (ITU). Ce qui permet au ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) de déduire dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028 que le prix du Gigaoctet n’est « pas excessif par rapport à la région en termes de valeur absolue ».

     

    Le MNDPT admet toutefois que « le pouvoir d’achat du citoyen est trop faible » par rapport à ce prix d’internet mobile. L’ITU souligne que les 7,54 dollars pour les 2Go de l’Afrique subsaharienne représentent 6,6% de son Revenu national brut (RNB) mensuel par habitant. Pour Madagascar, acheter ces 2 Go équivaut à 9,3% du RNB mensuel de ses habitants, soit majoré de plus de 40% que la moyenne de la zone.

     

    Comme rapporté par le MNDPT, Madagascar se classe 106 sur 237 pays pour le prix moyen d’un Go de données. Ce département ajoute que le coût du haut débit fixe est encore plus prohibitif. Une situation qui « est aggravée par le coût élevé des appareils mobiles, qui représente un obstacle important à l’accès, étant donné que l’expansion de l’accès à l’Internet est largement portée par le haut débit mobile », selon le MNDPT.

     

    Beaucoup reste donc à faire pour le pays pour qu’il atteigne ses objectifs dans le secteur des TIC, d’après ce département. Au mois de janvier 2022, la Grande île avait recensé 6,43 millions d’internautes, soit 22,3% de la population totale. C’est un des plus faibles taux de pénétration d’internet dans la sous-région et qui résulte des contraintes de l’infrastructure en fibre optique existante et des prix élevés pour les consommateurs.

     

    A travers la mise en œuvre du Pan stratégique du numérique, le MNDPT prévoit un taux de pénétration d’internet de 30% pour cette année 2023 pour l’augmenter à 60% en 2028. Ce ministère entend, dans ce sens, faciliter l’accès à Internet notamment dans les zones rurales. Aussi, l’offre de connectivité gratuite avec les Hotspots devra être démultipliée dans plusieurs régions. « Les leviers de désenclavement tels que les smart villages, les smart cities et les TIC Bus devront être déployés sur tout le territoire », avance entre autres le MNDPT

  • Les manifestants qui avaient tenté de rejoindre la Place du 13 Mai dispersés à coup de grenades lacrymogènes

    Les manifestants qui avaient tenté de rejoindre la Place du 13 Mai dispersés à coup de grenades lacrymogènes

    Antananarivo, 7 Octobre, 13h45 – Les grenades lacrymogènes ont à nouveau tonné dans le Centre-ville ce samedi matin. Comme elles l’ont annoncé, les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Ceux-ci ont tenté de rallier la Place du 13 Mai malgré l’interdiction formulée par les autorités.

  • Hausse de 14% du taux de femmes malgaches utilisant des moyens de contraception en deux ans

    Hausse de 14% du taux de femmes malgaches utilisant des moyens de contraception en deux ans

    Antananarivo, 7 Octobre, 9h50 – De plus en plus de femmes malgaches ont recours à la contraception, selon le ministère de la Santé publique. En deux ans, le taux de femmes malgaches en âge de procréer qui ont recours à la contraception a augmenté de 14 points. Ce taux est passé de 43% en octobre 2021 à 57% actuellement si l’on en croit le Pr Zely Randriamanantany, ministre de la Santé publique.

    Compte tenu de ce taux et des objectifs fixés, Madagascar est sur la bonne voie, en matière de lutte contre les grossesses non désirées et de réduction de mortalité maternelle et néonatale.  »Il y a deux ans, nous avons fixé comme objectif d’atteindre le taux de 60% de femmes, en âge de procréer utilisant des contraceptions d’ici fin 2023. À l’époque 43% des femmes avaient recours à la contraception », rappelle le membre du gouvernement lors du lancement de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale pour la période de 2023 jusqu’en 2027, jeudi.

    L’État malgache, avec le soutien de différents partenaires, avait multiplié les actions pour atteindre cet objectif.  »Des cliniques mobiles ont été déployées par les partenaires dans les zones enclavées. Le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs a été triplé », poursuit le Pr Zely Randriamanantany.

    Toutes ces actions entrent dans le cadre de la réduction du taux de mortalité maternelle et néonatale dans le pays. Pour l’heure, l’objectif est de réduire l’effectif de la mortalité maternelle et néonatale à 295 sur 100.000.  »Au niveau mondial, les objectifs de développement durable limitent le taux de mortalité maternelle et néonatale à 70 sur 100.000 accouchements. En 2018, dernière année où des recensements ont été effectués, 408 femmes sur 100.000 meurent au moment de l’accouchement », souligne le ministre de la Santé publique.

  • LITTÉRATURE – La traduction de « Mitaraina ny tany » à paraître ce mois aux éditions Tsipika

    LITTÉRATURE – La traduction de « Mitaraina ny tany » à paraître ce mois aux éditions Tsipika

    Antananarivo, 7 Octobre, 10h45 – Un monument traduit. « De douleur la terre gémit » est le titre de la traduction française de « Mitaraina ny tany ». Traduit par Tefy et actuellement en cours d’impression, l’ouvrage est à paraître ce mois d’octobre aux éditions Tsipika selon Maradona Philipson, directeur d’édition chez Tsipika.

    Au format A5, le livre compte plus de 300 pages et est proposé à un prix concurrentiel de 32 500 Ariary. Ce prix est en dessous du prix moyen des romans malgaches qui se situe aux alentours de 60000 Ariary. Maradona Philipson, déclare que « les éditions Tsipika sont en mesure de proposer ce prix grâce à une dotation de l’Organisation internationale de la Francophonie(OIF) ». En effet, l’ouvrage a profité du projet Tempo Traduction de l’OIF.

    Notre source indique que le travail de traduction a été difficile et qu’il a fallu trois ans pour en venir à bout. Les droits sur la version Malagache de Mitaraina ny Tany de Andry Andraina quant à elle reste toujours aux éditions Mixte et après ce dur labeur, 500 exemplaires de la version française seront mis sur le marché pour le grand plaisir des lecteurs.

  • La Ceni appelle les parties prenantes « à laisser le peuple souverain à faire son choix le 9 novembre »

    La Ceni appelle les parties prenantes « à laisser le peuple souverain à faire son choix le 9 novembre »

    Antananarivo, 6 Octobre, 15h54 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) continue ses activités malgré la situation politique du pays. Son président Retaf Arsène Andrianarisedo Dama évoque la nécessité de tenir l’élection présidentielle à la date du 9 novembre comme prévu. « Quand vous aurez fini de vous exprimer, laissons le peuple souverain exprimer son choix le 9 novembre », déclare-t-il à la presse à l’issue du quatrième dialogue national organisé ce vendredi au siège de la Ceni.

    ⭕Pour le président de la Ceni qui affirme respecter la liberté d’expression de tout un chacun, il faut « aplanir les divergences de vue par le vote ». Il estime que « face aux contradictions qui assaillent la classe politique, il est primordial de laisser le peuple faire son choix et s’exprimer par la voix des urnes ». L’élection, rappelle-t-il dans son discours d’ouverture de la rencontre, est « l’expression de la volonté du peuple ».

    ⭕Le président de la Ceni affirme d’ailleurs que son organisation « poursuit sans désemparer ses démarches inclusives et transparentes ». Il assure que « en collaboration avec les partenaires techniques et financiers », l’organe de gestion des élections va « déployer tous les efforts pour que les élections puissent se dérouler dans les conditions optimales ».

    ⭕Pour montrer la volonté de la Ceni d’organiser une élection transparente et inclusive, il rappelle que les rencontres avec les candidats organisées depuis mars sont destinées à « offrir aux parties prenantes l’opportunité d’exprimer leurs inquiétudes et de soumettre leurs recommandations » sur les divers points relatifs aux échéances électorales. Il s’agit aussi, ajoute-t-il, de permettre à la Ceni de présenter les mesures prises pour les sujets qui relèvent de ses compétences.

    ⭕Le quatrième dialogue national organisé ce vendredi par la Ceni a été boycotté par le collectif des 11 candidats qui a poursuivi ses manifestations. Le candidat Daniela Sendrison Raderanirina a été présent tandis que le président sortant Andry Rajoelina s’est fait représenter. Des représentants du gouvernement ont également participé à la rencontre ainsi que des organisations de la société civile. Alors que les 11 candidats réclament une recomposition de la Ceni, le Premier ministre Christian Ntsay martèle que celle-ci est la seule entité légitime et légale pour conduire des concertations.