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  • CONJONCTURE – La société civile demande la cessation des violences et réitère son appel au dialogue

    CONJONCTURE – La société civile demande la cessation des violences et réitère son appel au dialogue

    Antananarivo, 10 Octobre, 15h06 – “Le dialogue est le seul chemin vers des élections libres, transparentes et acceptées par tous”. La déclaration est du collectif de 41 organisations de la société civile (OSC) qui a tenu un point de presse lundi. Pour les OSC, c’est la solution afin “de garantir la paix et le développement durable de Madagascar”.
    ⭕“Afin de trouver des solutions, nous appelons les candidats à se mettre autour d’une table pour échanger et définir les règles du jeu”, déclare le collectif. La société civile encense notamment les démarches de médiation menées actuellement par le FFKM et d’autres entités dans ce sens.
    ⭕Alors que les tensions et les frictions entre manifestants et forces de l’ordre sont toujours à craindre, les OSC réclame “la cessation des violences et de l’usage de la force” de la part des forces de l’ordre. Des dispositions que les OSC jugent “disproportionnés” qui s’apparentent à de “la répression”. Ces derniers demandent notamment des enquêtes concernant cette utilisation intensive de la force.
    ⭕Les OSC demandent aussi l’instauration de la liberté d’expression notamment via l’autorisation des débats et réunions publics sur la voie publique et réclament “l’arrêt des arrestations, menaces, poursuites et emprisonnement de citoyens et journalistes ».
  • Le président du Sénat dépose à la HCC une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions de président par intérim 

    Le président du Sénat dépose à la HCC une lettre indiquant sa volonté à assurer les fonctions de président par intérim 

    Antananarivo, 10 Octobre, 12h35 – Herimanana Razafimahefa revient officiellement sur sa lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes. Le président du Sénat s’est rendu à la Haute cour constitutionnelle (HCC) ce mardi matin pour y déposer une lettre dans laquelle il indique sa « volonté à assurer les charges de chef d’Etat par intérim ». Il indique avoir fait la lettre en question « face au danger qui guette le pays ». « Je dois me lever, je dois prendre mes responsabilités, je ne dois pas me défiler car le pays est en danger », souligne-t-il.

     

    « Dans l’intérêt du pays et pour que la situation ne dégénère pas, la HCC devrait donner sa réponse dans les meilleurs délais », souligne Herimanana Razafimahefa à la presse. A l’entendre, sa démarche a été précédée de discussions avec de nombreuses entités, que ce soit la classe politique, la société civile, la communauté internationale ou encore les dirigeants religieux. Il estime que « la solution à la situation actuelle est politique et doit être obtenue par les discussions ».

     

    Dans la nuit du lundi à mardi, Herimanana Razafimahefa avait indiqué à France24 qu’il a fait l’objet de pression et de menace de mort, ce qui l’a obligé à écrire la lettre de renonciation aux fonctions présidentielles courantes qu’il devait pourtant assurer après la démission d’Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession. Se basant sur cette lettre, la HCC a désigné le gouvernement pour assurer l’intérim à la tête du pays de façon collégial

     

    Dans une déclaration à la presse ce mardi matin, le collectif des candidats évoque une nouvelle fois la nécessité d’annuler et de réformer cette décision de la HCC. Selon le collectif, cette décision « doit être considérée comme n’ayant jamais existé » dans la mesure où elle a été prise sur la base d’une « lettre de renonciation extorquée sous la menace ». Il estime que la fameuse lettre devrait être considérée comme nulle et de nul effet et que tout acte et décision qui lui sont subséquents doivent être considérés comme n’ayant jamais existé.

     

  • INSTITUTIONS – Le gouvernement dément avoir menacé le président du Sénat pour que celui-ci renonce aux fonctions du chef de l’Etat

    INSTITUTIONS – Le gouvernement dément avoir menacé le président du Sénat pour que celui-ci renonce aux fonctions du chef de l’Etat

    Antananarivo, 10 octobre, 10h46 – Le gouvernement se défend et contre-attaque. Il réagit aux propos tenus par le président de la Chambre haute, sur les conditions, qui, selon lui, l’avait conduit à renoncer au poste de chef d’Etat par intérim. « Le gouvernement collégial (…) condamne de toute ses forces le mensonge de Monsieur Herimanana Razafimahefa, président du Sénat », indique le communiqué du gouvernement, publié sur la page Facebook du Bureau du Premier ministre, mardi matin.

    ⭕Le communiqué « précise qu’il n’y a jamais eu de membres du gouvernement l’ayant menacé, d’une manière directe ou indirecte, concernant sa prise de fonctions en tant que chef d’Etat par intérim ». «Il est difficile de croire les propos tenus après des déclarations contraires il y a un mois de cela», soutient le gouvernement. Celui-ci rappelle la lettre adressée par le président de la Chambre haute à la Haute cour constitutionnelle (HCC) et l’enregistrement vidéo « sur la renonciation volontaire » de ce dernier à assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim en mars.

    ⭕L’Exécutif adopte ensuite un ton plus offensif. «La déclaration, volontairement réalisée la veille de l’ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle signifie un détournement de l’opinion à se concentrer sur la propagande », dénonce le gouvernement.

    ⭕Le gouvernement collégial revient à la charge pour défendre le processus électoral en cours. Il « rejette d’une manière catégorique toutes les initiatives lancées par certains hommes politiques pour ne pas aller à l’élection ». « Il n’y a aucune autre voie prévue par la Constitution à part l’élection », martèle-t-il.

    ⭕Herimanana Razafimahefa avait indiqué avoir «reçu des pressions venant justement du gouvernement qui est devenu collégial, qui prend le rôle du chef d’Etat par intérim », dans une interview accordée à France 24, diffusée lundi soir. « Ca [pression] venait de plusieurs personnes et c’était surtout quelques membres de ce gouvernement », raconte-t-il.

    ⭕La veille, le président de la Chambre haute avait distillé quelques déclarations sur sa volonté d’assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim en cas de candidature du président en exercice. « Mais les choses se sont passées d’une manière différente pour des raisons qui ne dépendaient pas de moi », lâche-t-il. Sa lettre de renonciation avait conduit la HCC à transférer les pouvoirs du chef de l’Etat par intérim au gouvernement qui dirige le pays de manière collégiale.

  • PRESIDENTIELLE – Rajoelina chez Akamasoa et à Antsiranana pour démarrer sa campagne électorale, le collectif de candidats pose une condition pour entrer en propagande

    PRESIDENTIELLE – Rajoelina chez Akamasoa et à Antsiranana pour démarrer sa campagne électorale, le collectif de candidats pose une condition pour entrer en propagande

    Antananarivo, 10 octobre, 9h11- Jour J. La période de campagne électorale pour la présidentielle s’ouvre ce mardi. Le candidat Andry Rajoelina va démarrer un mois de propagande à Antananarivo et dans la province d’Antsiranana. Selon les affiches qui circulent, le président sortant, qui brigue un deuxième mandat, entamera son périple du côté de Mahatazana Akamasoa, dans la matinée.
    ⭕Andry Rajoelina ralliera ensuite la province d’Antsiranana. Le chef de l’Etat sortant est attendu dans la capitale de la région de Diana ce mardi après-midi et à Ambilobe le lendemain.
    ⭕De son côté le collectif des candidats poursuit ses rassemblements pour revendiquer de meilleures conditions pour tenir l’élection. « Il existe une médiation menée par le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) (…) Nous sommes dans l’obligation de poursuivre nos manifestations car l’autre partie [ candidat Andry Rajoelina] poursuit sa campagne. Nous mettons à l’arrêt les nôtres du moment qu’il met fin aussi aux siennes », soutient Auguste Paraina lors d’une annonce à la presse lundi.
    ⭕La période de propagande durera un mois. Elle prendra pratiquement fin le 7 novembre. Il y aura 24 heures de « silence électorale » avant la date du scrutin du premier tour du 9 novembre.
  • Deux ministres quittent le gouvernement pour participer à la campagne électorale d’Andry Rajoelina

    Deux ministres quittent le gouvernement pour participer à la campagne électorale d’Andry Rajoelina

    Antananarivo, 10 Octobre, 6h45 – « Je vous informe que je quitte mes fonctions de ministre de l’Education nationale afin de respecter les lois en vigueur ». Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale, officialise au milieu de la nuit son départ du gouvernement. Elle explique sa démission par sa participation à la campagne électorale du président sortant Andry Rajoelina.

     

    « Je vais soutenir le président Andry Rajoelina pour le faire élire président de la République et je vais participer à la campagne électorale », écrit-elle sur son compte Facebook. Dans la foulée de sa déclaration qu’elle épingle en Une de son profil, elle change de photo de profil et se pare de robe orange à l’effigie de son candidat.

     

    Lundi, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture, a également signé sa lettre de démission du gouvernement. Elle a participé à la cérémonie de lever de couleurs au cours de laquelle elle a officiellement remercié le personnel du ministère pour les « quatre années, huit mois et 16 jours de collaboration ». Celle qui est également porte-parole du gouvernement est l’une des ministres à avoir été nommés depuis le premier gouvernement après l’investiture d’Andry Rajoelina en 2019.

     

    Selon la loi organique relative au régime général des élections, la campagne électorale est, entre autres, régie par les principes de la neutralité de l’administration et l’impartialité des services publics.

     

  • Antananarivo : La bibliothèque municipale devient un espace culturel plus moderne et plus accessible

    Antananarivo : La bibliothèque municipale devient un espace culturel plus moderne et plus accessible

    Antananarivo, 9 Octobre, 19h30 – La bibliothèque municipale d’Antananarivo rouvre ses portes après plus d’un an de fermeture. Et les Tananariviens peuvent découvrir la bibliothèque sous une nouvelle forme, plus spacieuse et plus moderne. Outre l’espace dédié aux ouvrages physiques, la bibliothèque comprend désormais une médiathèque, un espace numérique offrant un accès gratuit à Internet pour les adhérents, ainsi que des liseuses numériques contenant des ouvrages en malgache et sur Madagascar. La bibliothèque comprend également une salle de lecture principale, un espace pour les enfants et une autre salle pour les ateliers et différentes rencontres.

     

    La commune urbaine d’Antananarivo a été appuyée par la Région Île-de-France et le Japon, pour la rénovation de la bibliothèque municipale. A en croire, Elia Ravelomanantsoa, directrice des arts, de la culture et de la vie communautaire auprès de la CUA, les travaux de rénovation ont coûté 240.000 euros. « Les travaux comprennent la rénovation du bâtiment ancien, la construction d’un nouvel espace numérique, l’aménagement et le mobilier, ainsi que l’ajout d’œuvres d’art et de milliers de livres », souligne-t-elle.

     

    Plus de 5 000 livres, en version physique et des centaines d’ouvrages numériques sont disponibles à la bibliothèque municipale. Le droit d’adhésion annuel à la bibliothèque municipale est de 1 000 ariary pour les enfants, de 2 000 ariary pour les étudiants et les chercheurs, et de 3 000 ariary pour les professionnels et pour les adhésions en famille. Ce droit permettra à l’adhérent de consulter des ouvrages sur place, d’accéder à la médiathèque, et d’emprunter des livres. L’adhésion à cette bibliothèque permet également d’accéder au réseau des 16 bibliothèques communautaires de toute la ville d’Antananarivo.

     

    La cérémonie d’ouverture officielle de la bibliothèque municipale d’Antananarivo a eu lieu ce lundi. Le public peut venir à la bibliothèque dès ce mardi pour les inscriptions et les lectures sur place, et à compter de ce jeudi pour les emprunts. Jusqu’à sa fermeture, en juin 2022, l’effectif des adhérents de cette bibliothèque n’a pas encore excédé les 300 membres. L’objectif, fixé par les responsables, est d’atteindre les 3.000 adhérents durant la période 2023 – 2024.

     

  • Ashiko Ratovo et Dina Nomena Andriarimanjaka remportent le prix “Courant du Monde”

    Ashiko Ratovo et Dina Nomena Andriarimanjaka remportent le prix “Courant du Monde”

    Antananarivo, 9 Octobre, 18h17 – Ashiko Ratovo et Dina Nomena Andriarimanjaka remportent le prix “Courant du Monde” décerné par le ministère français de la Culture au Forum Création Africa qui s’est tenu à Paris du 6 au 8 octobre. Ce prix donne accès aux deux jeunes artistes malgaches à une résidence où elles vont pouvoir mener à bout leur projet de film d’animation. Pour ce proejt, Dina Nomena Andriarimanjaka est auteure et réalisatrice tandis que Ashiko Ratovo est illustratrice graphique.

    Ashiko Ratovo déclare en message que « le projet aboutira normalement si tout se passe bien vers fin 2024 ». C’est un court-métrage en animation dont l’histoire porte un cri féministe. Il parle en effet d’une fabrique produisant des filles en série à partir des stéréotypes malgaches d’une fille parfaite. Mais un bug fait qu’une des filles ne reçoit pas ses idées conçues et chamboule tout le processus.

    « Notre projet vise surtout à toucher le maximum et à sensibiliser les gens sur le poids du regard d’autrui sur nous les femmes », confie Ashiko Ratovo. Elle dit vouloir toucher le plus de personnes possible afin de changer les mentalités ou du moins donner à réfléchir. Actuellement, les deux artistes qui sont toutes deux lauréats du dernier prix Paritana, recherchent des fonds et une équipe pour mener à bien leur projet.

  • PRÉSIDENTIELLE – La HCC rappelle les règles de la campagne électorale

    PRÉSIDENTIELLE – La HCC rappelle les règles de la campagne électorale

    Antananarivo, 9 Octobre, 17h23 – A la veille du début de la campagne électorale, la Haute cour constitutionnelle (HCC) rappelle les règles. Dans un communiqué publié ce lundi, la Cour électorale rappelle l’importance du respect de la législation électorale en vigueur. “Le non-respect des dispositions légales en vigueur pourrait aboutir au prononcé de la disqualification du candidat, de l’annulation partielle ou totale des voix obtenus par le candidat ou de l’annulation des opérations électorales dans le bureau de vote”, rappelle la HCC en citant l’article 208 de loi organique relative au régime général des élections et des référendums. La HCC exhorte notamment les responsables institutionnels et administratifs à la bonne application des textes.

    Dans son communiqué, la HCC rappelle quelques règles à suivre, notamment celle liée au rassemblement public durant la période électorale. Emboîtant le pas à la ministre de la Justice qui s’est exprimée sur le sujet en fin de semaine, la HCC rappelle que “les réunions publiques électorales, les défilés, les cortèges ainsi que les rassemblements électoraux ou référendaires sont libres” mais sous réserve d’une « déclaration préalable écrite et adressée au représentant de l’État territorialement compétent au niveau de la localité ».

    Concernant les financements, la HCC rappelle que ceux- ci doivent “être fait dans le respect des lois en vigueur, notamment celles qui se rapportent à la transparence, à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la corruption”. Chaque candidat doit obligatoirement avoir un trésorier de campagne qui tient son compte conformément aux dispositions légales et qui doit déposer son compte à la Commission de contrôle du financement de la vie politique.

    La HCC comme le gouvernement actuel campe aussi sur sa position et insiste sur la tenue des élections à la date indiquée et ce alors que la défiance à son encontre de la part de plusieurs candidats se poursuit. La HCC rappelle dans son communiqué le contenu de l’article 5 de la constitution qui indique que “la souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect, ou par la voie du référendum. Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté”.

    La HCC rappelle aussi les dispositions constitutionnelles en terme de liberté en citant l’article 10 qui dispose que « les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et droits d’autrui, et par l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat ».

  • Andry Rajoelina annonce la construction prochaine d’un « Palais de louanges » sur les hauteurs d’Ambohibe Ilafy

    Andry Rajoelina annonce la construction prochaine d’un « Palais de louanges » sur les hauteurs d’Ambohibe Ilafy

    Antananarivo, 9 Octobre, 10h30 – Une nouvelle infrastructure en projet. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession annonce la construction très prochaine d’un « Palais de louanges » destiné à accueillir des concerts et des événements de louanges et évangéliques. « Le Palais d’Iavoloha passe, le Palais d’Ambohitsorohitra passe mais avec mon épouse, nous allons construire un Palais des louanges où tous les jeunes pourront louer Dieu », déclare-t-il aux jeunes qu’il a invités dans un de ses domaines « achetés en 2003 » dimanche. Il y avait organisé une séance de partage sur les valeurs de la foi.

     

    A entendre Andry Rajoelina, ce Palais devrait être construit sur les hauteurs d’Ambohibe Ilafy, « la dernière colline encore inoccupée d’où l’on peut voir tout Antananarivo ». Il raconte avoir vu ce lieu sur les indications divines et après avoir cherché son propriétaire, il confie avoir croisé la route d’un Musulman qui a bien voulu se mettre d’accord avec lui. « Le plan est déjà terminé », indique-t-il à son audience. Il parle d’un « Palais immense avec une croix imposante » sur le modèle d’une Église brésilienne qu’il a vu sur Pinterest.

     

    Comme il indique l’avoir toujours fait, Andry Rajoelina entend mettre son projet entre les mains de Dieu et le porter en prières. Il assure d’ailleurs n’avoir jamais eu recours à d’autres pratiques ou rituels non chrétiens quand il lance des projets. « Quand il y a des projets de construction, la tendance est de recourir à deux traditions : la prière ou les rituels malgaches. On m’a demandé de recourir à des rituels malgaches mais, j’ai toujours mis tout ce que j’accomplis entre les mains de Jésus Christ ». Il confie même avoir été approché par un de ses pairs africains pour faire partie d’une confession afin d’obtenir sa réélection mais il dit avoir refusé.

     

  • Herimanana Razafimahefa « condamne les violences »

    Herimanana Razafimahefa « condamne les violences »

    Antananarivo, 9 octobre, 6h00 – Herimanana Razafimahefa lâche quelques bombes. « En tant que président du Sénat et Raiamandreny au pays, je suis triste et condamne de toutes mes forces les violences », lance-t-il à quelques journalistes en marge de la finale du championnat de Madagascar de rubgy, au « Kianja Maki », à Andohatapenaka. Il s’exprime sur les manifestations, interdites par les autorités, initiées par le collectif des candidats pour contester l’environnement électoral. Des manifestations durant lesquelles le président de la Chambre haute note des blessés aussi bien au sein des forces de l’ordre que du côté des candidats. « Je lance un appel pour faire cesser les violences », exhorte-t-il.

     

    Herimanana Razafimahefa fait part de l’analyse de la situation. « Il est difficile pour nous d’aller aux élections selon le calendrier établi si les manifestations et les affrontements se poursuivent», appréhende-t-il. «Il faut que nous dialoguions (…) Il faut que nous trouvions une solution pour aller vers des élections libres et transparentes. C’est ce qu’attend le peuple», ajoute-t-il.

     

    Le président du Sénat revient aussi sur l’épisode de sa renonciation à assumer les fonctions du chef de l’Etat au profit du gouvernement. « Cela fait des années que j’étais prêt pour prendre le poste du chef de l’Etat par intérim. Mais les choses se sont passées d’une manière différente pour des raisons qui ne dépendent pas de moi », révèle Herimanana Razafimahefa. « Je ne fuis pas mes responsabilités », conclut celui qui avait renoncé aux fonctions du chef de l’Etat par intérim « pour des raisons personnelles », selon la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 9 septembre.