Catégorie : À la une
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PATRIMOINE – Quand Anatirova devient un « musée d’histoire » dénommé « Rovan’i Madagasikara »
Antananarivo, 19 Mai, 13h17 – Au « Rovan’i Madagasikara », nouvelle appellation républicaine de ce qui a été le Rova d’Antananarivo, l’enceinte royale de l’Imerina, on peut évidemment retrouver les vestiges du « Royaume de Madagascar » ainsi reconnu par les puissances étrangères du XIXe siècle, tels que des habits et des objets ayant appartenu aux divers souverains de l’Imerina et à leurs courtisans. Y sont également exposés des tableaux représentant ces monarques reconnus comme Rois et Reines de Madagascar par l’étranger.
Officiellement rouvert aux visites dans la soirée du dimanche, le site devenu un musée d’histoire, notamment le Palais de Manjakamiadana, compte diverses sections. Parmi elle, une section dédiée à l’hypothétique continent unique Gondwana, marquée par un squelette de « majungasorus », dinosaure endémique de Madagascar, est installée au rez-de-chaussée. S’y trouve également une section consacrée aux objets symbolisant les diverses régions de la Grande île.
Le tour du Palais de Manjakamiadana se termine par une bibliothèque/salle des archives et de documentation, au troisième étage, où les premières Bibles de Madagascar dédiées au roi Radama Ier avoisinent le journal du premier ministre Rainilaiarivony et d’autres ouvrages d’hier et d’aujourd’hui, dont la biographie d’Andry Rajoelina. Les autres Palais et le Temple du Rova d’Antananarivo, construits pour chaque souverain durant leur règne, et reconstruits ou réhabilités, peuvent également être visités. Le Kianja Masoandro, colisée bâti sur les fondations du Lapa Masoandro dont Ranavalona III n’a pas pu achever la construction, a, enfin été inauguré dimanche. -

RUGBY – Le Cosfa passe sans problème, le TAM Anosibe se qualifie dans la douleur pour les quarts de finale du Championnat Top 20
Antananarivo, 19 Juin, 12h17 – Sans souffrance. Le club omnisports des forces armées (Cosfa) a encore démontré ce week-end sa domination sur le rugby malgache. Les militaires ont obtenu leur ticket pour les quarts de finale du championnat national Top 20, ce dimanche, en écartant sans difficulté le 3FAI Ambalavao, 66 à 19.
Quatre matchs ont été au programme des huitièmes de finale de ce championnat de Madagascar, dimanche au stade Maki Andohotapenaka. Le Tam Anosibe a beaucoup souffert pour arracher sa victoire face au Mang’art (29-26). La Savonnerie tropicale, de son côté, a écarté de son chemin le FTBA (28-19). Enfin pour la quatrième rencontre, c’est le TFA Ankasina qui a obtenu son ticket en battant l’UASC Cheminot (43-30).
Les quatre dernières rencontres de ces huitièmes de finale seront jouées ce week-end. Le calendrier pour les quarts de finale sera connu après ces quatre matchs. -

BASKETBALL – Cosfa champion du N1B signe son retour en N1A
Antananarivo, 19 Juin, 10h27 – Un come-back. Relégué en N1B après sa cinquième place au championnat de Madagascar N1A, Conférence Centre au mois d’Avril, le Club omnisports des forces armées (Cosfa) signe son retour dans l’élite. Les militaires ont remporté 65 à 53 la finale du championnat national deuxième division, ce dimanche, face au SBBC de la ligue Boeny à Morondava.
Selon le règlement de compétition de la Fédération malgache de basketball, les quatre équipes moins classées de la phase des conférences du championnat N1A sont reléguées en N1B, deux de chaque conférence. Elles sont qualifiées d’office pour participer au championnat N1B la saison en cours. Sur les quatre formations reléguées, seule l’équipe des forces armées a validé son come-back.
Outre le Cosfa, les trois autres clubs qualifiés pour le dernier carré de ce championnat ont aussi accès au championnat N1A, la saison prochaine. Il s’agit de la formation vice-championne, le SBBC, le NGB Itasy, troisième et l’ASS Menabe quatrième.Photo : FMBB -

DESTINATION MADAGASCAR – Plaidoyer de la Confédération du tourisme pour l’offre du transport en vue de la relance du tourisme, selon Aina Raveloson
Antananarivo, 19 Juin, 8h15 – Un point capital. Madagascar étant une île, l’offre du transport est une question centrale dans la relance du tourisme, soutient la présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Aina Raveloson. Elle estime ce secteur important , que ce soit pour les arrivées internationales ou pour les nationaux qui circulent à l’intérieur du pays. Des actions sont d’autant plus urgentes que même les touristes locaux peinent à aller d’une ville à une autre à cause de l’état des routes ou les prix des billets d’avion, expose-t-elle durant le salon international du tourisme (ITM).
La question de l’offre du transport figure ainsi parmi les cinq grands axes de la feuille de route de la CTM, couvrant la période 2023-2027. Etablie dans un contexte post-Covid et post-crise pour la relance du tourisme, l’idée pour cette Confédération est d’axer ses actions pour remettre à niveau la destination Madagascar ainsi que pour parvenir à ce que les produits proposés par les opérateurs aux touristes soient conformes aux attentes du marché, explique Aina Raveloson.
La CTM va aussi travailler sur quatre autres axes durant les années de mise en œuvre de cette nouvelle feuille de route, dont le développement de la compétence pour répondre au besoin d’acteurs qualifiés du tourisme. La présidente du Conseil d’administration de cette Confédération fait remarquer que des opportunités d’emplois existent dans le secteur, sauf qu’il n’y a pas suffisamment de talents pour les saisir.
L’axe suivant concerne le développement des produits, que ce soit les circuits, les établissements ou les différentes offres qui devraient faire preuve d’innovation. « L’idée est d’être au gout du jour et d’etre capable de se réinventer », souligne-t-elle. Et puis, il y a l’amélioration des cadres règlementaires et légales pour qu’ils soient incitatifs et propices au développement des affaires
Le dernier point important, surtout dans le contexte actuel du changement capital, est la préservation du capital naturel et de nos ressources. « Sans nature, sans forêts, sans faune ou flore, Madagascar n’aura plus rien à présenter et à vendre aux touristes. Aussi, c’est essentiel qu’il ait une prise de conscience qui soit faite sur ce sujet», poursuit Aina Raveloson.
Relever la part du tourisme dans le PIB, comme le souhaiterait l’Etat, nécessite par ailleurs une réponse mathématique, soutient la PCA de la CTM. « Aussi, il faut augmenter le nombre des visiteurs internationaux qui ont le pouvoir d’achat, pour augmenter la rentrée de devises d’un côté et relever le niveau de la création de valeurs dans notre économie, de l’autre », recommande-t-elle.
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PATRIMOINE – « Personne ne nous enlèvera notre identité malgache », martèle Andry Rajoelina lors de l’inauguration du Colisée d’Anatirova
Antananarivo, 18 Juin, 21h20 – « Si nous perdons, c’est parce qu’il y a eu des traîtres ». Le président de la République Andry Rajoelina a cité Rainilaiarivony ce dimanche soir pour mettre en avant son patriotisme. Affirmant sa détermination à redresser Madagascar et les possibilités de le faire en prenant l’exemple de la reconstruction d’Anatirova, il insiste sur les risques que peuvent représenter les trahisons à l’interne. Ces traîtres, souligne-t-il, ne sont « pas des étrangers mais bien des Malgaches », se gardant de donner des noms.
Les trahisons ne l’empêcheront cependant pas d’avancer, laisse-t-il entendre. « Personne ne peut m’ôter le patriotisme qui brûle en moi. Personne ne peut nous enlever notre identité malgache. Personne ne peut effacer le sang malgache qui coule dans nos veines », martèle-t-il dans son discours d’inauguration du Kianja Masoandro, la nouvelle infrastructure érigée au coeur du Rova d’Antananarivo, sur les fondations prévues par Ranavalona III pour construire son Palais Masoandro.
Pour Andry Rajoelina, la construction du Colisée d’Anatirova est le symbole de ses capacités à construire sur des ruines. « Ce que nous vivons aujourd’hui montre que même si tout a été détruit, il est possible de reconstruire, de redresser, de rebâtir », indique-t-il. Il se dit déterminé à laisser son empreinte dans l’histoire. « Les dirigeants passent mais leur oeuvre reste », déclare-t-il, fier que l’ouvrage qu’il a écrit avant son élection à la présidence de République soit « exposé dans la bibliothèque du Musée aux côtés des livres de Radama ».
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![FÊTE DES PERES – Andry Rajoelina affirme « donner toute [sa] vie pour servir notre cher Madagascar »](https://prod.2424.mg/wp-content/uploads/2023/06/FB_IMG_1687082742589.jpg)
FÊTE DES PERES – Andry Rajoelina affirme « donner toute [sa] vie pour servir notre cher Madagascar »
Antananarivo, 18 Juin, 12h15 – Profession de foi. A l’occasion de la Fête des pères, le président de la République Andry Rajoelina évoque son rôle de « père de la Nation ». En tant que tel, il dit « donner sa vie pour servir notre cher Madagascar ». Il entend ainsi « mettre toutes [ses] forces pour veiller sur le peuple malgache et le protéger ainsi que pour prendre soin des générations futures ». « L’amour d’un père », écrit-il dans une publication sur Facebook, « sacrifie tout pour ses enfants ». Pour lui, un père aimant est toujours « prêt à veiller sur ses enfants, à les éduquer et à prendre soin d’eux aux côtés de leur mère ».
La déclaration du président de la République intervient alors que les débats sur sa nationalité font rage sur les réseaux sociaux. Des voix s’élèvent pour contester sa nationalité malgache alors qu’un certificat de naturalisation française établi à son nom ainsi qu’une copie d’un décret de naturalisation mentionnant son nom ont fait le tour des réseaux sociaux. Pour ses partisans, bien que le chef d’Etat ait la nationalité française, il est bien Malgache et continue d’avoir la nationalité malgache.
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Au moins un blessé durant des affrontements entre les partisans de l’ancien président Ravalomanana et les forces de l’ordre à Antsirabe
Antananarivo, 17 Juin, 10h25 – Journée plutôt tendue samedi à Antsirabe, samedi. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes pour disperser les partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana venus participer au congrés régional du parti Tiako i Madagasikara dans la capitale de Vakinankaratra. Selon une source auprès de la gendarmerie, un blessé a été répertorié ce samedi, tandis que le parti Tiako i Madagasikara rapporte un bilan plus lourd. Il évoque quatre blessés.
L’ancien président de la République est arrivé au marché d’Asabotsy dans la matinée. Après avoir visité le site, il s’est dirigé vers le Magro Avaratsena avec ses partisans pour le congrès régional. Les éléments des forces de l’ordre ont alors bloqué la route. Selon la préfecture de la ville d’eau, cette manifestation n’a pas eu l’autorisation pour des raisons diverses. Elle parle entre autres de questions de sécurité, étant donné que le samedi est le jour de marché. Les responsables du parti TIM ont été priés de trouver d’autres emplacements pour le congrès, que le préfecture indique de « n’avoir reçu aucune autre proposition après ».
Les forces de l’ordre qui viennent » d’exécuter l’ordre » selon la gendarmerie ont usé de la bombe lacrymogène pour disperser les foules. Les partisans de Marc Ravalomanana ont résisté en répondant avec des jets de pierres. Après presque trois heures de face à face le calme est revenu. Le parti TIM a pu tenir son congrès régional dans l’enceinte du Tiko Top à Vatofotsy.
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EVANGELISATION – La série The Chosen doublée en malgache diffusée en avant-première au Canal Olympia et à Akamasoa
Antananarivo, 18 Juin, 8h15 – « Jésus Christ parle dans toutes les langues et il parle en malgache ». Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à partager avec les enfants d’Akamasoa la diffusion en avant-première de la série The Chosen doublée en malgache, une « série racontant la vie du Christ », comme il l’a décrit. « Nous avons tenu à diffuser ce film avec vous et chez vous parce que nous vous aimons, vous êtes comme nos enfants », explique le chef de l’Etat aux milliers d’enfants réunis dans le gymnase d’Akamasoa pour la séance de projection du troisième épisode de la série.
Avant Akamasoa, le lancement officiel de la série doublée en malgache a eu lieu au Canal Olympia, où les deux premiers épisodes ont été projetés en avant-première. Le grand public, lui, pourra apprécier la série sur la télévision nationale à partir du 25 juin à 15h pour le premier épisode. Les autres épisodes seront diffusés tous les dimanches à 20h, indique Lova Ranoromaro, directrice de la communication de la présidence de la République. « C’est la première fois que la série est diffusée sur une chaîne nationale africaine », témoigne, ravi, le pasteur évangéliste Éric Célérier. « Madagascar est le premier pays en Afrique à doubler dans sa langue cette série », renchérit Andry Rajoelina.
A entendre la porte-parole du président de la République, le doublage en malgache de la série The Chosen est un projet du chef de l’Etat. Il fait partie d’un programme mené par la présidence de la République avec le pasteur évangéliste Éric Célérier et d’autres pasteurs évangélistes spécialisés dans le management et le leadership chrétien, explique-t-elle. Le pasteur Éric Célérier indique d’ailleurs qu’au-delà de la narration de la vie du Christ et de ses relations avec les autorités religieuses, la série transmet aussi des valeurs chrétiennes
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TRANSPORT AERIEN – Les taxes représentent 60% du coût du billet pour les vols domestiques de Madagascar Airlines
Antananarivo, 17 Juin, 15h05 – Le poids des taxes pèse lourd dans la structure du prix du billet d’avion de Madagascar Airlines. Elles constituent 60% du coût du billet lui-même. Le revenu de la compagnie nationale comprenant la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité ainsi que la marge commerciale, correspond lui à 40% du prix du billet proposé aux voyageurs, notamment des vols domestiques, indique Madagascar Airlines.
Parmi ces taxes, il y a la surcharge carburant dénommée taxe YQ qui est relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance et qui dépend également de la fluctuation du prix du pétrole. A celle-ci s’ajoute les taxes G9 pour Ravinala Airports ou A5 pour les autres gestionnaires d’aéroports. Il s’agit d’une taxe liée à l’utilisation des aéroports, calculée au prorata du nombre de passagers embarqués à bord, détaille la compagnie nationale.
Il y a parallèlement la Taxe à valeur ajoutée (TVA) à hauteur de 20% du revenu de Madagascar Airlines sur ses vols domestiques, la taxe MG qu’elle verse pour le fonctionnement de l’aviation civile de Madagascar (ACM) et la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les coûts liés à une réservation.
Il faudrait ainsi travailler sur ces taxes pour pouvoir proposer des billets moins chers, avance cette compagnie en marge du salon International du tourisme (ITM). Il y a également le volet carburant à revoir. Madagascar Airlines, en tant que compagnie nationale, regrette de ne pas bénéficier de tarif moins cher de carburant comme c’est le cas des autres compagnies aériennes au niveau de leur pays d’appartenance.
Dans son Diagnostic du secteur privé, la Société financière internationale (SFI) indique que le coût du carburant entrave le plan de redressement financier de la compagnie aérienne nationale ainsi que les projets d’ouverture de nouvelles lignes dans la région et de développement du tourisme. Cette institution financière ajoute que les prix du carburant varient selon les régions, laissant les nouvelles destinations touristiques à fort potentiel, telles que Taolagnaro et Morondava, avec certains des coûts les plus élevés.
Plusieurs pistes sont avancées pour réduire les prix du billet d’avion. La présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Aina Raveloson, plaide pour qu’il y ait plus de concurrence, de compagnies aériennes et de lignes offertes. Elle explique en effet que certaines destinations touristiques d’Asie reçoivent 300 vols par jour. C’est environ 350 vols par semaine à Maurice. Madagascar pour sa part n’est même pas à 70 vols hebdomadaires, indique-t-elle. Les taxes payées par les compagnies ainsi que le coût des carburants doivent aussi être revues. « Ce sont des facteurs qui augmentent les charges des compagnies, qu’elles répercutent dans le billet d’avion », fait-elle remarquer.
L’insuffisance et la non-compétitivité des liaisons aériennes font par en tout cas partie des contraintes majeures auxquelles se heurte l’augmentation de l’offre et de la demande touristiques, selon la SFI. L’insuffisance des infrastructures et des normes aéroportuaires empêche en même temps les aéroports secondaires d’obtenir la certification internationale et limite leur aptitude à répondre à l’évolution de la demande.
