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  • OCEAN INDIEN – Des signatures de conventions de partenariat entre la région Réunion et trois régions de Madagascar

    OCEAN INDIEN – Des signatures de conventions de partenariat entre la région Réunion et trois régions de Madagascar

    Antananarivo, 21 Juin, 10h20 – Une coopération basée sur une stratégie de co-développement. Actuellement à Madagascar, la présidente de la région Réunion, Huguette Bello, entend bien remettre sur les rails la coopération entre la Réunion et Madagascar. “Je crois que nous avons trop longtemps tourné le dos à notre merveilleux voisin”, explique la présidente lors d’une réception donnée à la résidence de France mardi. “La coopération régionale est un moyen de réconcilier l’histoire qui a fait de la Réunion un département français et une région européenne” , ajoute-t-elle.

    ⭕Pour ce faire, plusieurs signatures de convention de coopération sont sur le tapis lors de sa visite sur la Grande île. Il y a ainsi la signature de deux déclarations d’intention avec les régions d’Anosy et de Boeny ainsi qu’une convention de coopération décentralisée avec la région Androy. “Cette convention de coopérations décentralisée s’articule autour des objectifs d’intérêt commun notamment le développement de projet agroécologique résilient et adapté aux réalités du territoire”, indique-t-elle. Il est aussi question de la valorisation du patrimoine immatériel et des échanges culturels. Cette coopération tournera aussi autour du renforcement des capacités des administrateurs des régions concernés et la formations des instituteurs pédagogiques auprès des différents instituts de formations professionnels.

    ⭕Huguette Bello se fixe aussi de grands objectifs pour la coopération entre les deux pays notamment au niveau géostratégique et géopolitique. Elle parle notamment de la mise en œuvre d’une politique de co-développement solidaire et durable afin que Madagascar et la Réunion prennent toute leur part dans l’océan indien aujourd’hui qui concentre 35 % du trafic maritime mondial et 40 % des richesses.

    ⭕Pour sa part, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, a salué l’engagement de la présidente de la région Réunion en vue du raffermissement des relations entre les deux pays. Madagascar est déjà aujourd’hui “le premier partenaire des collectivités locales françaises en termes de volume financier” souligne-t-il. Il rappelle la tenue des assises de la coopération décentralisée entre Madagascar et la France l’année prochaine.

  • ENQUETE – L’incertitude de la conjoncture économique, la fiscalité et le délestage comme principales contraintes au développement des activités des entreprises

    ENQUETE – L’incertitude de la conjoncture économique, la fiscalité et le délestage comme principales contraintes au développement des activités des entreprises

    Antananarivo, 20 Juin, 9h34 – L’incertitude de la conjoncture économique est identifiée comme étant le principal obstacle au développement des activités des entreprises à Madagascar. C’est ce qu’ont du moins affirmé 64,1% des 175 entreprises interrogées dans le cadre de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) menées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour le premier trimestre 2023. Cette enquête est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays et les réponses pour ce trimestre ont été recueillies entre le 23 mars et le 10 mai.

    ⭕La fiscalité, le délestage ou encore l’incertitude du contexte socio-politique ont également été identifiés par ces entreprises comme étant des grosses contraintes au développement de leurs activités. Viennent après d’autres facteurs tels que l’insuffisance de la demande, la concurrence des importations, les activités informelles, la corruption ou encore l’insuffisance d’équipements ou de matériels.

    ⭕Ces entreprises ont fait part d’un net recul de leurs activités. Il en est ainsi du volume de ventes, des carnets de commande, de l’investissement et de l’emploi. La tendance à la baisse des ventes est généralisée et concerne toute les catégories d’entreprises, rapporte la BFM. La baisse a été de -26,5% pour les micros, -51,9% pour les petites, -30,2% pour les moyennes et -22,4% pour les grandes entreprises. C’est également le cas en général pour les commandes qui ont reculé entre janvier et mars 2023, par rapport à la période octobre-décembre 2022, selon toujours les résultats d’enquête de la Banque centrale.

    ⭕Tous ces facteurs combinés ont eu pour conséquence la baisse du bénéfice pour ces entreprises. Selon la comparaison faite par la Banque centrale, cette baisse de bénéfice a quasiment été la même que celle du premier trimestre 2019 et plus importante que celle du premier trimestre 2018 qui sont deux périodes avant la pandémie du Covid-19.

    ⭕Les entreprises enquêtées ont par ailleurs confié une hausse de la rémunération de leurs employés et du coût des intrants durant les trois premiers mois de cette année. L’augmentation des prix de vente enregistrée durant ce premier trimestre est par ailleurs cohérente avec les chiffres officiels de l’inflation, poursuit la BFM.

    ⭕Les entreprises enquêtées par la Banque se seraient néanmoins prononcées plus optimistes par rapport au second trimestre 2023. Ce, avec une prévision de reprise des ventes, de l’emploi et de l’investissement voire une hausse de bénéfices.

  • Christian Ntsay « condamne » un « jeu malsain » sur les débats autour de la citoyenneté du Président Rajoelina

    Christian Ntsay « condamne » un « jeu malsain » sur les débats autour de la citoyenneté du Président Rajoelina

    Antananarivo, 20 Juin, 18h10 – Le Premier ministre Christian Ntsay monte à son tour sur le front pour défendre le président de la République. « Les débats [autour de la citoyenneté de Andry Rajoelina] sont malsains. Je les condamne de toutes mes forces. Cela n’apporte rien de bon pour le pays », fustige le chef du gouvernement lors de la séance de questions-réponses au Sénat, à Anosy mardi.

    Pour Christian Ntsay, « le cœur, la tête et l’esprit du président sont emplis de patriotisme ». « Cela permet aux Malgaches d’entrevoir un avenir radieux », poursuit-il. « Le président de la République est un Malgache comme les autres 26 millions », ajoute-t-il.

    Le chef du gouvernement plaide ensuite pour un apaisement. « Notre pays a besoin d’un apaisement. Les troubles ne sont dans l’intérêt de personne », argue-t-il après avoir rappelé les échéances électorales à venir. « Après il y aura un libre choix pour élire celui qui va diriger le pays pour les cinq prochaines années », conclut-il.

    Depuis quelques jours, des partisans du régime se relaient pour évoquer divers arguments pour défendre le chef de l’Etat sur la question de sa nationalité. Le principal concerné avait évoqué le droit et l’appel du sang au Palais de la Reine dimanche.

    Depuis quelques jours, la publication sur les réseaux sociaux de documents relatifs à une naturalisation française au nom du chef de l’Etat défraie les chroniques. Des membres de l’opposition réclament un éclaircissement sur l’affaire, voire une sanction contre le chef de l’Etat. D’autres annoncent des actions en justice contre le président de la République.

  • EDUCATION – Les examens du CEPE encore maintenus pour les classes de 7ème pour l’année scolaire 2023-2024

    EDUCATION – Les examens du CEPE encore maintenus pour les classes de 7ème pour l’année scolaire 2023-2024

    Antananarivo, 20 Juin, 16h00 – Alors que les examens du CEPE se tiennent ce jour pour des centaines de millier d’écoliers à travers l’île, les responsables scolaires se projettent déjà sur la prochaine année scolaire. Bien que la loi d’orientation scolaire qui a été promulguée au mois de février prévoie cet examen pour les élèves de la classe de 6ème, il devrait encore se tenir au niveau de la classe de 7ème en 2024, explique Marcellin Tsarasidy, directeur de l’office nationale de l’enseignement privé.
    ⭕“Tant que les textes réglementaires supprimant cet examen ne sont pas encore publiés, l’examen aura encore lieu”, indique-t-il. Ce processus pourra encore prendre plusieurs mois et donc encore s’étaler jusqu’à la fin de la prochaine année scolaire, explique-t-il. Cette disposition a déjà été annoncée auprès des écoles privées, indique le directeur de l’Onep. Une rencontre entre l’Etat et les écoles privées s’est tenue la semaine dernière durant laquelle ce sujet a été débattu.
    ⭕La loi sur l’orientation générale de l’éducation a été promulguée par le président de la République au mois de février dernier. Cette loi prévoit la suppression des examens du Certificat d’études primaires élémentaire (CEPE) en classe de 7ème. Il sera remplacé par une évaluation nationale en classe de 6e ceci afin de prolonger d’une année, les études du premier cycle soit le primaire.La loi prévoit aussi de fixer à dix ans l’enseignement public obligatoire. Celui-ci commencera avec une année de préscolaire et s’étalera désormais jusqu’au collège qui sera réduit à trois années contre quatre auparavant.
    ⭕En ce qui concerne le calendrier scolaire pour l’année scolaire 2023-2024, la rentrée officielle pour les écoles publiques et privées devrait avoir lieu le 4 septembre, indique l’Onep. Le système de bimestre sera maintenu. La proclamation officielle de cette date se tiendra dans les prochains jour, explique-t-il.
  • EXAMEN – La conception des sujets de baccalauréat 2023 débute

    EXAMEN – La conception des sujets de baccalauréat 2023 débute

    Antananarivo, 20 Juin, 12h10 – La conception des sujets du baccalauréat débute. A en croire un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, 100 individus concepteurs des sujets des les épreuves de ce diplôme sanctionnant la fin d’études secondaires sont entrés en conclave depuis ce lundi.
    ⭕Il s’agit, selon le communiqué publié ce mardi, de 66 enseignants et de 34 membres du personnel administratif. Des éléments de la gendarmerie sont également mobilisés pour la sécurisation des sujets et du site. La professeure Elia Béatrice Assoumacou a tenu une réunion avec ces enseignants et personnels administratifs et leur a transmis des instructions, l’objectif étant de prévenir d’éventuelles fuites de sujets.
    ⭕Les épreuves pour le baccalauréat général, et la première partie des épreuves du baccalauréat technologique, technique et professionnel, auront lieu du 17 au 21 juillet 2023. Alors que la deuxième partie des épreuves du baccalauréat technologique, technique et professionnel se tiendra les 24, 25, 26, et 27 juillet 2023.
  • FOOTBALL – Les Barea ont déjà les yeux rivés vers la CAN 2025 et la qualification pour le Mondial 2026

    FOOTBALL – Les Barea ont déjà les yeux rivés vers la CAN 2025 et la qualification pour le Mondial 2026

    Antananarivo, 20 Juin, 11h16 – Objectif fixé. Ayant manqué les deux dernières éditions de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 et 2023, les Barea ont comme objectif la qualification pour l’édition 2025. A en croire, Jocelyn Razafimamonjy, team manager de l’équipe nationale malgache, les deux derniers matchs de la sélection malgache dans le cadre de l’éliminatoire à la CAN 2023 servent déjà à la préparation de ces échéances qui attendent les Barea au mois de Novembre.

    ⭕Le président de la commission communication de la Fédération malgache de football a indiqué lors de la conférence de presse avant le match opposant Madagascar au Ghana, samedi, que « la Confédération africaine de football (CAF) envisage la combinaison de la qualification pour le Mondial 2026 et la CAN 2025. Cela offrira plus de chance aux petites nations du football », souligne-t-il.

    ⭕Selon la nouvelle formule de la Coupe du monde, l’Afrique aura neuf représentants directs pour la phase finale. Avec la composition du groupe, chaque équipe jouera dix matchs, ce qui obligera la CAF a modifié aussi le calendrier pour les qualifications des autres compétitions.

    ⭕Pour Madagascar, un dernier match est encore prévu dans les éliminatoire à la CAN 2023 face à l’Angola. Bien que la Grande île ne soit plus dans la course, en étant dernier du groupe E avec deux points en cinq journées, l’enjeu pour les Barea est de faire de résultat pour rester dans le chapeau trois des tirages au sort.

    ⭕Pour avoir de bons résultats, Romuald « Rôrô » Rakotondrabe, veut préparer au mieux son équipe. Les joueurs locaux ne sont plus en compétition puisque la saison pour championnat national sera clôturée dans quelques semaines. Il y aura donc des matchs amicaux en gestation. Mais le technicien malgache souligne que « ce n’est pas à moi de l’annoncer ».

  • Le FMI recommande la mise en place d’un fonds de garantie national avec des taux subventionnés

    Le FMI recommande la mise en place d’un fonds de garantie national avec des taux subventionnés

    Antananarivo, 20 Juin, 10h30 – Le Fonds monétaire international (FMI) avance des pistes. Cette institution financière estime que l’allègement des contraintes financières afin d’accroître et de faciliter l’accès aux services financiers et la réduction de leur coût devrait favoriser l’augmentation des investissements. C’est l’une des recommandations formulées par le FMI dans son rapport sur l’informalité et la croissance à Madagascar publié en ce mois de juin.

    Dans ce rapport, axé surtout sur le secteur informel et sa contribution sur l’économie, cette institution de Bretton Woods soutient que pour faciliter l’accès au financement, les autorités malgaches pourraient mettre en place un fonds de garantie national avec des taux subventionnés et un fonds de démarrage pour aider les entreprises à se conformer à la réglementation. Le FMI ajoute qu’elles peuvent aussi concevoir et mettre en œuvre une réglementation efficace qui concilie la stabilité financière et l’ouverture de nouveaux canaux de financement pour les entreprises.

    L’Etat peut également encourager la participation des investisseurs. Le soutien du secteur privé par la création d’une banque de développement et par l’apport de plus de ressources à l’intermédiation financière formelle à des coûts moindres est également avancé.

    D’autres recommandations sont formulées dans ce document du FMI sorti récemment qui met en évidence l’importance du secteur informel à Madagascar. Le rapport mentionne particulièrement la nécessité d’un ajustement des politiques en faveur de la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Il y est souligné qu’avec un nombre croissant de personnes opérant dans l’économie informelle à Madagascar, le FMI estime qu’une approche stratégique moins axée sur la fiscalité et beaucoup plus sur la protection sociale est nécessaire pour stimuler le processus de formalisation.

  • OR MONETAIRE – 1,080 tonne de lingots d’or incorporés dans les réserves de la Banky foiben’i Madagasikara

    OR MONETAIRE – 1,080 tonne de lingots d’or incorporés dans les réserves de la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 20 Juin, 6h15 – 1 080 kilos de dorés envoyés en Turquie pour affinage, 1 080 kilos renvoyés à Madagascar sous forme d’or monétaire. Mission accomplie pour la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui dispose désormais de ses premiers lingots d’or. L’un de ces lingots a été présenté comme échantillon durant le lancement de la célébration du cinquantenaire de la BFM, si le reste est bien gardé dans sa réserve, rassure le gouverneur de l’autorité monétaire, Aivo Andrianarivelo.

    Le gouverneur parle de lingots avec un degré de pureté de 995/1000ème, la pureté minimale que les fabricants de lingots d’or doivent respecter pour être certifiés par le standard du London bullion market association (LBMA). Mais il y a également des lingots avec un degré de pureté de 999/1000ème, d’après ses explications. Ces lingots pèsent environ 12,5 kilos, indique-t-il.

    Négociée au départ avec la raffinerie sud-africaine Rand Refinery puis avec des raffineries suisses, la conversion des dorés de la BFM en or monétaire a finalement été entreprise par l’Istanbul Gold Refinery. L’aboutissement de ce projet avec cet affineur Turc a pris un mois, d’après le gouverneur Aivo Andrianarivelo.

    « Ce n’est que le début », souligne le président de la République Andry Rajoelina. L’Etat Malgache compte disposer d’au moins 4 tonnes de dorés par an pour la production de pièces mais également de lingots d’or, avance-t-il. « Avec ses ressources aurifères, il est inconcevable pour Madagascar de ne pas avoir de réserve d’or comme plusieurs pays africains, dont l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore l’île Maurice », lance le Chef de l’Etat.

    L’achat de dorés par la Banque centrale auprès des opérateurs locaux devrait par ailleurs reprendre, rassure le gouverneur Aivo Andrianarivelo. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change avait été déjà approuvée par le Conseil d’administration de la BFM au mois d’avril 2022. Le ministre Herindrainy Rakotomalala a pour sa part souligné que le protocole d’accord entre son département et l’autorité monétaire fait actuellement l’objet de révision.

    L’or acheté auprès des opérateurs par la BFM ne doit pas seulement être d’une pureté supérieure mais doit surtout être de l’or éthique. C’est-à-dire que l’or livré à la banque centrale devra se distinguer entre autres par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. En plus de remplir les obligations administratives, fiscales et parafiscales, les fournisseurs de la Banque centrale devront aussi s’engager à rapatrier les recettes en devises puis les céder sur le Marché interbancaire de devises (MID).

     

  • ECONOMIE – Le premier lingot d’or et la première pièce d’or de la Banque centrale dévoilé à l’occasion des 50 ans de l’institution

    ECONOMIE – Le premier lingot d’or et la première pièce d’or de la Banque centrale dévoilé à l’occasion des 50 ans de l’institution

    La célébration des 50 ans de la Banque centrale de Madagascar a été lancée ce lundi. Une occasion durant laquelle la BFM a dévoilé le premier lingot d’or monétaire de sa réserve nationale d’or. Ce fut aussi l’occasion de dévoiler la première pièce d’or des quelques milliers qui seront frappés pour marquer les 50 ans de la BFM.

  • FILIÈRE AURIFÈRE – La pièce d’or commémorative de la Banky foibe vaut autour de 8,5 millions d’ariary sur le marché international

    FILIÈRE AURIFÈRE – La pièce d’or commémorative de la Banky foibe vaut autour de 8,5 millions d’ariary sur le marché international

    Antananarivo, 19 Juin, 16h55 – La « fierté » d’acquérir la pièce d’or commémorative de 50 ariary de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a un prix. Ce prix va certes encore être déterminé, selon le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, mais cette pièce d’or pesant environ une once vaut autour de 8,5 millions d’ariary si on se réfère au cours actuel de l’or présenté par le ministre des Mines et des ressources stratégiques Herindrainy Rakotomalala. L’once, équivalant à 31,1 grammes, est vendu sur le marché international de l’or à 1955 dollars, confie ce membre du gouvernement.

    ⭕La BFM prévoit d’émettre 5 000 pièces d’or commémoratives après les 500 pièces qui ont été émises pour démonstration ce lundi, en marge du lancement de la célébration de son cinquantième anniversaire. L’autorité monétaire indique avoir travaillé avec l’Istanbul Gold Refinery, pour cette première émission. Il s’agit de la deuxième raffinerie mondiale du métal jaune qui est basée en Turquie, souligne le gouverneur Aivo Andrianarivelo. Les premières pièces ont été confectionnées à partir du stock de dorés que disposait déjà la BFM depuis longtemps, et autres que ce qu’elle avait acheté auprès des opérateurs locaux pour être convertis en or monétaire. A en croire le président de la République Andry Rajoelina, c’est lui-même qui a conçu cette pièce estampillée du soleil et du stade Barea.

    ⭕Ces pièces d’or sont à vendre au public. La BFM estime qu’elle devrait s’épuiser facilement. Aussi pour éviter que ceux qui ont les moyens s’accaparent de toutes les pièces qui vont être émises, il a été décidé de limiter les achats à une pièce par carte nationale d’identité. Cette pièce commémorative représente d’ailleurs la « fierté nationale », soutient le gouverneur de la BFM Aivo Andrianarivelo.

    ⭕Une deuxième émission de 5 000 pièces d’or est ainsi envisageable. Ceci dépendra cependant du besoin enregistré mais également des dorés que la Banque centrale aura à sa disposition pour être transformés. La BFM prévoit de poursuivre l’opération avec l’Istanbul Gold Refinery. La qualité tout comme la forme des pièces à produire pourraient être améliorées, a-t-il avancé.

    ⭕Quant à la reprise de l’achat de doré par la BFM auprès des opérateurs locaux, le ministre Herindrainy Rakotomalala souligne que le protocole d’accord entre son département et l’autorité monétaire fait l’objet de révision afin de mieux définir les responsabilités respectives des deux institutions et de permettre une suspension du protocole à son expiration. La diversification du portefeuille de réserves de change reste l’objectif ultime de la BFM, en conjonction avec le développement des ressources aurifères de Madagascar.

    ⭕L’achat de doré par la Banque centrale était suspendu depuis le mois d’avril 2021 et la reprise de cette opération avait été conditionnée par l’actualisation de la stratégie de gestion de réserves de change prenant en compte l’or. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change a été approuvée par le Conseil d’administration de la BFM au mois d’avril 2022.