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  • PATRIMOINE – Le musée pour connaître et faire connaître l’histoire 

    PATRIMOINE – Le musée pour connaître et faire connaître l’histoire 

     

    Antananarivo, 19 Mai, 9h00 – « Tant que nous ne connaissons pas notre histoire, nous ne pourrons pas décider pour notre pays car l’histoire est un outil de décision ». Helihanta Rajaonarison, historienne et présidente fondatrice du musée de la photo a mis en exergue le rôle des musées, jeudi, à l’occasion de la journée internationale des musées. Ces lieux sont, comme soutenus par Bako Rasoarifetra, archéologue et Présidente du Conseil international des musées à Madagascar (Icom), ceux où l’histoire vit en plus de se conserver. « Les musées ne sont pas des lieux d’entrepôt d’objets oubliés mais des espaces de redynamisation du patrimoine », souligne-t-elle.

     

    Madagascar manque pourtant cruellement de musées, notre Nasolo Valiavo Andriamihaja alias Vanf. Il regrette d’autant plus cette carence que Madagascar a une dimension continentale et n’en dispose que d’une vingtaine face aux dizaines de milliers que compte l’ Europe. Des regrets partagés par la présidente de l’Icom qui déplore aussi la fermeture de certains de musées. Elle évoque également l’absence d’une politique d’acquisition, entre autres en art contemporain, ce qui va laisser un vide historique pour la génération future.

     

    Chaque année depuis 1977, le Conseil international des musées (Icom) organise la Journée internationale des musées. Cet événement représente un moment unique pour la communauté muséale internationale. Il a pour objectif de sensibiliser la société civile au fait que « les musées sont un moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, du développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples».

     

     

  • INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    INDISCIPLINE – Le ministère de la Défense annonce le renvoi des soldats accusés d’avoir battu des civils du côté d’Avaradoha

    Antananarivo, 19 Mai, 6h50 – Les premières sanctions tombent sur les militaires soupçonnés d’avoir frappé des civils à Avaradoha. Dans une publication sur Facebook, le ministère de la Défense nationale annonce avoir pris « les mesures les plus sévères » à l’encontre de ses hommes dont les images ont été vues sur une vidéo rapportant des coups et des violences faites sur des civils dans la rue. « Celles-ci ont conduit à leur renvoi de l’Armée », poursuit le communiqué du ministère sa qui indique que « l’Armée ne protège pas et n’éduque pas des malfaiteurs ».

     

    Avec cette mesure, le ministère de la Défense nationale entend montrer « un exemple » de sévérité à « ceux qui seraient tentés de déshonorer l’Armée et ses valeurs » à travers leur geste et leur comportement au sein de la société. Le renvoi n’est d’ailleurs pas la seule sanction prise à l’encontre des concernés. A en croire la publication du ministère, ceux-ci ont tout de suite été « livrés aux gendarmes ». Des enquêtes seront ainsi menées avant qu’ils ne soient traduits en justice.

     

    La vidéo montrant les actes d’agression perpétré par ces soldats ont fait le tour des réseaux sociaux jeudi. La vidéo montre des hommes en treillis frappant avec véhémence des civils dont un allongé au sol. Si l’on en croit la publication d’Ampahibe, les suspects n’étaient pas de service au moment des faits qui leur sont reprochés. « Ils sont d’ailleurs encore en cours de service national », poursuit le communiqué.

     

    Suite à la fuite de la vidéo, les habitants d’Avaradoha ont manifesté dans la rue jeudi dans la soirée. Ils ont brandi des pancartes qui dénoncent les violences perpétrées à l’encontre des membres de leur communauté. Dans son message, le ministère présente ses « excuses aux victimes et à leurs familles ».

     

  • ART ORATOIRE – L’Université catholique de Madagascar va en demi-finale du concours de débat inter-universitaire de La Haye

    ART ORATOIRE – L’Université catholique de Madagascar va en demi-finale du concours de débat inter-universitaire de La Haye

    Antananarivo, 19 Mai, 6h05 – Un match serré. 21 points ont séparé l’Université catholique de Madagascar de l’Université de Tours au quart de finale du concours interuniversitaire de débats de La Haye. Face au tenant du titre, l’équipe d’Ambatoroka est sortie victorieuse avec un score de 261 à 240. Cette courte victoire lui permet d’aller en demi-finale où elle va affronter l’Université de Tahiti.

     

    Hasina Gaël Rafidison, président de la fédération malgache des clubs d’art oratoire, reconnaît que la confrontation avec l’Université de Tours a été difficile. Des trois membres du jury, un seul a octroyé un écart de plus de 10 points à l’Université catholique de Madagascar. Un autre lui a même donné des points inférieurs à ceux de de son adversaire. La joute n’a pas été évidente mais cela n’a pas empêché l’équipe ucémienne d’accéder au carré final.

     

    En attendant les résultats de l’équipe de l’Université d’Antananarivo, Hasina Gaël Rafidison reste confiant pour les équipes malgaches. L’objectif, déclare-t-il, c’est d’avoir deux équipes malgaches en finale. Un cas de figure qui n’est pas à exclure vu le parcours des deux équipes qui jusqu’à présent ont réalisé un sans faute.

     

  • ART ET DÉCO – Sophie Pozmentier lance sa nouvelle collection « Disco Ball » au showroom de Nassara Design 

    ART ET DÉCO – Sophie Pozmentier lance sa nouvelle collection « Disco Ball » au showroom de Nassara Design 

     

    Antananarivo, 18 Mai, 16h15 – Le showroom de Nassara Design ouvre ses portes à Andraharo et accueille pour l’occasion la nouvelle collection « Disco Ball » de l’artiste et designer Sophie Pozmentier. Connue dans le monde artistique de Madagascar pour son « aloalo », l’artiste présente cette fois-ci le modèle est sous sa forme étincelante.

     

    Dans sa collection « Disco Ball », Sophie Pozmentier présente des œuvres couvertes de miroirs, à l’image des boules à facette populaire à l’ère du disco. « J’aime bien les années 80, c’est la période de mon enfance », explique-t-elle. C’est d’ailleurs cette nostalgie de sa jeunesse qui l’a poussée à créer sa collection.

     

    Comme ses œuvres précédentes, les objets de la collection « Disco Ball » sont à base de fibre de verre et de résine. Sophie Pozmentier définit ses modèles comme de « l’ethnique chic ». Franco-béninoise, ayant passé son enfance dans des pays d’Afrique, l’artiste s’inspire de la culture des pays où elle a vécu dans ses œuvres. Elle présente ainsi sa version des poupées Ashanti du Ghana, des masques Fang du Gabon ou les masques Baoulé de Côté d’Ivoire, sans oublier l’Aloalo malgache. Dans son showroom se disputent ses œuvres aux couleurs flamboyantes mais aussi les rayonnements de ses œuvres recouvertes de petit carré de miroir.

     

  • PRESIDENTIELLE – La conférence des évêques catholiques dresse le profil souhaité pour le futur président de la République

    PRESIDENTIELLE – La conférence des évêques catholiques dresse le profil souhaité pour le futur président de la République

     

     

    Antananarivo, 18 Mai, 14h50 – Quelles qualités pour un président de la République ? A l’approche de l’élection présidentielle, la conférence épiscopale de Madagascar donne quelques indications sur le profil de celui qu’elle souhaiterait voir accéder à la magistrature suprême. « La politique est un outil de base pour améliorer la vie des citoyens et la vision pour l’humanité », explique-t-elle pour justifier ses recommandations.

     

    Ainsi, selon les évêques catholiques, le futur président de la République devrait être « juste, sage et patriote ». Il devrait s’agir d’un individu « respectueux des lois et pointilleux sur leur application ». Les prélats le voient comme une personne à forte personnalité pour ne pas être embrigadée de la politique d’un seul parti, des intérêts particuliers ou encore des intérêts de sa seule région d’origine.

    Les qualités sont avant tout morales. Mais dans la pratique, l’Eglise souhaite un Président à l’écoute, doté d’une vision claire et prêt à sortir la population malgache de la pauvreté dans laquelle elle est engluée. « Il ne doit pas se limiter à rejeter les torts et les responsabilités aux dirigeants qui l’ont précédé », poursuivent les évêques dans leur communiqué. Ils plaident pour un chef d’Etat ouvert aux autres et capable d’ouvrir Madagascar au monde.

     

    Outre les recommandations sur le profil du candidat idéal, les évêques catholiques invitent aussi les citoyens à choisir en toute conscience et à ne pas se limiter à suivre le plus grand nombre ou à ne voter que sur la base des intérêts particuliers. Ils appellent également les électeurs à venir voter et à ne pas appeler à l’abstention. « Ne soyez pas tenté par l’idée de ne pas voter devant les dysfonctionnements électoraux », écrivent-ils dans leur message.

     

  • Le conseil international des jeux en visite d’inspection des sites des Jeux des îles de l’océan Indien accueillis par Madagascar

    Le conseil international des jeux en visite d’inspection des sites des Jeux des îles de l’océan Indien accueillis par Madagascar

    Antananarivo, 18 Mai, 11h30 – Une réunion décisive pour les Jeux des îles. Les membres du conseil international des jeux (CIJ) ont débarqué mercredi à Antananarivo et ont été accueillis par le ministre et la directrice de la communication de la présidence de la République. Ils ont pour mission de visiter l’avancement de la préparation à l’organisation des Jeux des îles à Madagascar qui avait fait l’objet de recommandation lors de la dernière réunion au mois de Décembre 2022. La visite concerne le volet infrastructure pour les compétitions, l’hébergement des athlètes, l’hymne et le logo.

    La délégation du CIJ va notamment inspecter l’évolution des différentes infrastructures. Il s’agit du complexe sportif de Vontovorona, du Palais des sports et de la culture de Mahamasina, du stade d’Alarobia, du stade Barea de Mahamasina, des gymnases d’Ankorondrano et de Mahamasina, d’Analamanga Park, du stade Maki d’Andohatapenaka et d’autres, selon le compte rendu du conseil des ministres du 3 mai dernier.

    Le Comité d’organisation des jeux des îles (Coji) doit défendre devant le CIJ l’état d’avancement de la préparation de ce rendez-vous sportif régional. A l’issue de cette mission de quatre jours à Madagascar, le conseil devrait trancher sur la tenue ou non de ces jeux à Madagascar. Les autorités malgaches restent pourtant très confiantes sur ce sujet. En mars, fraîchement nommé ministre de la jeunesse et des sports, Haja Resampa avait lu une lettre du président du CIJ félicitant le Coji pour l’avancement de la préparation. Et, il y a une semaine, le président de la République avait promis des Jeux des îles les plus grandioses jamais organisés à Madagascar.

     

    Photo : Ministère de la Jeunesse et des sports

  • RÉMUNÉRATIONS – Le salaire minimum à 238 000 ariary dans le secteur privé officialisé

    RÉMUNÉRATIONS – Le salaire minimum à 238 000 ariary dans le secteur privé officialisé

    Antananarivo, 18 Mai, 9h05 – Le salaire minimum d’embauche en baisse dans le secteur privé. Le montant de 250 000 ariary décidé en 2022 n’est plus maintenu faute de subvention de l’Etat comme cela a été le cas en 2022. Le Conseil de ministres de mercredi a plutôt confirmé le salaire minimum à 238 000 ariary convenu par les partenaires sociaux, soit une hausse de 10% par rapport à la convention de 2022.

    Selon le Conseil des ministres de mercredi qui a adopté le décret relatif au salaire minimum d’embauche, « le salaire minimum d’embauche des salariés de la catégorie M1-A passe à 238 000 ariary au lieu de 217 000 ariary pour le secteur non-agricole et à 242 000 ariary au lieu de 220 000 ariary pour le secteur agricole ». Cette décision, rappelle le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, fait suite à la réunion des partenaires sociaux qui a eu lieu le 17 janvier 2023.

    Lors de la même réunion, les syndicats et le patronat ont sollicité l’Etat à reprendre les subventions qu’il avait octroyées en 2022 afin de combler le gap entre le salaire minimum convenu par les partenaires sociaux et la proposition du président de la République de fixer le salaire minimum à 250 000 ariary. L’Etat ne semble cependant pas avoir répondu à cette demande, et adopte le décret fixant à 238 000 ariary le salaire minimum d’embauche.

    Dans son communiqué, le Conseil des ministres rappelle que la décision de fixer le salaire minimum de 250 000 ariary en 2022 a été prise afin de « respecter les consignes présidentielles ». « Elle avait été prise à la suite d’une réunion du président de la République avec les dirigeants des groupements patronaux », poursuit encore le communiqué.

    A l’époque l’Etat avait décidé d’accorder des subventions allant jusqu’à 33 000 ariary à verser à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) afin de permettre aux entreprises de payer directement à leurs salariés le montant promis par le chef de l’Etat. Il avait cependant déjà été indiqué dans le décret publié en octobre 2022 que les subventions ne seraient applicables que pour l’année 2022, et à partir du 1er mai 2022.

  • MONNAIE – Des pièces de 50 ariary en or pour marquer le cinquantenaire de la Banky foiben’i Madagasikara

    MONNAIE – Des pièces de 50 ariary en or pour marquer le cinquantenaire de la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 18 Mai, 6h15 – Madagascar aura aussi ses pièces en or. Comme l’Eagle US, la Maple leaf canadienne ou encore le Krugerrand sud-africain, la pièce de 50 ariary en or sera une pièce à cours légal et devra être reconnue par un système légal à l’international. Elle sera facile à vendre et à acheter, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi qui a adopté le décret relatif à cette émission de pièces de monnaie en or par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    La valeur de la future pièce dorée de 50 ariary ne sera pas celle de la valeur faciale indiquée étant donné qu’elle est faite en or. Elle sera plutôt déterminée par la quantité du métal jaune que contiendra la pièce. Elle sera donc influencée par le cours mondial de l’or.

    L’émission de pièces en or est une pratique courante des banques centrales pour marquer un évènement important dans un pays, indique le communiqué du Conseil des ministres. Pour l’autorité monétaire malgache, la sortie des 50 ariary dorés se fera dans le cadre de son cinquantième anniversaire, dont la célébration devra démarrer au mois de juin de cette année, précise le compte rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

    Avec ce projet d’émission de pièces en or, la Banky foiben’i Madagasikara pourrait posséder une partie de sa réserve d’or officielle sous formes de monnaies d’or. Elle a d’ailleurs déjà lancé un programme d’achat de dorés auprès d’opérateurs locaux en décembre 2020. Elle dispose actuellement de 1,030 tonne d’or dans sa réserve.

    La banque centrale avait prévu de transformer en lingots London good delivery (LGD) ou or monétaire répondant aux normes du London bullion market association (LBMA) l’or qu’elle avait déjà acheté. La finalisation du contrat avec un affineur Suisse pour cette conversion de dorés en or monétaire reste toutefois sans nouvelle.

     

    L’achat de doré par la BFM est par ailleurs suspendu depuis le mois d’avril 2021 et la reprise de cette opération avait été conditionnée par l’actualisation de la stratégie de gestion de réserves de change prenant en compte l’or. La stratégie opérationnelle d’incorporation de l’or dans les réserves de change a été approuvée par le Conseil d’administration de la BFM en avril 2022.

  • INDUSTRIE HÔTELIÈRE – L’hôtel Colbert racheté par la famille corse Vellutini qui s’engage à en préserver l’essence patrimoniale

    INDUSTRIE HÔTELIÈRE – L’hôtel Colbert racheté par la famille corse Vellutini qui s’engage à en préserver l’essence patrimoniale

     

    Antananarivo, 17 Mai, 17h30 – Changement de propriétaire. La famille Léoni passe les clés de l’Hôtel Colbert aux nouveaux acquéreurs de cet établissement hôtelier, après l’avoir détenu pendant plus d’un demi-siècle. Cet hôtel 4 étoiles, sis à Antaninarenina, appartient désormais à la famille Vellutini, dont le rachat avait été communiqué à la presse lundi.

    C’est donc la famille corse qui va dorénavant s’occuper de cet établissement hôtelier historique. « Nous sommes à la fois honorés et conscients de la responsabilité qui nous incombe en tant que nouveaux propriétaires de l’hôtel Colbert », a déclaré Jacques François Vellutini.

    En plus d’être un symbole de l’excellence hôtelière, l’Hotêl Colbert fait en effet partie intégrante du patrimoine culturel du pays. C’est pourquoi ses nouveaux propriétaires s’engagent à préserver la valeur patrimoniale et à honorer l’importance historique de cet établissement haut de gamme.

    La famille Vellutini entrevoit d’importants travaux de rénovations. Il s’agit d’améliorations qui « permettront d’offrir aux clients une expérience encore plus immersive, tout en préservant le lien avec le patrimoine culturel de Madagascar ». L’authenticité architecturale et le caractère historique de l’établissement de cet établissement seront respectés. « Nous comprenons l’importance de cet établissement, non seulement en tant que fleuron de l’hôtellerie, mais aussi en tant que symbole de l’histoire et de la culture malgache. Nous veillerons à ce que le Colbert continue de briller tout en préservant son essence patrimoniale », rassure Jacques François Vellutini.

    Côté gestion, Eric Koller restera à la direction générale de l’établissement. Il a déjà occupé ce poste depuis plusieurs années de par ses compétences et expériences, mais il est également le fils d’Henri Koller, l’un des fondateurs de l’enseigne et une figure clé dans l’histoire de l’hôtel Colbert.

    C’est une nouvelle étape que l’hôtel Colbert vient en tout cas de franchir. L’établissement fait part de sa détermination à continuer de jouer un rôle central dans l’industrie hôtelière malgache et à contribuer au rayonnement du patrimoine culturel de Madagascar.

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  • JUSTICE – La ministre de la Justice rassure de l’indépendance des juges anti-corruption malgré l’absence de la société civile au sein du comité de suivi évaluation (CSE) des pôles anti-corruption

    JUSTICE – La ministre de la Justice rassure de l’indépendance des juges anti-corruption malgré l’absence de la société civile au sein du comité de suivi évaluation (CSE) des pôles anti-corruption

    Antananarivo, 17 Mai, 16h00 – L’indépendance de la Justice et des juges ne sera jamais remise en question, assure Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, Garde des sceaux et ministre de la Justice. « Cette disposition reste garantie en tout temps », indique-t-elle en marge de la cérémonie d’installation des nouveaux membres de la juridiction du pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo.

    ⭕La question de l’indépendance des juges et la légitimité des nouveaux membres du PAC a été soulevée après le retrait de la société civile du comité de suivi évaluation (CSE) des PAC en mars. Mais selon la ministre, la société civile a pleinement pris part à l’évaluation de certains des membres installés mardi et à leur nomination. « La société civile était présente au sein de la CSE lors de la nomination de ces trois juges », soulève-t-elle. « Je n’étais pas encore ministre que la société civile était déjà dans le CSE », ajoute l’ancienne sénatrice de Madagascar, nommée sur le quota présidentiel. Elle affirme que la société civile ne s’est retirée qu’après cela.

    ⭕Vers la fin du mois de mars, la société civile avait décidé de se retirer du CSE PAC après que celui-ci a décidé de renouveler les membres de la juridiction en fin de mandat. Cette action allait, selon ses membres, paralyser le PAC à cause du nouveau processus de recrutement qui allait prendre du temps. Ils avaient aussi pointé du doigt la loi Idéalson qui, d’après eux, réduisent les compétences des PAC et surtout ne garantissent plus son indépendance. Ils avaient également pointé du doigt les représailles et pressions exercées sur les juges anti-corruption.

    ⭕Ce mardi, six nouveaux membres de la juridiction du PAC Antananarivo ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Parmi eux, le président de la juridiction de premier degré, Fernandine Randrianjafy ou encore Baovola Rahetlah, procureure de la République près de la juridiction de premier degré du PAC Antananarivo.

    Photo : Ministère de la Justice