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  • ACCES A L’ELECRICITE – Les premiers branchements « mora » effectués cette semaine

    ACCES A L’ELECRICITE – Les premiers branchements « mora » effectués cette semaine

    Antananarivo, 23 Mai, 6h05 – L’opération peut démarrer. L’arrivée de 5 000 compteurs prépayés permet à la Jirama de procéder dès cette semaine aux branchements « mora ». Les agents de la société d’Etat procèderont, dans un premier temps, au raccordement des foyers de la Capitale qui se sont inscrits à ce projet et qui ont déjà payé le devis requis. L’opération se poursuivra ensuite dans les autres régions de la Grande île, étant donné que ce projet vise 200 000 branchements, comme l’a rappelé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, ce lundi.

     

    La Jirama avait indiqué avoir déjà contacté les foyers bénéficiaires de ce projet pour les inviter à payer le devis des travaux de branchement. Ils devraient payer pour l’ensemble des opérations 30 000 ariary. Cette somme inclut le devis pour l’octroi du compteur avec 10kWh de crédit d’électricité prépayé. Ils auront également le kit branchement, comprenant 30 mètres de câbles d’alimentation, une lampe LED, des prises pour connecter un poste téléviseur et autres appareils à faible voltage.

     

    La Jirama explique qu’une fois le crédit épuisé, le frais du réabonnement mensuel est fixé à 9 500 ariary. Le client paiera ainsi son droit d’abonnement et aura de nouveau 10kWh de crédit d’électricité.

     

    Le ministre Solo Andriamanampisoa rappelle que ce projet est surtout conçu pour les foyers vulnérables. L’Etat a donc facilité son accès. « Il n’est pas nécessaire de disposer d’un permis de construire pour pouvoir en bénéficier. Il suffit que les ménages soient certifiés par le Fokontany comme y étant légalement inscrits », explique-t-il. Il indique que 20 000 compteurs vont être livrés d’ici trois mois pour la poursuite de ce projet de branchements « mora ».

     

    Photo : Jirama

  • ACCIDENT – Des camions citernes ravagés par le feu à Mahajanga

    ACCIDENT – Des camions citernes ravagés par le feu à Mahajanga

    Antananarivo, 22 Mai, 17h00 – Une épaisse fumée noire a obscurci le ciel de Mahajanga ce lundi, en début d’après-midi. Une grande explosion venait de secouer le fokontany d’Antanimalandy et ses environs. La nouvelle s’est très vite propagée sur les réseaux sociaux. Des camions citerne ont pris feu dans un garage. Aucun blessé ni perte en vie humaine n’est à déplorer.
    ⭕L’incendie a toutefois laissé des dégâts matériels importants. “Deux citernes plateaux, quatre tracteurs, trois remorques bâchées et trois remorques citernes sont touchés par les feux”, confie une source auprès de la gendarmerie de Mahajanga. Elle indique que l’une des citernes était encore pleine au moment du drame. Ce qui a probablement provoqué l’explosion, analyse-t-elle. Aucun dégât matériel n’est toutefois constaté en dehors du garage.
    ⭕”Les premières explosions ont été entendues aux environs de midi”, rapporte Tombo, président du fokontany d’Antanimalandy au téléphone. Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux du drame. “Ils sont encore sur place. Les habitants des quartiers environnants ont commencé à évacuer leur maison dès les premières explosions”, raconte-t-il.
    ⭕Cet incendie laisse des images de désolation. Des véhicules coûtant à des centaines de millions d’ariary détruites en un rien de temps. Ils ne restent que des carcasses. L’origine des feux reste encore à déterminer. Notre source auprès de la gendarmerie évoque une possibilité de court-circuit. “L’affaire est actuellement entre les mains de la police qui est chargée de l’enquête”, ajoute-t-elle.
    Photo : Radio Télé Nakay
  • SECTEUR EXRACTIF – Les ristournes minières versées aux collectivités territoriales devraient être supérieures aux redevances minières perçues par l’Etat, selon la Chambre des mines

    SECTEUR EXRACTIF – Les ristournes minières versées aux collectivités territoriales devraient être supérieures aux redevances minières perçues par l’Etat, selon la Chambre des mines

    Antananarivo, 22 Mai, 16h15 – Les amendements apportés par la Chambre basse au projet de nouveau code minier ne satisfont pas la Chambre des mines. Celle-ci maintient toujours que la part des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans la répartition des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) de 5% prévus par le projet de loi portant refonte de code minier doit être plus élevée que celle de l’Etat central. Ce groupement des industriels miniers demande que 70% de ces DTSPM soient versés en tant que ristournes minières pour les CTD comme cela a été le cas auparavant. Les redevances minières qui reviendront à l’Etat devront être de 30%, poursuit-elle dans une publication sortie la semaine dernière.
    ⭕Après avoir examiné le projet de texte, l’Assemblée nationale avait adopté que la part des collectivités passe à 2% contre 1,5% ainsi que cela a été initialement proposé par l’administration minière. La part de l’Etat, selon les députés, devrait pour sa part baisser à 3% au lieu des 3,5% prévus au départ. La Chambre des mines fait cependant remarquer qu’avec ce texte adopté par les députés, 60% des DTSPM reviendront encore à l’Etat central, et que seuls 40% seront perçus par les CTD. Or, elle rappelle que 10% de ces ristournes destinées aux collectivités vont encore être versés aux provinces qui sont des divisions territoriales qui n’existent plus dans les faits, et 10% vont alimenter le Fonds national de péréquation.
    ⭕Les sénateurs, qui avaient adopté le projet de loi relatif à la refonte du code minier, ont également apporté des amendements. S’ils n’ont pas remis en question la révision à la hausse des DTSPM que les exploitants miniers doivent payer, ils ont apporté des révisions sur la formule de répartition des ristournes qui figure parmi les cinq amendements qu’ils ont faits. Les parlementaires d’Anosikely ont suggéré que 10% des recettes de la ristourne servent à constituer le Fonds national de péréquation et que 90% soient allouées aux CTD. Sur ces ristournes destinées aux CTD, ils proposent que 60% soient versés aux communes touchées et impactées par le projet, 30% aux régions concernées et 10% à la province. L’affectation de cette part des provinces sera toutefois décidée en conseil des ministres, en attendant le retour effectif de ces collectivités.
    ⭕La Chambre des mines réitère, par ailleurs, que l’augmentation à 5% des DTSPM est une taxation excessive. Mais quel que soit leur taux, elle demande que ces taxes profitent davantage aux zones hôtes des projets. Selon la Chambre des mines, verser les 70% des DTSPM aux CTD devrait permettre d’assurer l’autonomie financière de plusieurs régions.
  • DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    DETTES PUBLIQUES – 15 conventions de prêts d’un montant total de 837,38 millions de dollars conclues par l’Etat malgache en 2022

    Antananarivo, 22 Mai, 14h25 – 837,38 millions de dollars. C’est le montant total des 15 conventions de prêts que l’Etat malgache a conclu durant l’année 2022. Il s’agit de chiffres rapportés dans le dernier Bulletin statistique de la dette (BSD) publié par la direction générale du Trésor (DGT).

    ⭕Parmi ces conventions figurent celles qui ont été conclues entre le gouvernement malgache et ses partenaires financiers entre septembre et décembre 2022. Il s’agit notamment de la convention de prêts à hauteur de 100 millions de dollars avec la Banque mondiale pour le financement du Projet de développement durable du secteur routier (PDDR) ainsi que de la convention de prêts de 42,9 millions de dollars conclue avec l’Agence française de développement pour le Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2).

    ⭕Ce bulletin de la DGT rapporte par ailleurs que le stock de la dette publique a été de 5 444,7 millions de dollars soit 24 176,6 milliards d’ariary à fin décembre 2022. Il était composé à 83,9% de dette extérieure et de 16,1% de dette intérieure.

    ⭕Concernant cette dette extérieure qui a été donc de 20 273 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière, l’encours est constitué de 66,7% de dette envers les organisations multilatérales, 15,5% de dette envers les créanciers bilatéraux, 12,4% envers les institutions financières et 0,7% envers les banques commerciales. Les 4,6% restants représenteraient des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers.

    ⭕Pour ce qui est de la dette intérieure, l’encours total à fin décembre 2022 s’élève à 3 903,63 milliards d’ariary. Elle est constituée à 76% par les titres d’emprunt intérieur, par les dettes envers la Banque centrale de Madagascar qui constituent 23% et 1% par les dettes envers des sociétés.

  • ART ORATOIRE – Les deux équipes représentant Madagascar en quête de fonds pour participer la finale du Concours de débat inter-universitaire de La Haye au Pays-Bas

    ART ORATOIRE – Les deux équipes représentant Madagascar en quête de fonds pour participer la finale du Concours de débat inter-universitaire de La Haye au Pays-Bas

    Antananarivo, 22 Mai, 11h35 – Ils sont à deux doigts de la finale et cherchent les fonds nécessaires pour y assister. Après avoir enchaîné dix victoires consécutives, les équipes de l’Université d’Antananarivo et de l’Université Catholique de Madagascar sont prometteuses et selon les pronostics des experts, elles pourraient s’affronter dans une finale internationale de haut vol. La finale se déroulera à La Haye, au Pays-Bas le 31 mai et il faudra financer les frais de déplacement, l’hébergement et la restauration pendant le séjour.
    ⭕Dans un appel à contribution qui s’adresse au pays tout entier, Hasina Gaël Rafidison, président de la Fédération malgache des clubs d’art oratoire, appelle à la mobilisation nationale pour soutenir ces deux équipes qui portent très haut les couleurs de la Grand Île. « Nous appelons chaque Malgache, chaque entreprise, chaque institution à devenir un sponsor de ces brillants orateurs », déclare-t-il.
    ⭕Les deux équipes malgaches ont atteint le top 4 mondial de l’Art oratoire francophone. Dans la compétition acharnée qu’est le concours de débat inter-universitaire de La Haye, ces orateurs ont réussi l’exploit de n’avoir jamais été vaincus. Ils ont triomphé face à de nombreuses universités prestigieuses disséminées dans le monde francophone, prouvant ainsi leur éloquence à toutes les épreuves. Les deux équipes seront en demi-finale le 24 mai.
  • SPORTS – Les disciplines des Jeux des îles réduites à 17

    SPORTS – Les disciplines des Jeux des îles réduites à 17

    Antananarivo, 21 Mai, 22h30 – Exit les disciplines qui devaient se jouer en mer ou en bord de mer. Le Conseil international des Jeux (CIJ) décide ce jeudi de ne faire jouer que 17 disciplines au lieu des 23 initialement proposées par le Comité olympique malgache. Le beach soccer et le beach volley qui étaient prévus se jouer à Mahajanga, ainsi que la voile qui devait se tenir à Sainte Marie et le surf qui devait se concourir à Tolagnaro n’ont finalement pas été retenus lors de l’ultime réunion de décision du CIJ avec le Comité d’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien (Coji).

     

    Sur les six nouvelles disciplines qui devaient également faire leur entrée lors des Jeux de Madagascar, seul le basket-ball 3×3 est retenu. L’équitation, le kick-boxing, le tir à l’arc, le surf et le beach soccer devront encore attendre avant de faire partie des Jeux. Quelques épreuves féminines, comme le football féminin ou encore la boxe féminine, proposées lors de la réunion de décembre, ne sont pas non plus retenues.

     

    Puis, il y a les épreuves qui ont déjà été au programme lors de certaines éditions précédentes mais qui, cette fois-ci, ne seront pas jouées. Tel est, par exemple, le cas du beach-volley, qui a fait son entrée aux Jeux de Maurice de 2019 mais qui n’est pas retenu pour 2023. Le rugby à 15 n’est plus prévu non plus même si les amoureux du rugby auront la possibilité d’apprécier le rugby à 7 comme cela a été le cas en 2019. Le tae kwon do qui avait à nouveau été pressenti après n’avoir fait qu’une apparition lors de l’édition 2007 de Madagascar n’est pas non plus retenu.

     

    Les disciplines classiques, elles, seront bien au programme : l’athlétisme et son volet handisport, le badminton, le basketball qui se jouera à 5 et à 3, la boxe mais uniquement avec les hommes, le cyclisme, le football masculin, l’haltérophilie, le judo, la natation et la para-natation, le tennis, le tennis de table et le volley-ball. Le handball qui n’a été joué qu’en 1998 et en 2015 lors des Jeux de La Réunion a également été retenu. Tout comme la pétanque, discipline de prédilection des Malgaches et uniquement jouée lors des Jeux de Madagascar en 1990 et en 2007. Le karaté, présent en 1998 à La Réunion et en 2007 à Madagascar, ainsi que la lutte, en tournoi à Madagascar en 1990 et en 2007 puis à La Réunion en 1998, sont également de la partie. Le rugby à sept, joué en 2019 est aussi retenu pour 2023.

     

    Antonio Gopal, président du CIJ avait indiqué, lors de la présentation de l’hymne et du logo que cette décision de réduire les disciplines en compétition a été prise pour des raisons logistiques, le CIJ ayant constaté un ralentissement des travaux sur les infrastructures. « 23 disciplines, c’est très nombreux pour des Jeux des îles », a avoué vendredi le Seychellois lors de la cérémonie de de présentation du logo et de l’hymne des Jeux à Ivato.

     

    De fait, l’ensemble des compétitions sera organisé dans la Capitale malgache. Des épreuves avaient été prévues se jouer à Mahajanga, à Toamasina, à Nosy Be et à Sainte Marie, mais celles-ci ont été, soit supprimées, soit relocalisées.

     

    Bien que la liste des disciplines ait été drastiquement revue à la baisse, leur nombre bat encore le record des disciplines pratiquées aux Jeux des îles. Ce record est détenu par les Jeux de La Réunion de 1998 avec 16 épreuves, suivi des Jeux de Madagascar de 2007 avec 15 épreuves. Un volet Jeunesse est également prévu pour 2023.

     

     

  • EDUCATION – Le Collège Saint Michel fête son 135ème anniversaire

    EDUCATION – Le Collège Saint Michel fête son 135ème anniversaire

    Antananarivo, 21 Mai, 21h15 – La grande famille du Collège Saint Michel en communion ce dimanche pour les 135 ans de cet établissement catholique. L’anniversaire a été marqué par une messe ce dimanche. La célébration a été l’occasion pour les responsables du collège de récompenser la judokate Laura Rasoanaivo dont les récentes performances ont fait la fierté du pays.

     

    « Elle est la seule athlète malgache à atteindre ce niveau. Elle n’est pas une expatriée mais une athlète formée localement, ici », souligne le Père Jean de Dieu Randrianaivo, recteur du collège. La championne d’Afrique est pensionnaire du club de judo de l’Association sportive de Saint Michel (ASSM). « Je suis fière de porter les couleurs de Saint Michel », déclare d’ailleurs la judokate.

     

    Le collège Saint Michel n’est pas seulement un vivier des matières grises de la Grande île mais a permis à de nombreux sportifs de haut niveau d’éclore avec l’ASSM. « Nos judokas vont participer aux Championnats d’Afrique, aux Jeux de la Francophonie et bien évidemment aux Jeux des îles », indique un responsable du club de judo de l’ASSM.

     

    En natation, par exemple, le bassin d’Amparibe fournit une bonne partie des meilleurs nageurs du pays. Outre Holy Antsa Rabejaona par exemple, une jeune prodige du collège a réalisé de très belles performances lors des Championnats de Madagascar. « Marie Ange Praxat Andrianaho figure parmi les nageuses présélectionnées aux prochains Jeux des îles à seulement 13 ans », fait savoir le responsable du club de natation du collège.

     

    Depuis jeudi, c’est la fête à Amparibe. Les jésuites, les anciens du collège, les clubs sportifs, les parents et les éducateurs ont célébré cet anniversaire du collège et aussi les 40 ans de l’établissement technique supérieur (ETS). Il s’agit de l’un des établissements supérieurs du collège et « le premier établissement supérieur privé du pays », rappelle le Père Jean de Dieu Randrianaivo, recteur du collège lors de la messe d’anniversaire de ce dimanche.

     

    Le collège Saint Michel a été fondé 1888 suite à une idée du Père Michel Lanusse de passage à Antananarivo à l’époque. Le nom du collège a été d’ailleurs donné en son honneur. Son éducation est ancrée sur la spiritualité ignatienne appellée « magis », « plus, plus, toujours plus », à l’instar de tous les établissements jésuites.

     

    L’établissement, de la maternelle en M2, compte aujourd’hui plus de 3000 élèves. Parmi les anciens, il compte un certain nombre de hautes personnalités, pour ne citer que les anciens chefs d’Etat Gabriel Ramanantsoa et Didier Ratsiraka.

     

     

  • ART ORATOIRE – L’Université d’Antananarivo dans le carré final du concours de débat inter-universitaire de La Haye après avoir battu l’Université libre de Bruxelles 

    ART ORATOIRE – L’Université d’Antananarivo dans le carré final du concours de débat inter-universitaire de La Haye après avoir battu l’Université libre de Bruxelles 

    Antananarivo, 21 Mai, 12h45 – Victoire encore. L’Université d’Antananarivo emporte son match de quart de finale face à l’Université libre de Bruxelles au concours de débat inter-universitaire de La Haye. A l’issue d’un affrontement verbal de haut niveau, l’équipe d’Ankatso s’impose avec un score de 252 contre 235 et accède comme prévu au carré final de conconcours international.

     

    Le match était serré, selon les spécialistes. Les deux équipes ont débattu sur le thème de la production des supports pédagogiques dans les universités francophones et si oui ou non il fallait se concentrer sur l’environnement et le développement durable dans ces supports. Il s’agit d’un « sujet difficile à aborder », selon Hasina Gaël Rafidison, président de la fédération malgache des clubs d’art oratoire. Mais après avoir fait un grand travail de recherche, les représentants de Madagascar ont su structurer des arguments forts. Du côté de Bruxelles, l’équipe est éloquente, mais l’Université d’Antananarivo s’est très bien battue, et a arraché la victoire.

     

    Avec cette victoire de l’Université d’Antananarivo, qui a été précédée de celle de l’Université catholique de Madagascar, les deux équipes malgaches sont donc en demi-finale. Vu le parcours des deux équipes qui sont jusqu’ici montré invaincues, une finale exclusivement malgach est attendue. Dans le milieu de l’art oratoire, l’espoir est bien là et la confiance est de mise. Hasina Gaël Rafidison organise une levée de fond pour que les champions maogaches aillent dès les demi-finales à La Haye.

  • SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    SECTEUR PORTUAIRE – Le port de Toamasina améliore sa performance et se trouve 227ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    Antananarivo, 21 Mai, 12h15 – Un classement en amélioration. Le port de Toamasina se trouve au 227ème rang sur 348 dans le classement mondial des ports à conteneurs. Ce classement est établi sur la base du rapport de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CCPI) 2022, mis au point par la Banque mondiale et l’entreprise spécialisée dans l’analyse financière S&P Global market intelligence. Ce rapport été publié le 18 mai 2023.

     

    L’indice CCPI permet selon la Banque mondiale de comparer les performances de ces 348 ports à conteneurs dans le monde selon leur efficacité. Ces performances sont mesurées sur la base du temps écoulé entre l’arrivée en rade d’un navire et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaison effectué. Il vise également à identifier les lacunes des infrastructures portuaires commerciales et à formuler des recommandations qui profiteraient à tous les acteurs clés du commerce mondial.

     

    Le port de Toamasina a amélioré son classement l’année dernière, puisqu’en 2022, il se trouvait encore 279ème selon l’approche administrative et 280ème selon l’approche statistique de la CCPI 2021. Ce port principal de la Grande île s’est aussi trouvé 10ème port à conteneur de la région d’Afrique subsaharienne en 2022.

     

    Les ports de Djibouti et de Berbera sont les plus performants de cette zone. De nombreux ports de la région pâtissent de la durée excessive des cycles de chargement/déchargement, faisant peser un risque constant de perturbation sur la chaîne logistique, indique le rapport récemment publié.

     

    Les acteurs locaux sont conscients des grands défis que le port de Toamasina doit encore relever, notamment en matière d’infrastructures. Plusieurs points ont été soulevés durant la discussion autour des enjeux et opportunités offertes par son extension au mois d’avril, comme sa capacité d’accueil limitée ne permettant pas aux navires long-courriers de s’y accoster. Cette capacité limitée fait que la plupart des navires long-courriers qui transportent des marchandises conteneurisées pour Madagascar effectue des transbordements au niveau des ports de la Réunion et de Port Louis.

     

    En 2021 par exemple, seulement plus de la moitié des marchandises conteneurisées qui arrivaient au Port Louis étaient pour l’île Maurice. Le reste a été transbordé pour d’autres pays, et 80% des conteneurs transbordés étaient envoyés à Madagascar, avait rapporté un responsable du concessionnaire du Terminal à conteneurs au port de Toamasina. Ce responsable avait exposé que ces transbordements ont un impact sur le coût, puisqu’il y aurait 200 à 300 dollars de plus par conteneur EVP (Equivalent vingt pied) à payer sur le taux de fret entre Maurice et Toamasina.

     

    Le projet d’extension du Port de Toamasina revêt ainsi plusieurs enjeux. Il permettra d’augmenter la productivité portuaire, l’augmentation du nombre des touchées de navire porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, tout comme la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux, ainsi que l’expose le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) Christian Eddy Avellin. Les travaux d’extensions sont prévus être achevés au mois de février 2026. Une nette amélioration du classement du port de Toamasina au niveau mondial est à prévoir.

     

  • TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

    TRANSFORMATION DIGITALE – La mise en place du marché unique numérique africain au cœur des discussions

     

    Antananarivo, 20 Mai, 14h25 – Faire du marché unique une réalité. C’est un sujet discuté par le Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, en marge de la douzième édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA). Une occasion pour les ministres membres de cette alliance de se concerter une nouvelle fois sur les manières de travailler et de mutualiser les efforts pour la mise en place de ce marché unique du continent africain, a expliqué le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique du Congo, Léon Juste Ibombo, lors de l’ouverture de ces Assises à Ivandry, vendredi.

    Les infrastructures, étant un des éléments indispensables pour le secteur du numérique, sont parmi les points abordés lors de la réunion de ce Conseil des ministres. Le ministre congolais insiste en effet qu’il faut non seulement une interconnexion mais également une interopérabilité entre les pays africains pour la réussite de ce projet. A celle-ci s’ajoute la nécessité de politique qui va favoriser l’inclusion au niveau des télécommunications du continent africain, a-t-il ajouté.

    Le spécialiste en développement du numérique de la Banque mondiale, Baidy Si a déjà souligné que le financement et l’investissement dans les infrastructures qui assurent la connectivité sont essentiels pour ce projet de marché unique numérique. Il estime aussi que ces investissements doivent s’accompagner de réformes politiques et règlementaires qui créent un environnement sûr et attrayant pour les investisseurs privés. Le continent devra par ailleurs se doter d’une cyber-résilience pour instaurer et garantir le bon fonctionnement de ce marché numérique africain.

    Madagascar s’y est déjà préparé, selon son ministre de Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Tahina Razafindramalo. Ce membre du Gouvernement insiste pour sa part sur la nécessité de former la jeunesse, la première richesse du continent africain, sur l’usage du numérique. Il parle notamment de formation sur l’ingénierie informatique, le traitement des données, l’intelligence artificielle ou encore l’expérience client sur lesquels des pays comme Madagascar vont conforter leur présence.