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  • CINÉMA – Ashiko Ratovo et Dina Nomena Andriarimanjaka à la conquête du festival d’Annecy.

    CINÉMA – Ashiko Ratovo et Dina Nomena Andriarimanjaka à la conquête du festival d’Annecy.

    Antananarivo, 11 Mai, 11h58 – Un projet ambitieux en route pour la France. La réalisatrice Dina Nomena Andriarimanjaka et l’artiste plasticienne Ashiko Ratovo sont qualifiées pour le programme de mentorat « Parcours de Femme 2023 » de l’association Les femmes s’animent (LFA). Avec leur projet de film d’animation « La fabrique des filles », elles se rendront au festival international du film d’animation d’Annecy du 11 au 17 juin. Ce festival est une référence mondiale pour le cinéma d’animation. Les deux jeunes femmes y auront pour mission de présenter leur projet à des producteurs internationaux.
    ⭕Grâce au programme de mentorat du LFA, le projet de Dina Nomena Andriarimanjaka et d’Ashiko Ratovo est mentoré par Claude Allix, un grand nom, célèbre pour avoir réalisé « Les voyages extraordinaires de Jules Vernes » ou l’adaptation de Martine. « Ça a été un grand challenge pour nous, encore débutantes dans le domaine de l’animation, d’avoir à travailler avec un grand homme du cinéma », avoue Ashiko Ratovo.
    ⭕Dans « La fabrique des filles », les deux jeunes femmes expriment avec une touche d’humour et une pointe d’ironie des stéréotypes imposés par la société aux femmes. « Elle a voulu dénoncer un petit peu son quotidien en tant que femme dans une société très patriarcale », confie Ashiko Ratovo en parlant des prémices du projet initié par Dina Nomena Andriarimanjaka.
    ⭕« La fabrique des filles » est un projet de film d’animation pensé par Dina Nomena Andriarimanjaka et illustré par Ashiko Ratovo. Féministes dans l’âme, les deux jeunes femmes ont travaillé main dans la main sans trop de difficultés durant les cinq mois de préparation du projet. « J’ai très bien adhéré avec ses idées de départ et on se consulte énormément pour chaque avancée dans le projet, elle a une fibre artistique qui facilite énormément ma part des choses en tant qu’illustratrice », explique Ashiko Ratovo.
  • L’Exécutif central prend en main la validation de l’utilisation des ristournes minières provenant d’Ambatovy destinées aux communes 

    L’Exécutif central prend en main la validation de l’utilisation des ristournes minières provenant d’Ambatovy destinées aux communes 

     

     

    Antananarivo, 11 Mai, 7h20 – Toute décision sur l’utilisation des ristournes minières provenant d’Ambatovy doit désormais passer par le président de la République. Suspendue depuis plusieurs mois, l’utilisation de ces ristournes devrait ainsi reprendre mais sous le contrôle étroit de l’Exécutif, en particulier du président de la République. Celui-ci a été très « ferme sur la reprise de l’utilisation de ces fonds mais sur des projets qui auront des impacts directs sur les populations », indique le communiqué du Conseil des ministres de mercredi.

     

    Pour être sûr que les projets aient des retombées sur les habitants des communes impactées, le président de la République a décidé de valider lui-même les projets prioritaires. Selon la mesure prise mercredi par le Conseil des ministres, tous les projets de développement à financer par ces ristournes et envisagés par les communes bénéficiaires doivent « être soumis au chef de l’Etat et obtenir son aval ».

     

    A en croire le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, les communes soumettent des propositions. Celles-ci doivent d’abord être évaluées et étudiées par un comité d’appui à la gouvernance des collectivités territoriales décentralisées composé de deux représentants de la présidence, de quatre ministres et du gouverneur. Les projets passés par le filtre de ce comité issu de l’Exécutif central sont ensuite classés par priorité et présentés au président de la République pour validation.

     

    Le communiqué du Conseil des ministres de mercredi justifie cette décision par le fait que les ristournes minières versées par la compagnie Ambatovy n’ont pas été utilisées à bon escient pendant plusieurs années. « Elles n’ont pas été investies dans des projets bénéficiant directement à la population et n’ont donc pas eu des impacts sur le développement des communes bénéficiaires », souligne le communiqué de l’Exécutif central.

     

    Le gouvernement rappelle l’existence d’un comité de supervision de l’utilisation des fonds, mais indique qu’en raison du nombre pléthorique de ses membres et de la lourdeur que cela a entraîné, ce premier comité n’a jamais pu travailler. C’est ainsi que le Conseil des ministres annonce « la mise en place d’une nouvelle méthode de travail sur consigne présidentielle » avec le nouveau comité composé de sept personnes désignées par le chef de l’Etat. Outre les deux représentants de la présidence et le gouverneur, le comité est composé de la ministre en charge des Finances, du ministre en charge des Mines, du ministre de l’ Intérieur et de la décentralisation et du ministre coach de la région où sont implantées les communes concernées.

     

    Outre la décision relative aux projets à financer, le comité d’appui à la gouvernance des collectivités décentralisées se charge également de conseiller les maires sur la budgétisation des projets à travers une « mercuriale des prix » afin de limiter les coûts des projets. Dans son rapport publié en 2022, la Cour des comptes a noté « des gaspillages et des irrégularités dans l’utilisation des ristournes ». Cette situation avait concerné 11,4% des 28 milliards d’ariary affectés à la construction d’infrastructures par les collectivités décentralisées, avait indiqué la Cour des comptes. Celle-ci avait estimé à 3 milliards d’ariary ces gaspillages et ces irrégularités.

  • ENERGIE – L’Union Européenne dit attendre avec impatience le bouclage des contrats sur les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika

    ENERGIE – L’Union Européenne dit attendre avec impatience le bouclage des contrats sur les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika

     

    Antananarivo, 10 Mai, 21h30 – Une alternative qui reste inexploitée. L’ambassadrice de l’Union Européenne (UE), Isabelle Delattre Burger, regrette que les accords sur les grands barrages hydroélectriques de Volobe et de Sahofika ne soient pas encore bouclés. C’est une situation qui constitue un des freins aux activités économiques, surtout par rapport aux problèmes des infrastructures énergétiques soulevés par les groupements des entreprises, soulève-t-elle face à la presse lundi. L’Union européenne attend ainsi avec impatience le bouclage des contrats sur ces projets, confie cette ambassadrice.

     

    Dans son Document stratégie pays 2022-2026 pour la Grande île, la Banque africaine de développement (BAD) signale aussi que ces projets d’infrastructures hydroélectriques développés par le biais des Partenariats publics-privés accusent des retards importants. Le représentant de cette banque à Madagascar, Adam Amoumoun, se disait en tout cas optimiste quant à l’engagement du Gouvernement malgache dans ces grands projets d’investissements vers la fin du mois de février de cette année.

     

    L’explication qui avait été avancée par le ministre de l’Energie, Solo Andriamanampisoa, pour justifier ce retard dans la prise de décision est « la nécessité de temps » pour les points qui restent toujours à affiner. Pour ce membre du gouvernement, ce « temps » est nécessaire pour permettre à l’Etat de parvenir à des contrats qui seront « bénéfiques pour les générations futures » avec les promoteurs des projets hydroélectriques de Volobe et de Sahofika. Le ministre de l’Energie parle entre autres de discussions notamment sur le volet financier, également au mois de février.

     

    Pour Volobe, la durée de la concession et du prix du kilowatteheure ont toujours fait l’objet de surenchères. D’autres sujets comme le coût de construction de sa centrale, la capacité d’absorption des énergies produites par la Jirama ou encore le souhait de l’Etat à entrer dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se présentent aussi comme des points d’achoppement.

     

    Le projet Sahofika, quant à lui, reste toujours en suspens, alors que son contrat de concession avait déjà été officiellement signé au Palais d’Etat d’Iavoloha au mois de novembre 2021. Il était convenu que la durée de concession de son promoteur est de 25 ans. Le coût moyen du kilowattheure de l’électricité qui sera produite par Sahofika est pour sa part de 5,13 centimes d’euros.

     

    L’Etat avait annoncé au mois de décembre 2022 un vaste projet d’opérationnalisation de centrales hydroélectriques, avec une projection de production de 502 mégawatts supplémentaires dans les cinq prochaines années. Ce projet comprend Sahofika et Volobe, mais aussi Antetezambato, Mandraka III et Farahantsana.

     

  • COMMERCE EXTERIEUR – Les exportations des biens de Madagascar accusent une baisse de 13,4%

    COMMERCE EXTERIEUR – Les exportations des biens de Madagascar accusent une baisse de 13,4%

    Antananarivo, 10 Mai, 8h10 – Les affaires ont été moins bonnes pour les opérateurs économiques malgaches. Les exportations de biens ont enregistré un recul de 13,4% pour Madagascar pour le premier trimestre de cette année, selon la note de conjoncture économique que la Banque centrale (BCM) vient de publier ce mardi. Une situation générée par le repli des principaux produits phares comme la vanille, le girofle, le cobalt et les produits des entreprises franches, explique l’autorité monétaire.

     

    Les exportations de cobalt, par exemple, ont baissé, que ce soit en termes de quantité qu’en termes de valeur. Selon la BCM, le volume du cobalt exporté a baissé de 33,8% avec un prix qui a diminué de 50,1%.

     

    Deux autres produits ont vu leur quantité exportée baisser mais avec néanmoins des prix à l’exportation qui ont augmenté. Il s’agit du girofle dont la quantité a baissé de 16,3 %, avec un prix qui s’est amélioré de 3,9 %. Et puis il y a les exportations des entreprises franches qui ont affiché une baisse de volume de 9,3 %, avec un rebondissement de son prix de 7,4 %.

     

    Le nickel est le seul produit phare de Madagascar qui s’est bien porté, avec une hausse de 30,9% de ses exportations. Selon la BCM, les exportations de ce produit continuent de profiter de l’embellie de cette filière au niveau international.

     

    La Banque centrale se veut optimiste. Les exportations des produits phares tels que le cobalt et les produits des entreprises franches devraient augmenter pour l’ensemble de cette année, malgré leur baisse durant le premier trimestre. Le nickel continuera de booster les exportations de Madagascar avec la progression de son prix qui serait palpable. La reprise des exportations de l’or viendra également confirmer cette tendance, conclut la Banque centrale.

     

     

  • VIE POLITIQUE – Début des consultations régionales en vue de la grande rencontre nationale organisée par le FFKM à la fin du mois de mai

    VIE POLITIQUE – Début des consultations régionales en vue de la grande rencontre nationale organisée par le FFKM à la fin du mois de mai

    Antananarivo, 10 Mai, 6h45 – Le conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) peaufine ses préparatifs en vue de sa grande rencontre nationale « fihaonambe ». Le conseil finalise actuellement la préparation des consultations régionales qui vont débuter à la fin de ce mois de mai. “Les consultations régionales débuteront à la fin du mois de mai et devraient être conclues à la fin du mois de juin” indique une source autorisée auprès du FFKM.

    ⭕Les consultations régionales seront menées sur l’ensemble des 35 régions du FFKM. Chaque consultation devrait durer trois jours. Le premier jour est destiné à consulter les démembrements de la FFKM pour renforcer ces derniers. “Il s’agit notamment de mettre en place les structures ‘andrimaso’ qui auront pour mission de surveiller le déroulement des élections”, explique notre interlocuteur. Le troisième jour est destiné à la consultation en soi qui verra la participation des entités politiques, de la société civile ou encore les représentants de l’Etat auprès des diverses régions.

    ⭕Après les consultations régionales, le FFKM compte rassembler toutes les parties prenantes pour la consultation nationale. Cette rencontre nationale devrait se tenir vers la fin du mois d’août ou au plus tard en début septembre. Le but affiché de la consultation nationale est selon la FFKM de se concerter pour trouver des solutions aux problèmes auxquels la nation fait face au niveau social, économique et politique.

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    Ajustement. Le comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BCM) décide de relever le taux de facilité de dépôts qui était de 8,10% à 8,50%. Pareil pour le taux de facilité de prêt marginal qui passe de 10,10% à 10,5%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision sur la base de l’évolution récente des prix et sur les prévisions au cours des prochains mois. La BCM indique même que c’est indispensable pour assurer la stabilisation requise afin de relancer l’économie, et retrouver de nouvelles conditions d’équilibre.

    C’est désormais avec ce taux de facilité de dépôt de 8,50% que les banques commerciales sont encouragées à placer leurs excédents de liquidités au niveau de la BCM. Ce taux a toujours été revu à la hausse, passant de 3,8% au mois de novembre 2021, de 6,90% au mois d’aout 2022, rehaussé à 8,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février de cette année. Cette décision est généralement prise afin de ponctionner les liquidités qui circulent sur le marché.

    Ces banques sont inversement dissuadées à ne pas emprunter de l’argent auprès de la Banque centrale avec le taux de prêts marginal qui augmente à 10,50%. Car pour leur besoin de refinancement, elles doivent donc verser 10,50% en plus de l’argent qu’elles ont emprunté. Et ce taux n’a également cessé d’augmenter puisqu’il est passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022, à 10,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février 2023.

     

    La Banque centrale a ainsi suivi le conseil du Fonds monétaire international (FMI) qui l’a invitée à rester alertée par rapport à la situation de l’inflation et à prendre les mesures nécessaires lorsqu’elle le jugera adéquat pour pouvoir contenir les pressions. Afin de contenir l’inflation et pour stabiliser les prix, l’autorité monétaire malgache devait revoir ces taux de refinancement. Le représentant de cette institution de Bretton Woods, Mokthar Benlamine, avait soutenu au mois de mars qu’« il faut augmenter les taux pour pouvoir faire baisser l’inflation ». Cette disposition serait d’ailleurs selon lui « le moyen et peut-être le seul moyen que le pays a actuellement pour y parvenir avec son régime monétaire ».

     

    Les banques commerciales se sont cependant plaintes de ce rehaussement des taux directeurs de refinancement opéré par la Banque centrale depuis ces derniers temps. Elles avaient soulevé que ces décisions ont généré des problèmes de liquidités. Au mois de mars de cette année, ces banques centrales ont appelé l’autorité monétaire à un dialogue pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux. La Banque centrale, de son côté, a toujours rassuré qu’elle continuera de suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix par rapport à leur niveau propice à la croissance économique.

  • ISABELLE DELATTRE BURGER, AMBASSADRICE DE L’UNION EUROPEENNE – « Nous avons un camp que nous soutenons : la démocratie »

    ISABELLE DELATTRE BURGER, AMBASSADRICE DE L’UNION EUROPEENNE – « Nous avons un camp que nous soutenons : la démocratie »

    L’Union européenne ne s’oppose pas une éventuelle transition gouvernementale à Madagascar, si c’est le choix souverain du gouvernement, pris en accord avec tous les acteurs politiques, dont l’opposition et décidé sans pression ni contrainte émanant de qui que ce soit. Selon Isabelle Delattre Burger, ambassadrice résidente à Madagascar, son organisation ne soutient qu’un seul camp, celui de la démocratie. Extraits.

  • PRIZE MONEY – La Fédération augmente à 60% la part des joueurs des Barea A’

    PRIZE MONEY – La Fédération augmente à 60% la part des joueurs des Barea A’

     

    Antananarivo, 9 Mai, 18h55 – La Fédération malgache de football (FMF) cède encore. Elle promet 60% de la dotation de la Confédération africaine de football (CAF) liée au Championnat d’Afrique des nations (Chan) aux joueurs des Barea A’. Celle-ci était fixée à 30% au départ.

    « Il a été décidé, et accepté par tous, surtout les joueurs, qu’on leur octroie 60% du prize money [soit 300 000 dollars, l’équivalent de près de 1,320 milliard d’ariary] », affirme un communiqué de la Fédération, partagée sur sa page Facebook, mardi en fin d’après-midi. « Il appartient à la Fédération de déterminer la distribution des 40% », poursuit l’annonce.

    La décision a été prise « à l’issue des discussions entre la Fédération malgache de football et les joueurs concernant le partage [de la dotation], sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des sports », indique le communiqué. La rencontre s’est tenue « à la suite de la consigne du président de la République Andry Rajoelina, qui se préoccupe des joueurs et des membres du staff ayant fourni les efforts conduisant à l’obtention du prize money », précise l’instance dirigeante du football malgache.

    La Fédération était partie sur une base de 30% vendredi, si l’on tient compte du témoignage d’Arohasina « Dax » Andrianarimanana, qui avait exprimé son désaccord en montrant un virement de 25 millions d’ariary sur son compte. Elle avait évoqué « le respect des recommandations de la Fifa » pour expliquer le choix de répartition, en guise de « récompense accordée par la CAF à tous les acteurs qui nous ont permis à l’équipe nationale d’accéder à la troisième place du Chan », y compris des ligues et des clubs.

    L’instance dirigeante du football malgache s’incline pour la première fois face à la revendication des joueurs en revoyant à la hausse la part de ces derniers, avec 50% de la dotation, juste au lendemain de la déclaration du président Andry Rajoelina qui avait fait part de son « étonnement », affirmant « avoir entendu que la Fédération ne semble pas avoir donné aux joueurs leurs primes ». Celui-ci avait chargé Haja Resampa, ministre de la Jeunesse et des sports, de gérer le dossier et de « donner aux entraîneurs et aux joueurs les primes qu’ils méritent [car] Quand les athlètes font des efforts, ils sont récompensés, ils gagnent des primes ».

     

  • CODE MINIER – Les redevances pour l’Etat central augmentent de 483% 

    CODE MINIER – Les redevances pour l’Etat central augmentent de 483% 

    Antananarivo, 9 Mai, 15h55 – L’administration minière entend augmenter la part de redevance destinée à l’Etat central qui est actuellement de 0,6% à 3,5% dans le projet de loi portant refonte du code minier. Ce qui correspond à une hausse de 483%, expose la Chambre des mines dans une publication ce mardi. La ristourne destinée aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) devra également connaître une hausse, puisqu’elle est prévue augmenter de 1,5% à 1,7%. Ces CTD ne devront donc s’attendre qu’à une hausse de 7% dans le projet de loi à soumettre devant le Parlement.

     

    Cette clé de répartition est obtenue à partir de l’institution des « Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) regroupant les redevances et les ristournes perçues de la première vente des produits extraits. Le taux cumulé de ces deux contributions des opérateurs miniers initialement de 2% passe à 5%, soit une hausse de 250%.

     

    Pour la Chambre des mines, la fiscalité prévue par l’administration minière va à l’encontre de l’intérêt des zones hôtes des projets miniers. Ce groupement des industriels miniers propose alors d’abord une hausse de 4% des DTSPM au lieu des 5% proposés par le ministère des mines. La Chambre des mines propose ensuite de doubler les anciens taux, c’est-à-dire de faire passer la redevance destinée à l’Etat centrale de 0,6% à 1,2% et la ristourne pour les CTD de 1,4% à 2,8%. « Pour éviter les interprétations et les débordements, il est impératif que la liste des organismes bénéficiaires d’une quote-part de la redevance minière soit inscrite dans la loi », recommande la Chambre des mines.

     

    L’Organisation de la société civile sur les industries extractives (OSCIE) s’est également exprimée sur les DTSPM avancés par l’administration minière au mois de décembre 2022. Cette organisation ne s’oppose pas apparemment à la hausse de 5%. Elle parle cependant d’une formule de répartition « déraisonnable » et « disproportionnée ». L’OSCIE estime que « cette clé de répartition en faveur de l’Etat central pourrait remettre en cause le principe de la répartition équitable et inclusive des ressources ». La formulation de quote-part de redevance et redevance minière devrait être équitable selon cette organisation qui estime qu’au moins 50% de leur montant cumulé devrait revenir aux CTD. La part qui leur revient devra aussi leur être payée sans passer par l’État central, avait insisté l’OSCIE.

     

    Lors de la présentation de ce projet de loi sur la refonte du code minier, le ministre des Mines et des ressources stratégiques Herindrainy Rakotomalala avait expliqué que « la révision à la hausse de la fiscalité minière permettra au pays de tirer davantage de profit de ses ressources minières, sans que la disposition n’occasionne de perte pour les opérateurs ». Il avait par ailleurs rassuré que le projet de révision de ces contributions avait été mené en consultation avec les opérateurs miniers concernés.

     

     

  • MUSIQUE – Ludy Soa et Nathan comptent retracer leur parcours lors de leur concert de retour au pays le samedi 20 mai

    MUSIQUE – Ludy Soa et Nathan comptent retracer leur parcours lors de leur concert de retour au pays le samedi 20 mai

    Antananarivo, 9 Mai, 14h55 – Ludy Soa et Nathan sont de retour au pays. Sept ans après leur dernier concert à Madagascar, “Soa” le duo malgache qui a flambé lors du télécrochet The Voice France 2020 prépare un show exceptionnel pour leurs fans le 20 mai au CCEsca Antanimena.
    ⭕Le duo concocte un show très moderne de deux heures retraçant leur parcours musical, de leur début à Madagascar jusqu’à leur premier album studio produit récemment en France. Selon les organisateurs, il y aura des chansons en malgache, en français mais également en anglais. Plusieurs guests seront de la partie pour accompagner le duo tel que l’instrumentiste Donné Andriam­baliha.
    ⭕Une semaine avant le show, le duo prévoit de rencontrer leur fans à La City Ivandry le 13 mai. Après ce premier show à l’Esca, le duo compte bien faire une mini-tournée en province. Ils prévoient notamment de faire un show à Mahajanga, ville où ils ont grandi.
    ⭕Il s’agit d’un retour aux sources pour Ludy Soa et Nathan qui ont grandi à Madagascar et qui ont déjà conquis le petit écran en passant par “The Voice en 2020” mais également atteint la finale de l’Eurovision France 2022.