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  • LIBERTE DE LA PRESSE – Lalatiana Rakotondrazafy dénonce le classement 2023 de RSF et évoque un « travail bâclé et infondé »

    LIBERTE DE LA PRESSE – Lalatiana Rakotondrazafy dénonce le classement 2023 de RSF et évoque un « travail bâclé et infondé »

    Antananarivo, 8 Mai, 6h30 – Un travail « tendancieux ». « Un classement bâclé et infondé ». La ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Rakotondrazafy, a dénoncé vendredi le classement mondial de la liberté de la presse 2023 publié par Reporters sans frontières (RSF). Elle a même parlé de « mauvaise foi » de l’organisation qui, selon elle, n’a pas pris en compte les révisions de la loi sur la communication apportées en 2020. « Il s’agit d’un vrai déni de la loi 2020-006 qui a supprimé toutes les dispositions considérées comme liberticides contenues dans la loi 2016-029 », soutient-elle dans son émission hebdomadaire « Tsy ho tompon-trano mihono » sur les chaînes audiovisuelles publiques.

     

    La ministre regrette que « RSF et son correspondant à Madagascar n’aient pas fait le travail de recoupement et d’investigation suffisant pour établir le classement ». Elle déplore que son nom et celui du président de la République aient été particulièrement cités dans les explications du classement en tant que propriétaires de médias et contribuant à la concentration des médias sur la Grande île. « Nous n’avons qu’un seul organe de presse, et RSF nous reprochent de dominer le secteur », soulève-t-elle en rappelant que « beaucoup d’hommes politiques de l’opposition, dont des candidats éventuels à la présidentielle ont aussi leur organe de presse ». Pour la ministre, le classement de RSF ne peut s’expliquer que par sa « tendance à ne pas aimer les détenteurs actuels du pouvoir ».

     

    Dans son classement annuel de 2023, RSF classe Madagascar 101ème avec une note de 56,6 sur 100. Ce classement représente un recul de trois places par rapport à celui de 2022 où la Grande île était classée 98ème avec une note de 58,02 sur 100. Pour l’indicateur législatif soulevé par la ministre, le classement de Madagascar est passé de 93 en 2022 à 94 en 2023, et la note a régressé de 64,47 en 2022 à 60,69 en 2023.

     

    Même si RSF reconnaît que « depuis la dépénalisation, en 2016, des délits de presse, il est assez rare qu’un journaliste se retrouve en prison pour des faits relevant de l’exercice de ses fonctions », il souligne que « la réforme de 2020 du Code de la communication prévoit des amendes en cas de “diffusion de fausses nouvelles”, d’“outrage” et de “diffamation ». Il rappelle également que « le code donne la possibilité aux autorités de fermer des médias ou d’arrêter des programmes susceptibles de troubler l’ordre public ».

     

    RSF a aussi pris en compte la non-effectivité de nouvelle Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (ANRCM), ou encore la non-adoption de la loi sur l’accès à l’information public et de la loi sur les défenseurs des droits de l’homme et les lanceurs d’alerte. Mais « ces deux textes n’ont rien à avoir avec l’exercice de la fonction de journaliste », réplique la ministre.

     

    Outre l’indicateur législatif, le classement RSF prend aussi en compte les indicateurs politique, économique, social et sécuritaire. La plus mauvaise note est attribuée à l’indicateur économique (36,71) et la meilleure note à l’indicateur sécuritaire (78,39). L’indicateur législatif est en deuxième position, tandis que l’indicateur politique, en quatrième position, n’obtient pas la moyenne (49,03). L’indicateur social, lui, est crédité d’une note de 58,46.

     

    Le contrôle des médias publics par l’Etat et la mainmise des hommes politiques sur les médias sont considérés par RSF comme autant de facteurs plombant le pluralisme et la liberté des journalistes. RSF évoque également « la précarité de la presse malgache qui a des conséquences désastreuses sur la qualité de l’information et l’indépendance des médias », ainsi que « la tendance à l’autocensure due principalement aux lignes éditoriales imposées par les hommes politiques propriétaires de médias, et à l’interdiction de critiquer les annonceurs ».

     

    Pour établir son classement, RSF se base sur un « relevé quantitatif des exactions commises envers les journalistes et les médias » et effectue « une étude qualitative fondée sur les réponses de centaines d’experts de la liberté de la presse sélectionnés par RSF (journalistes, universitaires, défenseurs des droits humains) à une centaine de questions.

     

    Photo : Capture d’écran TVM

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale revoit à la hausse ses taux d’intérêts pour stabiliser les prix

    Antananarivo, 9 mai, 21h20 – Ajustement. Le comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BCM) décide de relever le taux de facilité de dépôts qui était de 8,10% à 8,50%. Pareil pour le taux de facilité de prêt marginal qui passe de 10,10% à 10,5%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision sur la base de l’évolution récente des prix et sur les prévisions au cours des prochains mois. La BCM indique même que c’est indispensable pour assurer la stabilisation requise afin de relancer l’économie, et retrouver de nouvelles conditions d’équilibre.

     

    C’est désormais avec ce taux de facilité de dépôt de 8,50% que les banques commerciales sont encouragées à placer leurs excédents de liquidités au niveau de la BCM. Ce taux a toujours été revu à la hausse, passant de 3,8% au mois de novembre 2021, de 6,90% au mois d’aout 2022, rehaussé à 8,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février de cette année. Cette décision est généralement prise afin de ponctionner les liquidités qui circulent sur le marché.

     

    Ces banques sont inversement dissuadées à ne pas emprunter de l’argent auprès de la Banque centrale avec le taux de prêts marginal qui augmente à 10,50%. Car pour leur besoin de refinancement, elles doivent donc verser 10,50% en plus de l’argent qu’elles ont emprunté. Et ce taux n’a également cessé d’augmenter puisqu’il est passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022, à 10,10% au mois d’octobre 2022 et maintenu à ce niveau au mois de février 2023.

     

    La Banque centrale a ainsi suivi le conseil du Fonds monétaire international (FMI) qui l’a invitée à rester alertée par rapport à la situation de l’inflation et à prendre les mesures nécessaires lorsqu’elle le jugera adéquat pour pouvoir contenir les pressions. Afin de contenir l’inflation et pour stabiliser les prix, l’autorité monétaire malgache devait revoir ces taux de refinancement. Le représentant de cette institution de Bretton Woods, Mokthar Benlamine, avait soutenu au mois de mars qu’« il faut augmenter les taux pour pouvoir faire baisser l’inflation ». Cette disposition serait d’ailleurs selon lui « le moyen et peut-être le seul moyen que le pays a actuellement pour y parvenir avec son régime monétaire ».

     

    Les banques commerciales se sont cependant plaintes de ce rehaussement des taux directeurs de refinancement opéré par la Banque centrale depuis ces derniers temps. Elles avaient soulevé que ces décisions ont généré des problèmes de liquidités. Au mois de mars de cette année, ces banques centrales ont appelé l’autorité monétaire à un dialogue pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux. La Banque centrale, de son côté, a toujours rassuré qu’elle continuera de suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix par rapport à leur niveau propice à la croissance économique.

     

  • FOOTBALL – Le président de la République invite le ministre à voir de près la gestion des primes des Barea A’

    FOOTBALL – Le président de la République invite le ministre à voir de près la gestion des primes des Barea A’

    Antananarivo, 7 Mai, 17h35 – Le président de la République s’invite dans le débat sur les primes des Barea A’, médaillés de bronze au Championnat d’Afrique des nations. « Ce sont les athlètes qui ont gagné la médaille. Ce sont eux qui ont transpiré, qui ont fait des efforts. Ce ne sont pas à ceux qui n’ont fait aucun effort que les primes doivent revenir », lance-t-il ce dimanche au cours de la journée des athlètes organisée au Palais d’Etat d’Iavoloha.

     

    Andry Rajoelina s’est dit « étonné d’avoir entendu que la fédération ne semble pas avoir donné aux joueurs leurs primes ». « Voyez cela de près monsieur le ministre », indique-t-il. « Quand les athlètes font des efforts, ils sont récompensés, ils gagnent des primes », ajoute-t-il. Il appelle en même temps la Fédération malgache de football à « donner aux entraîneurs et aux joueurs les primes qu’ils méritent ».

     

    « Ce genre de situation est une honte », poursuit le chef de l’Etat. A l’entendre, pour les primes versées par l’Etat aux joueurs des Barea qui ont gagné la petite finale en Algérie, il confie avoir lui-même appelé les joueurs pour leur dire que « si vous accédez en quarts de finale, vous aurez tant, si vous arrivez en finale, vous aurez tant ». « Donc, tout le monde s’est bien battu », conclut-il.

     

    Versée sur le compte de la FMF depuis un peu plus d’une dizaine de jours, la prize money de 500 000 dollars offerte par la Confédération africaine de football suscite les polémiques depuis quelques jours. Les joueurs se disent insatisfaits des 30% des 500 000 dollars que la FMF voulait leur distribuer. Ils dénoncent, entre autres, que la Fédération ait décidé de tenir compte des autres acteurs, comme les clubs ou les ligues dans sa clé de répartition de la dotation. « C’est nous qui avons transpiré sur le terrain, donnez-nous le prix de nos efforts », postent-ils sur les réseaux sociaux.

     

    En février, après leur retour du Chan, les Barea A’ ont reçu 150 millions d’ariary de primes sur le budget propre de la FMF, soit 30 millions d’ariary pour chaque victoire. Ils ont également perçu 134 millions à répartir aux joueurs et membres du staff de part de Telma ainsi que des primes spéciales dont le montant n’a pas été révélé de la part de l’Etat.

     

    Photo : Présidence de la République

  • SPORTS – Le Président de la République de Madagascar promet des Jeux des îles grandioses 

    SPORTS – Le Président de la République de Madagascar promet des Jeux des îles grandioses 

     

     

    Antananarivo, 7 Mai, 14h20 – « Les Jeux des îles les plus grandioses jamais organisés à Madagascar ». Voilà comment le PRM, Andry Rajoelina voit les Jeux des îles 2023 qui se tiendront dans exactement 111 jours dans la Grande Île. C’est durant la Journée des Medaillés qui a réuni certains athlètes méritants pour la distribution de distinctions honorifiques que le président de la République a partagé son ambition. Sans équivoque il déclare « si je vous ai réuni aujourd’hui, c’est pour les Jeux des îles » devant une tribune formée par les membres du gouvernement et les responsables des diverses fédérations et les sportifs.

     

    Pour le président de République, pour briller à ces Jeux, « nous devons nous donner la main. Car quand on parle de l’honneur du pays, le coeur des Malgaches doit battre au même rythme ». Il en appelle ainsi à la « solidarité » et à la « cohésion » de tous, afin d’obtenir « la victoire dans l’unité et la diversité ». Le chef de l’Etat a ainsi rappelé que chaque discipline aura un ministre comme coach afin de soutenir les athlètes et résoudre les éventuels problèmes.

     

    Le PRM a soulevé l’importance du sport comme « témoin du développement d’un pays » et a justifié ainsi les investissements dans les infrastructures sportives telles que le stade Barea qui est le plus grand stade de l’océan indien. Il a clôturé son allocution en exhortant les sportifs à avoir une mentalité de champions car les champions dit-il sont reconnaissables entre tous par leur seule présence et par leur mentalité.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Le code minier et la loi sur les investissements à Madagascar en adoption à l’Assemblée nationale dès la semaine prochaine

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Le code minier et la loi sur les investissements à Madagascar en adoption à l’Assemblée nationale dès la semaine prochaine

     

     

    Antananarivo, 7 Mai, 12h40 – Une grosse semaine attend les députés. D’après l’ordre du jour adopté à Tsimbazaza jeudi, l’Assemblée nationale va se pencher sur deux projets de loi pour les 15 premiers jours de la session parlementaire. Il s’agit du code minier et du projet de loi sur les investissements.

     

    Sauf changement, les députés auront deux jours pour examiner en séance plénière le code minier. Ce texte prévoit plusieurs nouvelles nouvelles dispositions dont l’introduction de la notion de «cahier de charges minières» avant l’octroi de permis minier, la réduction de moitié des limites de la superficie totale couverte par les permis miniers. A cela s’ajoute la révision à 5% du total des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM) qui est pour le moment de 2% . Les députés vont discuter tout cela le 11 mai avant son adoption prévue le lendemain, c’est-à-dire, le 12 mai.

     

    Les députés vont se retrouver à Tsimbazaza pour l’adoption du projet de loi sur les investissements le 15 mai sauf changement. A travers ce texte, le gouvernement veut instaurer et maintenir un environnement favorable à l’investissement. L’objectif est d’assurer un traitement juste et équitable entre les investisseurs nationaux et étrangers par rapport à leur investissement, si l’on tient compte du rapport du conseil des ministres du 9 mars dernier.

     

    Les membres du bureau permanant réuniront pour la deuxième fois, le mardi 16 Mai afin de définir l’ordre du jour des prochaines réunions à l’Assemblée nationale. Outre l’adoption de ces deux lois, il est attendu durant cette session l’adoption du projet de loi de finances rectificative et la séance de face à face avec le gouvernement.

     

  • Programme FEC : Rencontre entre Christina Ntsay et les missionnaires du FMI

    Programme FEC : Rencontre entre Christina Ntsay et les missionnaires du FMI

    Antananarivo, 6 Mai, 16h35 – Le Premier ministre Christian Ntsay a reçu vendredi une délégation du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Fréderic Lambert. La rencontre entre les deux parties entre dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Mais c’était également une occasion de préparer le programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) dont pourra bénéficier le pays avec cette institution de Bretton Woods, rapporte la cellule communication du bureau de Mahazoarivo.

    Le FMI procède à des consultations bilatérales avec ses pays membres. Cette institution financière envoie ses missionnaires, comme ceux qui se sont déplacés à Madagascar, pour recueillir des données économiques et financières, et s’entretenir avec les responsables nationaux sur les politiques économiques du pays. De retour au siège, les membres de cette mission rédigent un rapport qui sert de cadre aux délibérations du conseil d’administration.

    Aucun détail n’a filtré concernant la FRD, qui est l’autre programme sujet de discussion entre le Premier ministre et la délégation du FMI. Toutefois, il y plus d’un an, au mois d’avril 2022 plus précisément, le Président de la République Andry Rajoelina avait indiqué que Madagascar bénéficiera du Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (FFRD) de 500 millions de dollars de la part du FMI. La directrice générale de cette institution, Kristalina Georgieva que le Chef de l’Etat malgache a rencontré à Washington à l’époque devait même se déplacer dans la Grande île pour l’officialiser.

    La directrice generale du FMI Kristalina Georgieva avait expliqué que le FFRD, créé l’année dernière, est le troisième pilier des mécanismes de prêts de l’institution, en plus du Compte des ressources générales et du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance. « Le fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité fournira un appui stratégique ainsi qu’un financement abordable et à plus long terme, avec une échéance de 20 ans et un délai de grâce de 10 ans et demi », avait-elle souligné. Il devrait aider « à accroître la résilience des pays face aux risques à long terme qui pèsent sur la stabilité de la balance des paiements », avait-elle détaillé.

  • Océan Indien : Près de la moitié de la pêche thonière potentiellement illégale ou non règlementée

    Océan Indien : Près de la moitié de la pêche thonière potentiellement illégale ou non règlementée

    Antananarivo, 6 Mai, 13h30 – Une perte énorme. 48,7% da la pêche thonière dans cinq pays de la région océan Indien occidental sont potentiellement considérées comme « illégales » ou « non réglementées » entre 2015 et 2021. Madagascar fait partie de ces pays qui ont fait l’objet d’une étude commissionnée par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Les pertes potentielles relatives à la pêche illégale, non rapportée et non réglementée sont estimées à environ 95.8 millions de dollars par an, selon le rapport de cette étude rapporté par cette organisation environnementale.

    Les enjeux de la pêche thonière, tant au niveau national que régional, avaient été soulevés durant le dialogue national sur cette filière qui a eu lieu du 3 au 4 mai. La concertation avait été initiée par le WWF en collaboration avec le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB). Elle a permis entre autres de « préparer la position de Madagascar sur les propositions de mesures de conservation et de gestion qui seront discutées à la prochaine réunion de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) qui aura lieu à l’Ile Maurice du 8 au 12 mai », indique le WWF dans le communiqué rapportant ce dialogue national.

    Concernant cette prochaine réunion de la CTOI, le WWF a déjà formulé quelques recommandations. Parmi celles-ci, l’adoption d’un plan de reconstitution pluriannuel du stock d’albacore de l’Océan Indien dans la zone de compétence de la Commission est proposée. Il y a également la réduction de l’impact environnemental des Dispositifs de concentration de poisson (DCP) par l’utilisation obligatoire de DCP à suivi électronique, non emmêlant et biodégradables. Le WWF recommande aussi l’amélioration des mesures de conservation et de gestion des espèces en voie de disparition, menacées et protégées.

    Photo : WWF

  • FOOTBALL/CHAN- Arohasina « Dax » Andrianarimanana conteste la prime de 25 millions d’ariary virée sur son compte par la Fédération 

    FOOTBALL/CHAN- Arohasina « Dax » Andrianarimanana conteste la prime de 25 millions d’ariary virée sur son compte par la Fédération 

     

    Antananarivo, 6 Mai, 11h20 – Le Championnat d’Afrique des nations (Chan) continue pour Madagascar, mais pas sur le terrain. Arohasina « Dax » Andrianarimanana fustige la prime versée par la Fédération malgache de football (FMF) à ceux qui ont joué à la compétition en Algérie durant laquelle Madagascar termine troisième.

     

    « Nous n’acceptons pas [les primes]. Ce n’est pas à nous de prendre en charge les ligues », tonne le milieu de terrain des Barea sur sa page Facebook, samedi. Il voit dans la décision de la Fédération de donner une part de la dotation de Confédération africaine de football (CAF) de 500 000 dollars aux ligues une manière d’« amadouer celles-ci en vue des élections [des membres du Comité exécutif de la FMF en Septembre] ».

     

    Dax montre le reçu d’une consultation de solde faisant état d’un peu plus de 25 millions d’ariary sur son compte. Remonté, il s’interroge sur la transparence promise par la FMF dans la gestion de la dotation et ne cache pas sa rancœur.

     

    L’intervention du milieu de terrain des Barea va dans la droite ligne des publications de certains joueurs ayant pris part au Chan jeudi. Dax continue de se poser de question sur l’authenticité des correspondances entre la Fédération et la Fédération internationale de football association (Fifa) ayant échangé sur le principe pouvant guider la distribution de la « prize money ».

     

    Vendredi soir, la FMF avait publié un communiqué faisant état du virement des montants alloués, au titre de prime. Elle explique sa décision d’inclure parmi les bénéficiaires les clubs et les ligues, « qui ont contribué à permettre d’obtenir la troisième place au CHAN 2023 » en janvier et février.

     

    Rado Rasoanaivo, directeur technique national (DTN) s’est dit étonné de la façon dont les joueurs présentent la situation dans leur communication, évoquant des écarts des récits par rapport à la réalité. Il avait soulevé un travail d’équipe, à commencer par celui des joueurs, mais également de plusieurs autres personnes, pour arriver aux résultats des Barea.

  • AFFAIRE RAISSA – Landy Randriamanantenasoa assure de l’indépendance de la justice dans les verdicts qu’elle prononce 

    AFFAIRE RAISSA – Landy Randriamanantenasoa assure de l’indépendance de la justice dans les verdicts qu’elle prononce 

     

     

    Antananarivo, 6 Mai, 10h27 – La ministre de la Justice réplique. Landy Randriamanantenasoa s’exprime sur les suspicions de corruption qui pèsent sur certains responsables au sein de la justice et dénoncées par la détenue Raïssa Razaivola après sa condamnation. « La parole vole et l’écrit reste. Il ne suffit pas de l’évoquer (la corruption) car tout le monde peut également le faire. Il faut apporter des preuves car c’est quelque chose d’ignoble », lance la Garde des sceaux lors d’une interview partagée par TNTV Fianarantsoa, sur Facebook vendredi.

     

    La ministre de la Justice ne souhaite pas limiter son intervention sur un cas individuel. « [La corruption] n’est pas tolérable (…) Il n’y aura pas de traitement spécial car il s’agit de dossier impliquant Raïssa Razaivola. Mais c’est valable pour tout le monde », avance-t-elle.

     

    Raïssa Razaivola, une détenue dont les échanges téléphoniques avec certains interlocuteurs ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Elle avait pointé du doigt des responsables au sein de la justice à sa sortie de la salle d’audience, au palais de la justice, à Anosy jeudi. Elle avait réclamé « la restitution de son argent », selon ses dires, après sa condamnation à sept ans de travaux forcés pour tentative de meurtre. Elle avait également fait part de l’existence d’un chantage à son encontre, expliquant, selon elle, la lourde sanction qu’elle a reçue.

     

    Landy Randriamanantenasoa rappelle que tout justiciable « peut interjeter appel s’il n’est pas satisfait du verdict rendu par la justice ». « Les normes de la justice restent inchangés : une justice impartiale, équitable et qui juge en toute indépendance », avance-t-elle.

     

    Photo : Ministère de la Justice

  • SPORTS – La Fédération malgache de football distribue la dotation de la CAF « à tous les acteurs ayant contribué au Chan 2023 » 

    SPORTS – La Fédération malgache de football distribue la dotation de la CAF « à tous les acteurs ayant contribué au Chan 2023 » 

     

    Antananarivo, 6 Mai, 8h45 – La Fédération malgache de football (FMF) sort de son silence. Elle annonce la distribution de la dotation de la Confédération africaine de football (CAF) lors du Championnat d’Afrique des nations (Chan). « Selon l’organisation mise en place, le « prize money » a été viré sur les comptes de « tous les acteurs ayant contribué au Chan 2023 », fait savoir un communiqué de l’instance dirigeante du football malgache, vendredi soir.

     

    La Fédération indique une répartition de la dotation aux joueurs, mais également à d’autres entités « nous ayant permis d’obtenir la troisième place au Chan 2023. Elle distingue notamment, les clubs « qui ont éduqué et formé » les joueurs et « qui ont permis à la Fédération de détecter ceux-ci », « les ligues qui coordonnent les clubs, donnant la possibilité aux joueurs de jouer et de prendre part aux compétitions ».

     

    La FMF précise que la répartition « respecte les recommandations faites par la Fédération internationale de football association (Fifa) ». Elle affirme également tenir compte une distribution « d’une manière juste et équitable ».

     

    Jeudi, plusieurs joueurs ayant pris part au Chan en Algérie fustigent la Fédération après une réunion entre les deux parties 24 heures plus tôt. Ils font part de leur mécontentement quant à la non-distribution de la dotation de 500 000 dollars. « Nous avons ramené une médaille alors que nous avons subi des épreuves [pendant la préparation]. Ne faites pas comme si vous ne le saviez pas (…) Ce n’est pas au Prize money de financer les ligues», lancent-ils, entre autres, après avoir pris connaissance de l’intention de la Fédération de donner une part à ces ligues.

     

    Ils ont également exprimé leur incompréhension sur le temps que prend la distribution, accusant du retard à leur goût. Certains ont même regretté que la Fédération veuille virer la prime sur leur compte bancaire et non la leur verser en espèces.

     

    Rado Rasoanaivo, directeur technique national (DTN), explique que la Fédération avant avait pris la peine de solliciter la Fifa « car nous n’avons jamais eu l’opportunité de gérer ce type de situation ». « Dans les échanges, la Fifa avait évoqué une « part symbolique pour les joueurs », mais le président de la Fédération avait émis son souhait de mieux considérer ces derniers », précise-t-il. « Lesdits échanges leur ont été montrés », poursuit-il.

     

    L’ancien capitaine de l’équipe nationale s’étonne au passage sur la manière dont les joueurs présentent la situation dans leur communication. « Il y a quelques inexactitudes dans les récits », déplore-t-il avant de rappeler « le rôle tenu par chacun » dans l’obtention des résultats. « Je suis le premier à soutenir les joueurs pour qu’ils soient récompensés de leurs efforts et c’est légitime. C’est leur rôle de jouer et de suer sur le terrain. Mais il y a également d’autres personnes et d’autres entités autour qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, pour que l’équipe sur le terrain puisse disposer des conditions pour obtenir des résultats», recadre Rado Rasoanaivo.