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INSTITUTION FINANCIÈRE – L’Indo-américain Ajay Banga succède à David Malpass à la tête de la Banque mondiale
Antananarivo, 4 Mai, 10h04 – Une élection sans surprise. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a choisi Ajay Banga pour être à la tête de cette institution de Bretton Woods pour un mandat de cinq ans. Celui-ci succède à David Malpass qui a déjà fait part, au mois de février, de son intention de quitter ce poste dès le 30 juin, près d’un an avant la fin prévue de son mandat.
Comme son prédécesseur, Ajay Banga est un candidat qui avait été présenté par les Etats-Unis pour présider la Banque mondiale. La Maison-Blanche avait justifié son choix en soutenant que son candidat « dispose de l’expérience nécessaire pour mobiliser les ressources privées comme publiques afin de faire face aux défis les plus urgents de notre époque, dont le réchauffement climatique ».
Né en Inde et âgé de 63 ans, le nouveau président de la Banque mondiale avait entre autres travaillé auprès des filiales des entreprises agroalimentaires Nestlé et PepsiCo. Il a rejoint ensuite Mastercard pour être son directeur des opérations, directeur général puis président du Conseil d’administration. Dernièrement, il a été désigné vice-président du fonds de capital-investissement General Atlantic et président du conseil d’administration du groupe italien Exor.Photo : World Bank -

CARBURANTS – 1,237 million de m3 de produits pétroliers consommés par Madagascar en 2022
Antananarivo, 4 Mai, 8h45 – La consommation de carburants de Madagascar en hausse. La Grande île a consommé 1,237 million de m3 de produits pétroliers en 2022, indiquent les chiffres de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), rapportés par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son tableau de bord économique publié en avril. Ce qui constitue une hausse de 6,9% par rapport à la consommation nationale en 2021, durant laquelle le volume des carburants consommés était de 1,157 million de m3.
Le gasoil (GO) a été le produit pétrolier le plus consommé par le pays. Ce produit a constitué plus de la moitié de la consommation nationale, en s’établissant à 734 429 m3 en 2022. Une augmentation de 12,4% a également été enregistrée puisque le gasoil consommé en 2021 était de 653 467 m3. Le gasoil est suivi par le super carburant (SC) avec 174 543 m3, puis par le pétrole lampant (PL) dont la consommation était de 49 817 m3 l’année dernière. Le tableau de l’Instat ne mentionne cependant pas ce qui avait complété les volumes de ces trois produits pour parvenir au total de 1,237 million de m3 indiqué.
Concernant les prix de ces produits, il y est rappelé que les prix à la pompe avaient connu des ajustements au mois de juillet 2022. Le supercarburant qui était auparavant à 4 100 ariary avait augmenté à 5 900 ariary à partir du second semestre de l’année dernière. Pareil pour le gasoil qui était passé de 3 400 ariary à 4 900 ariary et le pétrole lampant de 2 130 ariary à 2 140 ariary. Ce qui correspond à une hausse moyenne de 43% des prix des carburants à Madagascar.En prenant connaissance de ces données, les consommateurs peuvent avoir quelques idées sur la contribution ainsi que sur les problèmes du secteur pétrolier aval. En considérant par exemple que la redevance pour l’entretien routier (RER) est de 288 ariary par litre vendu pour le supercarburant, la contribution des usagers dans le budget du Fonds routier avec les 174 543 m3 ou 174 543 000 litres qu’ils ont achetés l’année dernière totalise environ 50,268 milliards d’ariary.
La quantité des produits vendus est également tenue en compte dans le calcul du passif de l’Etat envers les pétroliers, dans lequel s’applique le système de lissage. Ce système consiste à reporter une partie des fluctuations des Prix de référence calculés (PRC) sur les mois ultérieurs, afin d’amortir les variations en cours ou futures. La somme des écarts entre les PRC et les Prix maxima affichés à la pompe (PMAP), multipliée par les volumes des produits vendus dans les stations-service pendant le mois considéré, constitue le solde du lissage des prix.
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ELECTRICITE – Basculement obligatoire en compteurs prépayés pour l’Administration
Antananarivo, 4 Mai, 6h30 – Tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » ont dorénavant l’obligation de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité basse tension en compteurs prépayés. Ils auront jusqu’à la fin de cette année pour le faire, comme précisé dans le décret fixant les modalités de ce basculement publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) mardi.
Il est souligné dans cet acte administratif que les compteurs de l’Administration doivent être remplacés par des systèmes prépayés. Les capacités de puissance de ces compteurs ainsi que les calibrages de leur protection doivent être maintenus, « sauf en cas de demande d’augmentation de puissance accordée par le gestionnaire du réseau ». Ce sera la Jirama qui se chargera des travaux de remplacement des compteurs. Pour ceux qui n’ont pas besoin d’être remplacés, ils seront modifiés en mode prépayé.
Pratiquement, ce mode prépayé contraint le client à payer avant de consommer. Il doit acheter en avance les crédits de kilowattheure de son numéro de compteur. Le décret publié par le MEH souligne que « les dépenses relatives aux achats de recharges sont supportées par les crédits respectifs des institutions de l’Etat et des départements ministériels ».
Cette disposition est un des engagements des autorités malgaches envers les institutions de Bretton Woods. Elle figure parmi les actions préalables pour l’obtention de l’aide budgétaire de 100 millions de dollars de la Banque mondiale, mais fait aussi partie de leurs engagements dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).
La Jirama estime à 305 milliards d’ariary le montant des arriérés que le gouvernement lui doit, comme rapporté par les autorités malgaches dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF), préparé dans le cadre de la troisième revue de la FEC. Le règlement de ces arriérés est toutefois conditionné par la présentation de factures auditées. Le gouvernement s’est néanmoins engagé à payer, en plus de la subvention de fonctionnement, ses factures d’eau et d’électricité reçues et auditées qui sont estimées à 30 milliards d’ariary en 2022.
Il est en tout cas insisté dans ce MPEF que les compteurs d’électricité prépayés qui seront déployés pour toutes les agences gouvernementales d’ici fin décembre 2023 permettra de limiter les risques futurs d’impayés et d’assurer une meilleure gestion de la consommation du gouvernement.
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Les stades destinés à accueillir les Jeux des îles de l’océan Indien à mettre aux normes d’urgence
Antananarivo, 4 Mai, 7h25 – Urgence signalée. Un peu moins de quatre mois avant le début des Jeux des îles de l’océan Indien, le gouvernement s’active pour l’accélération des travaux de mise aux normes des stades destinés à accueillir les différentes compétitions. Les procédures d’octroi des marchés publics correspondants ne devraient donc pas suivre les procédures normales. Le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi annonce l’approbation de procédures dérogatoires pour les différents marchés liés aux travaux nécessaires à la préparation des Jeux.
A en croire le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, les travaux à effectuer sont déjà identifiés. Ceux-ci concernent, entre autres, la pose des pistes en tartan pour les stades qui vont accueillir les compétitions d’athlétisme, la réhabilitation du bassin de Vontovorona, la rénovation du Palais des sports et de la culture de Mahamasina, ou encore l’amélioration du gazon du stade Maki d’Andohatapenaka.
Les travaux devraient être menés d’autant plus rapidement que les membres du Comité international des jeux (CIJ) sont prévus effectuer une inspection des sites de compétition dans deux semaines. Cette visite fait partie de l’ordre du jour du comité qui devrait tenir sa deuxième réunion à Madagascar à partir du 16 mai, selon le Conseil des ministres.
Le communiqué du gouvernement énumère les sites concernés par cette visite. Il s’agit « du complexe sportif de Vontovorona, du Palais des sports et de la culture de Mahamasina, du stade d’Alarobia, du stade Barea de Mahamasina, des gymnases d’Ankorondrano et de Mahamasina, d’Analamanga Park, du stade Maki d’Andohatapenaka et d’autres ».
Lors de sa réunion de décembre, le CIJ avait annoncé trois autres villes pour accueillir les compétitions. Il avait été indiqué que le beach soccer, le beach volley, la natation, le volley-ball, le tae kwon do et le karate seraient joués à Mahajanga, tandis que la voile et le surf se tiendraient respectivement à Sainte Marie et Tolagnaro.
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L’approbation des 100 millions de dollars d’aide budgétaire de la Banque mondiale par son Conseil d’administration attendue avant fin juin
Antananarivo, 3 Mai, 21h00 – Un appui particulièrement attendu. Après quelques semaines de mobilisation pour mettre en œuvre les actions préalables conditionnant l’octroi de l’aide budgétaire de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le gouvernement espère une approbation du dossier correspondant par le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le 30 mai.
Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 avril qui avait donné cette date avait également indiqué que dès cette approbation, les parties prenantes prévoient de travailler sur les détails le 5 juin pour permettre le décaissement de cette aide budgétaire qui s’élève à 100 millions de dollars. Le dossier devrait, sauf changement, être examiné avant la fin du mois de juin.
Lors du Conseil des ministres du 23 mars, tous les membres du Gouvernement avaient été invités à prendre leurs responsabilités dans la mise en œuvre de toutes les actions préalables exigées par la Banque mondiale, en vue du décaissement de cette aide budgétaire. Il était alors indiqué dans le compte rendu de ce Conseil que certaines de ces mesures sont déjà entreprises ou en cours de mise en œuvre avec la sortie des décrets correspondants. D’autres par contre attendaient encore leur démarrage.
Mis à part celles qui visent à renforcer la gouvernance macro-budgétaire, des actions permettant d’améliorer le climat des investissements ainsi que d’accélérer les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme les mines ou encore l’énergie doivent être entreprises. Il est, entre autres, évoqué la nécessité de travailler le cadre régissant le secteur minier, dont le code minier révisé qui devra passer devant le Parlement lors de l’actuelle session ordinaire.
La Banque mondiale attendrait également des mesures pour le redressement de la viabilité financière de la Jirama ou encore celles qui encourageront les investissements dans les infrastructures numériques. L’équipe du Groupe de la Banque mondiale a d’ailleurs expliqué dans une tribune libre en date du 25 avril que « les réformes audacieuses » dans ces secteurs « qui renforcent la concurrence et la transparence du marché, sont essentielles pour remédier à l’accaparement des élites et ouvrir la voie à l’emploi et à l’investissement du secteur privé ».
Ce n’est pas seulement vis-à-vis de la Banque mondiale que les autorités malgaches se sont engagées à entreprendre des réformes structurelles. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue dans la Grande île du 3 au 12 mai pour effectuer la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce sera une occasion pour cette institution financière d’évaluer les mesures d’ajustement et de réforme sur lesquelles les autorités malgaches se sont engagées pour le rétablissement de la situation macroéconomique du pays.
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REPORTERS SANS FRONTIÈRES – Madagascar recule au classement mondial de la liberté de la presse
Antananarivo, 3 Mai, 15h38 – En baisse. La note de Madagascar en matière de liberté de la presse continue de baisser. De 58,02 sur 100 en 2022, elle est descendue à 56,66 cette année. Avec cette note, le classement de la Grande île recule. Elle passe de la 98ème place à la 101ème place du classement annuel de Reporters sans frontières. Elle se trouve parmi les pays à situation problématique dont les points sont compris entre 55 et 70. Elle s’approche de plus en plus des pays considérés comme à situation difficile.
Les notes de Madagascar sont en baisse sur presque tous les indicateurs. La plus mauvaise note, 36,71 sur 100, est obtenue sur les critères economiques même si celle-ci est en hausse par rapport à celle de l’année dernière, 35,08 sur 100. Le classement sur cet indicateur a néanmoins reculé, passant de la 126ème place à la 139ème. RSF évoque, entre autres, « la précarité de la presse malgache qui a des conséquences désastreuses sur la qualité de l’information et l’indépendance des médias ». L’organisation évoque également un « niveau de concentration des médias qui crée des positions dominantes », ainsi que les salaires très faibles des journalistes, les rendant vulnérables à la corruption et à la pratique du “felaka”, ou encore les obligeant à « cumuler des petits boulots », et les amenant à se retrouver « en situation de conflit d’intérêt en travaillant en parallèle auprès de responsables politiques »
La note sur les critères sécuritaires est également en hausse, passant de 73,47 sur 100 en 2023, à 78,39 sur 100 en 2023, tout comme le classement qui passe de la 69ème à la 75ème place. RSF note dans son rapport que « les attaques physiques demeurent très rares » à Madagascar, mais des journalistes sont souvent « publiquement pris à partie par des responsables politiques ou sont victimes de campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux ».
Sur l’indicateur politique où la note est en dessous de la moyenne, 49,03 sur 100 contre 52,58 sur 100 en 2022, RSF soulève le « contrôle des médias publics par l’Etat qui a le pouvoir de nommer ou démettre leurs principaux responsables », ou encore la « mainmise des hommes politiques sur les médias, ce qui plombe le pluralisme et la liberté des journalistes ».
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PARC AUTOMOBILE – Près de la moitié des 15 321 véhicules nouvellement immatriculés à Antananarivo en 2022 sont des véhicules à deux roues
Antananarivo, 3 Mai, 15h05 – Les véhicules à deux roues ont le vent en poupe. Sur les 15 321 véhicules nouvellement immatriculés à Antananarivo en 2022, 49,1% soit 7 251 sont à deux roues. Viennent ensuite les 3 828 voitures particulières correspondant à 24,9% de l’ensemble et les 1 751 camionnettes qui constituent 11,4% des véhicules immatriculés l’année dernière, selon le bulletin sur le parc automobile de l’Institut nationale de la Statistique (Instat).
Selon ce bulletin de l’Instat, les nouvelles immatriculations concernent pour la plupart des véhicules à deux roues de la marque Honda, qu’ils soient neufs ou d’occasion, pour le second semestre de l’année dernière. S’ensuivent les marques France Rider, Yamaha et Madamoto. Pour ce qui est des voitures nouvellement immatriculées, 10% sont de la marque « Mercedes » au quatrième trimestre 2022. Cette marque est talonnée de près par Renault, Toyota et Hyundai.
La majorité des voitures immatriculées durant cette période étaient à moteur essence. 60% des voitures neuves et 48,5% des voitures d’occasion fonctionnaient avec ce carburant. Par ailleurs, presque la moitié des voitures d’occasion immatriculées au dernier trimestre de l’année dernière étaient âgées de moins de cinq ans, rapporte l’Instat.
L’institut national de la statistique indique avoir sorti ces chiffres sur la base des immatriculations de véhicules effectuées auprès du Centre d’immatriculation de la province d’Antananarivo. L’Instat précise que sa publication n’a pris en compte que l’immatriculation des véhicules neufs, des véhicules usagés qui sont immatriculés pour la première fois à Madagascar et les mutations de province. -

FOOTBALL – Les play-offs de la Pro League à partir du 13 mai 2023
Antananarivo, 3 Mai, 13h25 – La deuxième phase de la Pro League débutera dans quelques jours. L’association des clubs de football élites de Madagascar (CFEM), organisateur de ce championnat de Madagascar de première division, annonce que les matchs des play-offs débuteront le 13 Mai.
Cette deuxième phase du championnat se jouera en formule aller-retour à élimination directe. Les matchs allers se joueront les 13 et 14 Mai. Les matchs retour, eux, sont programmés deux semaines après. Ce sont les clubs les moins bien classés de la phase des conférences qui accueilleront en premier.
Selon le CFEM, le calendrier sera connu ce mercredi à l’issue d’une conférence de presse. Huit équipes sont qualifiées pour ces play-offs, dont les quatre premiers de chaque conférence. Dans la Conférence Nord, il y a le Cosfa, Fosa Juniors, l’Ajesaia et l’AS Fanalamanga. Elgeco Plus, le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy, le Mama Fc et le Disciples FC forment les clubs qualifiés pour la Conférence Sud. -

JUSTICE – La défense d’Ahmad s’interroge sur l’opportunité de l’enquête de son client au Bianco dans une affaire foncière à Soalala
Antananarivo, 3 Mai, 9h45 – Des questions qui se veulent interpellatrices. L’avocat d’Ahmad Ahmad attire l’attention de l’opinion sur l’implication de son client dans une affaire foncière à Soalala, ayant conduit à la convocation devant le Bureau indépendant de lutte anti-corruption de l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) et ancien ministre.
« La question se pose. L’enquête menée sur le président Ahmad Ahmad est-elle opportune ? Est-ce que c’est nécessaire ou on veut juste utiliser son nom dans un dossier que ne le concerne même pas ? », se demande Maître Ulysse, à la sortie du bureau du Bianco, à Mahajanga, mardi.
Selon l’avocat, son client « n’a rien à voir » avec le dossier. « Dans la convocation, il est qualifié de personne soupçonnée alors qu’il n’est pas concerné par cette affaire foncière à Soalala », argue-t-il. « Nous ne pouvons pas nous étaler sur le dossier dans la mesure où l’enquête suit son cours », souligne-t-il. Il rappelle néanmoins que l’affaire fait « suite à une dénonciation anonyme contre le maire de Soalala [sur un dossier foncier] et dans laquelle on affirme que le président Ahmad avait bénéficié des avantages. Mais il n’y a aucune preuve pour l’attester », poursuit Maître Ulysse.
Ahmad Ahmad affirme qu’il avait mis fin à un projet d’acquisition de terrain à Soalala où une construction d’hôtel était en projet après qu’un prétendu propriétaire du terrain lui a demandé de l’argent. « Le député élu à Soalala m’avait sollicité pour cette construction », réitère l’ancien ministre. C’est dans la facilitation de la régularisation du dossier que le maire de la ville est poursuivi dans l’affaire.
L’ancien membre du gouvernement ne cache pas que la manière dont l’affaire est gérée l’a blessée. « D’habitude, ce sont les membres de la famille qui viennent accueillir les gens qui rentrent de pèlerinage. C’est une fierté pour tout le monde. Cette fois-ci, ce sont des gens qui m’apportent une convocation qui m’ont accueilli », déplore celui qui assure n’avoir rien à se reprocher.
Des habitants de Mahajanga sont venus dans les environs des locaux du Bianco lors de l’audition de l’ancien président de la CAF. Des éléments des forces de l’ordre ont été déployés pour quadriller le terrain.Photo d’illustration
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INSECURITE – Un individu soupçonné de vente de drogue dure arrêté à Anosizato mardi après l’interpellation de six consommateurs
Antananarivo, 3 Mai, 8h45 – Les forces de l’ordre multiplient les arrestations d’individus soupçonnés d’implication dans la propagation de drogue dure, connue sous le diminutif « rôrô », sur la Grande île. Mardi, c’est à Anosizato qu’un jeune homme soupçonné d’être un dealer de cette drogue a été appréhendé par la gendarmerie. Son interpellation est intervenue après l’arrestation de six jeunes soupçonnés de consommation de drogue.
A en croire la gendarmerie, « des échantillons du stupéfiants et divers matériels utilisés dans la distribution de ce produit dangereux ont été retrouvés sur le suspect ». La brigade de Fenoarivo, le poste fixe d’Anosizato et des éléments d’intervention rapide de la compagnie Antananarivo ville ont collaboré dans l’arrestation du suspect.
Ces derniers jours, au moins une quinzaine de personnes, des jeunes pour la plupart, ont été arrêtées. Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans la consommation ou la vente de ces stupéfiants. Dans l’Atsinanana, la direction de la sécurité publique a annoncé l’arrestation de sept individus, le 26 Avril, dont des vendeurs et des preneurs. Dans la capitale, le 28 Avril, la police avait annoncé l’interpellation de dix individus, dont vendeurs et des preneurs de ce produit stupéfiants.
Le général Zafisambatra Ravoavy, directeur des renseignements et de la sécurité de la gendarmerie nationale, invité de l’émission « Lazao ny marina » de la chaîne de télévision publique, a indiqué que cette drogue, qui fait actuellement des ravages sur la Grande île, est un produit importé. Il parle d’un mélange de plusieurs stupéfiants mais laisse le soin de dévoiler le contenu aux spécialistes.
Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale n’a pas oublié de mentionner le sujet dans son discours. Elle demande à ce que les individus impliqués dans cette affaire obtiennent des sanctions plus sévères. L’élue d’Ambatofinandrahana demande également d’explication aux membres du gouvernement concernés dans la lutte contre la propagation de cette drogue dure à Madagascar et leur demande plus d’actions.